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UN APPAREIL DE. SOUDURE MANUELLE à 1'ARC ELECTRIQUE.
La présente invention concerne un appareil manuel à souder par l'arc électrique au crayon de'graphite (et éventuellement-du- ne autre matière résistant à la chaleur) et travaillant dans une flamme de gaz stabilisant l'arc de soudure et évitant l'oxyda- tion produite par l'air ambiant. Cet effet stabilisateur est obtenu par une disposition des orifices de sortie de gaz telle que les jets convergent et viennent aboutir un peu au-dessus de l'arc et stabilisent celui-ci.
A titre d'exemple, l'appareil dbjet de la présente invention affecte la forme générale d'un chalumeau aéroacétylénique et se compose d'un tube , de préférence en cuivre rouge 1- servant d'a- menée de gaz et de conducteur de courant; ce tube forme poignée.
A une de ces extrémités existent deux robinets 2 et 3 règlant l'arrivée d'air sous pression et de gaz ainsi que la prise de courant 4. Ces pièces sont fixées au mélangeur 5. Une poignée isolante 6 permet de tenir l'appareil sans être incommodé par le
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courant de soudure ou la chaleur. Un. bouclier 7 complète la pro- tection.
A l'autre extrémité du tube 1, est fixée la buse 8 de forme cylindrique terminée par une partie conique, pourvue de 3 orifices 9 de sortie de gaz. Au centre de la buse passe le crayon de gra- phite 10. Un couvercle 11 est vissé sur la buse. A l'intérieur de celle-ci se trouvent des plaquettes de graphite ou cuivre rouge, facilitant l'amenée de courant 12. Un presse étoupe 13 évite les fuites de gaz.
L'appareil est également caractérisé par un dispositif d'avant cement du crayon de graphite au fur et à mesure de sa fusion : la longueur du crayon hors de la buse devant être règlée d'une fa- çon précise, de telle sorte que les jets stabilisateurs opèrent toujours sensiblement au même point. Ce dispositif 14, est à encliquetage ; il est manoeuvré par un levier 15 articulé sur le bossage 16 et s'abaisse par contractions de la main droite. Le mécanisme d'encliquetage 14 est constitué par une pièce 17 (fig.2) à alésage tronconique dans sa partie supérieure et venant coincet 3 ou 4 billes 18, maintenues par la cage 19 entre cet alésage tronconique et l'électrode 10. Une pièce 20 vissée à la base de la pièce 17 sert de guide.
Un ressort 21 assure le contact perma- nent des billes avec électrode d'une part et le plan incliné de l'autre, en prenant appui sur.la base de la cage 19. La pièce 20 coulisse dans un logement pratiqué dans l'écrou de serrage 22 du presse étoupe et sert au guidage de l'ensemble 14. Un ressort 23 prenant appui sur l'embase de la pièce 20 et sur la pièce 22 assure le renvoi de l'ensemble 14 au repos quand on oesse d'ap- puyer sur le levier 15. Cette manoeuvre de descente du crayon, très facile,sans intérrompre le travail, permet d'opérer toujours dans les conditions les meilleures.
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on peut utiliser d'autre part toutes formes de mélangeurs, et employer tous gaz combustibles appropriés.
On peut également utiliser l'oxygène pour produire certains effets spéciaux: ces gaz étant employés avec ou sans amenée de fluide comburant sous pression.
FONCTIONNEMENT,- L'appareil étant très maniable, on peut opé- rer, après règlage préalable de la flamme et du/courant de soudure, comme un chalumeau oxyacétylénique avec apport de métal enrobé ou non, tenu de la main gauche,; ou encore par fusion d'une baguette mise préalablement dans le joint. On peut brasser le bain de fu- sion d'une façon continue, ce qui améliore les qualités des sou- dures.
Bien que pour accroître la maniabilité de l'appareil, et en raison de son poids très réduit, aucun support auxiliaire ne soit préconisé, on peut néanmoins y fixer, en tout point approprié, un support,avec galet orientable de préférence, roulant sur la pièce en oeuvre ou sur une pièce spéciale servant de guide.
L'appareil à souder qui vient d'être décrit permet l'exécu- tion de travaux les plus variés, toutefois, on ne peut souder commodément les tole de faibles épaisseurs à francs bords en une seule passe, dans l'ignorance où l'on se trouve de la pénétration exacte atteinte par l'arc au moment où la soudure progresse. C'est pourquoi dans la présente invention, on préconise, à titre de dispositif accessoire l'usage d'un support de toles ou "banc de @ soudure", simplifié composé d'un fer U à l'intérieur duquel se @ trouve un tube de toile rempli d'eau sous pression.
Les tôles sont placées préalablement au-dessus du tube de telle sorte que le joint à souder soit dans l'axe da fer U et du tuyau, Au-dessus du fer U et dans l'axe de celui-di sont disposées deux bandes métalliques parallèles, espacées de quelques centimètres et rai-
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dies aux deux extrémités du profilé après mise en place des tôles.
Si on envoie l'eau sous pression, après mise en place des tôles, le joint à souder étant dans l'axe du tube de toile comme il vient d'être dit, celui-ci se gonfle faisant pression sous le joint, et comme d'autre part les tôles sont retenues par les 2 bandes métal- liques, il y a obturation parfaite sous le joint. On peut inter- caler entre la manche en toile,et le joint, une feuillé ou bande, très mince de cuivre rouge. L'eau en suintant par les pores de la toile refroidit la feuille de cuivre et la soudure, évitant ou atténuant les déformations des tôles. De plus ce refroidissement intense solidifie plus rapidement le bain de soudure, d'où obten- tion d'un métal de texture plus fine.
D'autre part; ce "banc de soudure" simplifié ne comportant aucune pièce volumineuse au-dessus des toles en oeuvre, on peut . donc accéder au joint très facilement avec l'appareil à souder, objet principal de la présente invention.