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à l'appui d'une demande de Procédé et dispositif de télévision simultanée. suivant les procédés connus, la télévision a pour base la transformation de la simultanéité des impressions lumineuses reçues sur la rétine en une succession d'impulsions photo- électriques ponctuelles.
La présente invention a pour objet un procédé de télévision rendant possible la transmission simultanée d'un grand nombre de points ou même de la totalité des points de l'image que l'on veut faire percevoir à distance.
Suivant ce procédé, on décompose l'image en séries de points que l'on transmet simultanément en utilisant des modulations ou des combinaisons de modulations variées d'une même
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onde porteuse ou d'un nombre restreint d'ondes porteuses différentes. Les différentes séries de points à transmettre peuvent être transmises simultanément ou successivement.
Pour réaliser la transmission simultanée d'un groupe de points, on pourra se servir, par exemple, d'un nombre qorres- pondant de modulations de diverses fréquences imprimées à l'onde porteuse par des dispositifs spéciaux tels que par exemple des sources de courants alternatifs ou pulsatoires. Dans le cas où le nombre des points constituant le groupe à transmettre serait trop élevé pour permettre de procéder ainsi, on pourrait carac- tériser chaque point soit par une combinaison de deux ou de plusieurs modulations de diverses fréquences, soit par une combinaison de modulations de diverses fréquences et de divers ordres, en sorte que ce ne serait plus le nombre des modulations, mais le nombre de ces combinaisons de modulations qui correspondrait au nombre des points à transmettre simultanément.
A la réception on n'aura qu'à se servir des phénomènes de la résonance électri- que, de l'amplification sélective ou du filtrage électrique pour extraire de l'onde porteuse les modulations ou les combinaisons de modulations caractérisant chacun des points du groupe en question.
Il est possible de remplacer à l'émission les modulations modulées par des modulations ondulées produites par la superposition à des variations d'amplitude relativement basse de variations d'amplitude de fréquence plus élevée.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, divers modes d'application du procédé suivant l'invention.
La figure 1 représente la décomposition de l'image à transmettre en un certain nombre de points.
La figure 2 représente le montage, pour l'application du procédé de transmission simultanée des différents points de l'image suivant la figure 1.
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La figure 3 représente, en variante, un schéma différent pour l'application du même procédé.
La figure 4 représente un schéma pour la transmission successive des séries de points suivant le procédé.
La figure 5 est une coupe verticale d'un dispositif pour la réalisation du procédé.
Ka figure 6 est une coupe horizontale du même dispositif.
La figure 7 représente un autre mode d'application. du procédé.
L'image à transmettre est projetée sur un écran suivant la figure 1. Cet écran est subdivisé en un certain nombre de parties 1-2-3.... 11-12-13.... 21-22-23-.... formant, par exemple, des rectangles horizontaux et verticaux. On supposera, pour simplification, que cet écran est constitué par un carré divisé en dix rectangles horizontaux et dix rectangles verticaux,
En chacun des points 1-2-3.... est placé un élément photo-sensible 101-102-103..... lequel est intercalé sur l'une des branches 201-202-203.... d'un circuit parcouru par un cou- bant alternatif de fréquence déterminée. Les différentes branches 201-202-203....210 sont réunies à une même source 301 appropriée, par exemple une lampe à trois électrodes.
Sur chacune des branches 206-202....est disposé un dispositif de modulation quelconque, par exemple un téléphone. 401-402.... qui re- çoit les variations d'intensité provoquées par l'impression reçue par l'élément photo-sensible correspondant 101-102....
Les dispositifs de modulation 401-402.... actionnent un autre dispositif de modulation, par exemple un microphone, une self, une capacité, une résistance ou une impédance 501, disposé sur le circuit pelié à une source S, laquelle provoque une onde porteuse de fréquence déterminée. Lorsque l'élément
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photo-sensible 101, par exemple, est influencé par la lumière, il agit sur le courant passant à travers la branche 201 et sur ce courant seul. Il agit en outre par l'intermédiaire du dispositif de modulation 401 et des dispositifs de modulation successifs 402, 403....410 sur le dispositif 501 et par suite sur le courant de haute fréquence produit par la source S.
Il se produit ainsi des modulations modulées de l'onde porteuse produite par la source S, correspondant aux différents points de l'écran (fig.l) et qui permettent de différencier chaque point par une combinaison de fréquences.
Suivant la figure 3, on fait agir l'ensemble des dispositifs de modulation relatifs à une série 401402... 410 par exemple, sur une dispositif de modulation 501 disposé sur le circuit d'une autre série et ainsi de suite, et on transmet chaque série de points par une onde porteuse unique de fréquence déterminée au moyen de modulations modulées permettant de différencier chaque point par des combinaisons de fréquences.
Lorsque le nombre de points à transmettre est très grand, on transmet successivement des séries de points. Par exemple, on peut diviser l'écran figure 1 en rectangles verticaux, horizontaux ou autres et on transmet les séries l'une après l'autre, suivant les procédés précédemment décrits, par exemple les séries 1-11-21-31....91, puis, 2-12-22-32.... 92, puis 3-13-23- 33.... 93, etc...
Il est évident que cette manière de décomposer l'image n'est donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et comme l'un des modes d'exécution particuliers du moyen général caractéristique de la présente invention. Comme il importe de transmettre successivement toutes les séries de points composant l'image, il faut faire agir à tour de rôle chacune de ces séries sur un dispositif photo-sensible susceptible d'être impressionné simultanément par tous les points d'une série donnée.
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A cet effet, on effectue un balayage des éléments photo-sensibles. Ce balayage peut être optico-mécanique ou bien électromagnétique.
Dans ce dernier cas, on effectue le balayage par un pinceau cathodique soumis à l'action d'un champvariable, champ électrique ou magnétique.
Dans le cas d'un dispositif optico-mécanique, celuici peut être réalisé de diverses façons.
La figure 4 représente le montage à employer en vue de transmettre simultanément un groupe de points, en supposant qu'on réalise cette transmission simultanée à l'aide de modulations de diverses fréquences imprimées à une seule onde porteuse. L est la source qui engendre les oscillations porteuses, par exemple une lampe à trois électrodes. Son circuit de grille comporte des dispositifs de modulation, par exemple des microphones, des selfs, des capacités, des résistances ou des impédances 501-502... montés soit en série, soit en parallèle, chaque dispositif de modulation est actionné par autant d'hétérodynes 601-602.... qu'il existe de points à transmettre simultanément, chacun de ces hétérodynes étant réglé sur une fréquence d'émission différente de celles des autres hétérodynes.
Dans le circuit grille de chacun de ces hétérodynes se trouve intercalé un élément photosensible 101-102... (fig. 4). Il est évident que, dans ces conditions, l'action de l'éclairage sur un point déterminé du rectangle à transmettre influence une modulation déterminée de l'onde porteuse et une seule. L'onde porteuse sera donc affectée d'autant de modulations de différentes fréquences que la série agissant momentanément comportera de points et l'amplitude de chacune de ces modulations sera déformée suivant le degré de l'éclai- rage du point correspondant.
Il est inutile d'ajouter que dans le cas où le nombre des points constituant une série serait trop élevé pour qu'on
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puisse appliquer le procédé sus-indiqué, on pourra caractériser chaque point par une combinaison de deux ou de plusieurs modulations des=diverses fréquences ou de diverses fréquences de divers ordres, en modifiant en conséquence le schéma de la transmission.
Pour appliquer commodément le procédé., diverses dispositions peuvent être envisagées.
Suivant la figure 5, les éléments photo-sensibles sont disposés en une pile verticale E ; la pile E est placée dans l'axe X-X d'un tambour tournant T protégé par un carter cylindrique immobile K dans lequel est pratiquée une fenêtre V ayant la forme d'un rectangle cylindrique.
Comme l'indiquant les,figures 5 et 6, le tambour tournant T porte un certain nombre de. fentes verticales F parallèles à son axe et par conséquent à la pile E, La lettre I désigne l'image à transmettre. Il est évident que lorsque E tourne, une fente qui n'est pas obturée par le carter K laisse pénétrer jusqu'à E, à chaque instant, un faisceau de lumière reflété par une des séries constituant l'image, et par une seule. En parcourant l'espace rendu accessible aux rayons lumineux par la fenêtre pratiquée dans le carter K, la fente en question laissera successivement pénétrer jusqu'à E un certain nombre de faisceaux de lumière réfléchis par un ensemble de séries de points formant ce qu'on pourrait appeler le champ de vision du dispositif.
Si l'on considère chacune desdites séries comme étant composée d'une suite de points disposés verticalement, dont le nombre est égal à celui des éléments photo-sensibles logés dans la pile E, on pourra admettre que pendant que le faisceau réfléchi par une des séries agit sur E, chacun de ces points agit sur un élément photosensible déterminé de E et sur un seul. Il y aura donc action successive de diverses séries verticales de points formant l'image à transmettre et action simultanée de tous les points constituant une série.
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Il n'a pas été tenu compte, dans ce qui précède, du dispositif optique intervenant dans l'appareillage, ce dispositif pouvant être réalisé dans difficulté par tout homme du métier. Le "champ de vision" indiqué figure 5 peut en effet être constitué par une image dans l'espace, issue d'un objectif; il peut également être constitué par une image photographique ou cinématographique portée sur un support de verre ou de celluloïd. Dans les deux cas il faut interposer entre les fentes du tambour tournant et son axe constitué par les photo-cellules, les éléments optiques nécessaires pour reporter chacun des points des fentes du tambour'sur les photocellules correspondantes, dispositif qui n'entraine aucune difficulté d'application.
On peut aussi supprimer le tambour tournant et opérer conformément au schéma de la figure 7 dans laquelle: A représente un objectif ordinaire ; B figure, vue en coupe, un miroir mobile autour d'un axe ; C est la coupe de la pile des photocellules disposées suivant un axe perpendiculaire au plan de la figure.
L'objectif A est disposé de façon à ce que le plan de l'image qu'il donne dans l'espace coïncide avec la pile des pho- tocellules; autrement dit, de façon que la droite constituée par les photocellules soit comprise dans le plan de l'image projetée par l'objectif. C'est alors qu'intervient la rotation du miroir B qui amène successivement tous les points de l'image, pratiquement décomposée en lignes juxtaposées, en contact avec les photocellules C.
Cette disposition est assez connue pour ne pas exiger une description détaillée, étant entendu que le miroir peut soit accomplir des révolutions complètes, soit simplement osciller, soit même être remplacé par des couronnes de miroirs tournants ou éventuellement de prismes.
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L'appareil récepteur sera constitué d'après la disposition adoptée pour l'émetteur; toutefois, il n'y a aucune nécessité à adopter une interdépendance entre l'appareil émetteur et l'appareil récepteur quant à leur disposition : seul leur synchronisme est indispensable.
C'est ainsi qu'on peut établir le récepteur en le constituant à l'aide d'une série de sources lumineuses linéaires, commandées chacune par les modulations transmises par les photocellules correspondantes, Ces sources lumineuses (lampes au néon par exemple), occupant toute la surface de l'image transmise, seront masquées par des diaphragmes à fentes passant devant les lampes linéaires en synchronisme absolu avec le passage des ouvertures du tambour tournant de l'émetteur, ou avec les oscillations ou rotations du miroir de la figure 7.
. On peut également combiner l'émission simultanée ou mi-simultanée mi-successive, telle que décrite, avec la réception purement successive des appareils actuels à disque tournant de NIPPKOFF.
Dans ce cas, il faut établir le synchronisme du passage d'un point du disque de NIPPKOFF avec le déplacement de l'image de l'émetteur, correspondant à la largeur d'une ligne; il convient en outre de ne plus disposer les photocellules de l'émetteur suivant une droite, mais bien suivant un arc de cercle correspondant aux zones balayées par les trous du disque de NIPPKOFF.
Enfin, en s'appuyant sur le procédé qui est à la base des divers dispositifs décrits à titre d'exemple, on se rend compte de la possibilité de réaliser encore le dispositif suivant, sans sortir des limites de l'invention. Au lieu d'employer un émetteur transmettant des points jointifs constituant
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une droite destinée à être transmise simultanément, on peut envisager la transmission de points pris sur une même droite, mais séparés par des intervalles égaux. On utilise dans ce cas, tant à l'émission qu'à la réception, des disques de NIPPKOFF mais avec cette particularité que plusieurs pçints balayent simultanément l'image.
Dans aucun des cas qui viennent d'être décrits le câblage des amplificateurs de cellule ou de sources lumineuses ne présente de difficulté particulière, et il reste toujours du ressort de 1'homme de métier.
L'onde porteuse de modulation définissant simultanément plusieurs points de l'image à transmettre, peut en outre porter une modulation relativement lente, de l'ordre de 15 à 30 par seconde, cette modulation étant uniquement destinée à entretenir, conformément aux méthodes connues, le synchronisme entre les éléments mobiles de l'émetteur et ceux des récepteurs. Dans le cas particulier où ces appareils utilisent les uns et les autres des miroirs oscillants, le synchronisme ainsi obtenu évite tout repérage ou tout rattrapage d'image si délicats et si gênants dans les appareils à disques.
Dans le cas où le dispositif récepteur est constitué par des tubes luminescents disposés côté à côte suivant la haue teur ou la largeur de l'image, il n'y a aucune difficulté à réaliser la transmission des images avec leurs couleurs. Il suffit à cet effet de disposer les tubes par groupes de trois par exemple, respectivement à lumineecences rouge, verte et violette: les photocellules de l'émetteur étant elles-mêmes disposées par groupes de trois et respectivement recouvertes de filtres colorés rouge, vert et violet. Les photocellules de l'ématteur sont naturellement choisies de manière à présenter leur maximum de sensibilité sous le filtre coloré correspondant.