<Desc/Clms Page number 1>
Société: MERCIER FRERES @ Appareil pour le travail du cuir et matières analogues ,
La présente invention a pour objet un appareil particulièrement destiné aux divers travaux du ouir et no- tamment aux travaux de façonnage, retenage, mise au vent, etc..,mais utilisable aussi pour le travail dtautres ma tières ,.telles que le bois et les métaux ,et convenant pour le travail de grandes surfaces, telles qutun. parquet dtappartement par exemple
Cet appareil est remarquable notamment en ce qu'il comporte, essentiellement, portés par un même bâti , un cylindre à lames et un moteur électrique, entraînant ledit cylindre, le bâti étant muni de poignées qui permettent de déplacer ltappareil sur la peau (ou autre surface) à travailler.
Suivant un mode d'exécution le bâti est porté par
<Desc/Clms Page number 2>
un chariot moteur se déplaçant sur la surface à travailler.
Le bâti porte-cylindre peut être monté oscillant sur le chariot et être soumis à l'action d'un dispositif élastique de rappel, de telle sorte que lorsque le bâti est abandonné à lui-même le cylindre à lames se trouve soulevé par rapport à la surface.à travailler .
Selon un autre mode d'exécution, le bâti portecylindre est suspendu au-dessus de la surface à travailler et est équilibré, partiellement ou en totalité, par un système à contre-poids dont l'action tend à écarter le cylindre à lames de la surface à travailler et qui remplace le chariot précité.
Suivant un troisième mode d'exécution, l'axe du moteur placé dans la partie supérieure du bâti et l'axe du cylindre travailleur ou cylindre à lames disposé dans la partie inférieure de ce bâti sont situés en position de repos dans un plan légèrement incliné sur la verticale, tandis que le bâti, qui fouie un carter monobloc, dans lequel sont logés les organes de transmission du mouvement est muni, à sa partie postérieure, d'une ou de plusieurs béquilles rapportées ou venues de fonderie avec le bâti lui-même et placées de telle sorte qu'en position de repos, elles maintiennent l'appareil en équilibre .
lebâti peut aussi être muni, d'une part, de poignées, prolongées en forme de spatules qui permettent à l'ouvrier manoeuvrant l'appareil, de faire basculer le bâti en appuyant avec ses poignets sur les dites spatules, et d'autre part, de surfaces d'appui qui par suite du basculement du dit bâti viennent reposer sur les avant-bras de l'ouvrier.
Grâce à cet agencement du bâti et au basculement qui est ainsi rendu possible, l'ouvrier peut tenir l'ap-
<Desc/Clms Page number 3>
permet, éventuellement si l'appareil en est muni, de soulever par rapport à l'ouvrage à travailler, le ou les galets, destinés à soutenir le bâti au repos.
L'invention vise également l'adaptation sur l'appareil préoité d'un dispositif amovible, destiné à l'affutage des lames, et éventuellement de moyens de réglage de la profondeur de coupe .
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple:
La figure 1 est une vue, de profil, dans la position de travail d'un appareil selon l'invention ; la figure 2 en est une vue, en plan ; la figure 3 représente, de profil, l'appareil dans la position pour laquelle le cylindre à lames, est soulevé ; la figure 4 représente de profil l'appareil dans une position basculée de repos ; la figure 5 représente une première variante d'appareil ; la figure 6 représente une deuxième variante d'appareil ; la figure 7 représente une variante de suspension de l'appareil ; la figure 8 est une vue, de profil, dans la position de travail, d'une troisième variante d'appareil selon l'invention ; la figure 9 est une vue analogue de cette dernière variante dans une autre position ;
la figure 10 montre ce même appareil muni d'un dispositif amovible d'affûtage ; la figure 11 montre, en position de repos, ce même appareil muni de dispositifs réglables permettant de régler, à volonté, la profondeur de coupe .
Selon l'exemple d'exécution représenté aux figures 1 à 4, l'appareil comporte essentiellement un cylindre 1 portant par exemple des lames hélicoïdales 2. Naturellement
<Desc/Clms Page number 4>
il pourrait comporter tout autre système de lames de tra- vail suivant le résultat à obtenir . Le cylindre 1 touril- lonne dans un bâti 5 qui peut être fondu d'une seule pièce.
Le cylindre 1 tourne librement dans des portées prévues dans ledit bâti 3.
Il est commandé par une chaîne 4 recevant son mouve- ment d'un pignon 5 calé sur un arbre 6.Cet arbre est lui- même commandé par une roue hélicoïdale 7 entraînée par l'in- termédiaire d'une vis sans fin 8 par un moteur électrique 9 porté par le bâti.
Deux galets 10 sont calés sur l'arbre 6 et peuvent être rendus solidaires de celui-ci. Ce même arbre 6 reçoit à ses extrémités un étrier 11. Cet étrier 11 porte à ses extrémités deux axes 12 sur lesquels sont montés fous des galets 13.
Des poignées 14, venues de fonderie avec le bâti 3 ou rapportées sur celui-ci, servent à la manipulation de l'appareil. Des béquilles 15 servent à maintenir l'appareil dans la position de repos. Un ressort 16 relie à l'arrière 1'strier 11 au bâti et tend à changer l'équilibre de tout l'ensemble en soulevant par rapport au chariot,formé par et les galets 10 et 13 l'étrier 11,le bâti portant le moteur 9 et le cylindre 1 jusqu'à lui faire quitter le sol comme on le voit sur la figure 3.
La position du centre de gravité de l'ensemble de l'appareil tombe dans l'intérieur de la base de sustenta- tion, formée par la génératrice supposée des lames 2 en ro- tation entourant le cylindre 1 et par les deux galets arriè- re 10 et les deux galets avant 13.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant : la position du centre de gravité étant dans l'intérieur de la base de sustentation formée par le cylindre et les galets
<Desc/Clms Page number 5>
ressort 16 tend à faire pivoter l'ensemble du bâti 3 portant ce cylindre 1 autour de l'arbre 6 et à faire quitter la surface de travail ou le sol au cylindre 1.
A ce moment, le sens de rotation des galets 10 indiqué par la flèche f1 ( figure 3) tend à faire progresser l'appareil sur ces galets dans le sens de la flèche f2 c'est-à-dire vers l'ouvrier.
Lorsque le mouvement de translation vers l'ouvrier est terminé, celui-ci appuie sur les poignées 14 et amène ainsi en contact le cylindre travailleur 1 avec l'ouvrage 17 à travailler qui--,, en l'occumence, est une peau posée sur une table 18 en zinc ou en marbre.
La position des poignées est telle que le poids exercé par l'ouvrier sur les poignées 14 tend à faire pivoter tout l'ensemble de cet appareil autour de l'axe 12 portant les galets 15 et la pression minima produite par le poids de l'appareil et la pression exercée par l'ouvrier se trouvent entièrement appliquées sur la ligne de contact du cylindre à lames 1 avec la peau à travailler 17, l'efficacité du travail est donc à son maximum à ce moment là.
Lorsque l'ouvrier a poussé l'appareil du côté opposé à lui, c'est-à-dire , dans le sens de la flèche f3 (figure 1),il cesse la pression sur les poignées 14, et les galets 10 ramènent l'appareil vers l'ouvrier dans le sens de la flèche f2 ( figure 3).
Après avoir fait une série de mouvements alternatifsd'allée et de/venue sur les diverses parties du cuir 17,'celui-ci se trouve travaillé, et l'ouvrier ayant à changer le cuir à travailler sur la table 18 met alors l'appareil dans la position de la figure 4, il repose alors sur la table 18 par les béquilles 15 et par l'extré- mité 3a du bâti 3.
<Desc/Clms Page number 6>
Le moteur électrique 9 est muni d'un interrupteur, mais dans la position de la figure 4 il peut très bien être laissé en rotation sans aucun risque, si l'ouvrier n'a qu'une rapide préparation du cuir à faire .
Les galets 10 peuvent être ou non solidaires de l'arbre 6', dans le cas où ils en sont solidaires, ce sont eux qui commandent le mouvement de l'appareil vers l'ouvrier ; dans le cas où ils ne le sont pas, l'ouvrier peut provoquer ce retour automatiquement en appuyant très légèrement sur les poignées 14 et le léger contact du cylindre 1 avec l'ouvrage 17 tend à obtenir l'effet recherché de retour de l'appareil vers l'ouvrier suivant le sens de la flèche f2 (figure 3).
Ce retour se faisant avec très peu de pression sur l'ouvrage 17, ne laisse pas de trace sur celui-ci comme c'est le cas avec la plupart des appareils similaires rece- vant leur mouvement par des câbles ou ayant le moteur situé dans une position moins convenable, c'est-à-dire du côté de la flèche f par exemple, au lieu d'être immédiatement au-dessus de la partie travaillante de l'appareil, comme c'est le cas ici.
La figure 5 représente une variante de construction de l'appareil dans laquelle le mouvement mécanique est obtenu à l'aide d'un moteur 9 placé dans le sens perpendiculaire au précédent et commandant soit directement le cylindre 1 par une chaîne ou par des engrenages,soit par l'intgermédiaire de l'arbre 6 et de la transmission 4-5 susdécrite.
La figure 6 représente une autre forme d'exécution de l'appareil, exécution convenant plus particulièrement pour certains cuirs pour lesquels les galets peuvent 'être
EMI6.1
---.....¯01-¯- '1 - e 1 t f ¯ >-- t¯¯ ¯ ¯ . L
<Desc/Clms Page number 7>
Dans ce cas, le carter 3 de l'appareil a une forme plus réduite et contient seulement le moteur 9 commandant directement le cylindre travailleur 1.
L'ouvrier travaille le cuir au moyen de cet appareil, en appuyant, comme pour le précédent/sur les poignées 14.
L'appareil est suspendu par un câble ou autre lien 19 à un dispositif fixé au plafond de l'atelier par la pièce 20 qui supporte elle-même une fourche 21 pivotant autour de son axe 22.
Un contrepoids 23 fixé sur le levier 20 oscillant dans la fourche 21 autour de l'axe 24 fait équilibre à l'appareil et permet de soulever celui-ci pendant son temps de repos.
La facilité de pivotement autour de l'axe'23 permet de déplacer facilement l'appareil sur tous les points de la peau à travailler.
La figure 7 représente une variante de ce moyen de suspension et montre que le câble 19 supportant l'ap- pareil passe sur une petite poulie 25 suspendue à un trolley 26 roulant sur un fer à T 27. Un contrepoids 23 équi- libre l'appareil.
Le mouvement du trolley 26 sur le rail 27 permet le déplacement de l'appareil pendant le travail sur tout l'ouvrage .
Au repos, l'appareil est posé par exemple sur des supports en V non figurés sur le dessin .
Dans l'exemple des figures 8 et 9, l'appareil comporte dans un même bâti 31, un cylindre 32 à lames et un moteur électrique 33 entraînant le dit cylindre 32 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 34.
L'appareil repose, au repos, sur le cylindre tra-' . vailleur 32 et sur un ou plusieurs galets 39 auxiliaires
<Desc/Clms Page number 8>
(ou dispositifs similaires) solidaires par une béquille 40 du bâti 31 de l'appareil.
Au repos ( figure 8) l'axe du moteur 33 et l'axe du cylindre 32 sont situés dans un plan MM légèrement incliné sur la verticale .
Le bâti 31 est muni de poignées 41 qui permettent de déplacer l'appareil sur l'ouvrage à travailler. Chacune de ces poignées, de section rectangulaire ou carrée, est munie à son extrémité d'une spatule 42 venue de fonderie .
La forme de ces poignées 41-42 permet à l'ouvrier d'appuyer avec ses poignets sur les spatules 42 et de faire culbuter l'appareil dans le sens de la flèche f (figures 8 et 9).
Si l'on se reporte à la figure 9, l'on se rend compte immédiatement que par ce mouvement de basculement le galet ou le cylindre 39, qui sert d'appui à l'appareil au repos, se trouve dégagé de l'ouvrage 43 et seul le cylindre travailleur 32 appuie à ce moment sur ledit ouvrage.
Le bâti 31 de l'appareil porte, venues de fonderie ou rapportées, des coquilles 44 qui, lorsque l'ouvrier produit un effort sur les spatules 42 pour faire basculer l'appareil, viennent prendre appui sur les avant-bras de l'ouvrier, corme le représente la figure 8 . L'appareil se trouve ainsi parfaitement en équilibre et l'ouvrier peut le déplacer sur l'ouvrage alors qu'il ne frotte contre celuici que par le cylindre travailleur lui.-même, tout autre appui étant éventuellement écarté de l'ouvrage ( figure 9).
Le poids du moteur 33 se trouvant alors exactement audessus de l'appareil, tout le poids du dit appareil stajou- te à l'action de l'ouvrier pour augmenter l'efficacité du travai 1
<Desc/Clms Page number 9>
pour lequel les lames doivent avoir une action tranchante, l'on peut adapter un dispositif d'affûtage amovible sur le bâti de l'appareil au moyen par exemple d'écrous à oreilles 45 (figure 10).
Ce dispositif d'affûtage peut se composer comme représenté à la figure 10, d'un support 46, comportant deux arbres cylindriques 47 sur lesquels coulisse un support 48, muni d'une poignée 49 et formant en son centre un écrou 50. Dans cet écrou 50 est vissé au moyen du petit volant 51, un support de meule émeri 52 qui vient en contact avec les lames 32a du cylindre 32 pendant la rotation de celuici, l'appareil ayant été, au préalable, couché dans la position représentée.
Par un mouvement latéral effectué sur la poignée 49, l'ouvrier fait mouvoir la pierre à affuter 52 suivant les génératrices du cylindre sur toute la longueur de celui-ci.
Le dispositif d'affûtage peut, bien entendu, être exécuté de toute autre manière. L'un des arbres de l'appareil peut émerger du bâti 31 et porter une petite poulie, transmettant le mouvement de rotation, par une petite courroie amovible , à un arbre portant à la place du portemeule à poignée décrit plus haut une meule plate de tome circulaire, clavetée coulissante sur ledit arbre, ou un dispositif perpendiculaire pour affutage à la meule boisseau.
Le mouvement de va-et-vient sur toute la longueur de la lame peut être assuré soit à la main, soit par un mouvement mécanique.
Dans l'un et l'autre cas, un index guideur peut âtre maintenu en contact avec un guide, de forme appropriée à celle des lames (ou autres outils ).à affûter, pour assurer un bon affûtage des lames. Ceci implique, naturellement, que le support de la meule soit fixé au bâti de l'appareil d'une façon oscillante ou autre ne s'opposant pas aux dé-
<Desc/Clms Page number 10>
placements désirés de la meule par rapport aux génératrices du cylindre travailleur.
Dans l'exemple d'exécution représenté à la figure 11, un châssis 56, fixé à pivotement autour de l'axe du galet 39, comporte à sa base, d'une part, une contreplaque de guidage 66, et à son autre extrémité, un petit cylindre de réglage 57.
Ce châssis est articulé au-dessus du galet 57 et de chaque côté de l'appareil à deux vis de réglage 58 , se vissant dans le bâti et recevant un mouvement de montée; ou de descente par des pignons hélicoïdaux 59, commandés par les vis 60 et le petit volant à main 61 claveté sur le même arbre que les vis .
Si l'on fait monter les vis de réglage par le mécanisme que l'on Vient dtindiquer, on dégage beaucoup plus le cylindre travailleur 32 et la pénétration des lames figurées sur le dessin, dans le bois par exemple, est plus importante .
Si, au contraire, on abaisse le châssis par cette même commande, le châssis arrive à déborder du cylindre à la partie inférieure; on peut régler de manière que le cylindre effleure juste de la quantité désirée la matière à travailler.
Quant à la plaque 66, elle permet d'aller plus au bout de l'ouvrage, alors que le galet 39 a déjà échappé.
Comme on le voit sur la figure 11, si la position de la plaque 66 se trouve un peu surélevée par rapport au plan forme par la tangente des points bas de contact du ou des galets 39, et du cylindre travailleur 32, ce cylindre travailleur aura tendance à stenfoncer dans l'ouvrage 43 et de raboter, fraiser, limer, ou meuler, jusqu'à ce que le contre-placue guide 66 vienne en contact avec ledit
<Desc/Clms Page number 11>
En vue de régler l'épaisseur du travail, l'appareil est de préférence complété par un autre dispositif comportant un châssis 67, articulé sur le même axe de galet 39.
Ce châssis porte des galets 63 placés tout à fait aux extrémités droite et gauche de l'appareil, à ltextérieur de celui-ci.Ces galets peuvent rouler sur le côté de l'ouvrage et régler ainsi par la vis 64 et la butée 65 l'épaisseur finale de la pièce à travailler.
Pendant le repos, ces galets 63 se trouvent éloignés de la butée 65 par la force de ressortS62. L'organe travailleur de l'appareil se trouve ainsi dégagé du travail.
Si l'on rabote une planche, par exemple, on pose celle-ci sur une surface très plane, les galets 63 débordent de chaque côté de la planche et portent sur cette surface plane. Par le réglage de hauteur de la vis 64 et de la butée 65 on peut amener l'épaisseur de la planche à la valeur désirée, lom/m; 15m/m par exemple,.
On voit donc, que l'appareil décrit convient parfaitement par ses dispositions pour les travaux de rabotage, fraisage, limage, etc... en utilisant un cylindre 32 portant les outils appropriés, tel qu'un cylindre de raboteuse ou de dégauchisseuse figuré sur le dessin, pour le bois, une fraise ou un cylindre fraise-lime pour les métaux, une brosse pour l'enduit ou le brillant, un cylindre recouvert d'émeri ou autre abrasif pour le polissage ou ponçage, etc...
Naturellement l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemple.