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BREVET D'INVENTION. " Perfectionnements apportés aux appareils du genre des cinémomètres, notamment pour engins de navigation aérienne ".
L'invention est relative aux cinémomètres, cest-à- dire aux appareils pour mesurer les vitesses relatives et en particulier, comme il sera supposé dans ce qui suit, pour mesurer la vitesse d'un aéronef par rapport au sol; appareils du genre de ceux pour lesquels la mesure de la vitesse de l'engin se fait par la méthode dite de synchronisation, c'est-à-dire par la mesure de la vitesse de défilement de l'image d'un point fixe du sol (ou de l'engin), vue dans un viseur porté par l'engin (oufixé au sol), laquelle mesure peut être effectuée en agissant sur un organe mobile dont la vitesse est amenée en synchronisme avec la susdite vitesse de défilement.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces appareils tels qu'ils soient plus simples, plus aisément maniables et plus précis que jusqu'à présent.
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Elle consiste, principalement, à commander manuellement les déplacements de l'organe mobile de synchronisation et à combiner à cette commande un dispositif tachymètre dont les indications permettent à l'opérateur de suivre à chaque instant les valeurs de la vitesse communiquée audit organe, et, par suite, de la vitesse cherchée, lorsqu'est réalisée la synchronisation.
Elle comprend, mise à part cette disposition principale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment: une deuxième disposition, consistant à faire comprendre aux appareils du genre en question un viseur fixe, et à constituer l'organe mobile de synchronisation par un élément ou système optique propre à permettre, par ses déplacements à la vitesse de synchronisation, de maintenir fixe l'image du point visé, cet élément étant constitué par exemple par un miroir ou prisme pivotant;
et une troisième disposition, consistant à interposer, entre l'organe mobile de synchronisation et son système de commande, un dispositif cinématique propre à permettre de communcquer audit organe, à partir du mouvement uniforme du système de commande, un mouvement varié tenant compte des modifications de la vitesse de défilement avec l'angle de visée.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions ; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les appareils du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles comprenant de semblables appareils.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du
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dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. 1, de ce dessin, montre en coupe schémati- que un cinémomètre établi conformément à l'invention.
La fig. 2 montre, en plan, certaines parties de cet appareil, elles-mêmes établies conformément à l'invention.
La fig. 3 est un schéma illustrant le fonctionnement de certains organes enditeappareil.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réali- sation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'éta- blir un cinémomètre pour avion, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On agence cet appareil de façon telle que son organe mobile de synchronisation puisse être commandé manuellement et que sa vitesse puisse être contrôlée à chaque instant, par l'opérateur, à l'aide d'un dispositif tachymètre dont les in- dications, lorsque le synchronisme est réalisé, donnent la vi- tesse cherchée.
A cet effet, et pour ce qui est tout d'abord du sys- tème optique ou viseur destiné à permettre d'observer le défi- lement d'un point du sol, on l'agence de toute manière usuelle, ce système comprenant, par exemple, essentiellement, un objectif 1, une lentille collectrice 2 sur laquelle peuvent être tra- cés les fils d'un réticule, laquelle lentille peut éventuelle- ment être remplacée par un niveau à bulle jouant le même rôle, un véhicule 3; un verre de champ 4 avec tracé de repère, et un oculaire 5.
Un tel ensemble, lorsqu'il est porté par un avion en vol et que l'on observe le terrain survolé, donne une image @ redressée sur le verre au champ 4, image qui se défile à une
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certaine vitesse proportionnelle à celle de l'engin.
Pour mesurer par synchronisation ladite vitesse, on procède, par exemple, soit en faisant mouvoir un repère dans le champ de visée à une vitesse que l'on amène à être égale à la vitesse de défilement, soit suivant une autre disposition de l'invention, particulièrement intéressante, en déplaçant de façon telle, un élément du système optique, que l'image du point visé, au lieu de se défiler dans le champ de visée, puisse demeurer en point fixe, par exemple au point de croisement du susdit réticule, cette disposition étant plus spécialement illustrée sur le dessin et consistant par exemple à déplacer en rotation un prisme à réflexion totale 6 (ou miroir etc.), recevant les rayons lumineux issus du point visé et les renvoyant sur le système optique avec passage, par exemple encore, sur un second prisme 7, celui-là fixe,
et quelle que soit la façon de réaliser l'organe mobile de synchronisation, on a donc recours, comme ci-dessus spécifié, pour entraîner cet organe à la vitesse de synchronisation, à une commande à main, laquelle peut être réalisée de toute manière appropriée, par exemple à l'aide d'un bouton molleté 8 dont la rotation, provoquée par l'opérateur, amène le déplacement d'une crémaillère 9 en prise avec un pignon 10 monté sur l'axe de pivotement du prisme 6.
Puis, disposant de ce mécanisme de commande à main, on lui fait entraîner en outre un dispositif tachymètre d'un type quelconque 11, dont les indications permettent de calculer la vitesse en fonction de l'altitude, étant entendu que des moyens peuvent également être prévus pour permettre d'obtenir directement la vitesse cherchée, pour chaque altitude, lesquels moyens sont réalisés, par exemple, soit en faisant comporter au tachymètre plusieurs gradua-
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tions correspondant 4 plusieurs gammes d'altitude différentes, soit en lui faisant comporter une seule graduation, mais en interposant, entre le susdit mécanisme de commande et le tachymètre, un dispositif de changement de vitesse, de préfé- rence du type progressif (par exemple à cône et plateau ou à engrenages planétaires), que l'opérateur amène, au moment de.
la mesure, à une position donnant un rapport de vitesse conve- nant à l'altitude momentanée de l'engin.
Enfin des moyens seront encore avantageusement prévus pour permettre à l'opérateur de communiquer aisément à la poi- gnée ou bouton mobile 8 un mouvement sensiblement uniforme, mo- yens que l'on peut réaliser par exemple en faisant entraîner, par ledit bouton, un volant, lequelpeut lui-même entraîner le tachymètre.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on obtient un appareil dont le fonctionnement ré- sulte suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'entrer dans plus de détails à son sujet, ce fonctionnement - étant tel qu'il suffit à l'opérateur, pour effectuer une mesu- re, d'observer l'image d'un point du sol dans le viseur et de manoeuvrer le bouton 8 à une vitesse telle que ladite image de- meure fixe, le tachymètre donnant alors directement ou indirec- tement la vitesse de déplacement de l'engin.
Un tel appareil présente de nombreux avantages sur ceux jusqu'à présent réalisés, et pour lesquels l'organe ou re- père mobile de synchronisation était actionné par un moteur électrique ou par un mouvement d'horlogerie dont on réglait la vitesse jusqu'à obtention de la synchronisation.
Il était impossible, avec de tels appareils, d'obte- nir pour leurs moteurs une vitesse uniforme, non plus que d'ob- tenir unebgamme de vitesses suffisamment large. En outre,les embardées de l'avion pendant l'observation abaissaient considé- rablement la précision et rendaient ces appareils compliqués et coûteux.
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L'invention supprime toas ces inconvénients puisquèil c'est l'opérateur lui-même qui règle la vitesse de synchronisation.
Et, ou bien on se contente de procéder comme il vient d'être dit, ou bien, et mieux, on a recours à certaines dispositions telles que la suivante, susceptible, le cas échéant, d'être utilisée isolément.
Selon cette disposition, on interpose, entre l'organe mobile de synchronisation et son mécanisme de commande, des moyens cinématiques tels que, par un mouvement uniforme communiqué au mécanisme de commande, on puisse déplacer ledit organe mobile suivant un mouvement varié tenant compte des variations de la vitesse apparente du point visé avec l'angle de visée.
On remarque en effet qu'un appareil, conforme aux dispositions qui ont été ci-dessus décrites, ne fonctionnerait correctement que lorsque le point de visée choisi serait sensiblement à l'aplomb de la verticale de l'avion. Dans ces conditions, la vitesse apparente varie peu, tandis qu'au contraire, pour des positions angulaires du point de visée notablement distinctes de la verticale, ladite vitesse varie constamment, ce qui apparaît clairement sur la fig. 3 où l'on voit que, pour des déplacements angulaires semblables A de. la ligne de visée, mais à des distances angulaires différentes de la verticale OZ, l'image du point visé décrirait des chemins différents, proportionnels à BB1 et CC1.
En appliquant donc à un appareil de ce genre la disposition supplémentaire ci-dessus spécifiée, on aura la possibilité de viser un point quelconque du terrain survolé, ce point pouvant se trouver, au moment du début de l'opération de mesure, notablement en avant de la verticale de l'avion, en prolongement de sa route de vol.
Et, pour ce qui est des moyens cinématiques pour mettre en oeuvre ladite disposition, on pourra les réaliser de
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multiples manières, pourvu qu'ils permettent, à partir d'un mouvement uniforme communiqué par exemple, en l'espèce, au bouton molleté 8, d'entraîner le prisme 6 ou autre organe de synchronisation dans un mouvement varié permettant de suivre rigoureusement les variations de vitesse de l'image du point visé et, dans l'exemple de réalisation choisi, de maintenir cette image au point de croisement du réticule.
Lesdits moyens seront constitués par une came, par un excentrique, par des combinaisons de leviers etc., ou, comme représenté, par un dispositif du genre des croix de Malte comprenant par exemple un ergot 13 porté par une roue dentée 14 et venant s'engager dans la rainure 15 d'un disque denté 16 en prise avec la crémaillère 9.
Le mouvement de la roue dentée 14 est d'autre part transmis au volant, avec une multiplication convenable, par exemple à l'aide d'un pignon 17, ledit volant (non représenté) entraînant lui-même le tachymètre; ladite multiplication sera faite telle que l'opérateur puisse actionner l'appareil en communiquant au bouton 8 une vitesse assez faible pour qu'il puisse agir sur cette vitesse avec une précision convenable.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment celles pour lesquelles le cinémomètre serait combiné à un dérivométre.
R É S U M É.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.