<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
<Desc/Clms Page number 2>
Lien à cercler les caisses et autres colis et procédé de fa- brication de ce lien. La présente invention se rapporte au cerclage des caisses et autres colispar le moyen d'un lien métallique de profil quelconque tendu autour de la caisse et dont les extrémités sont ensuite réunies solidement l'une à l'autre par tout système convenable de ligature ou d'assemblage.
Dans la pratique, cette liaison des deux extrémités se fait soit en tordant celles-ci l'une sur l'autre, soit par écrasement des extrémités tordues l'une sur l'autre ou engagées dans une gaine déformable, soit de toute autre façon suivant la nature du lien employé. quel que soit le moyen employé pour assembler les deux extrémités du lien, la solidité, la résistance de la ligature, donc du cerclage, dépend essentiellement, parmi d'autres facteurs (par exemple serrage des spires de torsion, déformation due à l'écrasement, etc.) du coefficient de frottement de la surface externe du lien.
Il importe donc, pour obtenir le maximum de résistance de la ligature - toutes autres conditions restant égales
<Desc/Clms Page number 3>
d'ailleurs - que la surface externe du lien, à l'endroit de la ligature, soit aussi peu lisse que possible, c'est-à-dire présen- te des éléments, des irrégularités de retenue ou d'accrochage @ augmentant autant que possible le coefficient de frottement. jusqu'à ce jour, cesrugosités, dents, saillies, etc. ont été obtenuesseulement par voie mécanique ; cesirrégularités obtenues par voie mécanique peuvent affaiblir le lien et constituer à tout le moins des amorces de rupture.
Suivant la présente invention, l'augmentation du coefficient de frottement est obtenue par voie chimico-thermique : le lien de cerclage, de quel que forme qu'il soit, est soumis à l'action d'une source de chaleur, jusqu' à atteindre une température d'au moins 220 mais en tout cas sans aller jusqu'au point de transformation du métal, puis le lien est refroidi ; pendant le chauffage, ou le refroidissement, ou lesdeux, le lien est soumisà l' action d'un milieu oxydant qui intervient alors que le lien n'est pas au-dessous de sa température minimum d'oxydation, mais dont l'action peut être continuée en-dessous de cette température,par exemple quand le milieu oxydant sert au refroidissement.
Ce traitement, à température modérée et en milieu oxydant, a pour effet de modifier la structure superficielle du lien ; par l'oxydation, il se forme, dans la surface môme, des oxydes qui se présentent sous forme d'irrégularités ou saillies microscopiques très tenaces, lesquelles rendent cette surface rugueuse ou grenue, ainsi que le prouvent les examens microscopiques. Il est expressément spécifié que la température de traitement n'atteignant pas le point de transformation du métal, il ne peut s'agir ici ni d'un recuit ni d'une trempe superficielle et les caractéristiques du lien (résistance à la traction et au cisaillement) restent sensiblement inchangées ;
il s'agit donc uniquement d'une modification superficielle de structure par oxydation, Il est à remarquer de plus que cette oxydation ne se propage pas par la suite vers l'intérieur du lien et constitue une protection assez efficace contre la rouille ; lien ainsi traité peut être employé long- temps après le traitement sans s'oxyder davantage.
<Desc/Clms Page number 4>
Une application très intéressante du traitement se rapporte au fil de section ovale, ou plus généralement de section non ronde, obtenu par laminage à froid de fil rond, dur du commerce. cette section non ronde présente de nombreux avantages connus et la transformation à froid de la section, par laminage, est relativement aisée, cependant, elle peut présenter l'inconvénient de déterminer une espèce de polissage de la surface du fil, ce qui a pour résultat d'abaisser le coefficient de frottement à une valeur telle que, même pour une ligature très serrée, à spires jointives, il est toujours à craindre un glissement des brins de fil l'un sur l'autre, si le fil rond laminé à froid en fil non rond est soumis au traitement chimico-thermique décrit, la surface lisse du fil se trouve modifiée dans le sens d'un accroisse ment considérable du coefficient de frottement,
et le fil non rond ainsi obtenu présente tous les avantages d'un fil non rond de qualité, avec en plus la garantie d'une ligature extrêmement résistante.
L'invention couvre donc, à titre de moyen préféré pour le cerclage, un fil non rond, obtenu par laminage à froid d'un fil rond dur du commerce, ce laminage étant suivi d'un chauffage du fil à au moins 2200 , avec traitement simultané ou consécutif en milieu oxydant.
Il est à noter que le traitement chimico-thermique peut n'être appliqué que sur les extrémités du fil, quand par exemple le fil est débité en sections de longueurs déterminée s ; comme cependant ce traitement peut se faire en continu sur un fil déplacé dans la source de chaleur, ou traversé par une source de chaleur (courant électrique), il paraît plusavantageux de l'appliquer sur toute la longueur du fil, par exemple directement après le laminage à froid dans le cas d'un fil non rond.
Il doit être spécifié que le traitement ohimioo-thermique peut être appliqué rapidement, c'est-à-dire que le lien ne doit pas nécessairement être maintenu à la température de chauffage
<Desc/Clms Page number 5>
d'au moins 2200 C.; dès qu'il a atteint la température voulue, le refroidissement peut être amorcé, et ainsi, on ne modifie pas sensiblement les caractéristiques mécaniques ou physiques du lien.
REVENDICATIONS.
1. Lien métallique pour le cerclage de caisses, colis, etc. à surface externe pourvue de rugosités, saillies, ou autres éléments augmentant le coefficient de frottement de cette surface, caractérisé par ce que les dites rugosités, saillies, etc. sont obtenues par une modification de la structure superficielle du lien déterminée par traitement chimico-thermique de celui-ci.