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"PROCEDE DE SOUDURE DE LA FONTE"
La présente invention est relative a un procédé pour la soudure de la fonte, en particulier au moyen de l'arc électrique, dans lequel le joint,pendant l'opération de soudure, est protégé oar une couche de scorie,le dit procédé étant caractérisé par le fait qu'une matière contenant du titane ou du zircon est ajoutée à la. soudure grâce à une baguette à souder consistant en un alliage d'acier contenant du titane ou du zircon et enduite d'une matière formant scorie.
Il a été ainsi possible de produire une soudure qui adhère bien à la fonte et que l'on peut travailler mécaniquement avec des outils ordinaires, sans avoir à chauffer au préalable les corps
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que l'on veut souder. Suivant les méthodes déjà connues, dans les cas où les pièces à souder ensemble n'avaient pas été d'abord chauffées,la soudure était généralement faite au moyen d'une baguette d'acier doux, lequel, d'une part, donne bien une soudure de bonne adhérence, mais, en même temps,la rend très dure et presque impossible à travailler.
Il a été également possible de produire une soudure mécaniquement travaillable, en ajoutant à celle-ci un fort pourcentage de nickel, mais alors l'adhérence s'est révélée faible et l'on peut dire que dans beaucoup de cas un tel mode de soudure est plutôt un bourrage qu'une soudure proprement dite, étant donné que très souvent, au bout de peu de temps, la matière formant la soudure s'est détachée elle-même de la fonte.
Suivant l'invention, le titane ou le zircon est ajouté au joint de soudure au moyen de baguettes à souder faites en alliages d'acier au titane ou au zircon, lesquelles sont recouvertes d'une couche de matière formant scorie - les dites baguettes constituant une partie de l'invention, étant donné que le procédé de soudure ci-décrit est rendu possible et peut être mis en oeuvre grâce à l'emploi de telles baguettes.
Celles-ci sont avantageusement faites d'un ferro-alliage malléable contenant du titane ou du zircon. La proportion de ces métaux dans le ferro-alliage peut varier dans des limites plutôt larges pour différents buts, mais ne doit généralement pas être inférieure à 0,1 %, ni dépasser 10 %. Il est avantageux d'utiliser des alliages renfermant de 1 à 4 % de titane ou de zircon. La proportion de carbone de l'alliage est généralement maintenue au-dessous de 0,5 %; elle a de préférence pour valeur de 0,1 à 0,2 %, ou même moins. Lorsque la proportion de titane ou de zircon est relativement élevée,il est cependant possible d'admettre une proportion de carbone beaucoup plus élevée qu'il n'a été fait mention.
On a, dans beaucoup de cas, trouvé aussi avantageux de se
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servir d'alliages renfermant à la fois du titane et du zircon. L'alliage peut encore contenir convenablement une certaine proportion de silicium, par exemple de 0,2 à 4 %. D'autres constituants de l'alliage,tels que manganèse, aluminium,etc., peuvent se trouver en plus ou moins grande proportion dans le ferroalliage contenant le titane ou le zircon. Comme déjà mentionné, l'alliage de la baguette à souder ne doit contenir qu'une proportion de carbone relativement faible. De plus grandes proportions de carbone dans l'alliage ont tendance à rendre la soudure moins cohérente,ce qui est probablement dû au fait que un alliage à haute teneur en carbone possède un point de fusion très bas.
Le métal fondu formé pendant l'opération de soudure ne sera donc ainsi pas chauffé au degré de température voulu pour produire une bonne adhérence. Lorsqu'il est désirable d'ajouter une matière renfermant du carbone au joint de soudure, on peut avantageusement la mélanger à la couche formant scorie dont on enduit la baguette, par exemple sous forme de graphite. On peut cependant généralement prévoir que seulement une partie relativement faible de ce carbone fera partie de la soudure.
On a déjà suggéré d'utiliser des alliages en poudre contenant du titane ou du zircon comme agents désoxydants dans les enduits formant scorie lorsque l'on soude des ferro-alliages malléables ordinaires. Les tentatives pour se servir de telles baguettes à souder pour souder la fonte n'ont pas donné des soudures travaillables, ce qui est sans doute dû au fait que de telles additions à l'enduit, comme prévu par les inventeurs, se sont complètement oxydées pendant l'opération de soudure. C'est seulement par l'emploi de baguettes d'alliages de titane ou zircon, enduites d'une couche protectrice formant scorie afin d'éviter une trop grande oxydation pendant l'opération de soudure,qu'il a été possible, dans la soudure de la fonte, de rendre la soudure tra-
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vaillable sans avoir à chauffer au préalable les corps à souder.
Lorsque la soudure est faite électriquement, par exemple à l'arc électrique, la baguette sert avantageusement d'électrode.
Comme exemples de baguettes ayant donné des soudures de bonne adhérence et faciles à travailler, on -oeuf citer les sui- vents :
Exemple I - Une baguette, enduite d'une matière formant scorie et contenant du carbone, faite d'un ferro-alliage produit par un procédé aluminothermique, renfermant, en plus de plus peti- tes quantités d'impuretés présentes généralement dans l'acier, 2,1 % de Tl, 2,9 % de Si, 35 % d'Al, et 0,23 % de C.
Exemple 2 - Une baguette, enduite comme dans l'exemple précédent,d'un ferro-alliage contenant 0,15 % de Zr, 2, ci % de Si, J,15 % d'Al, 0,05 % de Ti et 0,05 % de C.
Les alliages qui servent à fabriquer les baguettes neu- vent, en outre de procédés aluminothermiques, être également Dro- duits par d'autres méthodes métallurgiques connues, car exemple par l'addition d'un alliage à haute teneur en titane ou zircon à un acier ou un ferro-alliage produit au four électrique, au four Martin-Siemens, ou au creuset.