Dispositif de repérage d'engins de navigation aérienne, comprenant des moyens d'écoute montés de manière à pouvoir tourner en azimut et en élévation. La présente invention se rapporte à un dispositif de repérage d'engins de navigation aérienne, comprenant des moyens d'écoute montés de manière à pouvoir tourner en azi mut et en élévation.
On sait que la direction d'un avion, telle qu'elle est donnée par un appareil d'écoute, est tout à fait différente de la véritable ligne de visée (direction vraie) en raison de la vi tesse élevée des avions modernes et de la vi tesse relativement faible du son par rapport à celle de la lumière. L'angle entre la direc tion vraie et la direction apparente indiquée par l'appareil d'écoute est connu sous le nom d'erreur de retard du son et l'on a imaginé di vers dispositifs pour évaluer cet angle, plu sieurs de ces dispositifs comportant des or ganes tournant à une certaine vitesse angu laire pour l'estimation de la vitesse angulaire de l'appareil d'écoute, en vue de déterminer la position de la direction vraie.
Le dispositif de repérage suivant la pré sente invention se caractérise en: ce qu'il comporte un viseur monté sur l'appareil d'é coute précité de manière à exécuter des mou vements de rotation dans les mêmes plans que ce dernier, un faux but situé à une certaine distance, des moyens pour maintenir le -faux but dans la ligne de visée vraie de l'avion et comprenant des organes pour déplacer le faux but en question de la ligne donnée par l'écoute d'une quantité proportionnelle à la vitesse estimée de l'avion,
et des moyens pour déter miner le sens du déplacement de l'avion par rapport au mouvement en azimut et en élé vation de l'appareil d'écoute précité.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente un schéma élémen taire montrant le principe fondamental de l'invention; La fig. 2 est un schéma dans les trois di mensions de l'espace montrant avec plus de détails la mise en couvre de l'invention; La fig. 3 est une vue complémentaire de la fig. 2, suivant le plan horizontal de l'avion;
La fig. 4 représente schématiquement l'en semble d'un dispositif de repérage d'engin de navigation aérienne suivant la présente inven tion; La fig. 5 est une vue d'un détail de profil montrant la liaison prévue sur la boîte sur laquelle est monté le faux but; La fig. 6 est une vue en plan de la partie centrale du dispositif<B>,</B> (les pavillons de repé rage sonore n'étant pas représentés); La fig. 7 est une coupe verticale suivant la ligne 7-7 de la fig. 8 de la boîte de com mande pour le faux but;
La fig. 8 est une coupe horizontale par les bras, coupe montrant le système d'entraî nement pour les galets faisant tourner la sphère; La fig. 9 est une vue de détail avec coupe partielle du mécanisme de parallaxe; La fig. 10 en est une vue en plan avec coupe partielle; La fig. 11 est un schéma explicatif du fonctionnement du mécanisme de parallaxe; La fig. 12 représente schématiquement le dispositif binoculaire (jumelles) monté à côté du viseur de faux but;
La fig. 13 est une coupe transversale ana logue à la fig. 8 d'une variante de construc tion; La fig. 14 en est une vue latérale; La fig. 15 est un schéma explicatif.
Sur la fig. 1, on admet qu'un avion vole de<I>A</I> vers<I>B,</I> l'observateur à l'appareil d'é coute étant en 0. Si A représente la position de l'avion au moment où le son entendu en 0 part de l'avion, et si B représente la position dudit avion lorsque le son atteint 0, on ob tient: AO <I>- VT</I> égalité dans laquelle V représente la vitesse du son et T le temps que met le son pour aller de A vers 0. On a également <I>AB - UT</I> égalité dans laquelle U représente la vitesse de l'avion.
Par conséquent
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égalité dans laquelle V (vitesse du son) est connu, tandis que U (vitesse de l'avion) doit être estimé. On prévoit par conséquent sur l'appareil d'écoute un système de visée dans lequel on obtient un triangle OA'B' construit avec le rapport
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A'B' ou bien<I>A'0</I> peuvent varier à cet effet, mais il est préférable de faire varier A'B' suivant la vitesse de l'avion,
<I>A'0</I> représen tant alors la vitesse du son (constante). L'an gle sous-tendu représente l'angle d'erreur de retard de son. Etant donné que ce qui précède est vrai dans l'espace à trois dimensions, il est diffi cile de le prévoir dans une machine en raison notamment du fait que l'angle que forme la ligne de visée est enregistré comme résultant des composantes en azimut et en élévation.
Il est par conséquent préférable de déplacer le point B' en vue de la correction de retard de son uniquement dans le plan horizontal et de stabiliser son mouvement dans un plan hori- zontal.
Le problème consiste alors à diriger le viseur dans la position vraie de l'avion dans l'espace sans que l'avion soit visible, et ceci uniquement d'après la position de l'appareil' d'écoute. On a essayé d'illustrer la solution du problème dans l'espace à trois dimensions sur la fig. 2 complétée à l'aide du plan de la fig. 3.
L'appareil d'écoute et le viseur sont représentés comme situés en 0, l'avion T vo lant suivant une ligne TAB (que l'on suppose être horizontale) dans le sens de la flèche. A un moment déterminé, l'appareil d'écoute situe l'avion comme étant apparemment en A.
Si l'on admet que la vitesse de l'avion est connue, ce dernier se trouvera dans une unité de temps dans une position quelconque sur la circonférence D décrite autour du point A pris comme centre et dont le rayon est pro portionnel à la vitesse .de l'avion. Toutefois, l'appareil d'écoute en continuant son obser vation a déterminé que l'avion s'est déplacé dans le sens TAB, ce qui fait que .l'avion doit être situé au point B, à la fin de l'intervalle de temps considéré.
L'angle d'azimut tel qu'il est donné par l'appareil d'écoute est alors égal à b, l'angle .d'élévation étant c. Toute fois, pendant le temps qu'a mis le son à atteindre l'appareil d'écoute, l'avion s'est déplacé vers le point inconnu B et le pro- blême consiste à placer le faux but dans la ligne de visée entre<I>O et B,</I> soit en<I>B'.</I> Un examen de la fig. 2 montre que l'angle d'azi mut au point B est l'angle b' et que l'angle d'élévation est c', les corrections angulaires en azimut et -en élévation étant par consé quent les angles O et 0, respectivement,
la ligne OC étant menée depuis le point d'ori gine O jusqu'à l'intersection du diamètre F de la circonférence D décrite avec A comme centre et ayant un rayon<I>AB</I> obtenu en me nant la perpendiculaire depuis B jusqu'au diamètre Y (par conséquent, #-_ c" = #_- c'). Il y a lieu de noter que quoique D soit une véritable circonférence, elle apparaît sur la fig. 2 sous la forme d'un ellipse, étant donné qu'elle est vue d'un point qui se trouve en avant et d'lzn côté de l'axe Y.
De même, dans ce cas, le lieu géométrique du faux but en B' est une véritable circonférence, mais des moyens sont prévus -de manière qu'elle soit vue d'une manière analogue suivant un côté, ce qui fait qu'elle apparaît sous la forme d'une ellipse qui, géométriquement, est semblable à celle que forme la circonférence D.
Pour obtenir ce résultat, le déplacement du faux but est maintenu parfaitement hori zontal pour correspondre au plan de mouve ment présumé de l'avion et des moyens sont prévus pour situer le point B' de la petite circonférence D' sur la ligne '0B. En admet- faut que @la perpendiculaire A'B a une lon gueur fixe, la longueur du rayon A'B' peut être enregistrée dans la machine. Il en ré- culte que la ligne de visée.
OB'B peut être située, ce qui donne immédiatement les angles d'azimut b' et d'élévation c' vrais, ou en d'autres termes la correction O et 0 pour chacun d'eux.
On va maintenant décrire, en se référant aux fig. 4 à 15, un mode de réalisation -de l'invention, réalisation fondée sur l'explica tion théorique qui vient d'être donnée ci- dessus.
Sur la fig. 4, on a représenté en 1, 2 et 3 les pavillons d'un appareil d'écoute usuel, pavillons montés de manière à pouvoir tour ner ensemble, d'une part, en azimut sur un bâti supporté par un anneau de base rotatif et gradué 4 @et, d'autre part, également, en élévation sur un arbre creux commun 5 ser vant .de support et tournant dans des paliers 6 et 6' du bâti (fig. 6). Une graduation 115 indique l'angle d'élévation lu en regard d'un index ou repère 116, tandis qu'une gradua tion 117 indique l'angle de rotation ou angle d'azimut.
Pour faire tourner l'appareil .d'é- coute en azimut, on a prévu un volant 7 .dont l'opérateur porte un casque muni d'écouteurs 8 et 9 reliés aux pavillons 1 et 2, par l'in termédiaire de tubes 110 et 111.
D'une ma nière analogue, les pavillons sont tournés en ëlévation à l'aide -d'un volant 10 dont l'opé rateur porte un casque muni d'écouteurs 11 et 12 reliés, par l'intermédiaire de tubes ap propriés 112 et 113 pour la propagation du son, aux pavillons 2 et 3, le son provenant du pavillon 2 étant divisé.
Comme on le voit sur la fig. 4, la rotation du volant 7 fait tourner l'anneau ou plate- forme 4 par l'intermédiaire de pignons co niques 13 et d'un pignon 14 qui vient en prise avec la denture intérieure 15 de l'an neau précité. La plate-forme qui tourne en azimut entraine avec elle et par l'intermé diaire d'un bras 16 le dispositif de visée pro prement .dit 17. Dans cet exemple, le viseur est représenté sous la forme d'un oculaire fige 18 et d'un miroir réflecteur ou d'un prisme 19 monté de manière à pouvoir se mouvoir en élévation sur des tourillons hori zontaux 20 et 20'.
L9 miroir en question est, de préférence, muni en son centre d'un réti cule 21 que l'opérateur fait coïncider avec la bille 22 du faux but en faisant mouvoir la poignée de commande universelle 85.
Le mouvement du volant 7 provoque éga lement, par l'intermédiaire de pignons coni ques 23, la rotation d'un arbre 24 qui fait tourner un arbre d'un différentiel 25 dans un but qui sera exposé ci-après. Le volant 7 provoque également la manoeuvre du dispo- sitif pour la -détermination de l'angle de re tard de son, dispositif prévu dans une boîte 56.
Comme on le voit sur le dessin, ce résultat est obtenu par l'intermédiaire d'une roue à chaîne 26 et d'une chaîne 27, laquelle passe sur des galets fous 27' pour commander une roue à chaîne 28 montée sur un manchon commun avec une deuxième roue à chaîne 29 reliée, par l'intermédiaire d'une chaîne 30, à une roue à chaîne 31 montée sur un arbre 32.
Cette commande provoque la rotation d'une sphère 33 -dans un certain plan par l'intermédiaire de pignons coniques 34, d'un arbre 35 et d'un disque d'entraînement par friction 36.
D'une manière analogue, le volant d'élé vation 10 fait tourner les pavillons en éléva tion par l'intermédiaire de pignons coniques 37, d'un arbre 38 et d'un pignon 39 qui vient en prise avec un secteur denté 40 de grande dimension, secteur qui fait tourner les pavillons en élévation. Simultanément, l'arbre 10' du volant 10 entraîne une chaîne 41 par l'intermédiaire d'une roue à chaîne 42,
laquelle chaîne fait tourner une roue à chaîne 43 prévue sur un arbre 44, lequel, avec le manchon 28', est monté coaxialement par rapport à l'axe de rotation de l'enveloppe 50.
L'arbre 44 est représenté comme portant une deuxième roue à chaîne 45 par l'intermédiaire de laquelle il entrains, à l'aide d'une chaîne 46, une roue à chaîne 47 prévue sur un man chon commun 48 portant un disque de fric tion 49 faisant un angle droit avec le disque 36 et entraînant également la sphère 33.
Les chaînes 30 et 46 sont renfermées dans un bras ou carter 50 pouvant tourner sur le côté d'une boîte principale 52 en un point 53 situé à une certaine distante de l'axe de ro tation de l'arbre creux 5 sur lequel est cla- vetk un bras 55 en forme de fourche à son extrémité extérieure,
fourche dans laquelle peut tourner, sur des tourillons horizontaux 57 et 57', la boîte 56 qui contient la sphère 33 et son mécanisme d'entraînement. Grâce à cette liaison parallèle, la. boîte 56 est main tenue horizontale,
étant donné qu'elle tôurne sous la forme d'un ensemble en élévation au tour de l'axe de l'arbre creux 5, le bras 50 étant monté â pivot sur ladite boîte en 53'.
Sur la partie supérieure de la boîte 56 se trouve un système de pantographe 58 qui porte le faux but ou bille 22. Le point mobile interne 59 du pantographe en question est mil à partir de sa ligne centrale neutre direc tement au-dessus du centre de la sphère 33 d'une quantité qui est proportionnelle à la vitesse
estimée du but dans l'air, étant donné que la direction ou le sens du déplacement est déterminé par la position du galet 60 qui est entraîné par la sphère 33 et qui est porté par un arbre vertical 61 perpendiculaire à l'arbre 35 et au manchon 48.
L'arbre 61 porte à sa partie supérieure un cadre-support 62 en forme d'U auquel on peut donner la forme d'un avion miniature 63 et dans le quel peut tourner un arbre fileté 64.
L'ar bre en question est en prise avec un écrou 66 portant une tige 59 pivotant dans l'extrémité interne du pantographe. Un bouton moleté 67 fait tourner l'arbre 64 pour la mise en posi- tion de l'écrou 59 suivant la
vitesse estimée de l'engin aérien, vitesse indiquée par la graduation 68;
les mouvements de l'appareil d'écoute font tourner le support susvisé et ,avec lui l'avion miniature, ce qui fait que de dernier indique toujours la direction dans laquelle vole le but, autrement dit la trajec toire ou le plan de déplacement de la tige 59 se trouve ainsi déterminé.
On peut voir mathématiquement que les rapports d'engrenage entre la commande d'azimut et le galet 49, d'une part, et entre la commande en élévation et le galet 36, d'autre part, peuvent ne pas être tee mêmes et, en fait,
pour obtenir des résultats théori- quement parfaits, l'un au moins des systèmes d'entraînement doit pouvoir varier en fonc tion du cas 0 et du sir f ,de l'angle d'élé vation.
Toutefois, pour des raisons d'ordre pratique et par suite de facteurs variables. tels que la réfraction du son à de petits an gles d'élévation et la difficulté de fonctionne ment à de grands angles d'élévation, la- zone de fonctionnement utile de l'appareil d'écouie est comprise entre 15 et 75 d'élévation.
Pour la simplicité ,du dessin, on a choisi, dans la forme de réalisation préférée de l'invention, une valeur moyenne pour cos 0 et sir 0 de 0.4 et les rapports d'engrenage sont tels que la. vitesse du galet 36 est égale à - , soit U,4 2,5 fois plus élevée que la vitesse du galet 49 pour des mêmes vitesses angulaires de l'ap pareil d'écoute en azimut @et en élévation.
Pour introduire la correction de parallaxe, on a prévu dans le double système de panto graphe un second point 69 pouvant être blo qué d'une manière convenable. En ce point se trouve une tige de connexion 70 faisant saillie hors .d'une petite plaque 71 pivotant d'une manière réglable sur la partie supé rieure d'une plaque circulaire ou disque 72 pouvant tourner dans un support 74, lequel fait saillie hors de la boîte 56, par l'inter médiaire d'un bout d'arbre 73.
La plaque 71 peut pivoter d'une manière excentrée eu 75 par rapport au disque 72 et elle comporte une fente 76 voisine de son extrémité avant, de manière qu'elle puisse être bloquée dans une position quelconque à l'aide d'une vis de blocage 77. Une graduation arbitraire 78 peut être prévue sur le disque 72, graduation de vant laquelle peut se déplacer un index ou repère 79 que porte la plaque 71.
Lorsque le repère est à zéro, la tige 70 est située direc tement au-dessus de l'axe de rotation du bout d'arbre 73, comme on le voit sur les figures, ce qui fait que, dans cette position, aucune correction de parallaxe n'est enregistrée. Si toutefois la plaque est déplacée dans le sens représenté en traits pointillés -sur la fig. <B>10,
</B> une correction de parallaxe est enregistrée pour la mise en position du projecteur. Le sens du déplacement latéral @du projecteur est enregistré par la rotation .du disque 72 sur lequel se trouve une flèche de direction 80 de manière qu'elle soit orientée directement vers les projecteurs.
Ce résultat peut être obtenu en enfonçant temporairement un pi gnon 81 normalement -en prise avec un pi gnon 82 figé au disque 72 et en faisant tourner la flèche avec les doigts dans la po sition convenable, après quoi les pignons sont ramenés en prise. Les pignons. ont pour but de maintenir l'indication de la flèche sur les projecteurs sans tenir compte des mouvements ultérieurs en azimut de l'appareil d'écoute.
A cet effet, le pignon 81 est entraîné par l'arbre 36' du disque de friction d'azimut 36, par exemple à, l'aide d'une roue à denture hélicoïdale 83, de manière que la flèche tourne dans le sens inverse des mouvements en azimut @de l'appareil d'écoute et à une vi tesse égale.
L'effet de ce réglage de parallaxe sur le système peut être déduit -de la fig. 11. Sur Bette figure, on a admis, pour plus de simpli cité, que le point 59 est réglé pour une vi tesse de but égale à zéro et que le but B est très proche de l'horizon, l'appareil .d'écoute étant en L, le projecteur en S et le faux but en B'.
Sans correction de parallaxe, le projec teur sera de toute évidence pointé suivant la ligne pointillée<B>SC</B> parallèle à la ligne<I>LB</I> reliant l'appareil d'écoute au but. Il est évi dent que le faisceau lumineux n'atteint pas le but, ce qui fait qu'il est nécessaire de faire pivoter le faisceau en arrière en azimut d'un angle O' pour l'amener en SB.
On a maintenant un dessin sur lequel<I>LA</I> est pa rallèle à SB, tandis que<I>AB</I> est parallèle à LS, <I>AB'</I> étant parallèle à<I>AB.</I> On voit, les triangles étant semblables, que
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égalité dans laquelle A'B' représente la dis tance dont il est nécessaire de déplacer -le faux but vers la gauche,<I>LB'</I> étant une constante dans la machine.
Il est par consé quent évident que<I>AB =</I> LS soit, en d'au- ires termes, égal à la base ou distance hori- zontale entre l'appareil d'écoute et le projec teur, distance qui est connue. <I>LB</I> est l'éloi gnement du but au moment où l'on admet qu'il est visé.
Pour cette raison, il est évident
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que <SEP> <I>A'B'</I> <SEP> est <SEP> proportionnel <SEP> à <SEP> L<U>S</U>
<tb> éloignement La distance LS et l'éloignement du but étant connus, le rapport de ces quantités peut être tiré d'une table et être enregistré sur l'échelle arbitraire 78. Avec ce réglage, la bille 22 Est déplacée de B' vers A' où le but, l'appareil d'écoute et le projecteur sont en alignement.
Etant donné que l'appareil d'écoute peut tourner en azimut et en élévation, le faux but se déplace sur une circonférence C' de rayon A'B'. Etant donné toutefois que le faux but est observé uniquement à travers le viseur 18 et que le décalage subsiste tant que la flèche 80 est dirigée vers le projecteur,
la correction de parallaxe est appliquée cor- rectement pour toutes les positions du but. étant donné que les points de la circonférence C' sont projetés suivant une ligne qui relie l'oeil et la bille (fig. 1 et 2).
Le résultat en est que la correction de parallaxe est correc tement effectuée suivant ses angles compo- sants convenables en azimut et en élévation pour toutes les positions de l'appareil d'é coute.
Il est évident qu'au mouvement précité dû à la correction de la parallaxe se super pose la correction de retard de son dû au déplacement du point 59.
L'introduction, soit de l'une, soit des deux corrections précitées, a pour résultat un dé placement du faux but 22, ce qui fait que la ligne de visée doit être réajustée du viseur au but à partir de la position indiquée par l'appareil d'écoute. Dans ce mode de réalisa tion de l'invention, ce réajustement ou réglage est effectué à l'aide d'un bouton 85.
Ce dis positif peut tourner en azimut dans son en semble de manière à faire tourner un man chon 86 monté de manière à pouvoir tourner dans le fond du boîtier 87 sur lequel est monté le viseur proprement dit. Le manchon susvisé est représenté avec un bras 96 par tant dudit manchon et dans lequel peut tour- ner l'arbre 95 du bouton 85. Sur le manchon en question est également monté un pignon 88 qui entraîne un pignon 89 de l'arbre 90.
Sur cet arbre est monté un pignon 91 qui vient en prise avec un pignon 92 figé à la base du viseur proprement dit. Cet arbre fait également tourner le bras opposé du diffé rentiel 25 qui est commandé depuis le vo lant 7 par l'intermédiaire de l'arbre 24.
Le bras planétaire du différentiel précité ac- tionne un arbre 93 de manière que le trans- metteur 94 qui transmet les indications d'azi mut au projecteur transmette simultanément les mouvements d'azimut de l'appareil d'é- coute et les corrections d'azimut telles qu'elles sont
fournies par le viseur.
Les corrections d'élévation sont enregis- trées en faisant tourner le bouton 85 qui fait tourner l'arbre 95 qui pivote dans le bras 96.
La rotation de l'arbre 95 abaisse et élève un arbre vertical court 98, par l'intermédiaire d'un pignon 99 dont les dents sont en prise avec des dents circulaires 100 taillées dans l'arbre en question. Le mouvement vertical de l'arbre susvisé est transmis,
par l'inter- médiaire de dents analogues, à un pignon <B>101</B> et, de ce dernier, à un bras du différen tiel 25', bras qui est opposé au bras actionné par l'intermédiaire d'un ,arbre 102 à partir du volant d'élévation 10.
Le troisième bras de ce différentiel commande un arbre 103 qui, non seulement actionne le transmetteur d'élévation 104 pour la commande du pro jecteur, mais encore meut vers le haut et vers le bas un arbre vertical 105, par l'inter- médiaire d'un pignon 106 en vue de mouvoir le miroir 19 en élévation, autour de ses tou r illons 20.
La différence des entraînements à partir des deux différentiels est due au fait que le viseur tourne en azimut avec l'appa reil d'écoute, mais non pas en élévation,
ce qui fait qu'il est nécessaire d'impartir au miroir le mouvement d'élévation complet à partir de l'appareil d'écoute et du dispositif de correction. Les mouvements de l'arbre<B>105</B> font tourner le miroir autour de ses tourillons 20, par l'intermédiâire d'un pignon 107, d'un pignon 108 et d'un secteur denté 119 fixé à. la partie inférieure du porte-miroir.
Comme on l'a exposé précédemment, pour une mise en position précise du galet asservi 60 suivant l'angle de déplacement vrai 0, c'est-à-dire l'angle entre la ligne qui relie l'appareil d'écoute et le but et la projection horizontale du déplacement du but (fig. 15), la relation est la suivante:
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égalité dans laquelle TIR représente la com posante horizontale de la vitesse (TTT) du but dans le plan d'écoute, tandis que TIL repré sente la composante horizontale normale au plan d'écoute en question.
Si les galets de commande 49 et 36 sont entraînés dans un même rapport constant entre la vitesse angu laire de l'appareil d'écoute co 0 pour l'azimut et co 0 pour l'élévation, on a
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On voit toutefois que mathématiquement ceci n'est pas parfaitement correct, c'est-à- dire que tg. -
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n'est pas toujours égal à tg
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cos O sin 0, 0 étant l'angle d'élé vation.
Par conséquent, on introduit, dans la commande qui relie le galet 36 pour la cùm- mande d'azimut à la commande :du mouve ment d'azimut de l'appareil d'écoute, une commande à vitesse variable de rapport ca ractéristique @de vitesse cos 0 sin 0 qui peut également s'inscrire 1/2 sin 2 0.
A cet effet, l'arbre 32 de la fig. 13, arbre qui est entraîné à la suite des mouvements d'azimut de l'appareil d'écoute par l'intermé- diaire d'une roue à chaîne 31, comme on .l'a vu précédemment, entraîne un disque de friction 130 avec lequel est constamment en prise un galet de friction 131 réglable dans le sens radial.
Ce galet peut coulisser sur l'arbre 132 de manière que le galet considéré puisse être réglé dans le sens radial à l'aide d'une fourche 134 qui vient en prise avec le collier et qui est montée sur une tige eoit- lissante 185 munie d'une came. Cette tige est représentée comme comportant une sec tion quadrangulaire montée de manière à pouvoir coulisser dans une fente horizontale 186 prévue dans le carter ou boîtier 56'. La. partie 185' fait saillie vers l'extérieur et s'en gage dans une fente courbe 187 prévue dans un prolongement 188 du bras fourchu 55'.
La fente coürbe 187 est conformée de telle manière que la tige 185 soit maintenue dans sa position la plus interne lorsque le bras 55' est à 45 , position dans laquelle le galet 131 est entraîné à sa vitesse maximum (étant donné que le sinus ode deux fois 45 est égal à 1). La fente est courbée d'une manière symétrique par rapport au point 57 au-dessus et au-dessous .du plan horizontal passant par ce dernier point, de manière que la vitesse du galet 131 et par conséquent celle du disque entraîné 130, soient diminuées suivant un facteur 1/2 sin 2 0.
Sur l'arbre 132 se trouve un pignon 139 qui entraîne un pignon 140 fixé au galet d'entraînement 36", lesdits pignons et galet pouvant tourner sur l'arbre 35' qui entraîne le pignon 83 pour le mécanisme de parallaxe, l'arbre 35' étant entraîné par l'intermédiaire de pignons coniques 34 directement par l'ar bre 32, ceci de manière que l'entraînement à vitesse variable n'affecte pas le mécanisme de parallaxe. .
Le fonctionnement du dispositif, objet de l'invention, ressort -des indications qui pré cèdent. Les observateurs commencent par bra quer la flèche 80 sur le projecteur, et de leur connaissance des conditions de la zone d'éclairement des projecteurs et du type de bombardier d'attaque,
ils estiment l'éloigne ment<I>LB</I> et la vitesse. Les valeurs convena bles sont alors enregistrées sur l'échelle 78 pour la correction de parallaxe et sur l'échelle des vitesses 68;
,dès que l'on entend un avion d'attaque, les opérateurs à l'écoute commen cent à manoeuvrer les volants d'azimut 7 et d'élévation 10 pour suivre le but avec l'ap pareil d'écoute, lequel, comme on l'a déjà expliqué, détermine la mise en place du faux but 22 en alignement avec le but.
A travers l'oculaire 18, l'observateur maintient la ligne de visée sur le faux but, grâce à quoi les angles d'azimut et d'élévation convenables sont transmis à partir des transmetteurs 94 et 104 aux projecteurs ou, ce qui est préfé rable, à un poste intermédiaire ou poste de comparaison où sont placées des jumelles et qui retransmet les positions aux projecteurs.
Dès que l'observateur aux jumelles voit le but, il assure le contrôle de la transmission des angles aux projecteurs.
Si on le désire, le poste de comparaison peut être supprimé et .les angles peuvent être transmis .directement aux projecteurs. Dans ce cas, les jumelles 140 sont de préférence montées sur le côté de l'oculaire 18 (fig. 12) et le miroir 19' est alors prolongé longitudi nalement de manière qu'il puisse servir aussi bien avec l'oculaire qu'avec les jumelles pour viser le but,
lesdites jumelles étant montées sur le même socle 92 que l'oculaire et se mouvant avec lui. De préférence, les jumelles sont placées suffisamment près de l'oculaire, de manière que l'observateur puisse regarder avec un oeil par ledit oculaire et avec l'autre aeil par l'oculaire voisin de la jumelle, ceci de façon que dès que le but est en vue,
il puisse porter ses deux yeux sur les jumelles et assurer directement la commande par l'in termédiaire du bouton 85 d'où sont comman- dés les transmetteurs 94 et 104. Les opéra teurs à l'écoute peuvent alors continuer à manoeuvrer les volants 7 et 10 quoique cela ne soit pas nécessaire, sauf pour faciliter le repérage du but, si celui-ci vient à être perdu de vue par les jumelles.