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PROCEDE POUR ELIMINER LA CAFÉINE DES INFUSIONS EN CONTENANT
La présente invention a pour objet un procédé pour éliminer la caféine des infusions en contenant. Elle est plus spécialement applicable au café et permet au consommateur d'obtenir, à partir du café commercial courant, une infusion possédant la couleur, l'arôme et le goût normaux, mais ne contenant qu'une proportion très rédui- te de caféine, et par suite, tout à fait comparables à celles que l'on prépare à l'aide des cafés "décaféinés" coûteux.
Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que l'on met l'infusion de caféou autre, pendant ou après sa prépara- tion, à chaud ou à froid, en contact intime avec du gel de silice, préparé par exemple suivant les indications du brevet français dé- posé au même nom le 24 Mars 1933, pour "Procédé de préparation d'un gel de silice ."
On peut arriver ainsi à enlever à l'infusion 90 % et plus de sa teneur totale en caféine. C'est ainsi qu'une infusion
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de café, obtenue à partir de 1 kilog de café torréfié et conte- nant, sous un volume de 10 litres, 17 gr,210 de caféine, s'est trouvée ramenée à une teneur de 1 gr, 600 sous le même volume. La couleur et le goût propre à la variété de café employée étaient restées inchangées.
On peut, dans certains cas, désirer une déoaféinisation moins poussée. Le procédé objet de l'invention permet d'obtenir tous les degrés de décaféinisation. Pour cela, il suffit simple- ment de faire varier la quantité de silice décaféinisante par rapport au volume de l'infusion. Quel que soit le degré de déoa- féinisation souhaité, il est essentiel d'assurer un contact inti- me entre l'infusion de café et le produit siliceux déoaféinisant.
Cette condition peut être réalisée par de nombreux moyens, dont on décrit ci-dessous quelques-uns, à titre d'exemple :
Exemple 1.- On broie ensemble, dans un moulin à café, 100 gr. de café en grains, et 100 gr. de gel de silice également en grains. Sur le produit finement broyé qui doit présenter une bonne homogénéité, on verse l'eau bouillante, dans les marnes con- ditions et en se servant des mêmes instruments que pour les in- fusions ordinaires de café.
On peut encore obtenir un mélange homogène par addition de silice en poudre au café broyé.
Quoi qu'il en soit, l'infusion de café obtenue ne diffère des infusions ordinaires que par sa teneur en caféine, qui est abaissée de 60 à 80 %.
Exemple 2.- A une infusion de café préparée comme à l'ordinaire, et maintenue chaude ou refroidie, obtenue à partir de 100 gr. de café en grains torréfiés, on incorpore 100 gr. de silice décaféinisante en poudre. Le mélange ainsi obtenu est jeté sur une cafetière-filtre d'un modèle commercial courant.
L'infusion recueillie est déeaféinisée à raison de 80-90 %, sans que les éléments gustatifs aient subi de modification.
Exemple 3.- On prépare l'infusion de café comme habi- tuellement, dans toute cafetière d'un modèle commercial courant.
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On la fait ensuite passer à travers une couche de silice décaféi- nisante formant filtre. Le degré de décaféinisation peut attein- dre dans ces conditions jusqu'à 90 %. Avec de mode opératoire, la silice décaféinisante peut être récupérée et utilisée un grand nombre de fois, ses propriétés spécifiques d'adsorption de la caféine lui étant restituées par simples lessivages du produit siliceux à l'eau bouillante. Il est à remarquer que le premier lessivage à l'eau bouillante extrait sensiblement les deux tiers de la caféine enlevée à l'infusion. L'eau ayant servi à ce lessivage fournit une deuxième infusion, à peine colorée, riche en caféine, pauvre en tanins et d'un goût rappelant celui d'une infusion de thé.
Exemple 4.- On prépare une infusion plus forte que oelle qui doit être consommée et on la fait absorber entièrement par du gel de silioe que l'on traite ensuite par de l'eau chaude, pour obtenir un volume d'infusion déoaféinisé correspondant à celui de l'infusion normale que l'on aurait préparée à partir de la quanti- té utilisée de café moulu.
Dans ces conditions, la caféine est énergiquement retenue par le gel, tandis que l'arôme et la couleur de l'infusion décaféi- nisée subsistent.
D'autre part, l'expérience a montré que la décaféinisation est particulièrement efficace quand on utilise un gel de silice de faible densité apparente en grains calibrés très fins.
En pratique, on emploie de préférence un gel de silice assez fin pour passer au tamis ? 100 et trop gros pour traverser le tamis N 120 et qui présente à cet état de division une densité apparente de 0,38 à 0,42 (poids en grammes d'un centimètre cube de produit).
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux for- mes d'exécution d'un appareil ou cafetière, propre à la réalisa- tion de l'invention dans un ménage.
La fig. 1 est une coupe verticale de la première forme, utilisable suivant les exemples 1 à 3.
La fig. 2 est une vue analogue de la deuxième forme, @
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utilisable suivant l'exemple 4.
Les fige 3 et 4 montrent des détails de la précédente.
D'après la fig.l, l'appareil comporte une partie supé- rieure cylindrique a, qui peut être en tout métal, alliage, ou autre matière appropriée (fer blanc-cuivre étamé, nickelé ou chromé, nickel,par exemple). Cette partie de l'appareil présente à sa base un filetage a', dans lequel vient se visser la cartouche amovible b, contenant du gel de silice en grains calibrés. Cette matière est renferméeentre deux fonds perforés o, d, sertis ou fixés par tout autre moyen approprié. Un joint e, logé dans un épaulement qui entoure le fond supérieur de la cartouche, se trouve comprimé contre un épaulement interne de la partie supérieure a et assure l'étanchéité entre cette partie et la cartouche.
La partie supérieure forme une collerette f, qui lui donne un appui stable sur la verseuse ou sur les tasses.
D'après les fig. 2 à 4, le corps a est associé à deux élé- ments amovibles interchangeables b, b', en forme de cartouches, susceptibles de se fixer au dit corps et l'un à l'autre d'une façon étanche, par exemple par emboîtement ou vissage.
La cartouohe b reçoit le café moulu, et la cartouche b', le gel de silice léger et finement calibré. Ce gel peut éventuelle- ment être aggloméré par un moyen et un liant appropriés. Sa masse peut être divisée en plusieurs couches par des faux fonds perforés intermédiaires.
Lorsqu'on veut atteindre un degré élevé de décaféinisation, la cartouche b' doit avoir une capacité utile d'environ 3 1/2 fois plus grande que celle de la cartouche b, Le volume à réserver pour loger l'eau d'infusion dans le corps a de la cafetière est sensible- ment égal au volume de c.
La cartouche c étant montée au-dessous de la cartouche b sous le corps a et le tout posé sur la verseuse g, on prépare l'in- fusion comme il est souvent recommandé, en versant l'eau bouillante par portions, la première pour imprégner la poudre de café, les autres pour constituer l'infusion. Mais la quantité d'eau employée
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doit correspondre à la préparation d'une infusion très forte, Ainsi dans une cafetière destinée à la préparation de quatre tasses de café, la cartouche b ayant reçu 40 grammes environ de café, on ver- se en a la valeur de 2 1/2 tasses d'eau bouillante. On attend le passage complet de l'eau au travers de la couche de café moulu con- tenue dans la cartouche b, puis on enlève celle-ci, pour venir fixer la cartouche b' directement au corps a.
On verse alors dans ce corps, en une seule fois si on le désire, la valeur de quatre tasses d'eau simplement chaude.
En obérant ainsi, l'infusion est très fortement décaféini- sée, mais conserve son arôme et sa couleur.
Pour obtenir une déoaféinisation moins poussée et en géné- ral tous degrés de décaféinisation, il suffit de donner à la carton - che b' un volume moins important. En vue de cette gradation dans la décaféinisation, la cafetière peut être accompagnée d'un jeu de car- touches b", b"' (figures 3 et 4 ) de différentes capacités, renfer- mant du gel de silice entre deux fonds petforés, sertis ou fixés par tous moyens appropriés.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à ce qui est décrit et représenté, mais peut donner à des variantes dans la cons- truction de la cafetière et dans la disposition des éléments amovi- bles associés à celle-ci. D'autre part, son application n'est pas limitée aux infusions de café mais peut s'étendre à toutes autres infusions renfermant de la caféine, le thé par exemple.
REVENDICATIONS
1) Procédé pour éliminer la caféine des infusions qui en contiennent, et particulièrement des infusions de café, caractéri- sé en ce que l'on met l'infusion en contact intime avec du gel de silice, pendant ou après sa préparation, à chaud ou à froid.
2) Un mode de réalisation, suivant lequel l'infusion passe dès sa préparation sur une couche de gel de silioe en grains.
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