<Desc/Clms Page number 1>
BREVET D'INVENTION
L'invention concerne un fumivore-aspirateur destiné à débarrasser les fumées des suies, poussières, cendres, gaz nocifs ou nauséabonds qu'elles contiennent, avant leur rejet à l'abmos- phère.
Elle se caractérise par le fait que le fonctionnement de l'appateil repose sur quatre effets physiques fournis par une gerbe ascendante de liquide pulvérisé (d'épanouissement; convenable) interposée sans interruption dans'le passage des fumées et projetée obliquement à grande vitesse contre une paroi convenablement orientée.
Ces quatre effets physiques, dont.les actions, respectives et successives, sont interposées dans le fonctionnement de l'appareil sont les suivants:
I ) Effet d'aspiration de l'atmosphère ambiante, fourni par la gerbe pulvérisée, projetée à grande vitesse dans J'intérieur de ladite atmosphère; effet qui résulte de la dépression qui .prend à leur naissance dans le corps et autour de cette gerbe.
2 ) Effet d'entraînement, dans le sens d'écoulement de la gerbe, de la masse gazeuse aspirée par composition de sa quantité de mou-
<Desc/Clms Page number 2>
vement propre avec la quantité de mouvement (prépondérante et réglable) imprimée aux filets liquides constituant la gerbe.
3 ) Effet de dépoussiérage (et de sidsolution) par brassage et choc sur la paroi mouillée, du mélange hétérogène: gaz, liquide et solides.
4 ) Effet d'évacuation, grâce à la présence de la paroi de choc convenablement orientée pour : limiter la gerbe sous l'angle de choc approprié- conduire l'élément gazeux, après séparation d'avec les éléments liquides et solides, dans le sens ascendant que lui imposaient déjà sa température et l'effet d'entraînement de la gerbe- canaliser par ruissellement dans une direction inverse, l'élément liquide et les produits de captation qu'il contient en suspension et en dissolution.
La pulvérisation ainsi conçue est donc non seulement capable de fournir un traitement hydraulique efficace des fumées, mais encore de les propulser par effet mécanique du genre "trompe" grâce aux composantes directionnelles convenablew imprimées aux filets liquides constituant la gerbe et rétrocédées par ces derniers aux veines gazeuses.
Aux dessins annexés, on a représenté deux moyens de réalisation de l'invention:
La Fig.l représente en élévation une cheminée couronnée par l'appareil du premier moyen,
La Fig.2 montre, à plus grande échelle et partiellement en coupe, un a pareil présentant des parois de chocs multiples avec gerbes conjuguées et croisées, destiné aux cheminées de grand diamètre évacuant un fort pourcentage de gaz nocifs ou nauséabonds.
La Fig. 3 est une vue en plan partielle de la Fig.2;
La Fig. 4 montre en élévation une cheminée couronnée d'un appareil simplifié pour être destiné aux cheminées de faible importance ou évacuant des fumées courantes.
La Fig.5 montra à plus grande échelle et partiellement en coupe l'appareil de Fig.4 ;
La Fig. 6 est une vue en plan partielle de Fig. 4.
Le dispositif est prévu au sommet d'une cheminée remplaçant plus
<Desc/Clms Page number 3>
ou moins complètement le couronnement habituel. La position exacte de cet élément est déterminée aprs étude particulière à chaque cas et en tenant compte de la stabilité de l'ensemble de la constructions
Le dispositif est relié à un groupe moto-pompe P prévu au pied de la cheminée et destiné à la circulation, en cycle fermé, de l'eau de pulvérisation. Une canalisation A d'amenée de l'eau sous pression est fixée au fût de la cheminée comme aussi:une canalisation de retour R de l'eau par simple gravité.
Un bac de décantation B de l'eau de rebour se trouve également prévu au pied de la cheminée; il permettra, au besoin, d'agir sur sa température et sa constitution chimique.
Suivant la Fig.2, le corps F de l'appareil est constitué par une série de surfaces coniques S étagées concentriquement suivant l'axe vertical de la cheminée et.la partie centrale étant occupée par un noyau N.
La nature des parois variera du métal au béton, de même que l'ossature 0 destinée à supporter ces parois.
Les gouttières G, à forte pente, sont en métal ou en béton moulé de faible épaisseur et dirigées vers la canalisation de retour R.
La pulvérisation de l'eau amenée par la canalisation A est réalisée, sous la plus grande incidence compatible avec les dimensions de l'appareil ppr des conduites circulaires pourvues d'orifices convenables pour donner des jets fragmentés et conjugués deux à deux pour que les gerbes émises se croiwent à mi-distance des parois en regard et fournissent ainsi, dans leur partie commune, un brassage réciproque des masses gazeuses entrainées, en vue d'accroitre l'effet dissolvant du liquide sur les 'éléments gazeux nocifs ou nauséabonds.
Suivant les Fig. 4,5 et 6 bn a représenté un appareil basé sur les même principes, mais établi de façon plus simple et moins coûteuse et destiné au traitement des fumées courantes émises par le plus grand nombre des cheminées usuelles et, en particulier des cheminées urbaines de faible importance.
Pour ce dernier cas de cheminée, on prévoit d'éliminer le grou-
<Desc/Clms Page number 4>
pe P par branchement direct sur l'eau de ville sous pression et le bac B par branchement direct sur les tuyaux de descentes domes- tiques. L'appareil lui-même est formé d'un corps extérieur tron- conique F avec collerette cylindrique et d'un noyau If. Les parois coniques sont constituées par les parois mêmes de cee deux corps.
La nature desdites parois variera du métal au béton.
La couronne unique de pulvérisation J est alimentée par la ca- nalisation A. De la même façon que pour l'appareil représenté dans les Fig. 2 et 3, les filets liquides. pulvérisés constituent dans leur ensemble, géométriquement, un volume V de révulution autour de l'axe vertical de l'appareil. A cet effet, la couronne J présen- te dee orifices répartis uniformément sur 3600 et en écartement, nombre, diamètre, tels que la pulvérisation d'ensemble obtenue soit suffisamment serrée et puissante pour répondre au tirage né- cessaire au volume de fumées à évacuer. Les orifices sont percés avec l'obliquité voulue pour que la gerbe pulvérisée attaque la paroi de choc S sous l'angle et avec l'épanouissement voulus, tout en restant très voisine de la paroi S du noyau N.
L'évacuation des égouttures s'effectue par H et 1 dans la gouttière G. La position donnée à cette gouttière G, par rapport à l'orifice de la.canalisation de retour R et à la paroi K de la cheminée, a pour but d'assurer l'évacuation des eaux de ruissel- lement, tout en s'opposant à la rentrée de l'air extérieur; à cet effet, des fenêtres L, toujours submergées sont prévues dans la partie basse de la paroi de ruissellement.
Pour permettre de vidanger totalement la gouttière G pendant certaines périodes d'inaction de l'appareil ou pour évacuer les produits denses de captation, on a prévu une tuyauterie T de dia- mètre réduit, affleurant le fond de ladite gouttière et échappant par la canalisât:on de retour R.