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Perfectionnements relatifs aux plaques, blocs ou ardoises artificielles en asbeste-ciment ou compositions analogues.
Cette invention est relative aux plaques, blocs ou ardoises artificielles faits en asbeste-ciment ou compositions analogues et employés pour la construction. Actuellement on emploie en très grandes quantités des ardoises artificielles ou plaques planes ou ondulées en asbeste-ciment, notamment pour construire des toitures ainsi que des planchers et murs.
Lorsqu'on emploie comme matériaux de couverture des feuilles d'asbeste-ciment planes ou ondulées, la toiture obtenue présente le défaut que les feuilles sont parfois incapables de résister à un choc ou impact brusque tel que celui qui se produit quand des ouvriers travaillant sur le toit sautent ou tombent sur celui-ci d'une hauteur dépassant environ 60 centimètres. Pour écarter ce risque, on a déjà renforcé les ardoi-
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ses ou feuilles d'asbeste-ciment en les armant au moyen de bandes métalliques. Toutefois la fabrication de ces feuilles ou ardoises armées est assez compliquée.
Suivant la présente invention, on fabrique une plaque, un bloc ou une ardoise composite en enfermant une feuille ondulée, faite en une composition d'asbeste-ciment ou matière analogue durcissant depuis l'état plastique, entre deux feuilles planes de la même matière ou d'une matière analogue, et on lie la feuille ondulée aux feuilles planes, suivant plusieurs ou toutes les lignes de contact, par le moyen de l'asbeste-ciment ou composition analogue. En fabrication on unit les feuilles quand elles sont encore humides et on peut éventuellement employer un liant supplémentaire tel que ciment, asbeste-ciment ou matière analogue, pour fixer les feuilles plus solidement les unes aux autres. En outre, si on le désire, on peut encore relier entre elles les feuilles au moyen de clous, boulons ou éléments mécaniques analogues.
Il n'est pas difficile d'enfoncer un clou ou la tige d'un boulon dans deux feuilles humides et, dans le cas d'un boulon, de visser une rondelle et un écrou. Si les écrous, boulons ou clous font saillie à l'exterieur, on peut les couvrir entièrement d'asbeste-ciment supplémentaire et lisser la surface.
Ceci sert à protéger les clous ou éléments analogues et permet en même temps de rendre entièrement lisses les surfaces des plaques, blocs ou ardoises. Evidemment on peut interrompre les surfaces lisses, si on le désire, en les rainurant ou en y prévoyant d'autres moyens d'accrochage.
La plaque, bloc ou ardoise artificielle que l'on fabrique ainsi présente de grands avantages au point de vue de la résistance en comparaison des feuilles ou ardoises en sbeste-ciment couramment employées jusqu'à présent et son
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poids est beaucoup moindre que celui d'articles de même résis- tance faits en d'autres matières. En effet, on constate que ces plaques, blocs ou ardoises résistent à des chocs très considérables et qu'ils sont en même temps si légers qu'on peut les employer avantageusement non seulement pour la confec- tion de toitures ou planchers mais encore pour la construction de murs.
On peut accroître la résistance de la plaque ou pièce analogue achevée en augmentant la profondeur des ondu- lations, l'épaisseur de matière ou les deux.
Suivant le procédé préféré pour exécuter la présen- te invention, on pose sur une surface parfaitement plane une ' feuille plane d'asbeste-ciment fraîchement produite et on pla- ce ensuite sur cette feuille des barres ou tubes rigides ré- gulièrement espacés. On pose sur les barres une deuxième feuil- le plane et on la presse ou on la lamine entre les barres pour former une feuille ondulée, le fond des ondulations entrant en contact avec la première feuille plane et s'unissant à celle- ci. Il est avantageux d'étaler du ciment ou de l'asbeste-ci- ment entre les barres pour unir plus solidement entre elles les feuilles plane et ondulée, suivant leurs lignes de con- tact. On place alors une nouvelle série de barres ou tubes dans les cannelures qui ont été formées et on pose sur eux une autre feuille plane.
Comme précédemment, il est avanta- geux de garnir de ciment ou d'asbeste-ciment le sommet des ondulations, c'est-à-dire les intervalles entre les barres de la deuxième série, pour fixer plus solidement l'une à l'autre, suivant leurs lignes de contact, la feuille ondulée et la deuxième feuille plane. On presse ou on lamine alors la pla- que entière pour lui conférer l'épaisseur voulue, la pression servant en outre à unir solidement suivant leurs lignes de @
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contact les feuilles planes et la feuille ondulée. La présence des barres ou tubes rigides empêche toute déformation au cours de cette opération.
Ces barres peuvent être retirées immédiatement après qu'on a terminé le pressage ou rester jusqu'à ce que la plaque ait fait prise bien qu'en pratique on ait constaté qu'il est préférable de les retirer immédiatement après le pressage. Si les barres ou tubes doivent servir d'armature, on peut évidemment les laisser en place à demeure et à cet effet on les choisit d'une résistance appropriée.
Pour la construction d'une toiture constituée par les nouvelles plaques composites ou pièces analogues, un moyen particulièrement pratique de fixer les unes aux autres un certain nombre de plaques ou pièces analogues consiste à les placer bout à bout de-telle manière que les extrémités ouvertes des compartiments formés par la feuille ondulée dans l'espace entre les feuilles planes coïncident les unes avec les autres,et à introduire ensuite du ciment dans deux ou plusieurs des compartiments coïncidents.
Il peut suffire de n'introduire ce ciment qu'entre deux des compartiments coïncidents ou bien on peut en mettre tout le long des extrémités adjacentes. De même, pour fixer l'un à l'autre les côtés de deux plaques ou pièces analogues adjacentes, on peut introduire du ciment dans l'espace fermé obtenu en mettant en contact les unes avec les autres, par leurs bords, les feuilles planes faisant partie des deux plaques composites ou pièces analogues. Evidemment, on peut aussi fixer de même toute plaque ou pièce analogue à un mur ou à un objet analogue, au lieu de la fixer à une plaque ou pièce analogue adjacente.
En posant en contact les unes avec les autres un certain nombre de plaques ou pièces analogues et les fixant les unes aux autres de la manière précitée, on
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arrive à construire une solide toiture plate résistant aux intempéries.
Au lieu de rendre perpendiculaires aux faces des feuilles planes les extrémités ou côtés des plaques ou pièces analogues, on peut aussi les chanfreiner sous un certain angle, de sorte qu'on obtient des joints obliques. Ceci permet en outre d'introduire plus facilement le ciment.
Afin que l'invention soit bien comprise, on décrira ci-après à titre d'exemple deux formes d'exécution d'une plaque conforme à l'invention, en se référant au dessin annexé, dans lequel:
Fig. 1 montre en perspective une plaque en asbesteciment, et
Fig. 2 est une coupe verticale de deux dalles, montrant un joint oblique 7.
Dans l'exemple d'exécution représenté sur la Fig.l, une feuille ondulée 1 en asbeste-ciment est fixée entre deux feuilles rectangulaires planes 2 et 3 faites en la même matière, les lignes de contact 4 entre la feuille ondulée et les feuilles planes étant équidistantes entre elles et parallèles au long bord des feuilles rectangulaires.
Quand on veut joindre entre elles deux ou plusieurs de ces plaques, on les pose bout à bout de manière que les compartiments 5 de toutes les dalles coïncident respectivement les uns avec les autres, ou bien on peut les poser de manière que leurs longs côtés soient en contact les uns avec les autres. Dans ce dernier cas, le compartiment d'extrémité 6 de chaque plaque forme la moitié d'un compartiment fermé, dont l'autre moitié est formée par le compartiment d'extrémité de la plaque voisine. Dans les deux cas, on assemble les plaques en remplissant de ciment des compartiments
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adjacents des deux plaques, bien que, lorsqu'on assemble deux plaques suivant leurs bords courts, il ne soit pas nécessaire de remplir de ciment tous les compartiments coïncidents.
La Fig. 2 représente une forme d'exécution particulièrement pratique d'une plaque qu'on peut assembler à une plaque semblable au moyen d'un joint oblique 7. En juxtaposant les deux plaques représentées et en remplissant de ciment plusieurs ou tous les compartiments coïncidents 5, on assure une liaison solide entre les deux plaques.
Les plaques conviennent aussi pour être assemblées par le bord à un mur ou'autre objet fixe, et à cet effet on place la plaque dans la position voulue et on peut alors la fixer au mur en introduisant du ciment dans un ou plusieurs des compartiments délimités entre le mur et les feuilles 1, 2 et 3.
Si l'on veut armer une construction constituée par un certain nombre de ces plaques ou pièces analogues composites, il est facile d'insérer dans les espaces longitudinaux coïncidents des plaques composites ou pièces analogues des barres ou tubes de support en fer ou armatures analogues, ou bien ces armatures peuvent être introduites en cours de fabrication, comme on l'a spécifié plus haut.
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