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:?' Procédé pour la réalisation des opérations de lavage et de décorticage des végétaux, des fruits, des grains, par exemple lors de la déoortioation des céréales ".
Lors du lavage des blés, par exemple dans la meunerie,on oonstate des déperditions de matière dues à l'élimination,par solution, de corps solubles. Ces pertes sont particulièrement importantes lorsque les grains sont en oontaot pendant longtempi et, le cas échéant, en présence de corps chimiques,avec de l'eau ou avec des solutions éleotrolytiques diluées (lessives, sels ou aoides ).
Au oours des diverses opérations de déoortioage et de lava- ge, opérations connues en elles-mêmes ce ne sont pas seulement des matières solubles dans l'eau qui, dans les conditions qui viennent d'être exposées, passent dans la solution,maisencore des corps qui, à l'ordinaire, ne sont pas solubles dans l'eau, mais qui le deviennent sous l'action de corps chimiques, de tel: sorte qu'en présence d'eau ou de solutions diluées de lessives, de sels ou d'acides, ces matières passent dans le liquide exté- rieur et se trouvent ainsi perdues.
Conformément à l'invention, on peut éviter les déperdition. de matière dans les cas précités, ou du moins les limiter au mir
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mum, en règlant la pression osmotique des liquides de traitement, de telle manière qu'elle soit égale à la pression osmotique qui règne à l'intérieur des substances traitées ou bien qu'elle en soit voisine. On peut atteindre ce résultat en utilisant, comme liquide extérieur, des solutions très oonoentrées de lessives, de sels, diacides, de sucre, eto.. ou de leurs mélanges, de telle sorte que la pression osmotique de ces solutions oorres- ponde à peu près à oelle qui règne à l'intérieur des corps à la- ver ou à décortiquer.
Comme les éleotrolytes naturels qui se trou- vent, par exemple, dans les oouohes du grain de froment destinées à former les issues, sont à l'état d'humidité naturel, fortement concentrées, on cherchera, conformément à l'invention, en vue de réduire autant que possible la différence des pressions osmoti- ques , à enrichir le liquide extérieur en matières susoeptibles de créer dans ledit liquide une pression osmotique qui oorres- ponde à oelle qui règne à l'intérieur du grain. 'On sait que les éleotrolytes se dissooient fortement en leurs ions, en solution aqueuse ; 0' est pourquoi ils engendrent une pression osmotique supérieure à oelle des matières non susoeptibles d'être disso- oiées par le courant électrique et telles que le sucre et produits analogues.
Il a été oonstaté, au oours d'essais, qu'en procédant de la façon ci-dessus exposée on n'arrive pas seulement à réduire oon- sidérablement, ou même à supprimer complètement, les pertes de matière résultant de la dissolution des corps solubles, mais en- core à réaliser oertains autres avantages.
De même qu'à pressions osmotiques égales les matières oonte- nues dans le grain de blé ne se dissolvent qu'en très faible quantité dans le liquide extérieur, ce liquide extérieur ne pénè- tre qu'en quantité minimum à l'intérieur du grain. Ce faite est d'une importanoe particulière dans les procédés de déoortioage dans lesquels les grains de blé subissent un traitement extérieur à l'aide de produits chimiques, en vue du nettoyage du grain,de
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la dislocation des oouohes des tuniques ou des enveloppes, ou de leur élimination.
Tandis qu'à basse pression osmatique exté- rieure l'eau oontenue dans la solution et, le cas éohéant,les corps ohimiques) peut pénétrer à l'intérieur de la matière traitée, l'infiltration de ces corps est enrayée lorsque la pression osmatique du liquide extérieur est aussi élevée que la pression osmotique intérieure ou qu'elle s'en rapproohe sensi- blement. C'est pourquoi les matières traitées, par exemple les céréales, n'absorbent que très peu de liquide ou n'en absor- bent pas du tout, lorsqu'on les traite extérieurement aveo de grandes quantités de solutions salines isotoniques, ce qui faoi- lite considérablement et réduit, en oonséquenoe, le ooût du sé- ohage consécutif éventuel.
Un autre avantage essentiel consiste dans le fait que les matières en suspension dans la solution saline, matières qui se sont détaohées du grain (par exemple fragments de tuniques) peuvent être extraites plus aisément par filtration,oar elles sont moins souillées.
Le procédé qui vient d'être exposé et qui permet d'éviter des pertes de matière au oours des opérations de lavage et de déoortioation, par utilisation de solutions isotoniques,joue un rôle particulièrement important dans la fabrication des farines, des semoules, des blés..,; égrugés de qualité supérieure et produits analogues pauvres en matières fibreuses et tels que farines de froment, de seigle, d'orga et de mais, semoule et farine de malt, eto..., fabrication dans laquelle les céréales dont il s'agit d'extraire la farine sont décortiquées d'abord, par voie chimique, à l'aide de corps qui dissooient fortement l'eau en ses ions, o'est-à-dire à l'aide d'aoides ou de lessi- ves,après quoi on fait subir aux céréales traitées les opérations usuelles subséquentes.
Avant de subir lesdites opérations ultérieures,les céréales servant à la fabrication des farines sont donc débarrassées,par voie chimique, et suivant la nature de la matière première utili. sée, des barbes, du périoarpe et, le cas éohéant, de la tunique
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séminale. L'extraction de la farine à partir des céréales déoor- tiquées par voie ohimique, ne constipe pas seulement la solu- tion d'un problème technique oonsistant à obtenir des matières parfaitement décortiquées; il s'agit encore de réaliser dans des conditions avantageuses au point de vue économique, et la déoortioation impeccable au point de vue industriel et l'extrac- tion même de la farine.
On a déjà traité des céréales aveo des lessives diluées ou avec des acides dilués, en vue d'obtenir un effet de déoortioage, après quoi on/ essayé d'éliminer l'envelop- pe ou la tunique à l'aide de machines à brosser et dispositifs analogues.
On a essayé également de déoortiquer les céréales à l'aide de lessives, ou d'acides très concentrés. Or en dehors du fait qu'on n'arrive pas à éviter que les lessives ou aoides très concentrée ne portent préjudice au germe et au grain lui-même, ce procédé n'est pas éoonomique car il nécessite la mise en oeuvre de grandes quantités de produits chimiques. Il entraine de plus une très grande déperdition de matières nutritives.Ainsi par exemple, le traitement avec de l'acide sulfurique concentré modifié l'acidité à l'intérieur du grain de blé de telle sorte qu'on n'arrive plus à en extraire de la farine de bonne qualité.
De plus, les parties restantes de la tunique dans le sillon du grain de blé ,parties qui sont de très petites dimensions et qu'il est impossible d'éliminer, sont colorées en noir, ce qui a pour effet de noircir la farine.
Pour les raisons ci-dessus exposées, les procédés connus jusqu'ici de déoortioation du blé par voie chimique n'ont pas donné de résultats pratiques quant à la bonne qualité de la fari- ne. Pour qu'on puisse obtenir des farines de qualité élevée, pau- vres en matières fibreuses par l'application d'un procédé de décor- tioation chimique, oelui-oi doit satisfaire en pratique aux exi- genoes suivantes :
1 ) Le décorticage doit être effectué rapidement par la mise
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en oeuvre d'une quantité relativement faible de produits chimiques, sans que ce décorticage ohimique soit poussé loin et oonjugué à cet effet avec des moyens mécaniques auxiliaires et sans qu'il y ait pénétration à l'intérieur du grain de quantités appréciables de oorps chimiques.
2 ) Lors de la déoortioation, on doit éviter autant que possible les déperditions de matières nutritives du grain.
3 ) Les produits chimiques, une fois utilisés,doivent subir un traitement approprié pour que leurs réactions ne soient pas nuisibles.
Conformément à l'invention, on ne peut réaliser économique- ment la déoortioation chimique des céréales qu'en appliquant oonvenablement le principe de l'isotonie. En d'autres termes,lors de la déoortioation des céréales, toutes les solutions qui vien- nent en contact avec celles-ci et qui ne présentent pas à l'origi- ne la même pression osmotique que celle des céréales traitées sont rendues isotoniques. Lorsque le déoortioage est réalisé avec des aoides ou avec des lessives relativement concentrés,ceux-ci se comportent déjà, en raison de leur concentration élevée, comme solutions isotoniques et l'on n'a plus besoin,pour éviter les déperditions de matière, de rétablir l'isotonie au cours de la déoortioation proprement dite par addition, aux acides ou lessives précités, de sels neutres, etc..
Il est oependant préférable d'utiliser dans tous les cas la lessive ou l'acide par exemple dans une solution saturée de sel marin, afin que le liquide utili- sé pour la déoortioation présente à ooup sûr une pression osmoti- que suffisante. Toutefois, le même principe de l'isotonie doit être observé lors des opérations de lavage et de neutralisation, eto.. qui, dans tous prooédés de déoortioation chimique, sont consécutives au traitement proprement dit aveo une lessive ou avec un acide.
En pratique, on n'utilise pour la déoortioation chimique des blés que des lessives et acides dilués, sans toutefois que la te- neur en corps chimiques soit inférieure à 2 %. Lors de la déoorti-
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oation ohimique des céréales il y a lieu de tenir compte de trois variables qui sont : la quantité de corps chimiques ou leur teneur, la température et la durée du traitement.
En combinant judicieusement la concentration, la tempéra- ture et la durée du traitement au cours du prooessus du décor- tioage proprement dit et en tenant compte du prinoipe de l'iso- tonie oonformément aux indications données ci-dessus on peut réaliser une décortication irréprochable sans qu'il y ait dé- perdition de matière provenant de l'intérieur du grain de blé et sans que la qualité de la farine s'en trouve amoindrie.
Pour préciser les effets de déoortioage qui se manifestent au oours du traitement des céréales aveo un aoide ou dans une lessive on fera remarquer ce qui suit :
Lors de l'utilisation d'aoides, tous les éléments constitu- tifs des tuniques (sauf la tunique séminale) finissent par se dissooier et par se séparer du reste du grain. On obtient ainsi un grain qui est décortiqué jusqu'à la tunique séminale et qui conserve encore la couleur brune.
Par contre, lorsqu'on se sert de lessives, la dissociation et la séparation de la tunique se manifestent moins; on oonstate plutôt un gonflement intense de toutes les souches du grain disposées au-dessus de la couche d'aleurones; on évite le gon- flement de celle-ci en interrompant au moment opportun l'action de la lessive. Ces couches, une fois gonflées, il est facile de les éloigner toutes par des opérations mécaniques aisées, telles que lavage, brossage, etc.. Le traitement à l'aide de lessives, donne donc un grain blanc, non coloré, débarrassé de ses tuniques , y compris la tunique séminale et dont la couche d'a- leurones n'est pas attaquée.
On détermine, dans chaque cas partioulier, et de préférence par un essai préalable, la oonoentration , la température et la durée de traitement qui oonviennent pour le blé à traiter. Il est, en effet, possible d'établir, par un el essai, le moment auquel
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les tuniques seront amenées, sous l'effet du traitement ohimi dont il vient d'être parlé, à un tel état de gonflement qu'i eoit possible de les éliminer,de les dissocier et de les sép du reste du grain, par un traitement mécanique aisé. On peut également établir par un essai préalable, à quel moment a li la pénétration à l'intérieur du grain de quantités nuisibles corps ohimiques .
Lorsque la déoortioation a lieu en présence d'un acide, on a à sa disposition un témoin infaillible indiquant aveo précision que l'aoide a pénétré à l'intérieur du grain. On sa en effet, que l' albumine se trouvant à l'extrémité du germe c grain se oolore au contact d'acides. Or, les produits ohimiqL après avoir traversé la tunique séminale, accèdent en premie@ lieu à l'extrémité du germe. Ainsi, lorsque, par exemple dans le cas du froment l'aoide atteint l'extrémité du germe , le o tenu de oelle-oi se noircit; de même, lors de la pénétration d'un aoide à l'intérieur d'un grain de seigle, son oontenu devient rougeâtre.
Lors du déoortioage à l'aide de lessives o'est la couche d'aleurones qui se colore en jaune verdâtre, quand le traitem@ est poussé trop loin. Pour une concentration donnée des produ: chimiques utilisés et pour une température déterminée, on peui donc établir par un essai préalable le manent auquel se produj la coloration. La durée de traitement effeotive qu'on adopter: devra être quelque peu inférieure à celle qui a été déterminée par l'essai préalable. Lors de la déoortioation à l'aide de le sives il existe un critérium précis qui consiste dans le fait -le, qu une fois la couche brune enlevée, les grains de blé présent une couleur blanohe; il faut éviter toute coloration du blé.
Les exemples suivants donnent des indications sur la marc! du déoortioage du blé lorsqu'on utilise, pour la décortication, un bain acide (ou une lessive) pouvant, le cas éohéant, être mi en oeuvre, sans qu'on prenne de mesures pour rendre isotonique
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le liquide dont on se sert pour la déoortioation , oe iim,,4A-
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présentant une concentration suffisamment élevée pour que sa pression osmotique soit dès le début égale ou sensiblement égale à oelle des corps traités.
Exemples de mise en oeuvre.
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Exemple 1.- Lorsqu'on traite de l'orge avec de l'acide sulfurique ( à 30 % environ ) à une température d'environ 60 C. et pendant 8 minutes, on voit comment les éléments constitutifs des tuniques, sauf la tunique séminale, se dissocient et se sé- parent du reste du graine après élimination, par lavage, de l'acide on obtient un grain d'orge décortiqué comportant toutefois encore la tunique séminale et présentant encore un aspect clair jaunâtre.
Exemple II.- Lorsqu'on traite du froment avec de la lessive de sodde(à 20 %) à une température d'environ 50 C. et pendant 15 minutes, environ, on voit distinctement le déroulement des prooessus du gonflement et de la dissociation des éléments consti- tutifs des tuniques; toutefois, on oonstate en premier lieu que le péricarpe, dont la texture a ohangé complètement et est de- venue inoonsistante, reste toujours sur le grain. On constate d'autre part que, contrairement à ce qui se produit dans le cas du traitement aoide, la tunique séminale s'est séparée du grain au-dessous du péricarpe. En effet, lors du lavage du blé traité, le cas échéant à l'aide d'acides, on obtient un grain blanc ou inoolore débarrassé de la tunique séminale, sans que la couche d'aleurones soit attaquée.
Exemple III.- On distribue sur le blé à décortiquer une quan- tité relative ment faible d'acide dilué (par exemple 15 % du poids du blé traité) et on la porte dans un tambour tournant, à l'aide d'un courant d'air en circulation, à la température de déoortioa- tion, par exemple à 50-60 C., on maintient cette température pen- dant toute la durée du déoortioage. Lorsque le péricarpe est dis- sooié on peut, par simple aspersion d'eau, éliminer l'aoide et
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les éléments oonstitutifs de la tunique qui y sont, dissous.On peut, en effet, admettre qu'en raison de la température élevée due à la oiroulation d'air chaud il se produit pandant la décortica- tion une certaine concentration de l'acide sur le blé traité, ce qui a pour effet d'accélérer le déoortioage.
Il n'est pas néoessaire de porter simultanément le blé et l'acide à la température de déoortioation; on peut, au oontrai- re, faire subir au blé, et le cas éohéant, à l'aoide, un chauf- fage préalable, de telle sorte qu'on obtienne la température de déoortioation immédiatement après l'addition de l'aoide au blé traité. Dans ces conditions, l'air chaud en circulation ne sera utilisé que pour maintenir la dite température pendant l'o- pération du déoortioage.
Les aoides appropriés à la mise en oeuvre du procédé, qui fait l'objet de l'invention sont, de préférence., l'acide sulfu- rique, l'aoide azotique ou l'acide phosphorique à 20-50 %; on uti- lisera comme lessives la lessive de soude ou la lessiva de potas- se à 5-40 % environ; on peut utiliser également des mélanges d'aoides ou des lessives mixtes de soude et de potasse.
La température à laquelle a lieu le traitement varie entre 30 et 80 C.
Plusaible est la durée du processus de la déoortioation, moins importantes sont les quantités de produits chimiques utili- sées et plus faible est la température et plus économique est le prooédé.
On peut accélérer la dissolution ou la dissociation et en réduire la durée en ajoutant au bain des corps n m acides ou al- oalins. Il devient ainsi possible de réduire la durée du traite- ment, tout en maintenant les concentrations usuelles des acides et des lessives utilisés, de même que les températures usuelles, ou bien on peut pour la même durée de traitement diminuer la concentration des aoides et des lessives et aussi modérer les températures.
L'expérience a montré qu'on peut ajouter aveo succès, aux
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liquides de déoortioation, les corps suivants :
Des sels halogénés, tels que le chlorure de zino, le ohlorure de fer, le chlorure de sodium ou le bromure de so- dium ( Il est bien entendu que l'utilisation de chlorure de sodium n'est envisagée que dans le cas où ce sel n'est pas ap- pliqué pour rendre isotonique le liquide de déoortioation ).
Des sels d'aoides organiques ou d'autres composés analo- gues tels que l'acétate de sodium, l'aoétate d'éthyle;
Des oxydants tels que l'eau oxygénée, le chlorate de potas- sium, le perchlorate de potassium, le "chlorure de ohaux" (Ca 0 CL2), le permanganate de potassium, le bichromate de po- tassium, etc..;
Des réducteurs tels que le sulfite de sodium.
Parmi les corps les plusaotifs on peut citer les nitrates ou les nitrites aloalins ou bien des sels de l'acide orthophos- phorique et de l'acide pyrophosphorique.
Pour accélérer la réaction, il oonvient de n'utiliser les additions en question qu'en quantités ne dépassant pas 3 %; dans bien des cas il suffit d'en mettre en oeuvre de 1/4 à 1/2 %.
L'exemple suivant indique les résultats qu'on obtient en utilisant un aoolrateur de la réaotion dans l'exemple 1 de mise en oeuvre du présent procédé.
Exemple IV.- Lorsqu'on traite de l'orge avec de l'acide sulfurique (30 % environ) additionné de 0,1 % d'acide azotique à la température d'environ 60 C. et pendant une période de 5 minutes environ, on obtient le même résultat que dans l'exemple 1.
L'expérience a montré qu'il est souvent préférable d'humidi- fier d'abord les céréales aveo des produits.accélérateurs de la réaction et de ne leur faire subir qu'ensuite le traitement par des acides ou par des lessives.
Avec la même quantité d'agent déoortioant on peut effectuer des charges multiples jusqu'à épuisent du dissolvant. Le cas
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éohéant on peut réaliser le procédé objet de l'inventiop par humidification des céréales traitées. On peut encore traiter la même masse de céréales successivement par un acide et par une lessive, ou vice versa, car on arrive ainsi à attaquer à la fois ceux des éléments oonstitifs des tuniques qui sont solublei dans un aoide et ceux qui se dissolvent dans un aloali.
Pour permettre aux solvants proprement dits (acides ou lessives) d'aooéder plus aisément aux parties des tuniques qu'il s'agit de dissoudre, de séparer du reste du grain ou de faire gonfler, il est avantageux de traiter les céréales non seulement par des aoides dilués ou par des lessives diluées, mais encore avec des corps susoeptibles de dissoudre et de dissooier des matières grasses, des oires et matières analogues et tels que le chloroforme, l'aoétone, l'éther ,le trichloréthylène, le benzol, l'alcool, eto....
On peut effectuer ce traitement en deux phases; o'est-à-dir qu'on traite d'abord le blé aveo des dissolvants de matières grasses, oires , et corps analogues et qu'à la suite de ce traitement on procède au déoortioage proprement dit, à l'aide d'aoides et de lessives dilués.
On peut aussi réunir les deux traitements en une seule et même opération. On peut utiliser à cet effet et de préférence des solvants de matières grasses, de oires, eto. qui sont susceptibles de former aveo les acides ou les lessives dilués de, mélanges ou des émulsions qui dissolvenlesdits aoides ou les- sives ou s'y dissolvent eux-mêmes, ou bien qui forment aveo eux des composés chimiques.
On a ootenu par exemple des résultats favorables en appli- quant des solutions alcooliques d'hydroxyde de sodium ou d'hydro- xyde de potassium:, des solutions aloooliques de l'aoide sulfu- rique, des mélanges d'aoétone et d'aoide, eto..., ou bien en se servant des corps suivants :alooolates aloalins,(même combinés avec de l'éther), péroxydes alcalins et, par exemple le péroxy-
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de de sodium, eto.
De même, les amines, les chloramines, les phénols, les ohloro phénols, les chlorures d'acides, les anhy- drides d'acides, les sulfo-acides, l'acide nitrosyle-sulfuri- que, le chlorure de nitrosyle, le dioxyde de chlore se prêtent égalemoent au traitement des céréales, conformément à lapré- sente invention. Les solvants de matières grasses, de cires, eto.., une fois utilisées, peuvent être mis en oeuvre à nou- veau et à plusieurs reprises par l'application de procédés connus de réoupération.
On peut accentuer l'aotion des produits chimiques mis en oeuvre en appliquant des températures élevées.
L'utilisation de corps chimiques susoeptibles de dissou- dre et de dissocier les matières grasses, les oires, etc.. a été reoonnue avantageuse non seulement avant ou pendant le traitement à l'aide d'aoides ou de lessives, mais aussi , à la suite dudit traitement, ce qui permet d'obtenir des grains de oéréales tout à fait blanos.
Comme on l'a déjà indiqué précédemment,, on peut, dans le cas de liquides utilisés pour la décortication et présentant une concentration relativement élevée, liquides dont il s'agit dans les exemples oités ci-dessus, augmenter encore la pres- sion osmotique par addition de sels neutres, eto..., c'est-à-dire qu'on peut, par exemple, utiliser de l'acide sulfurique ti- trant 30 % environ dans une solution saline saturée. Lorsqu'on diminue la concentration du bain de déoortioation et qu'on utilise, par exemple, une lessive de soude à 10 %, il est recommandé de travailler dans tous les cas dans une solution saline saturée pour que la règle de l'isotonie soit observée .
Il est tout à fait essentiel que la règle de l'isotonie soit appliquée au cours des opérations consécutives à celle du déoortioage proprement dit. Si, après la déoortioation, on sépare par exemple leblé d'aveo le solvant soit par oentrifu- gation, soit par des moyens analogues et si, ensuite, on lave (neutralise) ledit blé dans des solutions non isotoni@@
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par exemple dans de l'eau faiblement aoidulée, ou peu aloalinisée (opérations qui demandent toujours un certain temps) on constante en raison de la non observation de la règle de l'isotonie, oon- formément à la présente invention, des déperditions oonsidérables de matières qui sont dues au fait du passage dans la solution de pentosones, d'hydrates de oarbone,
de corps albumineux et de sels oontenus dans la couche du grain qui est destinée à former des issues.
Ces pertes enlèvent tout avantage au point de vue éoonomi- que aux prooédés de déoortioage chimique et l'on peut-les éviter en oontinuant à observer la règle de l'isotonie, conformément à la présente invention ,au cours du traitement des oéréales qui est consécutif à l'opération de déoortioation. En appliquant le prinoipe de l'isotonie on évite en particulier et de façon indireote le gonflement intense des grains sous l'action de l'eau et l'on obtient ainsi un grain déoortiqué relativement seo.
Conformément à l'invention, on effectue le lavage ou le traitement mécanique (brossage) des grains décortiqués à l'aide de solutions isotoniques, o'esà-dire de solutions à oonoentra- tion élevée, par exemple à l'aide de solutions salines ; demême la neutralisation du liquide déoortioant que les grains ont pu oonserver sur leur surface extérieure, après l'opération de déoor- tioation, est réalisée également à l'aide de solutions isotoniques.
De manière générale, tant que les céréales sont en contact aveo les liquides, il est nécessaire que ceux-ci soient constitués par des solutions isotoniques, afin d'éviter que les matières faisant partie du grain ne passent dans la solution. Touau plus, on peut admettre que la dernière opération de lavage, qui est de très courte durée d'ailleurs, soit effectuée en l'absenoe de solution isotonique.
Lorsqu'on applique la règle de l'isotonie on procède au dé- corticage des céréales par exemple à l'aide d'une lessive de la
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manière suivante :
On humidifie les céréales avec de la lessive additionnée ou non, de sels neutres, cette humidification étant réalisée de préférence de fagot continue. Lorsqu'on juge que la lessive a agi suffisamment sur les grains, on prooède à un lavage ou à un brossage mécanique avec une solution isotonique, telle qu'une solution de sel marin.
Le liquide de lavage qui, après son uti- lisation, présente à l'ordinaire une réaction aloaline est re- cueilli danun réservoir, Les grains , une fois séparés du liquide de lavage, sont neutralisés à l'aide d'une solution aoi- de isotonique, par exemple à l'aide d'une solution de sel marin additionnée d'acide ohlorhydrique et sont séparés ensuite d'aveo le liquide de neutralisation qui est acheminé également vers le réservoir précité.
Le dosage des liquides est réalisé de telle façon qu'en fin d'opération on obtienne dans le réservoir une solution sali- ne sensiblement neutre, contenant le son éliminé par lavage.
Conformément à l'invention, on prépare, de manière généra- le, le bain de lavage de telle façon que la lessive ayant été utilisée pour le déoortioage soit neutralisée par un aoide tel que l'acide ohlorhydrique et forme ainsi une solution saline appropriée à l'opération de lavage (certaines pertes dues par exemple à l'adhérence des particules de liquide aux grains ou aux sons éliminés par déoortioage peuvent aussi être récupérées à la longue).
En raison de ce qui précède, on constate que dans le réser- voir ci-dessus mentionné le liquide dont on s'est servi pour la déoortioation se présente sous la forme du liquide de lavage qui a été utilisé en deuxième lieu et qui contient tous les éléments constitutifs de tuniques qui ont été dissociés et séparés des grains respectifs.
Il est donc essentiel pour la mise en oeuvre du procédé que les produits chimiques (acides et lessives) soient utilisés en
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quantités telles qu'il y ait neutralisation.
Lors de l'utilisation de solutions isotoniques,les él énent de tuniques qui, au cours du déoortioage ont été gonflésdisso- oiés et séparés du grain, oonservent une texture rétioulée qui est encore relativement oohérente, o'est-à-dire qu'on évite la dispersion colloïdale de ces éléments. C'est pourquoi ils est possible d'extraire les éléments en question des solutions isotoniques par oentrifugation, par filtration et opérations analogues suivies, le cas éohéant, d'un séchage
On obtient, ainsi du son oontenant du sel et pouvant être utilisé comme fourrage, en particulier lorsqu'on le mélange aveo des issuesd'e mouture. Ce fourrage est parfaitement digestible, car le son obtenu par déoortioation chimique a subi une désagrégation intense.
En outre, le fait qu'il con- tient du sel marin est de nature à améliorer la qualité du fourrage.
On fera remarquer que les issues de mouture qu'on obtient aveo des blés décortiqués par voie ohimique sont particulière- ment bien digestibles,car elles sont constituées par des couche d'aleurones libérées sur leurs deux faoes.
Dans l'exemple qui vient d'être exposé, on a traitée cas où le déoortioage est effectué en présence d'une lessive. On peut, toutefois, réaliser de manière identique une déoortioa- tion aoide .
Dans l'exemple suivant on sérumera brièvement et à nouveau les opérations suooessives du procédé.
Exemple V.- On met 100 kilos de froment et 12 litres d'une sàlution de soude caustique à 10 % dans une solution satu- rée de sel marin. On chauffe pendant une demi-heure environ pou. porter le tout à 45à; il en résulte un lavage préalable du fro- ment avec la solution oonoentrée de sel marin et on élimine ensuite, par exemple par une opération de lavage et de brossage, les couches des tuniques qui ontté dissociées sous l'action
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Les grains décortiques sont mis à nouveau dans un bain comportant une solution saturée de sel marin à laquelle on ajoute autant d'aoide ohlorhydrique qu'il est nécessaire pour obtenir la neutralisation des traces de lessive adhérant au grain ;
enfin les grains décortiqués et neutralisés sont lavés à grande eau et pendant un temps très court dans une machine appropriée, afin d'éliminer les sels ayant adhéré aux grains.
Le son provenant de la machine à déoortiquer est neutrali- sé et les eaux résiduaires oontenant du sel sont filtrées en vue de la récupération du son, tandis que le filtrat peut être utilisé à nouveau dans le cycle d'opérations .Lorsqu'on prooède à la déoortioation chimique conformément à l'inven- tion, on obtient un grain déoortiqué jusqu'à et y compris la tunique séminale, sans que la couche d'aleurones soit atta- quée. Si l'on traite du blé ainsi décortiqué par les prooédés en usage dans la meunerie, on obtient à, la fois une farine de qualité supérieure et des issues de très bonne qualité,ri- ches en albumine et de oouleur blanohe.
Du fait que les éléments oolorés des tuniques sont élimi- nés par le traitement chimique, on obtient à la mouture en ren- dement sensiblement plus élevé en ce qui concerne la farine dont la couleur est en outre très alaire.
Comme certaines variétés de aéréales, particulièrement sensibles, et telles que l'avoine, ne supportent pas,dans des cas déterminés et pour des raisons de goût, le traitement à l'aide de solutions salines fortement concentrées, on peut utiliser dans de tels cas comme solutions isotoniques,pari exemple de sous-produits liquides des industries des produits alimentaires et tels que la mélasse, produits dans lesquels o'est le suore qui engendre l'isotonie.
La pression osmotique des solutions isotoniques utilisées conforment à l'invention n'est donc pas déterminée néoessai-
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Bernent par la teneur élevée de ces solutions en sels minéraux tels que le sel marin, le sulfate de sodium, le ohlorure de calcium, eto...; elle peut être due aussi à la présence de cristalloïdes organiques, tels que le suore; il y a lieu de tenir compte également d'électrolytes et de corps qui ne sont pas des éleotrolytes.
Lors de la décortication aoide on peut, en diluant forte- ment avec de l'eau le déoortioant déjà utilisé, en éliminer les éléments dissociés des tuniques et les réoupérer.
La. demanderesse a constaté le fait surprenant que le blé décortiqué conformément à la présenter invention ne perd nullement la faculté de germer; il conserve, au contraire, cett faculté ou, en d'autres termes, il est toujours susceptible d' tre oonverti en malt. On peut donc obtenir un malt exempt de barbes et de tuniques et présentant tous les avantages qui en résultent, lorsqu'on malte ou bien lorsquon fait germer,à la manière oonnue, des céréales ohimiquement décortiquées.
On obtient pour ainsi dire une "orge artifioielle à grain: nus" @orge mondée qui présente encore des avantages par rap- port à l'orge naturelle à grains nus du fait que, par exemple, lors du maltage d'orge mondée conformément à l'invention la follicule du germe pousse et se développe à l'extérieur de la tunique séminale; lors du nettoyage du malt cette folli- oule peut être éloignée de la même façon et en même temps que la rédicule du germe, tandis que dans le cas de grains nus naturels la follioule du germe pousse au-dessous de la tunique séminale. On obtient donc, conformément à l'invention, des pro- duits qu'on n'arrivait pas à réaliser jusqu'ici, o'est-à-dire du malt et de la farine de malt entièrement exempts de folliou- les et de radicules des germes.
Un tel malt est considéré dans la brasserie comme supérieur aux malts connus jusqu'ici.
On fera remarquer que, de manière générale, les acides sont plus appropriés que les alcalis au déoortioage des grains
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destinés au maltage; dans le cas du maltage, il est, en effet, désirable que la tunique séminale de l'orge par exemple ne soit pas dissoute par les corps chimiques.
Du fait qu'on utilise pour le maltage des céréales décor- tiquées, il n'y a pas lieu de tenir oompte, lors du touràll- lage, des ohangements que subissent les barbes au cours de cette opération, car ces barbes ont été éliminées au préala- ble.
On remarquera que dans le procédé revendiqua, on n'uti- lise pas de produits chimiques qui exercent une influence nuisible sur les produits alimentaires et autres qu'il s'agit d'obtenir. En effet, la farine qu'on obtient conformément au présent procédé, de même que le son qu'on obtient à titre de produit seoondaire, sont exempts de tels produits chimiques Le seul réaotif qu'on utilise, lors de la réalisation usuelle du présent procédé, est constitué par du sel marin.
Avant de finir, on fera remarquer que le terme " isoto- nique " dont il s'agit dans la présente demande ne doit pas être compris dans le sens précis qu'on attribue à la notion physico-chimique de l'isotonie; il indique seulement que les liquides de traitement utilisés conformément au présent prooé- dé doivent présenter une pression osmotique suffisante pour éviter en pratique les pertes de matière, de même qu'ils doi- vent éviter les phénomènes de gonflement intense des produits à décortiquer au cours du traitement.