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" PROCEDE ET APPAREIL POUR LE VIEILLISSEMENT DES BOISSONS
ALCOOLIQUES TELLES QUE LES ALCOOLS NATURELS, LES VINS,
LES SPIRITUEUX ET LIQUEURS ALCOOLISEES n
La présente invention est relative au vieillissement artificiel des boissons alcooliques telles que les alcools naturels, les vins qui titrent au moins 12 degrés, et les spiritueux ou liqueurs alcooliques.
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Le procédé objet de l'invention a pour effet de provoquer en un temps très court le vieillissement ou développement du bouquet ou de l'arôme naturel des alcools de conson mation (eaux-de-vie diverses, rhum, wisky, gin, brandy), des vins, cidres et de toutes liqueurs alcooliques, par formation d'éthers et d'aldéhydes grâce à la réaction sur l'éthanol et sur les alcools vineux des acides organiques volatils originellement contenus dans les boissons alcooliques.
Ce procédé se caractérise en ce que les boissons alcooliques à vieillir sont soumises en vase clos à une température comprise entre 57 et 109 degrés 0., de façon à obtenir, sans ébullition du liquide traité, la formation en solution et de proche en proche, des éthers organiques et des aldéhydes.
C'est ainsi que la formation des composés ci-après a lieu dans les conditions de température indiquées :
On obtient : de 57 à 58 degrés 0. les aldéhydes éthyliques, - - à 66 degrés 0. les aldéhydes propioniques, - - à 80 degrés 0. les aldéhydes oenanthyliques, - - à 108 degrés 0. l'oenanthylate d'éthyle. à 109 degrés 0. le formiate d'éthyle.
La température de 109 degrés C. peut être considérée comme la température critique maximum, car, vers 113 - 115 degrés 0. commence à se former le sulfovinate d'éthyle.
Le chauffage en vase clos tient oompte du coefficient moyen de dilatation des solutions alcooliques, à 1090 C. environ 5 à 7 %. Le volume d'air restant dans l'appareil subit, sous l'action de la température, une compression de 1 kg par cm2, de telle sorte qu'il forme pression dans l'intérieur du vase clos supprimant la chambre de vaporisation ou espace libre, ce qui empêche l'ébullition du liquide de se produire, et supprime la mise en tension de vapeurs des éthers formés et de l'alcool.
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Lorsque, la formation des éthers a lieu, la tension absolue superficielle de ceux-ci atteint alors de 785 m/m de mercure pour le propionate à 2950 m/m de mercure pour l'alcool, et cette tension provoque une tension égale de l'air emprisonné dans le vase clos, de telle sorte que cet équilibre, empêche la vaporisation et l'ébullition du liquide en traitement.
La durée du traitement d'étherification sous forme liquide, en vase clos, sous pression absolue optimum, de 2950 m/m de mercure varie entre 2 et 16 heures.Le coefficient d'étherification après 16 heures est en moyenne de 70 à 72 % du rendement théorique.
L'étherifioation achevée, le liquide est réfrigéré, en vase clos, pour être ramené à une température inférieure à l'ambiance.
L'invention s'étend aux appareils pour la mise en oeuvre du procédé exposé ci-dessus. Ces appareils sont notamment caractérisés par la combinaison de deux enceintes étanohes ou échangeurs thermiques dans lesquels ont lieu respectivement le chauffage du liquide alcoolique et le refroidissement du liquide après chauffage, de moyens pour faire circuler le liquide dans chacune des enceintes et de moyens pour éviter une surpression dans l'enoeinte de chauffage par évaouation automatique d'une partie du liquide en traitement, dans l'enceinte de refroidissement et retour ultérieur de celui-ci dans l'enceinte de chauffage.
Aux dessins annexés et à titre d'exemple seulement :
La figure 1 est une vue d'ensemble schématique d'une première réalisation d'un appareil tel que défini cidessus dans son principe.
La figure 2 est une vue schématique d'ensemble pour une deuxième forme.
Dans la première forme (figure 1)
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1 est l'enceinte de chauffage dans laquelle est disposé un serpentin 2 de circulation du fluide de chauf- fage (vapeur par exemple) dont l'arrivée a lieu en 3 à un mano-détendeur 4, et la sortie en 5, une soupape de sur- pression étant prévue en 6.
7 est l'enceinte de refroidissement divisée en deu@ compartiments étanches, par une cloison 8 , Dans le compar- timent supérieur est disposé un serpentin ou échangeur ther- mique 26, relié à la conduite 9 et au tube plongeur 10 et pénétrant en 11 dans le oompartiment inférieur de l'en- ceinte 1. Ce compartiment inférieur peut être mis en commu- nication avec l'atmosphère par le tube 12 sur lequel est. prévu une soupape automatique de surpression 13.
Les autres organes et éléments de l'appareil seront indiqués en même temps que le fonctionnement qui est le suivant :
Pour le remplissage, la clé du robinet à trois voie) 14 est orientée pour isoler l'enceinte 7 et faire commu- niquer les conduites 15 et 16. Le robinet 17 est fermé et la clé du robinet 18 est orientée pour faire communique] les conduites 19 et 20. La pompe 22 est mise en marche, elle aspire par 16 et 15 au foudre qui contient le liquide à traiter et le refoule par 19 - 20 dans l'enceinte 1. Quand le niveau désiré est atteint dans l'enceinte 1, la clé du robinet 14 est orientée de façon à couper la communica- tion entre les conduites 15 et 16 en laissant isolé le réservoir 7.
Le robinet 17 est ouvert de telle sorte que la pompe assure une circulation continue du liquide dans le réservoir ou enceinte 1, par conduite 21, pompe 22, con- duite 19, robinet 18 et conduite 20.
Une circulation d'eau de réfrigération est entrete- nue dans le compartiment supérieur de l'enceinte 7 (entrée en 23, sortie en 24) et la vapeur est admise dans le ser-
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pentin 2 du réservoir 1 et le chauffage est stabilisé à 105 degrés C. pendant une durée appropriée au liquide alcoolique à traiter.
En cas de surpression dans l'enceinte 1, la soupape 25 reliée au tube plongeur 10, laisse passer le liquide au serpentin 26. Le liquide refroidi pénètre en 11 dans le compartiment inférieur de l'enceinte 7. L'air en surpression dans ce compartiment s'éohappe, par la soupape 13 dans l' atmosphère .
Le liquide tombé au fond de l'enceinte 7 est ramené en circulation de chauffage par la conduite 16.
En cas de surpression exagérée d'air ou de vapeur à la partie supérieure du réservoir 1, une soupape 27 met en communication la partie supérieure du réservoir 1 et le serpentin 26, par les conduites 28 et 9.
Lorsque le traitement est terminé, la vapeur est stoppée, la olé du robinet 18 est orientée pour faire oommuniquer les conduites 19 et 9 et isoler la conduite 20, la communication entre la conduite 16 et la partie inférieure du réservoir 7 restant établie. Le liquide chaud circule alors du réservoir 1 au serpentin 26 par : conduite 21, pompe 22, conduite 19, robinet 18, conduite 9, serpentin 26, robinet 14, conduite 4, juaqu'à abaissement uniforme de température à 3 ou 4 degrés 0. au-dessous de 1 'ambiance.
La pompe 22 est stoppée et la vidange du liquide traité a lieu par un robinet au fond du réservoir 1, ou une voie du robinet 17 qui peut être à trois voies.
Dans la réalisation de la figure 2, les mêmes organes ou les organes qui correspondent à la réalisation de la figure 1 sont désignés par les mêmes caractères de référence.
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L'enceinte de chauffage 1 comporte un échangeur thermique à faisceau tubulaire 2. Les tubes de ce faisceau b traversent l'espace étanche compris entre daux plaques 1b et 1c et réservé au liquide alcoolique à traiter. La va- peur de chauffage est admise dans la boîte 1d, traverse le faisceau tubulaire 2 et parvient à la boîte 1c, d'où elle s'échappe en 5. Un robinet de purge est prévu en 29.
Comme en figure 1, la conduite d'arrivée de vapeur 3 com- porte un mano-détendeur 4 et une soupape 6.
L'enceinte de refroidissement 7 comporte aussi un échangeur thermique à faisceau tubulaire 26 traversé par l'eau de refroidissement qui arrive dans la boîte 7a pour sortir par la boite 7b. Une circulation d'eau indé- pendante est prévue dans des tubes 26a entre deux plaques 26b et 26c et qui ménagent des cavités 30 et 31. L'entrée de cette circulation a lieu en 32 et la sortie en 33.
L'arrivée de la circulation principale a lieu en 23 et la sortie en 24.
Pour le remplissage, la clé du robinet à trois voies est orientée pour mettre en communication la conduite 15 reliée au foudre qui contient le liquide alcoolique à trai- ter avec l'aspiration 16 de la pompe 22. La clé du ro- binet à trois voies 18 est orientée pour faire communiquer le refoulement de la pompe 22 et la conduite 20. La pompe mise en route remplit le réservoir 1 dont i'air s'échappe par le robinet de purge 34, Quand le réservoir 1 est rempli jusqu'au niveau requis, la purge 34 est fermée et la clé du robinet 14 est orientée de façon à isoler la conduite 15 et à faire communiquer la conduite 16 et l'enceinte comprise entre les plaques 1b et 1c. Une
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circulation continue du liquide à traiter est ainsi entretenue dans la dite enceinte.
On admet la vapeur dans le faisceau tubulaire 2 et l'eau dans les faisceaux tubulaires 26 et 26a. La température du liquide alcoolique est portée jusqu'à 1050 C., et la pompe est alors stoppée. Le chauffage est maintenu pour stabiliser la température entre 100 et 105 degrés 0. et autant que possible à 105 degrés C. pendant un temps qui peut varier de 2 à 6 heures suivant le liquide alcoolique traité.
Si la pression d'air dans l'enceinte 35 atteint 2 kgs par om2 ( température de 108 degrés C.) la soupape 25 met en communication le tube plongeur 10 et la conduite 9 ; une partie du liquide alcoolique est déchargé dans le réfrigérant tubulaire supérieur jusqu'à ce que la pression soit redevenue normale. Le liquide réfrigéré se rassemble à la partie inférieure de l'enceinte 7b et fait retour à l'enceinte 35 à travers le clapet équilibré 37.
En cas de surpression au réfrigérant la soupape 13 s'ouvre à l'atmosphère.
Lorsque le traitement est terminé, la circulation de vapeur est stoppée. La clé du robinet 8 est orientée pour faire communiquer l'enoeinte 35 avec l'aspiration 16 de la pompe ; laolé du robinet 18 est orientée pour isoler l'enceinte 35 et faire communiquer la conduite 38 avec le refoulement de la pompe. Celle-ci est mise en route et une circulation du liquide s'établit entre le réservoir de chauffage et le réfrigérant jusqu'à ce que la masse liquide ait atteint une température de 3 à 4 degrés au-dessous de l'ambiance.