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Procédé permettant d'étirer le magnésium et ses alliages.
La présente invention a pour objet l'étirage du magnésium et de ses alliages.
Jusqu'ici, on ne considérait pas comme possible d'étirer le magnésium en un fil mince et dès lors le procédé utilisé jusqu'ici pour préparer des fils ou bandes de magnésium consistait à filer ou presser du magnésium liquide sous une haute pression à travers une ouverture, tou en chauffant le bloc dans lequel cette ouverture est ménagée. Cependant, ce procédé entraîne de grandes difficultés techniques, s'il s'agit d'obtenir des fils très minces. D'autre part, il est connu de fabriquer de la tôle de magnésium qui est très mince en une seule dimension, par un procédé de laminage.
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Les métaux étirables à point de fusion relativement faible sont étirés à la température ambiante et avec de grandes différences dans le diamètre des ouvertures de passage des filières. Ainsi, par exemple, l'aluminium qui a un point de fusion de 658 C ou le cuivre dont le point de fusion est de 1080 C peuvent être étirés à la température ambiante avec un décroissement de diamètre de 15% ou plus.
Les métaux réfractaires, tels que le tungstène (point de fusion 33000C) ou le molybdène (point de fusion 2600 C) sont étirés en fils très minces à une température sensiblement supérieure à celle ambiante, par exemple à 800 C et avec un petit décroissement de 8% au plus par filière.
Parmi les métaux précités l'aluminium ressemble le plus au magnésium à ce sujet, étant donné que les deux métaux ont non seulement pratiquement le même point de fusion, mais également la même résistance à la traction. Ce- pendant, bien que l'aluminium puisse être étiré jusqu'à 40 microns et est donc parmi les métaux facilement étirables, on ne pouvait filer jusqu'ici le magnésium qu'en fils ou bandes guère plus minces que 500 microns. Au point de vue technique, on préfère l'étirage au filage à travers une ouverture étroite.
On a constaté, suivant l'invention, que le magnésium, bien qu'il soit un métal à bas point de fusion, peut être étiré selon des procédés qu'on utilise précisément pour des métaux à point de fusion élevé.
Suivant l'invention, on étire le magnésium à travers des filières dont la circonférence de passage décroit en proportion relativement faible, de préférence de 6% par filière au plus, et la zône de déformation est en outre chauffée à une température comprise entre 250 et 400 C, de ,
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préférence 350 .
Le décroissement de la circonférence de passagi filières est de préférence compris entre 2 et 5 % par fil
L'invention embrasse non seulement le magnésie mais aussi des alliages du magnésium ayant une proportion magnésium assez élevée pour qu'on ne puisse les étirer sans avoir recours à l'invention et dans cette descriptio le terme "magnésium", doit être pris dans un sens très la pouvant comprendre également des alliages dudit genre.
Suivant un mode de réalisation de l'invention., @ peut chauffer la z8ne de déformation en chauffant les fili En partant , par exemple, d'une baguette de magnésium fond ou filée d'un diamètre de 6 mm., on peut d'abord la réduir par exemple par martelage, à un diamètre plus faible, par exemple 1 mm., et on peut ensuite procéder à l'étirage. On opère le martelage, de préférence, en réduisant la circonf rence de la baguette de 3 % au plus par opération de marte: On peut, cependant, même sans opération préalable de marte] procéder directement à l'étirage à partir du diamètre initi de 6 mm.
On entend par martelage l'opération de martelage laquelle on a recours par exemple pour fabriquer du fil de tungstène, entre autres pour lampes électriques à incandesc, ce. L'appareillage qui convient pour ce martelage et cet ét: rage est décrit et représenté aux pages 68 à 75 de l'ouvrage de N.L. MUller "Die Fabrikation und Eigenschaften der Metalldrahtlampen (1914)".
Suivant l'invention, on obtient de bons résultats en martelant d'abord, par exemple, les baguettes de magnésiu en question à une température supérieure à 250 C., de préf é- rence à 400"C, de manière à réduire le diamètre à 3 mm., le @
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diamètre étant diminué de 40 microns à chaque opération de martelage. Puis, on réduit le diamètre de 3 mm. à 2 mm., le diamètre diminuant de 20 microns par opération de martelage et on réduit ensuite le diamètre de 2 mm. à 1 mm., le diamètre étant réduit de 10 microns par opération de martelage. Une fois atteint le diamètre de 1 mm., on procède à l'étirage.
Au cours de l'étirage, la zone de déformation est chauffée à une température d'environ 350 C, ce qui peut s'effectuer facilement par chauffage de la filière. Il y a avantage à chauffer le fil de magnésium préalablement à une température supérieure à 300 C., de préférence à 450"C., aussi longtemps que le fil a encore une épaisseur supérieure à environ 300 microns et avant qu'il n'atteigne l'ouverture d'étirage de la filière. L'étirage peut être exécuté de la manière suivante.
On s'arrange pour que de 1 mm. à environ 600 microns le décroissement du diamètre du fil par filière soit de 35 microns. Puis, on réduit le diamètre de 600 à 400 microns, le décroissement du diamètre étant de 20 microns par filière.
Lors de l'étirage subséquent qui s'opère de manière que le diamètre soit réduit de 400 microns à 200 microns, le décroissement par Tilière est de 12 microns et ensuite on peut réduire le diamètre de 200 microns à 100 microns, le décroissement étant de 10 à 1 micron par filière.
Les filières peuvent être des diamants ou des filières faites, par exemple, en ce qu'on appelle le métal Widia.
De préférence, on utilise une vitesse de traction qui pour les diamètres inférieurs à 600 microns est environ de 10 mètres par minute. Le lubrifiant dont on se sert au cours de l'étirage peut être l'huile de navette.
Par suite de l'étirage, il se produit une augmenta-
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tion de la ténacité dont la valeur est, dans la plupart des cas, supérieure à celle d'un fil de diamètre identique obtenu par filage. Ainsi, par exemple, on peut arriver facilement à une ténacité de 25 à 30 kg par mm2.
Le magnésium étiré suivant l'invention présente à sa surface des stries d'étirage et un examen métallographique a révélé qu'il a une structure de cristaux plus petits qu'un fil de magnésium obtenu par filage.
L'invention permet en outre d'étirer le magnésium e bande mince et étroite ayant une périphérie inférieure à 1500 microns. Cette bande mince et étroite peut être obtenue tant par un choix judicieux de la forme de la section de passage des dernières filières que par étendage ou laminage d'un fil rond étiré selon le procédé de l'invention.