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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX MACHINES A AGGLOMERER, DU TYPE A MOULE OUVERT
L'invention se'rapporte à des perfectionnements aux machines à agglomérer du type à moule ouvert. Les machines à agglomérer les combustibles, minerais et autres matières pulvérulentes de ce type sont constituées essentiellement par une filière, appelée aussi "moule ouvert", dans laquelle oscille, d'un mouvement de va-et-vient, un piston qui pousse devant lui, en la forçant à pénétrer dans la filière, la ma- tière à agglomérer venue au préalable se placer devant lui lors de son mouvement de recul.
Après plusieurs courses du piston, la matière sort à l'extrémité de la filière sous la forme de boudin qui, pour
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certaines matières, offre des sections de tronçonnage corres- pondantes à chaque coup de piston. La matière ainsi compri- mée constitue l'aggloméré.
Dans les machines de ce type, la filière est en plusieurs pièces, généralement deux, et le joint de sépa- ration est parallèle au sens d'avancement. La résistance à l'avancement de la matière est obtenue par le rapproche- ment des deux pièces ou mâchoires de la filière et qui s' effectue du côté de la sortie du boudin.
Cette résistance à l'avancement est fonction du coefficient de frottement de la matière dans la filière et nécessite ainsi un certain effort à exercer sur le piston, constituant ce que l'on appelle "pression d'agglomération".
Le rapprochement variable des mâchoires permet de faire varier l'importance de cette "pression d'aggloméra- tion".
Dans les machines de ce type, le rapprochement des mâchoires est obtenu par un contrepoids, ressort ou simple vis, cette dernière fonctionnant comme une vis d'étau.
Comme la résistance à l'avancement est fonction de la va- leur du coefficient de frottement, il s'ensuit que pour des états physiques différents de la matière, la pression d'ag- glomération n'est pas toujours constante et atteint parfois une valeur supérieure à. celle pour laquelle les organes de la machine ont été dimensionnés; il en résulte donc des ruptures, ou bien, au contraire, la pression variant dans le sens opposé n'est plus suffisante pour agglomérer.
Les perfectionnements, objets de l'invention, ont pour but de supprimer ces inconvénients en établissant une relation directe et permanente entre le serrage donné par les mâchoires et la pression d'agglomération exercée par le piston.
Pour bien faire comprendre l'invention, elle sera
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plus particulièrement décrite en référence aux dessins an- nexés, lesquels représentent une forme de réalisation, don- née uniquement à titre d'exemple non limitatif, appliquée à une machine à moule ouvert.
La figure 1 est une coupe longitudinale en éléva- tion de la machine; la figure 2 est une coupe longitudinale en éléva- tion représentant les mâchoires fortement ouvertes ; la figure 3 est une coupe transversale suivant la ligne I-I de la figure 1; la figure 4 est une coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1; et la figure 5 est une coupe transversale suivant la ligne III-III de la figure 2.
L'avant de la machine est situé dans la direction indiquée par la flèche sur les figures 1 et 2.
La machine représentée comporte deux groupes d'or- ganes, dont le premier dérive entièrement des machines du type à moule ouvert. Un piston 1 est relié à une bielle 2 et une manivelle 3 lui communique son mouvement de va-et- vient. Une trémie 4, dans le fond de laquelle circule le pis- ton 1, reçoit la matière à agglomérer qui, à chaque retour en arrière du piston, vient se placer devant lui pour être ensuite poussée dans la filière. Un bâti 5 supporte tous les mécanismes.
Ce premier groupe d'organes correspond à ce qui exis- te dans certaines machines du type à moule ouvert et peut être composé différemment à condition que le mouvement de va-et-vient du piston soit assuré.
Le deuxième groupe d'organes comporte la filière mo- bile représentée sous une forme de réalisation conforme à l'invention. Deux mâchoires 6 et 7 font l'office de filière à l'aide d'un canal creusé sur leur ligne de jonction. Les
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mâchoires 6 et 7 sont, à une extrémité, articulées sur les axes 8 et 9 maintenus à distance invariable par des flasques 10; l'extrémité opposée de chaque mâchoire est mu- nie de galets 11. A cette extrémité, les mâchoires 6-7 sont maintenues l'une contre l'autre par un dispositif de res- sorts 12 prenant appui sur des traverses 13, 14 et réunies à une traverse 15 par des tirants 16.
Les traverses 14 et 15 transmettant directement aux mâchoires 6-7 l'action exercée par les ressorts 12 qui peuvent être plus ou moins bandés à. l'aide d'écrous vissés sur les tirants 16.
L'ensemble formé par les pièces décrites ci-dessus comprises dans le deuxième groupe d'organes prend appui verticalement sur le bâti 5 et est susceptible de se dépla- cer légèrement, à l'aide des flasques 10, dans un sens pa- rallèle à celui du mouvement de va-et-vient du piston 1 qui est horizontal. Ce déplacement est limité à l'arrière par une butée 17 portée par le bâti 5 et limité à l'avant par la butée des galets 11 sur le coin 18 solidaire de la plaque 19 fixée au bâti 5 par les tirants 20.
Le coin 18, la plaque 19 et les tirants 20 ne par- ticipent donc pas au déplacement de la filière, mais ren- trent dans le deuxième groupe d'organes.
Le fonctionnement est le suivant:
La matière 21, pressée entre les deux mâchoires 6 et 7 par le dispositif à ressorts 12, ne peut être chassée que sous l'effet d'une poussée exercée par le piston 1, qui doit vaincre la résistance à l'avancement produite par le frottement de la matière contre les parois des mâchoires 6-7 qui la pressent. Sous la poussée du piston 1 et à l'ai- de des flasques 10, tout l'ensemble glisse sur le bâti 5, de telle sorte que les galets 11 viennent rencontrer le coin 18, montent sur celui-ci, et écartent par conséquent les mâchoires 6 et 7, par suite de leur articulation en 8-9 sur
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les flasques 10.
Comme le serrage des mâchoires 6-7 est obtenu par les ressorts 12, il faut exercer un certain effort sur le piston pour permettre aux galets 11 de gravir la rampe du coin 18. Le desserrage des mâchoires 6-7 est d'autant plus grand que la poussée du piston est plus forte, mais le desserrage des mâchoires libère la matière qui offre alors moins de résistance à l'avancement; il s'ensuit donc une position d'équilibre correspondant à un effort d'avancement réglable par une tension plus ou moins grande des ressorts 12. Une bague 22 assure la continuité de la filière mobile et de la trémi e 4.
'Grâce à ces perfectionnements d'une grande simplici- té, on peut, sans sortir du cadre général de l'invention, apporter les modifications de construction qui seront né- cessaires à chaque cas particulier.
Par exemple, les galets et le coin pourront être remplacés par des systèmes de leviers ou autres dispositifs combinés pour que l'ouverture des mâchoires se réalise au- tomatiquement sous une poussée s'exerçant dans le même sens que celle du pi ston.
Les ressorts assurant le serrage des mâchoires l'une sur l'autre pourront être remplacés par une presse à contre- poids, ou hydraulique, ou par l'action de fluides gazeux.
Le piston 1 pourra également être simple ou multiple et de section ronde, ou autre, suivant les débits et les for- mes que l'on donnera aux agglomérés.
De même, les mâchoires pourront être en nombre su- périeur à deux,,ou bien encore une seule mâchoire peut être articulée, l'autre pouvant rester fixe.
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