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" Procédé pour cokéfier des mélanges de charbons pauvres en gaz et de charbons riches en gaz . "
Dans beaucoup de régions houillères, on extrait un charbon qui est trop riche en gaz pour qu'on puisse en tirer un coke en gros morceaux et résistant. On sait que dans ce cas une adjonction d'un charbon bien collant ayant une teneur modérée en constituants volatils favorise les conditions pour la formation du coke. On observe toutefois dans beaucoup de cas que les charbons pauvres en gaz et les charbons riches en gaz sont tellement hétérogènes l'un par rapport à l'autre au point de vue du commencement de leur ramollissement,'et de la nature du bitume qu'ils mettent en liberté, qu'une bonne, formation de ooke est impossible à obtenir dans les conditions de cokéfaction usuelles généralement jusqu'à présent.
La déposante a reconnu qu'à partir de semblables mélanges de oharbons riches en gaz et de charbons pauvres en gaz, on
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peut fabriquer un coke de bonne qualité en gros morceaux lorsque par un traitement préalable du mélange de charbon, la diversité des bitumes contenus dans les constituants du mélange est atténuée et qu'ainsi une fusion des constituants bien mélangés en un coke uniforme devient possible et lorsqu'on outre les plans de même température dans le sens perpendiculaire à la paroi de la chambre, à l'intérieur du charbon, progressent avec une vites- se déterminée très petite.
Un semblable plan de même tempéra- ture (plan d'équitempérature) est en particulier par exemple la zone dans laquelle le charbon, sous l'effet de l'échauffement,' passe dans un état plastique pâteux et qui est appelé habituellement le cordon de goudron. La, mesure de la progression de ces plans d'équitempérature est appelée fréquemnent la vitesse de cokéfaction.
Or, la déposante a trouvé que la vitesse minimum de cokéfaction doit avoir une valeur de 30 mm à l'heure.
Le traitement préalable du mélange de charbon et la production de la dite vitesse minimum de cokéfaction s'effectuent de la manière suivante :
Avant que le charbon soit chargé dans les chambres fixes, chauffées de l'extérieur, habituellement disposées en batteries, il est chauffé à une température à laquelle il ne se produit encore aucune décomposition du bitume et aucun départ, notable de gaz du charbon n'est décelable, mais qui suffit pour assimiler les bitumes contenus dans les différents constituants du mélange de charbons. Cette température est comprise environ entre 300 et 3500 G.
Le charbon doit être maintenu à cette température pendant un temps déterminé (par exemple 1 heure) à l'abri de l'air ou bien on peut, pendant le chauffage à cette température, le traita* par un courant de gaz contenant de l'oxygène, par exemple de 11 air.
On peut ajouter également des agents d'amaigrissement, par exemple du poussier de coke, en petite quantité, par exemple de 5 à 10% du mélange de charbon, auquel cas la conservation des températures
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de chauffage préalable pendant un temps prolongé est inutile.
Pour la production de la vitesse de cokéfaction néeessai- re, un semblable chauffage préalable est naturellement déjà très favorable vu que les chambres du four ne sont pas refroi- dies à des températures si basses que lorsque du charbon ayant la température extérieure est chargé directement dans la cham- bre comme cela se fait normalement. Il aut encore en outre quelques autres conditions pour produire la vitesse de cokéfac- tion nécessaire.
Tout d'abord la largeur des chambres doit être prise plus petite que la largeur usuelle dans les fours à chambre de gran- de capacité, et l'on de doit pas dépasser sensiblement une lar- geur de chambre d'environ 300 mm.
Un autre moyen d'augmenter la vitesse de cokéfaction est la constituion de la paroi séparant la chambre de coke des carneaux de chauffage. Pour ces panneresses il faut prendre une épaisseur de 65 à 100 mm seulement. Dans ce cas, la chute de température qui reste, entre le contenu'de la chambre et les carneaux de chauffage, à l'intérieur de la paroi réfractai- re de délimitation est tellement petite qu'il ne se produit pas de grande accumulation de la chaleur dans cette paroi et que la chaleur produite dans les carneaux de chauffage vient agir déjà âpresun temps relativement court sur le contenu des chambres, de sorte que par le réglage de l'amenée de gaz on a ' ' beaucoup mieux en main l'opération de chauffage du'combustible que ce n'est le cas pour des épaisseurs de parois de 120 à 150 mm,
telles qu'on les emploie encore fréquent jusqu'à présent,
Un autre moyen important pour raccourcir le'temps de cuisson est l'emploi d'une aspiration énergique dans l' espace collecteur de gaz supérieur. Tandis que jusqu'à présent on était d'avis qu'une pression d'environ ¯ 0 mm dans l'espace collecteur de gaz supérieur devait être entretenue, car autrement un passage de gaz de combustion des carneaux de chauffage dans la
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chancre du four était à redouter, la. déposante a établi que dans les fours construits avec soin par elle, de semblables pas- sages de gaz ne sont pas à redouter et que par l'aspiration plus forte, non seulement on ne provoque aucune élévation notable de la teneur en azote et en acide carbonique du gaz mais qu'on provoque à côté d'une accélération du temps de cuisson,
une élévation considérable du rendement en hydrocarbures lourds.
Ceci est vrai en particulier lorsque l'intérieur du gâteau de charbon estmis en liaison encore meilleure avec l'espace collec- teur de gaz supérieur, lorsqu'on prévoit par exemple dans le con- tenu de la chambre des cavités débouchant dans l'espace supé- rieur collecteur de gaz. La dépression qui peut être employée dans l'espace collecteur de gaz est comprise entre 2 et 5mm de colonne d'eau.
Le chauffage préalable du charbon est effectué avantageusement de telle manière qu'en-dessous de la colonne de charbon qui se trouve au milieu ou à une extrémité des chambres da four chauffées par l'extérieur, à fonctionnement interrompu, disposées sous la forme d'une batterie, se trouve placé le dispositif de chauffage préalable, qui consiste par exemple en des tambours rotatifs chauffés directement ou indirectement, et qui est chargé au moyen des silos de charbon à nouveau au fur et à mesure que du charbon du dispositif de chauffage préalable est vidé dans les wagonnets de chargement circulât sur le plafond des fours.
Dans ce cas le charbon déjà réchauffé est exposé au refroidissement par l'air extérieur seulement pendant un temps court, savoir pendant la circulation du wagonnet de chargement sur le plafond, de sorte qu'il ne subit aucun abaissement notable de température.