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MEMOIRE DESCRIPTIF à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION " Dispositif pour préparer du gaz acétylène pour moteurs à combustion interne, installations de soudure, etc., l'eau étant introduite dans le récipient rempli de carbure et fermé extérieurement "
L'invention concerne un dispositif pour préparer du gaz acétylène dont on a besoin pour de nombreuses applications, en particulier pour l'éclairage pour faire marcher des moteurs, ainsi que pour le déooupage et la soudure.
Le dispositif conforme à l'invention permet de produire de grandes quantités de gaz acétylène pendant aussi longtemps qu'on veut et d'une façon toujours égale, pour que le gaz utilisé soit toujours frais, mais qu'il ne s'accumule, en cas d'interruption de l'utilisation, pas de grandes quantités de gaz acétylène qui, du fait qu'elles restent en repos, perdent une partie de leur efficacité avant d'être utilisées.
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En outre ce dispositif est construit de façon à pouvoir être monté facilement sur un véhicule, comme cela est nécessaire pour assurer le fonctionnement du moteur de ce véhicule. Des générateurs d'acétylène du type transportable sont utilisés aussi pour d'autres applications, par exemple dans l'armée, lorsqu'il s'agit de détruire par exemple des ponts en fer, ou bien dans les chemins de fer, lorsqu'il s'agit de déoouper les charpentes de wagon en cas d'accident survenu à un ou plusieurs trains, enfin pour les travaux de construction, en particulier pour souder de grosses pièces.
Il importe en outre que l'eau soit introduite dans le récipient, rempli de carbure et fermé extérieurement, de façon que les restes de carbure forment une poudre sensiblement sèche qui ne soit pas mouillée d'une façon exagérée et ne produise par conséquent pas de boue, comme c'est le cas pour les générateurs connus. En effet il est difficile de retirer la boue du générateur et il faut aussi des dispositifs particuliers, par exemple des fosses, pour déposer la boue. Au contraire, lorsque les restes de carbure forment une poudre sensiblement sèche, non seulement on peut les extraire facilement du gé. nérateur, mais aussi on peut les utiliser avantageusement, par exemple comme engrais ou pour la fabrication de briques.
Pour remplir toutes les conditions mentionnées cidessus et pour que l'on puisse produire continuellement de gran des quantités de gaz avec un générateur de petites dimensions et de faible poids, le récipient du générateur est relié alternativement, conformément à l'invention, à un dispositif d'apport du carbure et à un dispositif de vidange; en outre un couteau rotatif monté à l'intérieur du générateur agite la masse de carbure pendant le dégagement du gaz, tandis que l'eau nécessaire à ce dégagement est introduite dans le récipient au
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moyen d'un dispositif de refoulement, en quantité telle que le résidu ne puisse pas former de boue, ou bien elle est injectée sous une forte pression sous forme de pluie fine.
Un exemple de réalisation de l'invention est représenté dans les dessins annexés.
La fig. 1 est une ooupe transversale du générateur.
La fig. 2 en est une coupe longitudinale.
La fig. 3 est une ooupe transversale de la ohambre à mécanisme du générateur et de la pompe à eau.
La fig. 4 est une ooupe axiale verticale du dispositif d'entraînement de la pompe à eau.
La fig. 5 est une autre ooupe transversale de la chambre à mécanisme et du dispositif d'entraînement des couteaux agitateurs, ainsi que des chambres de dégagement du gaz.
Les fig. 6 et 7 sont des vues montrant le fonotionnement du dispositif éjecteur.
La fig. 8 est une coupe de la soupape de réglage et de la soupape de retenue.
La fig. 9 est une vue de face du générateur d'acétylène et de son moteur.
Le gaz acétylène est dégagé à l'intérieur du bâti cylindrique 1 dont les deux extrémités sont fermées hermétiquement, vers l'extérieur, par les couvercles 2 et 3. Dans le bâti 1 est monté à rotation un cylindre 4 à l'intérieur duquel se trouvent plusieurs cylindres générateurs 5. Ces cylindres sont montés entre le cylindre 4 et un cylindre intérieur 7.
Le cylindre 4 est fermé à ses deux extrémités par les plaques 10 et 11 qui servent de couvercle. Les pièces 4,5, 7 et 10 et 11 constituent un bloc. Aux endroits où les cylindres générateurs 5 sont en contact avec le cylindre 4, des fentes de remplissage 8 sont ménagées dans ces pièces, tandis qu'aux
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endroits où les cylindres générateurs 5 touchent le cylindre intérieur 7, se trouvent des fentes d'échappement 9.
Autour de la face extérieure du cylindre 4 est appliqué un ruban de feutre sans fin 6, qui passe, mais seulement à l'endroit le plus haut, où le oarbure est introduit de la fa- çon qui sera indiquée plus loin, sur un oanal de remplissage fixe 64 s'appliquant directement par ses bords inférieurs élargis 65 sur la face extérieure du cylindre 4. Le ruban de feutre 6 ferme les fentes de remplissage 8 à l'exception de oelle qui se trouve le plus haut à chaque instant et par laquelle du carbure frais arrivant par le canal de remplissage 64 tombe dans le cylindre correspondant 5, dans lequel le gaz se dégage.
Le cylindre intérieur 7 entoure un bâti fixe 12 qui est traversé par l'arbre 21 sur lequel est fixée la vis d'Archimède 75. Entre les bâtis 7 et 12 se trouve une couche de feutre 74. Cette couche comporte, au même endroit que le cylindre 12, des fentes de passage 72, 73. Ces fentes ne sont pas pratiquées toutefois dans le plan vertical médian du générateur; au oontraire, elles sont décalées d'environ 35 par rapport à ce plan, dans le sens opposé à celui de la rotation du cylindre 4, de sorte que les fentes d'échappement 9 des cylindres générateurs 5 passent devant les fentes mentionnées 73 et 72, pendant la rotation du cylindre 4 et des pièces connexes, avant que les fentes d'admission 8 de ces cylindres 5 ne permettent le remplissage de ces derniers au moyen de carbure frais près du bâti auxiliaire 64.
Pendant le remplissage il faut que la communication entre le cylindre générateur et la cavité intérieure du bâti 12 soit déjà fermée, comme cela est représenté dans la fig. 1.
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Le bâti 12 est solidaire du couvercle de fermeture 2.
La portée qui se trouve entre le bossage oentral 13 du couvercle rotatif 10 et le bâti fixe 12 est légèrement oonique.
Chaque cylindre 5 de dégagement du gaz contient une palette rotative 14 dont l'un des bords, qui est affûté en forme de lame tranohante, se déplace sur la paroi intérieure du cylindre correspondant 5, pour enlever les restes de oarbure qui pourraient y adhérer. Chaque palette 14 oomporte plusieurs dents semblables à des dents de peigne et dirigées vers l'axe de rotation de la palette. Les deux tourillons de chaque palette d'agitateur tournent dans des roulements à billes montés dans les couvercles 10 et 11. Les roulements à billes sont protégés par des presse-étoupes 15 contre toute souillure pouvant être produite par des parcelles de carbure.
Les palettes d'agitateur 14 et le cylindre 4, ainsi que toutes les pièces solidaires de ce cylindre, sont entrainés par un engrenage monté dans la cavité 16 du bâti entre les deux couvercles 3 et 11.
A cet effet, un arbre creux 17 est monté à rotation libre sur l'une des extrémités de l'arbre 21, celle qui traverse le couvercle 3 ; cet arbre traverse un presse-étoupe et porte une oouronne dentée à l'intérieur du couvercle 3. Cette couronne dentée engrène directement avec la roue dentée 18, montée à rotation libre sur un axe fixé au couvercle 3, et solidaire de la roue plane 19. Cette dernière fait tourner la roue dentée ,20, qui est solidaire de l'arbre 21. Le rapport de transmission de l'engrenage qui vient d'être décrit est tel que l'arbre 21 ne fasse que 80 tours par minute, lorsque l'arbre creux 17 fait 300 tours pendant le même temps.
L'arbre 21 porte en outre la roue dentée 22, avec laquelle engrènent plusieurs roues planes 23, une pour chacun des
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cinq cylindres générateurs 5. Chacune de ces roues 23 est solidaire du tourillon de la palette d'agitateur 14 montée dans le cylindre oorrespondant servant de cylindre générateur, de sorte que cette palette fait environ 100 tours par minute et que le carbure de calcium qui se trouve dans les chambres génératrices 5 est bien agité.
Pour que l'engrenage cité puisse faire tourner aussi le cylindre 4 et les pièces qui en sont solidaires, le cylindre 4 entoure le couvercle 11 sur une longueur relativement grande.
Sur le bord libre de cette partie saillante du cylindre se trouve la denture intérieure 24. A portée de cette denture se trouve une roue dentée 25 qui n'a qu'une seule dent, de sorte que le cylindre 4 ne tourne que d'un très petit angle à chaque tour de cette roue dentée. Celle-ci est montée folle sur un axe 25' fixé sur la face intérieure du couvercle 3. Sur le bossage central, en forme d'arbre creux, de la roue dentée 25 est fixé le roohet 26 dans lequel s'engage le aliquet 27, qui est monté à l'extrémité libre d'un levier 28 oscillant autour de l'axe 25'.
Un bras latéral de ce dernier levier se trouve à portée du plateau-came 29 fixé sur l'arbre 21, de façon que le rochet 26 avanoe d'une dent à chaque tour de cet arbre, et que le cylindre, ainsi que toutes les pièces qui en sont solidaires, n'avanoent que très peu à chaque tour de cette dernière roue dentée. Ce dispositif d'entraînement est construit de façon que le cylindre 4 ait besoin de 10 minutes pour faire un tour oomplet.
L'eau nécessaire à la décomposition du carbure pour assurer le dégagement du gaz acétylène est aspirée dans un réservoir d'eau, au moyen d'un tuyau fixe ou souple, à travers une soupape d'aspiration, par la pompe 41 (fig. 3 et 4), puis introduite à travers la soupape de refoulement 44 et au moyen
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du tuyau de refoulement 45 par la tubulure 35 (fig. 2) dans une perforation du couvercle 2 du bâti.
Au sortir de cette perforation l'eau entre dans la perforation 31, pratiquée dans le bossage central 13 du couvercle rotatif 10, puis dans le tronçon de conduite 30 ménagé dans le support conique du bâti 12. Au. sortir du tronçon de conduite 30 l'eau sous pression arrive, par la conduite 36 solidaire du bossage central 13 du couvercle 10, aux ajutages de pulvérisation 40, qui sont montés un pour chaque cylindre générateur 5 et qui s'engagent chacun dans l'un de ces cylindres, dans le sens de l'axe de ce dernier. La disposition générale est telle que l'eau refoulée sous pression par la pompe soit injectée, finement pulvérisée, dans l'un des cylindres générateurs 5, chaque fois que ce cylindre a été rempli de carbure, pendant une rotation d'environ 60 du oylindre 4.
On peut faire varier la course de la pompe à eau 41 à l'aide de la coulisse d'entraînement de son piston. Le tourillon d'entraînement de la pompe à eau 41 est fixé à la roue dentée 42, que l'arbre 21 fait tourner au moyen de la roue dentée 43.
Pour que la chaleur dégagée par la production du gaz acétylène puisse être sûrement évacuée, les cylindres générateurs 5 sont refroidis. A cet effet, de l'eau fraîche, assurant le refroidissement, est introduite, d'une façon analogue à celle qui a été décrite plus haut pour l'eau fournie par la pompe 41, au moyen de perforations pratiquées en partie dans le bossage central 13 et en partie dans le bâti 12, à l'endroit où il entoure ce bossage, par les perforations 33 dans les cavités 32 qui se trouvent à l'intérieur du cylindre 4 entre les cylindres générateurs 5.
L'eau chauffée sort de ces cavités 32 par les perforations 34, puis elle retourne dans le réservoir
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d'eau, ou bien elle est envoyée dans un réfrigérant, par un conduit d'écoulement, non représenté, ménagé dans le couvercle 2 du bâti.
Les ajutages de pulvérisation 40 traversant les tourillons du couteau 14, sans participer toutefois à la rotation de ce dernier.
Le carbure est introduit dans les cylindres générateurs 5 à l'aide du bâti de charge 47, dans la partie supérieure duquel un robinet d'arrêt 48 est monté à rotation au moyen de l'arbre 50. Pour que le robinet 48 puisse être parfaitement supporté dans le bâti de charge 47, ce robinet est entouré par une douille en acier 49 dans laquelle des évidements sont ménagés pour le passage du carbure.
A l'extrémité libre de l'arbre 50 est-fixée la roue oonique 51, qui engrène avec la roue conique 52 fixée sur l'arbre 53. La rotation de l'arbre 53 a lieu au moyen d'une roue 55 fixée à l'extrémité inférieure de cet arbre et engrenant avec un segment denté 56. Ce segment est fixé sur le bossage central, déjà mentionné, de la roue dentée 25. Le rapport de transmission est tel que, chaque fois qu'un cylindre générateur 5 préalablement vidé vient se plaoer sous le canal de remplissage 4 et sous le bâti de charge 47 qui se trouve au-dessus, le robinet 48 soit fermé momentanément et s'ouvre chaque fois après le passage de la quantité de carbure dosée et contenue dans le bâti de charge, et après la fermeture de la fente de remplissage 8.
Au lieu de cela, la disposition peut aussi être telle que le robinet 48 puisse servir à mesurer la quantité de carbure nécessaire pour une opération de dégagement du gaz et remplace le bâti de charge 47.
Au-dessous du robinet 48 et dans le bâti d'apport 47 se trouve une tôle direotrice 58 montée oscillante autour de
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l'axe 59. Sur ses deux faces la tôle directrice 58 porte des parois latérales 60 dans lesquelles sont pratiquées des fentes 61. Dans ces dernières s'engage la tige de réglage 62, qui est portée par la tige de réglage 63. Cette dernière est guidée dans une partie saillante du bâti 47. A son extrémité libre elle porte une tête 68 sur laquelle s'applique un ressort 65.
Ce dernier repousse la tige 63 vers l'extérieur, ce qui fait basculer la tôle directrice 58 pour l'amener à sa position la plus basse. La tête 68 s'applique sur un excentrique 66 fixé sur l'arbre 53 mentionné plus haut. Cet excentrique fait monter et descendre la tôle directrice 58 une fois à chaque tour de l'arbre 53. La tôle directrice 58 monte chaque fois que la fente de remplissage 8 d'une chambre génératrice 5 se trouve sous le oanal de remplissage 64.
Pour faire arriver-le carbure dans le oanal de remplissage 64, un canal 67 est laissé libre près de la bande de feutre 6 dans le sens de l'axe du oanal de remplissage 64. Rien n'empêche- naturellement de ménager aussi un oanal correspondant . de l'autre côté de la bande de feutre 6 et par conséquent de faire en sorte qu'il y ait, au lieu d'une seule tôle directrice oblique 58, deux parois montées en forme de coin l'une par rapport à l'autre et envoyant le carbure tombant du robinet 48 par moitié'sur l'une des faces dans l'un des canaux 67, et par moitié, par le canal correspondant ménagé sur la face opposée, dans le oanal de remplissage 64 et de là dans le oylindre de dégagement du gaz.
La disposition d'ensemble est telle que le robinet de remplissage 48 ne soit fermé momentanément que lorsqu'une ouverture de remplissage 8 du cylindre 4 se trouve sous le canal de remplissage 64. Comme le cylindre 4 fait un tour en 10 minutes et comme il y a cinq cylindres générateurs, une
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nouvelle charge d'un cylindre générateur a lieu toutes les deux minutes. La quantité de carbure introduite dans ce cylindre peut alors dégager du gaz acétylène pendant dix minutes.
Comme ce gaz est dégagé dans plusieurs cylindres à chaque instant, il peut être extrait du générateur décrit en courant parfaitement uniforme.
La quantité d'eau nécessaire pour utiliser complètement la charge de carbure d'un cylindre générateur 5 est refoulée dans ce cylindre après avoir été divisée assez finement pour que la durée d'injection s'étende à peu près jusqu'à 1/5 de tour du cylindre 4 et dure par conséquent deux minutes environ. Le carbure est mélangé au moyen des palettes 14 avec l'eau qui a été injectée, ce mélange étant tel que toutes les parties du carbure interviennent uniformément dans le dégagement de gaz et que l'hydrate de chaux restant se présente sous forme d'une poudre sensiblement sèche.
Cette poudre est éliminée au moyen du bâti 12 et de la vis d'Archimède 75, solidaire de l'arbre 21, qui la fait tourner à l'intérieur du bâti 12. Chaque fois que l'une des ouvertures d'échappement 9 d'un cylindre générateur 5 passe devant la fente 72, 73 pratiquée dans le bâti 12 et dans l'anneau de feutre 74 qui entoure ce bâti, l'hydrate de chaux formé dans ce cylindre générateur 5 est transporté de ce cylindre dans le cylindre 12, de façon à venir à portée de la vis d'Archimède 75 qui, en tournant, le transporte à l'extrémité ouverte du bâti 12.
L'hydrate de chaux tombe ensuite dans la cuve de vidange 84 (fig. 6 et 7), qui est ménagée à l'intérieur d'un bâti auxiliaire 76. Ce bâti est vissé sur la face extérieure du cou- vercle 2. A l'extrémité inférieure de cette cuve de vidange 84 se trouve une soupape de 'fermeture 87 qui est maintenue fermée
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par un ou plusieurs ressorts et qui ferme vers l'extérieur la cavité intérieure du bâti 12, ainsi que la ouve de vidange 84, pour qu'aucun gaz acétylène ne puisse s'échapper en pure perte.
Pour ouvrir la, soupape 87, lorsqu'une quantité suffisante d'hydrate de chaux s'est accumulée dans la ouve de remplissage 84, on pourrait faire monter et descendre un piston dans cette cuve. Au lieu de cela l'appareil comporte le dispositif suivant :
Les parois latérales opposées de la ouve de remplissage 84 comportent des évidements 85 dans lesquels s'engagent les segments éjeoteurs 82, qui s'appuient sur deux chevilles se trouvant à l'extérieur de la ouve 84. Ces chevilles traversent la cloison 77 ménagée dans le bâti 76 et qui leur sert de support, et il porte des segments de couronne dentée 81.de chaque côté de cette cloison. Ces deux segments 81 engrènent entre eux, de sorte qu'ils effeotuent toujours des mouvements alternatifs opposés. Une roue dentée 80 engrène avec chacun des deux segments 81.
Un segment semi-circulaire de couronne dentée 79 est fixé entre les deux roues dentées 80, sur l'extrémité libre de l'arbre 21, de façon à engrener, pendant la rotation de l'arbre 21, alternativement avec l'une et avec l'autre des deux roues dentées. Ceci a pour résultat que les roues dentées 80, ainsi que les segments de oouronne dentée 81 et les segments éjeoteurs 85 qui en sont solidaires effectuent alternativement un mouvement de va--et-vient et que ohaque fois qu'ils s'engagent dans la cuve de vidange 84 et ren- oontrent les restes de carbure qui s'y sont accumulés, les segments 85 repoussent ces restes de carbure vers le bas, de façon que la soupape 87 s'ouvre et laisse sortir une certaine quantité d'hydrate de chaux.
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Le gaz acétylène formé se dégage par les fentes 8 et à travers le ruban de feutre 6 qui les recouvre, pour entrer dans la ohambre annulaire ménagée entre les cylindres 1 et 4, ohambre d'où il passe dans les robinets de prélèvement 89, qui sont montés sur une plaque latérale 88 servant de couverole. La pression du gaz produit peut aussi être mesurée sur le couvercle de prélèvement au moyen du manomètre 91. Pendant leur passage à travers le ruban de feutre 6 les gaz sont purifiés et les parcelles de carbure entraînées sont notamment retenues. Les impuretés entraînées par le ruban de feutre 6 sont enlevées par le racloir 70 monté près du canal de remplissage 64 et envoyées dans ce dernier canal, au sortir duquel ces parcelles entrent d'abord dans l'un des cylindres générateurs 5, puis dans le bâti de vidange 12.
L'eau entrainée par le gaz se dépose sur la face intérieure du bâti 1 et coule dans le récipient collecteur 92. d'où elle est extraite par le robinet 95 et évacuée hors du générateur.
Les pièces mobiles du générateur d'acétylène sont actionnées de préférence au moyen d'un moteur à combustion interne fonctionnant au moyen du gaz acétylène produit et pouvant être mis en marche au moment voulu à l'aide du gaz restant dans le générateur après que le fonctionnement a été arrêté.
Ce moteur à combustion interne peut être un moteur à deux temps ou à quatre temps. Lorsqu'il s'agit de moteurs à deux temps le gaz acétylène est introduit dans le carter de la manivelle, des perforations étant pratiquées dans le vilebrequin pour commander l'entrée du gaz. Toutefois, pour les moteurs à deux temps, on peut aussi refouler le combustible directement dans le cylindre moteur au moyen d'un compresseur
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96, comme cela est nécessaire pour les moteurs à quatre temps.
Il convient dans chaque cas de régler la quantité de gaz qu'il s'agit d'envoyer au moteur, ce réglage étant effectué au moyen d'une soupape à surpression 97 reliée au compresseur et dont on peut faire varier la tension du ressort. Cette soupape ren- voie dans le générateur la quantité de gaz fournie en excès par suite d'une trop grande augmentation de la pression du gaz dans le générateur.
Il faut veiller dans chaque cas à ce qu'un mélange de gaz acétylène et d'air s'enflamme spontanément déjà sous une surpression de 3 kg. Lorsque le gaz est envoyé directement dans le cylindre moteur au moyen d'un compresseur, on peut toutefois utiliser des pressions de compression beaucoup plus hautes. Dans ce cas on refoule le gaz de façon qu'il ne soit capable de s'enflammer qu'au moment voulu pour l'inflammation, de façon à éviter des allumages prématurés.
La puissance et la vitesse du moteur peuvent être ré- glées de différentes façons. Le mode de réglage suivant est particulièrement avantageux : A cet effet, une soupape de réglage 28 représentée dans la fig. 8 et combinée avec la soupape de retenue 99, dans un bâti commun 100, est montée dans la conduite de gaz allant du compresseur au cylindre du moteur. La tige de guidage 101 de la soupape de réglage 98 passe à travers un évidement mé- nagé dans la tige de guidage de la soupape de retenue 99. Des ressorts de pression 102 et 103 tendent à maintenir les deux soupapes dans la position de fermeture. On peut ouvrir la sou- pape de réglage 98, en surmontant la pression du ressort 102, par une traction exeroée sur sa tige de guidage 101.
A cet effet un câble est fixé à l'extrémité libre de cette tige et relié au levier de réglage du dispositif régulateur servant à
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régler l'entrée de l'air de combustion dans le moteur. Ce dispositif régulateur, qui est par exemple un dispositif à étranglement, peut être actionné à la main ou automatiquement, de façon connue, par un régulateur. Les largeurs d'ouverture du dispositif d'étranglement de l'air et de la soupape 98 de réglage du gaz doivent être telles que l'on obtienne dans le moteur un mélange d'air et de gaz plus ou moins riche, suivant la puissance dont on a besoin, mais inflammable en tout cas.
Ceci permet de régler la vitesse de marche du moteur dans de très grandes limites.
La disposition peut notamment être telle que l'on obtienne un mélange inflammable peu riche lorsque le moteur tourne lentement, et un mélange riche lorsque le moteur tourne vite.
Le moteur 94 servant à faire fonctionner le générateur peut être très petit. On prendra de préférence un moteur tournant aussi rapidement que possible, et l'on montera en oonséquence entre ce moteur et l'arbre d'entraînement 21 du générateur une démultiplication logée à l'intérieur du bâti 95.
Il convient en outre de monter entre l'arbre du moteur et l'arbre d'entraînement du générateur un accouplement qui soit toujours aotionné à l'aide d'un piston de commande actionné par le gaz acétylène produit, en surmontant l'action d'un ressort agissant sur ce piston, lorsque la pression du gaz dans le générateur dépasse une valeur déterminée. De cette façon le générateur est toujours arrêté lorsque le gaz produit n'est pas utilisé et reste au contraire dans le générateur dont la pression augmente, tandis qu'inversement le générateur est remis en marche automatiquement dès que la pression du gaz baisse dans le générateur par suite d'une reprise de la consommation.
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On peut d'ailleurs renverser la disposition représentée dans les dessins de façon que l'arrivée du carbure se fasse au centre de la couronne de chambres génératrices 5 et que la vidange de celles-ci ait lieu à la partie inférieure de cette couronne.
En outre pour qu'on puisse n'utiliser qu'une seule fente au lieu de deux dans les chambres génératrices 5, on pourrait aussi monter le dispositif de remplissage 47, conforme à l'exemple représenté, dans la partie supérieure et le dispositif de vidange dans la partie inférieure de l'enveloppe extérieure 4; il est vrai que dans ce cas le remplissage et la vidange ne seraient séparés que par une demi-révolution de la couronne de chambres génératrices 5. Au lieu de se trouver sur le pourtour extérieur, les dispositifs de remplissage et de vidange pourraient aussi se trouver à l'intérieur de la couronne de chambres génératrices 5, c'est-à-dire être disposés à l'endroit où le dispositif de vidange se trouve seul dans l'exemple représenté.
Dans ce cas les cylindres qui servent à assurer le remplissage et la vidange des chambres génératrioes ont un diamètre qui n'est que la moitié de celui des cylindres 7. Dans ces conditions le remplissage d'une chambre génératrice aurait lieu chaque fois que cette chambre se trouve dans sa position la plus basse, et la vidange aurait lieu chaque fois que la chambre génératrice en question se trouve dans sa position la plus haute.