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"PROCEDE ET APPAREIL PROPRES A LA CONSERVATION DE PRODUITS ALIMENTAIRES AU MOYEN D'ANHYDRIDE CARBONIQUE OU AUTRE GAZ INDIFFERENT".
Il n'est pas nouveau d'employer de l'anhydride carbonique ou un autre gaz indifférent comme agent de conservation de viotuailles telles que des oeufs dans des récipients hermétiquement clos mais,bien que ce procédé présente de grands avantages, en particulier pour la conservation des victuailles qui doivent être conservées à l'état brut, comme par exemple les oeufs, la viande les légumes et autres denrées analogues et qui, par conséquent, ne doivent pas être stérilisées par le chauffage assurant la conservation, ce procédé n'a toutefois pas été exécuté sur une grande échelle, attendu qu'il n'a bas donné le résultat que
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l'on en attendait.
Dans la Dratique, on a constaté que le temps de conservation des aliments traités par ce recédé variait dans une très lare mesure et que, par consquent, il fallait limiter beaucoup trop la période de conservation, si l'on ne voulait pas que le produit perde trop de sa qualité; par suite ,les possibilités d'utilisation des produits se trouvaient trop comprises.
C'est pourquoi on a essayé d'obtenir un meilleur résultat, entre autres, en maintenant les denrées conservées dans des chambres réfri' gérées, ou en les soumettant à une désinfection plus ou moins longue, antérieurement leur conservation. Par ce moyen on est bien parvenu à prolonger dans une certaine mesure la durée de conservation mais, par contre, on n'a pas réussi à supprimer l'inconvénient inhérent à ce procédé et résidant dans le fait que la période pendant laquelle on peut utiliser les produits est très variable.
Ceci semble dû au fait que le procédé employé pour effectuer la désinfection et pour amener du gaz indifférent, n'a pas encore ou être exécuté de manière que les denrées soient ul térieurement conservées dans un gaz entièrement exempt d'air, ce qui; (puisqu'on a trouvé qu'en utilisant par exemple de l'anhydride carbonique comme agent de conservation, il pouvait s'y développer certaines moisissures) est une condition essentielle pour obtenir la prolongation désirée du temps pendant lequel la consrervation est effective.
La¯ présente invention concerne un procédé de conservation -des victuailles @u moyen, d'acide carbonique ou d'un gaz équivalent, procédé dans leauel il est absolument impossible que l'air cmbiant contenant des organismes vivants puisse pénétrer dans la cuve de conservation après ou -oendant l'élimination du désinfectant, de sorte que de cette manière la condition permettant d'obtenir un -orocédé de conservation tout à fait satisfaisant se trouve remplie.
Le procédé qui fait l'objet de la présente invention, consiste soumettre les victuailles à un traitement de désinfection préa-
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expulsent de ces denrées les bactéries, moisissures ou autres organismes qui peuvent se développer dans l'anhydride carbo- nique et qui n'ont pas besoin d'air Jour vivre. Ces bacté- ries ou organismes équivalents qui sont présents dans l'air et adhèrent aux victuailles ou qui existent dans leurs pores, font que l'anhydride carbonique, en tant qu'agent de oonser- @ vation, nepeut à lui seul donner dansbien des cas, le bon résultat recherché.
Il arrive très souvent que c'est -oréci- sément l'inverse de l'effet que l'on veut obtenir qui se pro- duit, car les bactéries ou organismes équivalents présents dans les pores des victuailles sont refoulés dans ces der- nières par la pression de l'anhydride carbonique qui estha- bituellement surcomprimé, en provoquant ainsi la putréfaction de ces denrées. Par le procédé qui fait l'objet de la pré- sente invention, on détruit complètement ou on neutralise ces bactéries ou autres organismes au moyen d'un traitement de désinfection préalable des denrées, cette désinfection re- présentant, dans ce cas, une condition absolue pour garantir la conservation.
Les matières destinées au traitement préalable des victuailles, à savoir : la chloramine, l'eau oxygénée et(ou) la formaline, désignées ci-après sous le nom de désinfectants, sont utilisées à cet effet de préférence en solution aqueuse, bien qu'on puisse évidemment utiliser dans le même but d'au- tressolvants.On a obtenu de bons résultats avec des solutiens contenant de 1/2 à 30 pour cent en poids du désinfectant; 5 pour cent en poids d'eau oxygénée et environ 1/2 pour cent en poids de chloramine ou de formaline peuvent être indiquées comme proportions appropriés pour le traitement. Les valeurs minima indiquées ci-dessus correspondent une durée de trai- tement d'environ une heure.
Plus la solution peut être concen- trée sans toutefois détériorer les victuailles, plus la durée du traitement peut être courte. Avec une concentration d'en-
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viron 50 pour cent en Doids de l'un des désinfectants, la durée du traitement peut être réduite 5 minutes ou même moins.
On peut traiter les victuailles à l'aide de l'un des desinfectants, d'un mélange de deux d'entre eux ou de tous ceux-ci. Si on le désire, on néttoie les denrées avec l'agent en question dans lequel on les plonge de préférence pendant le temps nécessaire µ la désinfection.
Lorsque les victuailles ont été traitées par le désinfectant, on élimine celui-ci; Les denrées sont alors entourées immédiatement d'une atmosphère d'anhydride carbonique et il importe que cet anhydride soit pur et exempt d'eau et à cet effet, on peut utiliser une matière absorbant l'eau, comme par exemple du chlorure de calcium ou autre matière analogue.
L'élimination du désinfectant et l'amenée d'anhydride carbonique aux dentées peuvent s'effectuer de différentes manières et la nature du récipient ou emballage danslequel les victuailles sont renfermées rendant la période de conser- vation peuvent varier suivant les circonstances.
Il importe essentiellement, si on veut;, assurer leur conservation, que les denrées soient, dans leur récipient, entièrement entourées d'anhydride carbonique, c'est à dire que l'air contenu dans le récipient ait été complètement évacué et remplacé par de l'anhydride carbonique. Lorsqu'il s'agit de victuailles nlus délicates, il y a également avantage µ ce qu'au moins une partie de l'air que renferment ces victuailles elles-mêmès soit remplacée par de l'anhydride carbonique et, dans ce cas, on peut faire le vide dans le récipient qui renferme ces denrées avant d'introduire l'anhydride carbonique.
On peut emore admettre l'anhydride carbonique sous un excès de pression de 2 à 5 atmosphères, par exemple et dans ce cas, on doit maintenir les denrées sous cette -ores- sion d'anhydride carbonique pendant une Dériode relativement longue, allant de I à 24 heures suivant leur nature, la tempé-
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rature étant de préférence maintenue basse sans tomber cepen- dant au-dessous du point de congélation.
Dans le cas de victuailles moins sensibles, on peut conserver d'une façon plus simple en remplissant d'anhydride carbonique à la pression peu près normale de l'air, le récipient destiné à contenir les denrées, l'air étant chassé de ce récipient par l'anhydride carbonique. A cet effet, on peut, par exemple, munir le récipient d'un orifice d'admission d'anhydride carbonique et d'un orifice de sortie de l'air, chacun de ces orifices pouvant être fermé.
Un mode d'exécution préféré du procédé qui fait l'objet de l'invention consiste à placer les victuailles à conserver dans le récipient de conservation que l'on remplit, après l'avoir fermé hermétiquement ,d'un liquide désinfectant que l'on expulse ensuite sans admettre d'air, au moyen d'une admission d'anhydride carbonique ou gaz équivalent*
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné a titre d'exemple, fera bien comprendre de quelle manière l'invention peut être réalisée.
Les fig.I et 2 sont des vues extérieures prises de deux côtés différents d'un. appareillage permettant la mise en oeuvre de ce procédé.
Le récipient 1 comporte un orifice par lequel on y introduit les victuailles à conserver; il est hermétiquement fermé par un couvercle 2 s'appliquant sur l'orifice avec interposition d'une garniture 3 maintenue comprimée au moyen de vis 4 agissant sur le dessus du couvercle et se vissant dans des tiges 6 introduites dans des oreilles 5 prévues sur le ¯récipient.
Le couvercle comporte une ouverture par laquelle on verse le liquide désinfectant en se servant de préférence d'un entonnoir 8, l'air contenu dans le récipient étant évacué par une rainure, ou son équivalent, ménagée à la manière connue à l'extérieur de l'entonnoir; Lorsque le li-
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quide désinfectant commence à s'écouler par cette rainure et que le récipient est ainsi complètement rempli, on ferme hermétiquement l'ouverture 1 au moyen d'une vis 9 ou autre organe analogue.
En outre, il existe à l'extérieur du couvercle, d'une part, un robinet d'arrêt 10 qui communique avec un siphon 11 qui est disposé en partie à l'intérieur du récipient et qui, par son extrémité inférieure ouverte 12 s'étend presque jusqu'au fond de ce récipient et, par son extrémité supérieure ouverte, débouche ai, dessus du couvercle à l'extérieur du récipient, et d'autre part, un conduit 14 d'admission d'anhydride carbonique ou d'un autre gaz indifférent à un certain degré de surpression, emmagasiné de préférence dans un réservoir 15, le conduit 14 étant pourvu d'un robinet d'arrêt 16. Ce conduit peut également être relié un appareil 17 servant à sécher le gaz ou le traiter de toute autre manière, avant qu'il soit amené au récinient.
Lorsque le robinet 16 qui reste évidemment fermé -oendant l'introduction du liquide désinfecta.,.! dans le récipient, et le robinet 10 sont ouverts, le liquide est, par suite de la surnression du gaz passant dans le récipient, refoulé par le tuyau Il et sort par l'extrémité supérieure 13 de ce dernier, cet écoulement étant interrompu lorsque le niveau du liquide a atteint l'extrémité inférieure ouverte 12 du tuyau 11.
Les robinets 10 et 16 ayant alors été fermés, le vase 1 se trouve ainsi complètement rempli de gaz sans que l'air environnant ait eu la moindre chance de pénétrer dans le récipient de conservation, et par conséquent les victuailles sont parfaitement protégées contre l'influence des microorganisures aussi longtemps qu'ils sont enfermés dans ce récipient.
De préférence, on empêche les denrées de venir en contact avec le liquide désinfectant qui reste au fond du réci- pient, en disposant une plaque perforée 18, ou son équivalent, au fond et immédiatement au-dessus de l'extrémité inférieure
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du récipient pendant la période de conservation, on peut munir le couvercle ou certaines des parois du vase d'une ouverture 19 recouverte de verre ou d'une autre matière transparente quelconque.
Comme il a été indiqué ci-dessus, l'introduction du liquide désinfectant peut avoir lieu après la mise en place du couvercle destiné à fermer hermétiquement l'ouverture du récipient et, du fait que l'orifice de sortie est situé au point le plus élevé du vase, on obtient non seulement l'évacuation complète de l'air contenu dans le récipient mais aussi l'application intime de la surface intérieure du couvercle sur le liquide, de sorte que les micro-ornagismes se trouvant sur cette surface sont également détruits.
Bien que, pour obtenir la désinfection du nroduit gazeux de conservation s'écoulant dans le récipient, il suffise habituellement d'introduire ce liquide par un orifice ménagé dans la partie supérieure du vase, il peut, dans certains cas, y avoir avantage à ce que cet orifice soit ménagé à des distances variables duond du récipient, en concordance avec l'extrémité inférieure du tuyau 11.
Dans bien des cas, en particulier, lorsque le produit conservé ne doit pas être emmagasiné pendant longtemps le récipient peut être constitué par une cuve pourvue d'un couvercle ordinaire à fermeture étanche, l'anhydride carbonique étantintroduit, le couvercle enlevé, par l'orifice normal de la cuve; le couvercle est ensuite mis en place et fermé hermétiquement. On peut également utiliser dansle même but, un carton ou son équivalent, relativement étanche, pourvu d'un couvercle que l' on enlève ou que l'on relève, cecarton étant de préférence recouvert en vue d'assurer sa fermeture hermé- tique, d'une enveloppe de papier imprégné ou son équivalent.
Si le récipient ne doit pas servir d'emballage, on devra prendre les mesures nécessaires pour empêcher l'air de venir en contact avec la surface des denrées ,lorsqu'on retire celles-ci du vase. Si la surface est d'une nature telle, et si les cir-
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constances sont telles que la. surface se soit imprégnée d'anhydride carbonique, on pourra effectuer l'empaquetage, pour ainsi dire sans aucun risque, en dehors du vase , immédiatement après que les denrées en ont été retirées.
Toutefois, la surface de ces denrées n'est pas à même de retenir l'anhydride carbonique, on peut par exemple placer des denrées dans une enveloppe de porosité convenable avant leur introduction dans le récipient, l'anhydride carbonique qui a traversé l'enveloppe étant retenu entre cette enveloppe et la surface des victuailles pendant qu'on retire ces dernières du récipient de conservation. Celui-ci doit être établi de façon qu'on puisse le boucher hermétiquement et il -oeut être constitué par une boite à conserves ordinaire en métal, un carton imprégné, ou une enveloppe hermétique, comme par exemple du papier imprégné, de la cellophane, ou autre matière analogue. On peut également munir les victuailles d'un revêtement hermétique ou son équivalent obtenu en y passant au -oinceau une matière bouchant hermétiquement les pores.
Si on veut conserver des oeufs, en se servant de formaline comme désinfectant, on les nettoie de préférence au préalable puis on les plonge dans une solution de formaline où ils sont maintenus pendant une période correspondant à la force ou au degré de concentration de la solution de formaline. Des essais ont démontré que si on laisse les oeufs tendent 5 minutes dans une solution de formaline à 35% en poids, 10 minutes dans une solution à 20% ,ou 15 minutes dans une solution à 5% ,on obtient un résultat entièrement satisfaisant et qu'il est possible de laisser les victuailles emmagasinées pendant un temps illimité.
Lorsque les oeufs sont restés dans la solution de formaline pendant un temps suffisant, on les retire et on les fait sécher l'air libre ou en les aérant au moyen d'un venti-
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ballage ou l'enveloppe dans lequel ils doivent rester pendant la période de conservation et on remplit cet emballage d'anhydride carbonique en chassant l'air de la manière décrite ci-dessus, on le ferme hermétiquement, et on le met en magasin ou on l'expédie au consommateur.
Le traitement préalable fait que, non seulement les victuailles telles que les oeufs ainsi traitées restent complètement à l'état frais pendant la période d'emmagasinage, mais offre également cet avantage que ces victuailles conservent leur fraîcheur pendant une longue période après avoir été retirées de l'embal- lage dans lequel elles étaient conservées. Ceci a son importance surtout lorsqu'on se sert de formaline comme désinfectant, dont l'odeut et le goût se communiquent aux victuailles. C'est pourquoi il est préférable de les retirer du réceptacle 24 heures ou davantage avant d'en faire usage et de les aérer dans la mesure voulue pour faite partir l'odeur de la formaline, ou autre désinfectant.
Une courte ventilation, d'une heure environ par exemple convient également, bien lorsqu'on se sert des autres désinfectants plus ou moins inodores, dans le but de faire disparaître de l'anhydride carbonique l'excès de pression s'il y en a; ceci a surtout son importance lorsqu'il s'agit d'oeufs qui, autrement, éclatent lorsqu'on les fait bouillir.
Grâce à la ventilation, on supprime tout arrière-goût des oeufs et ceR derniers ainsi traités et conservés, même nendant très longtemps, sont exactement semblables aux oeufs frais sous le rapport du goût et de l'arôme et on peut les faire cuire légèrement exactement comme les oeufs frais, et obtenir un aussi bon résultat. Pas plus l'anhydride carbonique que les désinfectants ne modifient d'une façon quelconque, l'odeur et le goût des oeufs traités de la manière indiquée.
Il est possible d'apporter aux détails de l'invention des changements qui rentrent dansle cadre de cette dernière.
C'est ainsi, par exemple, qu'on peut opérer d'une manière
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arbitraire le retrait de l'air du récipient de conservation et de traitement respectivement, avant d'introduire l'anhydride carbonique et si on. le désire. Le séchage des victuailles après leur désinfection, peut se faire, ai on le désire, dans des chambres de séchage dans lesquellesonafait le vide. Dans certains cas, on peut supprimer le séchage et permettre sim- plement au désinfectant de s'écouler avant que les denrées baignent dans l'anhydride carbonique.
L'invention n'est pas li- mitée CI l'emploi des désinfectants sous forme de solutions avec les valeurs limites indiquées ci-dessus comme devant être adoptées de référence, meis on 'courra également employer d'au- tres proportions peur ces solutions. Les désinfectants peuvent également être utilisée à l'état gazeux.
On pourra évidemment, tout en restant dans le cadre de l'invention, modifier aussi l'appareillage qui est représenté et qui permet la mise en oeuvre du procédé de conservation. C'est ainsi, par exemple, que le récipient de conservation -oeuf éga- lement présenter toute forme voulue et que les orifices d'ad- mission et de sortie du liquide et du gaz peuvent setrouver en un autre endroit que dans le couvercle, par exemple, dans les patois du vase. Maintenant, si on établit le couvercle de manière que ses bords s'appliquent contre la surface interne de la paroi supérieure du récipient, on pourra ménager dans la dite surface, une rainure prévue au-dessus du côté intérieur du couvercle, les orifices précités communiquant de préférence avec cette rainure.
L'orifice d'admission 14 peut déboucher dans le récipient à différents niveaux au-dessus du fond de ce der- nier, et dans ce cas, La partie de tuyau qui descend dans le récipient -oeuf être pourvue d'un certain nombre d'ouvertures si- tuées 2. des hauteurs variables. Le conduit 14 qui peut être cons- titué par un tuyau souple ou son équivalent, peut être détachable
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