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Perfectionnements aux armatures métalliques des poutres et piliers en béton armé.
On utilise, pour la construction des poutres et piliers en béton armé, des étriers constitues de deux branches rapprochées parallèlement l'une de l'autre et dans la même plan, ou des ceintures de forme généralement rectangu- laire, également planes, ces étriers ou oes ceintures doivent être ensuite ligaturées sur les barres principales à intervalles convenables, et leur fabrioation nécessite d'au;- tre part, une main d'oeuvre importante, pour la coupe à la longueur voulue et le cintrage.
On a déjà proposé des systèmes de liaison aveo les barres principales, au moyen de barres continues, cintrées
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de manière à comporter d'une part des éléments perpendiculaires à ces barres principales et, d'autre part, des éléments obliques réunissant ces éléments perpendicu- laires; ce procédé n'a cependant jamais été employé pratiquement sur les chantiers par suite de la difficulté d'effectuer les cintrages nécessaires,,
La présente invention a pour objet uns machine permettant de fabriquer sur place et très simplement des spires continues façonnées en hélice au pas convenable.
Cette machine évite ainsi la coupe des aciers, permet la mise en place par rapport aux barres principales sans aucune mesure nouvelle et d'autre part nes spires qu'elle fabrique sont assez rigides pour qu'il suffise de ligaturer les armatures sur les barres principales toutes les trois ou quatre spires seulement.
Suivant l'invention, on peut préparer des spire, soit avec des brins obliques par rapport aux barres principales, c'est-à-dire formant entre eux des V; soit comportant des brins alternativement perpendiculaires aux barres prinoipales et obliques par rapport à elles, c'est-à-dire en 19 la spire perpendiculaire travaillant dans les mêmesconditions que les étriers ou ceintures habituelles, tandis que les brins inclinés travaillent dans de bien meilleures conditions pour l'effort tranchant; soit encore les spires en N incliné c'est-à-dire donttoutes les branches sont inclinées dans la même direction.
La machine suivant l'invention comporte essentiellement un couteau tournant autour (l'un axe horizontal et agissant sur une barre amenée en dessous de cet axe de rotation et obliquement par rapport à lui, cet axa revenant
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automatiquement à sa position initiale après chaque cintrage. L'inclinaison du guide par rapport à l'axe, peut être changée à volonté pour faire varier en conséquence l'inolinaison des spires et des repères peuvent être prévua sur lui à l'avance, pour déterminer sans tâtonnement la longueur des spires.
De préférence cependant, on prévoira parallèlement à l'axe de l'arbre de cintrage, une réglette dont l'écarte.. ment par rapport à cet axe, est réglable et qui comporte dans sa longueur une série de butées, réglables elles-mêmes en position.
Cette réglette permet de matérialiser de façon précise, et par conséquent de déterminer sans risque d'erreur, la hauteur de l'armature, c'est-à-dire la distance des barres principales ainsi que le pas de oette hélice, c'est-à-dire l'éoartement entre deux coudes successifs.; ce pas peut être ainsi rendu variable suivant une loi quelconque, dans les mêmes conditions que la loi de variation de l'écartement des étriers ou ceintures usuels, par exemple en fonction des. va- riations de l'effort tranchant le long de la poutre.
Le dessin annexé permet de mieux comprendre l'inven- tion.
Les fige 1 et 2 montrent deux dispositions usuelles des étriers ou ceintures à écartement variable:
Les fige 3 à 5 montrent l'application de cette disposition au système de spires suivant l'invention;
Les fig. 6, 6' à 12 montrent schématiquement le principe de l'invention;
Les fige 13 à 17 montrent une réalisation pratique de la machine;
La fig.13 est une vue en plan,
La fig. 14 est une vue en bout par la droite;
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La fig.15 est une vue en élévation latérale, la fig.16 est une coupe par XVI-XVI (fig.13) la fig.17 est une coupe à plus grande éohelle par XVII-XVII (fig.16).
Ainsi qu'on le voit fig.l et 2. on établit fré- quemment, pour le ferraillage du béton, des étriers ou des ceintures perpendiculaires fig.l ou inclinées fig.2, par rapport aux barres principales et dont l'écartement e1, e2, etc.. varie le long d'une même poutre, par exemple en fane- tion de l'effort tranchant.
L'invention a pour objet de permettre Inexécution rapide et simple de spires, en forme de V (fig.3), de .
(fig*4) ou de N incliné (fig.5) à section plate, c'est-à- dire en étrier (fig.6) ou polygonale, c'est-à-dire en cain- ture (fig. 6'): ces spires pourront être, si on le désire, à pas variable suivant une loi quelconque, par exemple da ma- nière que l'éaartement entre deux spires soit égale à e1, e2 @ e3 .... comme les étriers ou ceintures usuels (fig.l et 2).
La machine représentée destinée à l'exécution de ce travail, comporte essentiellement, dans le bâti 1, un arbre horizontal 2 prolongé par un couteau de cintrage 3 monté en bayonnette par rapport à cet arbre, c'est-à-dire parallèle mais désaxe par rapport à lui. Du même coté que le couteau, l'arbre 2 se prolonge @xialement par une tiga 4.
Sur l'extrémité arrière de l'arbre 2 est fixée, une poulie 5 autour de laquelle peut être enroulé un câble destiné à être fixe à une pédale pour la manoeuvre de la machine au pied, ou une poignée 6 permettant éventuel- lement la manoeuvre à la main. Dans cette poulie. sont
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d'autre part ménagés des trous 7 dans lesquels on peut engager une broche 8 qui, en venant heurter une butée réglable 9 fixée au bâti 1, permet de limiter à la valeur voulue l'angle de rotation de l'arbre 2.
Sur une oonsole horizontale 11, fixée au bâti 1, repose d'autre part, un guide 12 monté pivotant sur un axe 13, et pouvant être immobilisé au moyen d'un disposi- tif de clavetage quelconque 14.
Ce guide est constitué par une cornière 12, dont l'aile verticale est éohanorée à l'aplomb de l'axe 4 et sur laquelle sont fixés, de part et d'autre du couteau, des plats inclinés 12a sur lesquels repose la barre à cintrer.
On voit que gr-âce aux plats 12 en position initiale, cette a barre passe entre le couteau 3 et la tige 4 et que le ou- teau peut par contre se déplaoer librement au-dessus de la réglette 12. sur la partie arrière du guide 12a sont prévus des repères avec des butées déterminant la quantité dont on désire faire avancer la barre entre chaque cintrage, c'est- à-dire pour déterminer la longueur des spires.
De préférence cependant, la machine est combinée aveo une réglette 15 pouvant coulisser le long d'un châssis 16 et pouvant âtre fixée dans une position quelconque (à une distance déterminée de l'axe 4) au moyen d'éorous de serrage 17 par exemple. Cette réglette 15 est repliée en U, l'une des branches passant au-dessus du guide 12a, de ma.. a nière à servir de butée au fer poussé sur le tasseau 12a, tandis que l'autre sert d'appui au guide 12.
Des boulons à oreilles 18 coulissant dans une rainure 19 de oette branche permettent de déterminer l'inclinaison de oe guida: la tête 18a de ces boulons 18 a une forme appropriée pour permettre
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à la rainure 20 ménagée dans le bas du guide. 12 de s'enclancher sur eux et de sa déclanoher facilement.
Le retour à la position initiale de la machine après chaque opération de cintrage, qui, ainsi qu'il va être exposé, consiste dans une rotation de l'arbre 2 accompagnée d'une translation le long de son axa, peut être assuré par un ressort en spirale enroulé autour de l'arbre 2 et travaillant à la torsion. De préférence cependant la transla.- tion de l'arbre est,commandée par une oame 21 solidaire de l'arbre 2 et prenant appui sur une partie du bâti, tandis que la rotation est assurée indépendamment par un ]poids on un ressort agissant sur la brin 21 du câble enroulé sur la poulie 5, sur l'extrémité 21' duquel agit la pédale de commande.
Pour mieux comprendre le fonctionnement de la machines on exposera, tout d'abord le travail mécanique qu'elle permet d'effectuer et l'on exposera ensuite le réglage et la oonduite d'une opération.
Le fer à cintrer A étant placé sur le guide 12a ainsi qu'il a été exposé précédemment, est poussé dana le sens de la flèche sur le guide arrière, en passant entre la tige 4 et le couteau 3, jusqu'à la ppsition convenable tapérée. ainsi qu'il sera expliqué plus loin.
Si l'on donne à l'arbre 2 un mouvement de rotation approprié, le ter A saisi par le couteau 3 vient s'enrouler autour de la tige 4 suivant un deuxième brin A' formant, avec le brin A. un angle variable dans l'espace suivant l'ampli- tude de la rotation et l'inclinaison du guide, la valeur de la rotation et de l'inclinaison devant d'ailleurs être supérieures aux angles à obtenir finalement, de manière à
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tenir compte de la déformation élastique de la barrer que nous négligeons dans les explications ci-desscus.
Dans l'exemple de la fig.6, le couteau doit tourner de 180 , de sorte que les deux brins A et A' sont situés dans deux plana parallèles. Si au contraire, on désira obtenir un enroulement formant une armature de section rectangulaire analogue aux ceintures usuelles (fig.6) on ne fera tourner le couteau que de 90 . Pendant sa rotation, le couteau 3 accompagne la partie du fer sur lequel il est agrippé, dans sou mouvement d'avance longitudinal résultant de son enroulement. Dès que cet enroulement est terminé et que . l'on tâche la pédale, le couteau revient à sa position ini- tiale sous l'action combinée du contrepoids et de la came 21.
Le réglage de la machine suivant la type d'armatures que l'on désire exécuter est schématisé fig. 7 à 12.
On supposera tout d'abord que l'on désire réaliser des spires en N, comme schématisé fig.4.
La réglette 15 est alors placée à la distance h corres- pondant à la hauteur de la spire (fig.6) que l'on désire obtenir* On repère le point 0 où le guida 12 rencontre a cette réglette lorsqu'il est disposé perpendiculairement à l'arbre 4.
On plaoe alors les boulons 18 le long de la réglette
15 en des pointa B1, B2, B3 situés, par rapport à 0, à des distances e1, e2, correspondant au pas des diverses spires à obtenir.
Le guide étant arrêté en 0, on pousse la barre dans le guide (fig.7) jusqutà ce quelle vienna rencontrer la ré- glette 15. On fait alors tourner le couteau de cintrage de
180 , en même temps que l'on fait pivoter le guide 12a pour
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l'amener sur le repère B1 (fig.8).
Ap rès quoi le couteau est ramené à sa position initiale ; le guide étant toujors en b1, on pousse la barre fig. 9 jusqu'à ce qu'elle rencontre la réglette.
On fait ensuite tourner à nouveau le couteau de 180 en même temps que l'on ramène le guide en 0 (fig.10).
Après que le couteau est revenu à sa position initiale, on pousse le fer jusqu'à ce qu'il vienne buter en 0 ; onfait tourner à nouveau l'arbre de 180 en même temps que l'on ramène le guide sur B1 (fi.8). L'opération se continue ainsi indéfiniment en obtenant alternativement des brins perpen- diculaires et inclinés par rapport à l'axe 4. On notera, que l'on pourrait obtenir des barres en N sans modifier l'inclinaison du guide en cours d'opération. Il suffirait en effet de modifier d'une opération de cintrage à la suivante,, la longueur des branches, c'est-à-dire la quantité dont on ferait avancer la barre. Dans ce cas, cependant la spire au fur et à mesure de sa formation s'écarterait de l'axe suivant un angle d, comme indiqué en ponctué fig.10.
Avec le procédé qui vient d'être décrit au contraire, lea spires viennent etenrouler autour de l'arbre 2 ou de son prolongement. Or, ceci est important car la flexion en a détermine, dans les spires déjà faites, des réactions de torsion qui tendant à écarter le coude b de cet axe, et, pour réaliser des spires dont les branches sont deux plans parallèles comme schématisé fig.6, il est nécessaire au contraire. lors de la formation d'un coude (par exemple le coude en a (fig.12) que le coude précédent b reste en contact avec l'axe 4. Grâce au procédé qui vient d'être décrit, les spires précédentes, telles que!. tournent autour de l'axe 4 et sont accrochées par
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leur boucle sur Cet axe 4 en empêchant leur écartement.
Pour les spires en V (fig.ll), on opérera d'ailsleurs de même manière en déterminant des écartements de bu- téea B , B2, B tels que 0 B1 = e1/2, 0 B2 = e2/2,ato.....
On ne chamgera ici l'inclinaison du guide que pour changer le pas c'est-à-dire pour passer de la butée B1 à la butée B2par exemple, ce changement d'inclinaison du guide se faisant pendant la rotation du oouteau.
On observera que ce système de réglage est déterminé en fonction de la hauteur h à donner à l'armature et de l'intervalle de ferraillage tel qu'il est porté au plan de constructions L'ouvrier n'a donc à faire aucun calcul.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation représenté qui n'a été ohoisi qu'à titre d'exemple. On conçoit notamment que la réalisation mécanique de montage de l'arbre et de sa commande, de même que le clin- positif de réglage du guide peuvent être très variables.
Il serait également possible de réaliser uns. avance automatique de la barre à ointrer. D'attre part, la machine permet évidemment d'exécuter des armatures en hélioa de formes très variables, polygonales, à spires, différemment in- clinées l'une par rapport à l'autre, etc.....
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.