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Dispositif à décharges électriques à électrode en toile métallique.
La présente invention se rapporte aux dispositifs à décharges électriques et plus particulièrement à la fabrication d'électrodes dans lesquelles il y a lieu d'assembler le bord d'une toile métallique au bord d'une feuille métallique ou à celui d'une autre toile métallique, ou encore à un autre bord de la même toile métallique. Ces joints sont généralement exécutés par soudure par points, mais ce procédé présente certains inconvénients.
Premièrement, des fils métalliques peuvent s'écarter du bord de la toile métallique et provoquer des court-circuits entre électrodes ; la toile n'est @
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maintenue qu'en des points isolés, de sorte qu'elle est exposée à se gauchir; troisièmement, si la toile est soudée à une feuille de métal, la partie soudée de celle-ci saille souvent vers l'intérieur et réduit ainsi la surface effective de la toile métallique dans le cas d'une électrode en forme de grille; quatrièmement, du fait que la toile n'est maintenue qu'en des points isolés, des parties de la toile sont exposées à subir des tensions et se bomber au cours du chauffage par courants de Foucault, en faussant ainsi les caractéristiques du dispositif;
cinquièmement, du fait que la toile n'est soudée qu'en des points isolés, elle risque de s'échauffer inégalement lors du chauffage par courants de Foucault et peut, par conséquent, de se déchirer. Le but de la présente invention est de surmonter ces difficultés.
Suivant l'invention, on réunit le bord d'une toile métallique, constituant une partie d'une électrode d'un dispositif à décharges électriques, à une feuille métallique, ou à une autre toile métallique, ou à un autre bord ou une autre partie du même bord de la même toile métallique, en pliant, l'un sur l'autre, les bords adjacents de façon à obtenir un agrafage par pli, tout le long duquel la toile métallique est accrochée.
Dans une forme de réalisation d'un dispositif à décharges électriques, on constitue, suivant l'invention, une électrode, plus particulièrement une grille-écran, par un procédé consistant à utiliser une bande de métal pourvue aux deux bords d'une bride relevée discontinue, à plier les parties sans bride de cette bande de façon à former trois faces d'une botte de section rectangulaire, les brides étant situées à l'extérieur, à glisser sur ces brides de la bande métallique deux feuilles sensiblement rectangulaires de toile métallique pliées, aux bords, vers l'intérieur, pour en faire deux autres @
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faces de ladite botte, à introduire dans cette boîte un mandrin de section transversale rectangulaire et à appliquer des organes mobiles sur les cinq faces de la botte en les serrant contre le mandrin,
de façon à plier les brides autour des bords, pliés vers l'intérieur des feuilles de toile et à accrocher ainsi ces bords des feuilles de toile, sensiblement sur toute leur longueur, entre les brides et les faces métalliques de la botte.
Une façon de réaliser, conformément à l'invention, un tube à grille-écran, sera décrite ci-après, à titre d'exemple, avec référence au dessin annexé dont les figures montrent les différentes phases de la fabrication.
L'électrode, qui est une grille-écran, présente la forme d'une boite de section transversale rectangulaire. Les deux gr-ands côtés opposés de la boite sont faits de deux feuilles de toile métallique dont la forme est représentée sur la Fig.l, et les deux petits côtés opposés, ainsi que le dessus, sont formés par une bande métallique continue pliée comme le montrent, dans deux plans perpendiculaires, les Figs. 2a et 2b; la botte reste ouverte au fond pour permettre l'introduction des électrodes. La bande continue/comporte, le long de chaque bord, une bride ou languette en saillie, comme le montre le dessin. Les bords des feuilles de toile métallique sont ensuite pliés le long des lignes représentées sur la Fig. 1 en traits interrompus.
On glisse une feuille pliée sur les languettes correspondantes de la bande métallique, comme le montre, en coupe, la Fig. 3, et l'on répète l'opération pour constituer le côté opposé de la boite. Les languettes sont ensuite repliées vers l'arrière, sur la face extérieure de la bande, comme le montre la Fig. 4, de sorte que les bords des toiles métalliques sont fermement serrés, sur toute leur longueur, entre les
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languettes et la surface extérieure de la bande. Cette dernière opération de pliage s'effectue généralement en plaçant un mandrin à l'intérieur de la botte et en appliquant des organes de pression simultanément au-dessus et sur les quatre faces de la botte; de cette façon on produit les agrafages, et en même temps les dimensions de la botte se trouvent standardisés.
On voit que par cette construction chaque feuille de toile est fermement agrafée tout le long de trois de ses cotés, ce qui lui donne une structure relativement rigide ; fait que les bords sont repliés en-dessous des languettes, des fils métalliques ne peuvent plus s'écarter de ces bords et provoquer des court-circuits. En outre, les languettes étant pliées vers l'extérieur et non vers l'intérieur, elles ne peuvent en aucune façon réduire la surface effective des toiles métalliques. Du fait que la toile est agrafée sur toute la longueur des bords et non plus seulement en des points isolés, elle peut être maintenue sous une tension uniforme et ne se gauchit plus lors du chauffage par courants de Foucault, tout en étant susceptible d'être chauffée uniformément.
Le mode de construction décrit se prête particulièrement bien à la fabrication d'électrodes à l'aide de toile en une matière qui ne peut être soudée, par exemple les alliages de fer, de nickel et de molybdène.
Bien entendu, l'électrode ne doit pas nécessairement être de forme rectangulaire, mais peut avoir toute autre forme appropriée, pour autant qu'elle présente un joint entre une toile métallique et une autre toile ou feuille métallique, ou un joint entre différentes parties du bord d'une seule toi-
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