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BREVET D'INVENTION au nom de la société dite:
EMI1.1
NAAMLOOZE VENNOOTSCIL62 MACHINERIE=- EN APPARATEN FABRIEKEN
EMI1.2
" Procédé d'extraction de matières volatiles hors de gaz."
Dans les procédés connus pour l'extraction de matières volatiles hors de gaz par des absorbants, comme, par exemple, pour l'extraction du benzène du gaz de cokerie ou du gaz d'éclairage par de l'huile de lavage, les matières volatiles absorbées par l'huile de lavage sont entraînées à la vapeur d'eau, pour réemployer ensuite l'huile de lavage pour le lavage. Ces procédés nécessitent.. comme on le sait, une très grande consommation de vapeur et un remplacement fréquent de l'huile de lavage, qui, étant peu ménagée, dans ces procédés s'épaissit fortement après une période d'emploi assez courte.
Le contact continuel avec l'air favorise la résinification, et la vapeur d'eau engendre des émulsions de l'huile, qui, à leur tour, favorisent des modifications civiques de cette dernière.
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On a proposé, d'entraîner les matières volatiles hors de l'huile de lavage par des vapeurs d'huile chaudes au lieu de vapeur d'eau. Ainsi, l'huile de lavage enrichie, qui est déjà débarrassée de la majeure partie des constituants à bas point d'ébullition, est chauffée indirectement dans un système de chauffe à une température tellement élevée que non seulement le reste des huiles légères, mais encore une partie considérable des huiles à point d'ébullition plus élevé, se vaporisent. Ces vapeurs d' huile peuvent être utilisées ensuite pour l'entraînement de la majeure partie des fractions à bas point d'ébullition dans l'installation d'entraînement.
Suivant l'invention, en contraste avec ces procédés, l'huile de lavage chargée des matières volatiles est traitée, à l'exclusion d'un chauffage direct par de la vapeur d'eau ou par des vapeurs d'huile/par chauffe indirecte, en étant envoyée à travers un four tubulaire chauffé à la température requise; l'huile s'écoule à travers le four tubulaire en un courant rapide et s'y échauffe à la température nécessaire pour l'entraînement, qu'elle atteint à la sortie du four. Au four tubulaire est raccordée une chambre de vaporisation, dans laquelle l' huile s'écoulant rapidement vient reposer, ce qui fait que les fractions vaporisables se séparent de l'huile de lavage. Les fractions vaporisables sont conduites dans une installation à colonnes, dans laquelle s'effectue une distillation fractionnée.
Après refroidissement, l'huile de lavage peut être immédiatement remise dans le circuit du procédé.
Dans le procédé qui vient d'être mentionné, l'huile de lavage contenant encore des proportions minimes de matières à bas point d'ébullition est chauffée dans le système de chauffe à une température qui est beaucoup plus élevée @
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que la température maximum d'ébullition des huiles légères à entraîner, afin de vaporiser en même temps une quantité considérable de l'huile de lavage elle-même. Le but de la vaporisation de cette partie de l'huile de lavage est de produire l'agent nécessaire pour l'entraînement direct.
Au contraire, dans le procédé suivant l'invention.il n'est pas question d'une vaporisation de parties de l'huile de lavage, c' est-à-dire d'une chauffe de l' huile de lavage chargée, audessus de la température d'ébullition maximum des matières à entraîner. Il est apparu au contraire que,dans le procédé suivant l'invention, on peut travailler pour l'entraînement des matières volatiles, à des températures plus basses que jusqu'à présent. Il en résulte que l'huile de lavage est traitée avec beaucoup de ménagement et qu'elle peut, par conséquent, être utilisée pendant beaucoup plus longtemps, ce qui est encore favorisé par le fait que de la vapeur d'eau ne vient point en contact avec l'huile.
Dans le procédé connu, il existe la possibilité de faire parvenir dans le système de chauffe une partie du mélange brut, c'est-à-dire l'huile de lavage chargée de benzène, au besoin immédiatement, et par conséquent sans entraîner préalablement les constituants légers. Toutefois, ce mode opératoire ne peut évidemment être nécessaire que pour la mise en marche de l'installation, pour produire les vapeurs d'huiler chaudes nécessaires pour l'entraînement. En principe, suivant ce procédé, l'entraînement des constituants à bas point d'ébullition est effectué, en tous cas, par passage de vapeurs d'huile chaudes. La notion que l'entrai- nement peut être effectué uniquement par chauffage dans un four tubulaire n'existait pas encore dans ce procédé.
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Dans le nouveau procédé, on travaille beaucoup plus économiquement que dans les procédés de lavage connus, par ce que la chainer du four tubulaire est utilisée immé- diatement, pour la chauffe de l'huile de lavage, et p ar ce que la chauffe ne se fait pas uniquement par un agent intermédiaire, tel que la vapeur d'eau ou des vapeurs d'huile.
Dans le mode..opératoire avec emploi de vapeur d'eau, appliqué jusqu'ici, une partie correspondante de la perte par rayonnement, de la chaudière à vapeur doit être compensée.
Cette perte aussi disparaît dans le procédé suivant l'inven- tion. La dépense de chaleur est, en arrondissant, un tiers moindre que dans le meilleur/ des procédés de lavage usuels.
Le traitement ménageant et la possibilité d'utilisation plus longue pour le lavage permettent des économies importantes, et, enfin, le nouveau procédé assure une élimination pratiquement complète de la naphtaline de l'huile de lavage, alors que ce but n'avait pas été atteint par les procédés de lavage usuels. Il faut encore insister sur ce que l'huile de lavage, qui est soutirée de l'appareil de vaporisation, est débarrasséedans une mesure poussée des matières absorbées et présente par conséquent une très grande capacité d'absorption. lors du retour dans le procédé. Dans les procédés connus, l'entraînement était toujours incompletx et, partant, la capacité d'absorption de l'huile de lavage, lors de la réintroduction dans le cycle, était affaiblie aussi.
Un autre avantage du procédé consiste en ce que les vapeurs d'huile entraînées hors de l'huile de lavage sont dans un état tel que, par condensation fractionnée, elles donnent directement des fractions nettement séparées.
Si, après un temps de circulation suffisamment long, l'huile de lavage est enfin usée, ou, si pour n'importe quelle autre raison, elle doit être enlevée de l'appareillage, elle peut être directement évacuée vers le goudron
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brut, avec lequel elle arrive à l'appareil de distillation du goudron pour y être traitée.
Dans certaines circonstances, il peut être avantageux que l'huile de lavage enrichie soit chauffée à une certaine température avant son introduction dans le four tubulaire, c'est-à-dire toutefois seulement dans une mesure telle qu'encore aucuns constituants volatils ne soient séparés pendant ce chauffage préalable.