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Perfectionnements apportés aux procédés d'obturation de trous, pores ou autres perforations des chambres à air, pneumatiques, etc
Le .procédé, utilisé jusqu'ici pour boucher les trous de crevaisons, les pores ou autres fuites des chambres à air ou autres réservoirs en caoutchouc ou autre matière élastique, qu'ils soient dûs à des défauts de fabrication ou à des accidents de route, consistait à coller une pièce sur la fuite d'air ou analogue. On n'indique pas en détail des différents modes de réalisation connus pour l'établissement de ces pièces dont la caractéristique commune essentielle est qu'on la colle depuis l'extérieur sur la perforation.
Les inconvénients de ces pièces en caoutchouc sont bien connus. D'abord, il arrive très souvent qu'elle se décollent, surtout par les grandes chaleurs. Elles nécessitent
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toutes une préparation, au papier de verre, de la partie de la chambre à air sur laquelle elles doivent être collées et certaines exigent l'application d'une dissolution de caoutchouc.
Dans ce cas la couche de dissolution doit sécher jusqu'à un certain point pour que la pièce adhère convenablement. Ces diverses opérations sont cause de pertes de temps plus ou moins longues, mais toujours assez considérables, surtout lorsqu'il s'agit de réparations sur la route.
Aux inconvénients précédents, on doit ajouter que les pièces de ce genre doivent être constituées en caoutchouc spécial, généralement incomplètement vulcanisé.
Le procédé selon l'invention se distingue, essen- tiellement de ce procédé connu pour boucher les trous existant dans les chambres pneumatiques ou analogues, par le fait qu'il ne comporte aucune opération de collage ni pièce collée non plus qu'aucune préparation de la région percée du caoutchouc, ce qui a pour effet de permettre d'effectuer la réparation d'une façon extrêmement rapide.
Le nouveau procédé consiste à boucher le trou au moyen d'une cheville de caoutchouc, clouée, pour ainsi dire, dans le trou même. Bien entendu, pour que cette cheville remplisse son rôle, elle doit répondre à deux conditions essentielles : d'abord, elle doit remplir parfaitement le diamètre intérieur ou l'orifice de la perforation et ensuite, elle doit être maintenue d'une façon sûre pour qu'elle ne puisse pas se dégager ou, par déplacement, donner lieu à d'autres fuites.
L'idée essentielle de l'invention peut être mise en oeuvre de différentes manières. L'adaptation d'une cheville élastique dans un trou existant dans une matière élastique ne présente-également, aucune difficulté car l'élasticité
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même des éléments intervient pour compenser toute inégalité, de sorte qu'il en résulte une adaptation réciproque parfaite.
Une fois la cheville introduite, il suffira d'appliquer de part et d'autre du.trou des éléments en forme de têtes de rivet pour empêcher à la cheville de se dégager.
Sur le dessin ci-annexé on a montré, à titre d'exem- ple, un mode de réalisation de l'invention.
Les Figs. 1 à 4 montrent respectivement en coupe axiale, en perspective, en élévation et en plan, un organe obturateur établi conformément à l'invention.
L'organe obturateur selon l'invention est constitué par deux éléments essentiels en matière élastique telle que du caoutchouc, c'est-à-dire la plaquette a et la tige c. La plaquette peut avoir une forme circulaire, comme montré sur les figures, ou une forme ovale ou autre. Le rapport de son diamètre à celui de la tige ± est choisi à volonté suivant les dimensions de ces parties; toutefois, le diamètre de la plaque est toujours notablement plus grand que celui de la tige. La plaquette peut être pleine ou massive, comme visible sur la Fig. 1, ou être évidée.
La tige ± a la forme d'un cylindre terminé par une calotte sphérique et pour l'exemple montré elle est percée suivant son axe, la cavité étant fermée, à l'une de ses extrémités par ladite calotte tandis qu'elle est ouverte à l'autre extrémité où elle traverse la plaquette a. Cette cavité est désignée par b. Il est entendu que la tige pourrait également être pleine.
Sur les figures, la tige c est montrée comme ayant un diamètre constant sur toute sa longueur, mais il est évident que sans sortir du cadre de l'invention, cette tige pourrait avoir, par exemple, la forme de deux troncs de cône .réunis par leurs sommets ou bien être cylindrique et se
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terminer par une tête de diamètre plus grand. Cette tête pourrait être pleine ou évidée avec un diamètre supérieur à celui de la cavité b.
De même, il n'est pas nécessaire que ladite tige c soit cylindrique. Elle pourrait, au contraire, avoir une section ovale, oblongue, rectangulaire ou autre. Dans ce cas, la cavité n'est également pas cylindrique, mais sa forme correspond à celle de la tige c.
Le mode d'emploi de cet organe obturateur résulte directement des figures. Etant muni d'un choix convenable de ces pièces d'obturation et après avoir choisi le modèle le plus approprié à la perforation à boucher dans la chambre à air, on introduit dans cette perforation la pièce correspondante en introduisant dans la cavité de cette pièce un outil tel qu'une tige ou un poussoir de forme appropriée.
En refoulant la tige ± vers l'intérieur, elle s'allonge, grâce à son élasticité et diminue de section, ce qui a pour effet de faciliter son introduction dans le trou à boucher.
En retirant le poussoir, la tige ± tend à reprendre sa forme normale. Cependant, ceci ne pourra se faire que pour la partie de la tête qui reste à l'intérieur de la chambre à air, la portion comprise entre les bords de la perforation restant étranglée. On voit ainsi que le trou est complètement bouché et que l'organe obturateur reste emprisonné, du fait que l'épanouissement de tête de la tige empêche la sortie de celle-ci. Pour l'enlever, il faut tirer fortement sur la plaquette a. Ainsi, il n'y a aucun danger que ces organes obturateurs tombent même lorsque les chambres à air sont dégonflées.
Bien entendu, comme on l'a indiqué,, la section transversale de la tige doit avoir une forme correspondante à celle du trou à boucher. Si la perforation est due, par
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exemple à un clou et partant est ronde, la section de la tige doit être circulaire. S'il s'agit d'une déchirure allongée, cette section doit être allongée aussi et s'il s'agit d'un trou de grandes dimensions, il est évident que le diamètre de la tige doit avoir une valeur correspondante.
Ce genre d'organes ou pièces d'obturation augmentent considérablement l'étanchéité des chambres placées à l'intérieur de pneus, sur lesquelles ils sont appliqués et dans lesquelles l'on refoule de l'air sous pression. En effet, la pression de l'air dans la chambre à air applique celle-ci fortement sur la face interne du pneu ou de l'enveloppe, et la plaquette de l'organe obturateur, se trouvant entre la face externe de la chambre, et la face interne de l'enveloppe, il s'applique fortement contre la chambre en assurant une obturation plus étanche.
D'autre part, cette même pression d'air qui règne à l'intérieur de la chambre, agit sur la tête de la tige en l'appliquant sur les bords du trou et en augmentant ainsi l'étanchéité. Lorsque la tête de la tige est de diamètre supérieur à celui de cette tige et lorsqu'elle est évidée de façon que son évidement ait un diamètre supérieur à celui de l'évidement de la tige, l'application due à la pression d'air qui règne à l'intérieur de la chambre, est beaucoup plus grande, du fait que l'on augmente ainsi la surface de contact autour du débouché intérieur du trou.
Ce procédé d'obturation des trous ou fuites dans des réservoirs en caoutchouc peut s'appliquer aussi à d'autres genres de réservoirs, même s'ils ne sont pas en matière aussi élastique que le caoutchouc ou même s'ils sont constitués en une matière rigide. La seule condition requise est que le contenu des réservoirs ne soit pas altéré par le .caoutchouc et qu'il n'attaque pas ce dernier.
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Il n'est pas contraire au principe fondamental de l'invention de munir d'une dissolution de caoutchouc la face de la plaquette venant en contact avec le contour du trou à boucher, de manière à augmenter ainsi l'adhérence. De même, rien ne s'oppose au principe de l'invention, quand le nouvel organe d'obturation est en caoutchouc à moitié vulcanisé ou non vulcanisé ou même en toute autre matière plastique telle que du celluloïd ou autre. Dans le cas où il est en caoutchouc non vulcanisé, il s'applique exactement, comme les pièces obturatrices connues, sur la matière entourant le trou à boucher, de sorte qu'avec cet organe d'obturation on obtient, tout au moins le grand avantage qu'on a une meilleure obtura- tion du trou et qu'on empêche sûrement que ledit organe puisse se dégager.
Il a déjà été dit ci-dessus que le nouvel organe obturateur est destiné principalement aux chambres à air d'automobiles, camions, motocyclettes, bicyclettes, voitures, etc., et qu'il peut en outre être utilisé pour d'autres genres de réservoirs contenant des liquides ou d'autres gaz, par exemple les ballons d'oxygène, oreillers pneumatiques, lances d'arrosage en caoutchouc et enfin dans tous les cas où il s'agit de boucher un trou dans un réservoir et où l'application de cet organe n'empêche pas l'utilisation du caoutchouc.