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Perfectionnements aux systèmes de manoeuvre des charbons de lampes à arc pour projecteurs.
Divers types de régulateurs pour lampes à arc destinées à l'usage dans les projecteurs électriques sont connus; ils comportent généralement un petit moteur électrique continuellement en mouvement qui au moyen de dentures appropriées vient engrener tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, avec la transmission qui commande l'avancement des charbons. L'engrè- nement dans un sens ou dans l'autre est commandé par un organe de mesure de courant ou de tension, suivant les cas; un tel organe doit, d'une part, être assez sensible, donc fonctionner aussi pour des déplacements très petits; d'autre part, il doit être à même de commander avec certitude l'engrènement dans un
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sens ou dans l'autre, tout en évitant des positions intermédiaires d'engrènement imparfait.
La présente invention a pour but de réaliser, à l'aide d'un schéma cinématique approprié, un régulateur de lampe, ayant des caractéristiques telles qu'on obtienne un appareil plus avantageux que les régulateurs de lampes actuellement connus.
On sait que dans les lampes à arc à grande intensité connues actuellement, il faut en premier lieu faire tourner continuellement le charbon positif, pour éviter la formation d'un cratère irrégulier; en second lieu il faut faire avancer le charbon positif, pour en compenser l'usure et le maintonir toujours dans la même position, au foyer du miroir; il faut enfin, en conditions de régime, faire avancer et reculer le charbon négatif pour maintenir constantes les conditions électriques de l'arc, soit par suite de l'usure du charbon négatif lui-même,soit à cause de légères irrégularités dans les charbons, d'oscillations dans l'alimentation, et de perturbations accidentelles en général.
Les dessins schématiques annexés sont donnés à titre d'exemple pour la compréhension de la description qui suit.
Dans ces dessins la
Fig. 1 montre un cas particulier de dispositif pour la manoeuvre du charbon négatif. La
Fig. 2 montre une disposition particulière de liaison cinématique pour le mouvement du charbon. La
Fig. 3 montre un système de double blocage pour obtenir un réglage très sensible du mouvement du charbon. La
Fig. 4 montre un dispositif à levier articulé à double triangle pour la transmission de la commande au charbon négatif
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et la
Fig. 5 est une coupe par la ligne X-Y de la Fig. 4.
On considérera d'abord les manoeuvres du charbon négatif. Le moteur -a- (Fig. 1) en mouvement, à une vitesse réglable une fois pour toutes par exemple au moyen d'un rhéostat en série sur l'induit,commande par son arbre, à l'aide d'un réducteur approprié, le premier élément de deux différentiels, par exemple les couronnes -b-bl-. Un couple d'autres éléments, par exemple les porte-satellites -c-cl- sont reliés pour ainsi dire en parallèle à l'axe -d- tandis que les deux couronnes -e-el-, formant le dernier couple d'éléments de deux différen- tiels, sont folles.
Il s'ensuit que tant que les couronnes elles-mêmes restent folles, aucun mouvement ne peut être transmis à l'axe -d-, qui reste en effet fou lui même. Si l'une des deux cou- ronnes est freinée, et plus simplement bloquée, le différentiel correspondant devient, si l'on peut ainsi dire, actif, et trans- met le mouvement au dit axe-d-.
Les liaisons des porte-satellites à cet axe sont telles que le sens de rotation de celui-ci soit renversée selon qu'on bloque la deuxième couronne de l'un,ou de l'autre diffé- rentiel; l'axe -d- commande directement le mouvement du charbon.
Un cas particulier d'une telle liaison cinématique est celui représenté par, la Fig. 2, où les mêmes références indiquent des éléments correspondants à ceux de la Fig. 1; les deux différentiels y sont en grande partie condensés, de sorte qu'il n'y a plus que la première couronne-b-, et qu'un porte- satellites dont l'axe est directement l'axe de transmission au charbon; les rapports des satellites sont tels que les deux mouvements de sens inverses de cet axe aient une vitesse à peu près égale.
Un tel dispositif permet pourtant la commande du @
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charbon dans un sens ou dans l'autre, par simple blocage d'une roue; le blocage de l'une ou de l'autre roue est commandé par un système de mesure électrique, par exemple un solénoïde en série sur l'arc, attirant une partie magnétique-f- équilibrée par un ressort antagoniste -g-; la partie magnétique fait osciller l'axe -h- qui, selon le cas, met un cliquet en prise avec l'une ou l'autre de deux roues à rochet -1-il-, assemblées respectivement aux couronnes -e-el-, en bloquant celles-ci. On doit remarquer que ces couronnes tendent à tourner chacune dans un seul sens, ce qui permet d'employer un cliquet de blocage à dent de scie et d'arriver ainsi à une plus grande facilité de fonctionne-ment.
Mais le système permet d'obtenir un autre avantage; en effet,lorsque le dispositif régulateur commence à entrer en action dans un sens, le cliquet de blocage engrènerait à peine, et s'il avait une forme telle qu'il soit amené ensuite automatiquement à embrayer à fond, le régulateur aurait à fournir un certain effort pour le débrayer; ou bien il n'y arriverait qu'après que sa position d'équilibre se soit modifiée considérablement; cela donne une difficulté à obtenir un réglage très sensible.
En vue d'obvier à cet inconvénient on emploie le système de double blocage représenté sur la Fig. 3. Sur cette figure, -i-il- désignent les deux roues à dents de rochet assemblées aux couronnes des deux différentiels; -k- et -k1- sont les dents de cliquet de la fourchette-h- qui peuvent bloquer, respectivement, la roue -i- ou bien la roue -il-. -g- indique le ressort faisant équilibre au solénoïde -f-.
Lorsque l'une des deux dents est sur le point d'entrer en prise, la fourchette -h- heurte une butée élastique-1- ou -Il- qui l'arrête; en même temps,
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toutefois, le petit galet-m- qui s'appuyait sur une came circulaire assemblée à la fourchette et n'avait donc aucun effet, vient appuyer sur une rampe-n- des fourchettes, y exerçant un effort propre à surmonter la résistance des butées-1- et à provoquer un mouvement ultérieur brusque de la fourchette, produisant l'engrènement parfait de la dent de blocage et, par conséquent, un mouvement du charbon.
Mais le petit galet -ml- est périodiquement soulevé par une came -o- en rotation continuelle; lorsque le galet est ainsi soulevé la butée élastique -1- débraye de nouveau la dent qui ne peut pas occuper de positions douteuses, ni rester engrenée plus que nécessaire, ce qui permet d'avoir un système régulateur très sensible. Le mouvement est donc généralement transmis pendant une fraction de tour de la came -o- qui peut être aussi relativement rapide, et pour une autre fraction de tour il est interrompu. Toutefois dans le cas où le régulateur est bien loin de la position d'équilibre, (c'est-à-dire par exemple lors de l'allumage et du décrochement de l'arc) il arrive à surmonter aussi les butées-1- et le mouvement est transmis continuellement au charbon, en obtenant ainsi un mouvement bien plus rapide.
Le même dispositif cinématique à double différentiel s'emploie ensuite pour le réglage du charbon positif; ici toutefois une des couronnes folles,est généralement bloquée, donnant lieu à un mouvement continuel de rotation et d'avancement du charbon: lorsque l'avancement est excessif, un dispositif indépendant, par exemple thermostatique, provoque l'action d'un électro-aimant qui déclanche un différentiel et bloque l'autre, ce qui provoque le recul du charbon qui reste toutefois lui-même toujours en rotation.
Une autre qualité nécessaire pour une bonne lampe est la possibilité d'écarter très rapidement les charbons à la fer-
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meture du circuit, et de les rapprocher rapidement lorsque le . circuit s'interrompt.
A l'interruption du circuit il est très utile aussi de rendre inefficace l'incandescence longuement résiduelle de la pointe incandescente du charbon positif.
Une particularité de la lampe suivant l'invention est précisément de répondre complètement et de façon simple à cette condition.
A cet effet, la transmission de commande du charbon négatif le fait avancer au moyen d'un dispositif à levier articulé à double triangle isocèle, montré sur la Fig. 4; le dit dispositif est caractérisé en ce qu'il comporte un système de leviers formant deux triangles isocèles A B C et B C D, respecti- vement, qui ont l'un des côtés égaux commun, les deux autres côtés étant assemblés entre eux rigidement, de façon que l'angle qu'ils forment ne varie pas et que si l'une des bases variables se déforme, en restant toujours parallèle à elle-même (la base B D), l'autre base devra faire la même chose, étant en fait normale à la précédente;
en effet la somme des deux angles au sommet A C B et B C D de triangles isocèles est constante par construction, pour la raison citée ci-dessus, et puisque la somme de deux angles à la base A B D est égale à 180 moins la moitié de la somme de deux angles au sommet, elle est constante elle aussi; si l'une des deux bases reste parallèle à elle-même, l'autre fait de même. La base A B est formée par une vis pour la rendre variable en longueur, tandis que le point D est guidé dans une rainure, dont le prolongement passe par le point fixe B.
Cette disposition a l'avantage de reporter le guide glissant du système déformable, toujours loin du charbon négatif, c'est-à-dire à un endroit moins chauffé.
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D'autre part, pour obtenir un déclanchement rapide des charbons,toute la tête portant le charbon négatif est pivotée en-p- (et équilibrée) en sorte qu'une légère rotation amène le charbon négatif en contact avec le charbon positif; la rotation est provoquée par un solénoide -q- en série avec l'arc, qui écarte ainsi les charbons sous le choc de courant qui se produit lorsque les charbons arrivent à se toucher, et les rapproche si le courant manque, réduisant à peu de chose, dans les deux cas; les mouvements à effectuer au moyen du régulateur normal.
L'oscillation même de la tête négative (ou toute autre transmission depuis le solénoide en série avec ,l'arc) provoque le mouvement de deux couvercles incombustibles -r-rl- qui, lorsque les charbons viennent en contact à la suite du décrochement de l'arc, enferment les deux pointes des charbons, rendant ainsi instantanément invisible le projecteur. REVENDICATIONS --------------------------- .1. Régulateur pour la manoeuvre des charbons de lampes à arc, caractérisé en ce que le mouvement dans les deux sens de deux charbons est donné par un moteur en mouvement continuel, par l'intermédiaire d'un inverseur composé d'un double différentiel dont l'un ou l'autre élément est alternativement bloqué.