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BREVET D'INTENTION
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"PERFECTIONNEMENTS AUX BOITES IVJETALLIQUES"
Cette invention est relative à des perfectionne- ments apportés aux boites métalliques et, plus particulière- ment, à une boîte destinée à l'empaquetage du lait ou des liquides analogues.
L'invention a pour objet une boîte en tôle ou au-
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tre métal en feuille pr0SGntl\nt un ou pluaiouro c:Haca avfiriia- ges suivants, considérés séparément ou en combinaison :
Cette boîte est susceptible d'être fabriquée à bon marché et peut facilement être rendue stérile en vue de l'empaquetage du lait.
Toute la surface interne est revêtue d'une matière plastique lorsque la boîte est terminée et prête à recevair son contenu, de sorte que le joint latéral qui assemble les bords du flan pour constituer le corps et le joint extrême sont obturés hermétiquement par cette matière.
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Ce revêtement de matière plastique est applique immédiatement avant d'effectuer le remplissage de la boite et sort à stériliser celle-ci.
Le revêtement reste plastique et ne risque pas de se fendiller ou de se craqueler à la température de ré- frigération normale du lait lorsque les parois du réci- pient sont pliées ou bosselées accidentellement.
Dans le dessin annexé :
Fig. 1 est une coupe verticale d'une boite termi- née et prête à recevoir le revêtement.
Fig. 2 représente plus ou moins schématiquement les parties marginales du flan, destinées à être assemblées pour constituer le joint latéral à agrafage et recouvrement.
Fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1.
Fig. 4 représente le récipient et le couvercle après que ces éléments ont été revêtus d'une matière d'ob- turation plastique, la boîte étant prête à être remplie.
Fig. 5 représente la boite terminée, remplie et fermée.
L'invention concerne une boîte en feuille de métal particulièrement destinée à l'empaquetage du lait. Il est essentiel que le prix de revient de cette boîte soit réduit au minimum., A cet effet, on la fabrique, de préférence, à l'ai- de de feuilles non plaquées en métal ferreux, ces feuilles étant revêtues d'un émail, de préférence blanc, qu'on cuit sur la feuille pendant que celle-ci est à l'état plan. Les feuilles sont découpées de façon à constituer un flan que l'on cintre pour lui donner une forme cylindrique.
La partie marginale 1 du flan est munie d'un cro- chet 2 replié intérieurement, et la partie marginale 5 @u
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flan est muni d'un crochet :1: replié extérieurement. Ces crochets sont assemblés mutuellement et écrasés mais ne sont pas soudés, dans la construction de boîte préférée. Le joint terminé est indiqué en 5 dans le dessin. Aux extrémités du joint latéral, l'extrémité inférieure du récipient préserve les parties à recouvrement usuelles, et cette extrémité du récipient est munie d'un rebord. On fixe ensuite un fond 6 1 ce rebord par un agrafage double, comme indiqué en 7. Au moment de la formation du rebord sur l'extrémité supérieure du corps de la boite, on roule intérieurement cette extrémité, comme indiqué en 8.
Ceci a pour but de renforcer l'extrémité ouverte du corps de la boîte. Un couvercle 9 est prévu pour obturer la boîte. Ce couvercle peut être de toute construc- tion désirée et est fixé au corps de la boite de façon déta- chable. Dans le présent exemple, le couvercle est muni d'un abord cylindrique 10 qui s'emboîte à friction sur la paroi externe du récipient, ce qui fixe le couvercle au récipient.
@e couvercle est en outre muni d'un bourrelet annulaire 11 constituant une cavité qui s'ajuste au bord roulé 8 du corps dont il épouse la forme. Il va de soi qu'on peut adopter d'autres modes de fixation du couvercle au corps de la boîte.
Il est toutefois essentiel que ce couvercle soit fixé au orps de façon qu'il ne puisse pas s'en détacher. accidentel- lement au cours des manutentions de la boîte.
Lorsque le récipient a reçu la forme précédemment décrite, on le revêt intérieurement d'une matière plastique, me paraffine de pétrole étant de préférence utilisée à cet ffet. Il importe que la matière utilisée pour revêtir le
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récipient soit thermoplastique de façon qu'elle puisse Etre chauffée et réduite à l'état fluide et qu'on puisse ainsi la faire couler sur la surface du métal pour l'en revêtir.
Il importe aussi que ce soit une matière qui, lorsqu'elle a été réduite des températures de réfrigération, est encore ductile et ne se rompt pas ou ne s'écaille pas lorsque les parois du récipient plient ou fléchissent.
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Certaines paraffines dérivées des fracti0ns -,or 701dil et de point d'ébullition très élevé du pétrole : joss;4ùent toutes 1':8 'POpl.'16I..t"C liant il vient a'Gtre question. L',.m.;; d'elles est connue dans le commerce sous la marqize de f a- brique "Cerese Wax". Cette paraffine est soit de nature amorphe, soit de nature microcristalline, et par conséquent
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ductile.
Lorsqu'on l'applique sur des feuilles métalliques et qu'on la laisse se SOlidifier. elle afha re cj' ,n, C' 3çcr. tenace même aux tempêraturQs de réfrigératioT., <iL n<: ue ÇGI: détache pas ou ne s'écaille pas lorsque le métal est plie ou bosselé d'une façon permanente.
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On chauffe la paraffine de pétrole, de pré 4z.r,e; à 182 C, et on la verse dans la boîte jusqu'à ce que celle-ci ait été à moitié remplie de paraffine liquies. On
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fait alors couler cette paraffine sur toute la : uri ac,¯ in- terne de la boîte et l'on vide ensuite (Il' 2, , t'nu Il "".,t...
Wlo couche de paraffine recouvrazet la surface interne entière de la boîte. à l'endroit du joint latéral, la Paraffine fondue pénètre entre les parties pliées du métal et remplit l'interstice, de sorte que lorsque la paraffine s'est solidifiée, elle assure l'étanchéité du joint
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latéral. g l'endroit du double agrafage par lequel r LE,;
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assujetti au corps de la boîte, la paraffine pénètre aussi suffisamment dans les parties métalliques pliées pour scel- ler ces parties. Par conséquent, on peut, si on le désire, se dispenser de la matière d'obturation plastique usuelle.
On chauffe la paraffine à la température indiquée, de sorte que, lorsqu'elle entre en contact avec la paroi de la boite, sa température est telle qu'elle assure la stérilisation parfaite de toute la surface interne de la boite en consti- tuant une mince couche de paraffine stérile sur les parois de la boîte . On refroidit alors la boite de façon à solidi- fier la paraffine, puis on la remplit immédiatement de lait, alors que ses parois sont encore à l'état stérile. Le cou- vercle a préalablement été revêtu de la même paraffine ther- moplastique, qui peut être projetée sur lui à l'état divisé ou de quelque autre manière propre à constituer un revêtement sur toute la surface interne. Lorsqu'on pose le couvercle, le lait n'entre pas en contact avec le métal émaillé et ne touche que la couche non métallique sur toute la surface interne de la boîte.
Lorsqu'on place la boîte dans une glacière ou qu'on l'empaquette dans de la glace, ou si, au cours de la manutention, les parois de la boîte sont soumises à une flexion ou sont bosselées, la couche de paraffine revêtant l'intérieur de la boîte est suffisamment plastique pour qu'elle ne risque pas de se fendiller ou de se craqueler, même si la température de la boîte et de son contenu est au point de réfrigération du lait.
Il ressort de ce qui précède que l'invention offre une boîte métallique destinée à l'empaquetage du lait, pou-
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vant rapidement être rendue stérile et de faible (le revient, étant donné que les pièces métalliques peuvent être établies à l'aide de feuilles en métal ferreux non plaquées mais recouvertes d'une couche d'émail.et que, lors- qu'on constitue le joint latéral, on n'a pas besoin de soudure pour le fermer ou l'obturer. De plus, on n'a pas besoin de matière plastique pour constituer le double agrafage joignant le fond au corps de la boîte. La couche de paraffine de pétrole coulée sur toute la surface intern@ de la boîte assure l'obturation complète des joints.
En outre, étant donné que la paraffine est appliquée à l'état liquide à une température de stérilisation immédiatement avant l'introduction du lait dans la boîte, celle-ci est rendue stérile, ce qui simplifie grandement l'empa@a@ta@@ @ lait. L'application de la paraffine peut être effectuée l'aide d'un appareil combiné avec la machine de re@plissage de façon que la paraffine chaude coule sur la surface, la boîte étant alors refroidie de façon à constituer une cou- che stérile qui recouvre la paroi interne, puis remplie de lait et fermée.
Bien qu'une paraffine de pétrole possédant les caractéristiques sus-indiquéos soit préférée, il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à ce type de cire ou de paraffine particulier. Il faut toutefois que la matière plastique possède la propriété d'être thermoplasti- que, de façon qu'on puisse, en la chauffant, la rendre flui- de et la faire couler sur la surface du métal pour en revê- tir cette surface, puis, en la refroidissant, la durcir. Il faut aussi que ce soit une matière qui adhère au métal et
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qui soit ductile, de sorte qu'elle ne [ , rompt pas ou ne s'écaille pas lorsque le métal se trou'.'' bosselé.
Il est évident que la constru@tion de la boite peut être considérablement modifiée sans s'écarter de l'esprit de l'invention.