<Desc/Clms Page number 1>
procédé pour l'obtention de l'effet stéréoscopique dans les projections cinématographiques, et film cinématographique en l\ résultant.
Lesdivers procédés proposésà cejour en vue d'obtenir l'effet stéréosoopique dans les projections cinématographiques se sont révélés inapplicablesou insuffisants. En général, ils exigeaient ou desécrans spéoiaux, très coûteux, ou desappa reils de projection doubles et compliqués, dont le maniement était très délicat, ou ilsobligeaient le spectateurs à porter des lunettesspéciales, etc.
Le procédé conforme à la présente invention est d'une grande simplicité de mise en oeuvre, et son application est très aisée. Il présente en outre le grand avantage de pouvoir s'appliquer à toutesles installations de projection existantes, sans aucune transformation quelconque. Un autre avantage essentiel est que par le procédé de l'invention, l'intensité de l'effet stéréoscopique obtenu peut être variée à volonté. Enfin une autre caractéristique est que l'effet stéréoscopique est rendu également
<Desc/Clms Page number 2>
sensible pour tous les spectateurs, quelles que soient leur position et leurs caractéristiques visuelles, l'effet étant absolument le même pour tous 1 eangles s de vi sion, sans aucune dé formation ni altération de l'image.'.
Le procédé nouveau peut être décrit comme suit :
La perception en relief, dans l'espace, est due principale- ment à la réception de deux image s qui, vue s sou s deux angle s différents, sont perçue s en superposition, En somme, chaque oeil voit l'objet dans l'espace sous un angle propre différent pour chaque oeil, l'angle variant avec l'éloignement de l'objet;
chaque oeil enregistre donc une image différente, mais, pour deux yeux de force égale, ces deux images, de même netteté, sont symétriquespar rapport à. l'axe médian de visée, c'est-à-dire à l'axe tiré entre le s deux yeux et la superposition de ce deux images, symétriquement par rapport à un axe fictif, donne une image unique qui est la somme desdeux imagesperçues par cha que oeil, Si on observe un objet avec l'oeil droit, puis avec l'oeil gauche, on obtiendra deux images différentes ;supposons qu'on puisse superposer ces imagesdans un plan, on obtiendra une image / unique plus grande que chacune de s deux images et qui pourra correspondre exactement à l'image unique perçue quand on regarde l' objet des deux yeux ; cette image donnera l'impressi on exacte du relief.
.L'invention est basée sur ce considérations, et elle con- siste essentiellement à faire les prises de vues non plus aveo un seul objectif, mais avec deux objectifs qui seront par exemple à axes parallèles, et écartés de la distance normale des yeux d'un spectateur, chaque objectif représente donc un oeil, l'oeil gauche et l'oeil droitrespectivement ; cnacun d'eux travaille pour son compte, c'est-à-dire que l'image formée par chacun d'eux est reçue non pas sur la même surface (beur obtenir la superposition) mai s e st re çue (à la pri se de vues) air une surface, une pellicule propre.
On obtient donc ainsi, par un objea-
<Desc/Clms Page number 3>
tif, ce que l'on pourrait appeler des images"droites "et par l'autre desimages " gauches ". pour la projection, on emploie un appareil normal, dans lequel on fait passer alternativement une image " droite " et une image " gauche grâce à la vites- @ se de passage, l'oeil ne perçoit pas sur l'écran, de décalage - à la condition évidemment que toutes les image restent symé- triques par rapport à l'axe de projection - mais il reçoit une impression très nette de relief, tout comme si l'image projetée était une image corporelle, vue dans l'espace et non dans un plan. 11 est intéressant, à ce sujet, de noter que cette impres- sion de relief subsiste même si on ne regarde que d'un oeil.
Il est insisté tout spécialement sur le fait que les images "droites" et "gauches" ne sont pas superposées sur la pellicule, mais que celle-ci est faite d'une succession alternée d'images droites et gauches qui sont elles-mêmes projetées en succession alternée sur un écran, ceci différencie nettement l'invention des procédés connus suivant lesquels la. prise de vues est faite par deux ob- jectifs, un droit et un gauche, qui impressionnent chacun un film propre, donc un film droit et un film gauche, ces deux filma étant ensuite projetés simultanément sur l'écran, par deux objectifs convenablement centrés.
suivant l'invention, seul l'appareil de prise de vues comporte deux objectifs, mais ceux- ci impressionnent le même film,non pas simultanément, mais en succession alternée, c'est-à-dire, grâce à un obturateur rotatif commun aux deux objectif a, l'objectif droit est d'abord ouvert puis fermé, puisl'objectif gauche est ouvert puisfermé, et ainsi de suite ; la pellicule, commune aux deux objectifs, se déroule devant un système optique monté symétriquement par rap - port aux deux objectifs et combiné avec des prismes ou miroirs de façon telle que le faisceau lumineux passant au travers de chaque objectif aoit transmis à ce système optique qui le pro- jette sur la pellicule.
De cette façon, le film obtenu sera formé d'une succession d'imagesalternativement droites et gau-
<Desc/Clms Page number 4>
ches, c'est-à-dire provenant alternativement de l'objectif droit et de l' objectif gauche, et ce film sera projeté,exactement comme un film ordinaire, par un appareil de projection normal pour donner sur l'écran une succession d'images droites et gau- chas alternées, qui, grâce à la vitesse de projeotion, donnent @ par leur superposition, exactement l'impression du relief.
Ce procédé évite le défaut inhérent aux procédés à double objectif de projection et qui réside d'une part, dans la diffi- cul té pratiquement insurmontable d'obtenir un synchronisme par- fait,micrométrique, du déroulement des deux films, et d'autre part, de réaliser une superposition parfaite desdeux images projetées simultanément. Ces procédés à double projection ont de plus l'inconvénient de créer deux cônes lumineux de projec - tion, qui gênent la vision.
Il faut y ajouter la nécessité d'appareils de projection très coûteux, très délicats, l'obliga- tion pour l' opérateur de suivre à la foisa deux films; en outre, s'y ajoutent lesfrais desdoubles pellicules, et la nécessité desraccords doubleset extrêmement malaisés à réaliser, quand un desdeux films vient à casser. -
Le procédé peut être réalisé de différentes façons, en ce qui concerne la prise de vues. A la fig.l du dessin annexé, on a représenté schématiquement un montage trèssimple, à titre démonstratif seulement. 1 désigne l'objectif de droite et 2 l'objectif de gauche, distantsde préférence d'une longueur égale à la moyenne de lt écartement entre lesyeux humains.
Le rayon (ou faisceau) traversant l'objectif 1 est reçu sur un mi- roir 3 à 45 qui réfléchit sur un système optique placé exacte - ment dans l'axe passant au milieu de la distance entre objectifs. ce système optique est fait de deux prismes 4-5 superposés, et le miroir 3 réfléchit sur le prisme supérieur, le rayon lumineux traversant sans réfraction le prisme inférieur 5 pour venir frap- per la pellicule 6. L'objectif gauche 2 est de même combiné avec un miroir 7 à 45 , qui réfléchit sur le prisme inférieur 5, le
<Desc/Clms Page number 5>
rayon lumineux venant également frapper la pellicule 6. Un obturateur 8, rotatif et commun aux deux objectifs, ouvre et obture alternativement l'un et l'autre objectif.
La. fig.2 représente schématiquement le film obtenu par le procédé nouveau ; film est formé d'images droites 9 et d'ima- gesgauches 10 en succession alternée, lesimages 9 étant obte- ' nues par l'objectif 1 et les images 10 par l'objectif 2.
Dans le montage de la fig,l, l'obturateur, s'il ne possède qu'une seule fenêtre 11, doit faire 1/2 tour pour chaque avancement de la pellicule ; on peut évidemment concevoir un obturateur pour chaque objectif. on comprend que le système optique 4-5 peut être remplacé par tout autre équivalent, à la condition que le rayons ou faisceaux provenant de chaque objectif soient projetés suivant le même axe sur la pellicule qui se déroule devant ce système.
De même, lesmiroirs 3-7 peuvent être remplacéspar desmoyens équivalents. pratiquement, lesaxes focaux de objectifs ne seront paral- lèles (comme dans la fig.1) que pour les prises à grande distance ; pour lesprises de vua rapprochées, ilsdevront générale ment être inclinés l'un sur l'autre.
L'invention englobe également cette possibilité, dont la réalisation n'offre pas de dif- ficulté pratique ; il suffit de monter les supports des objectifs sur des articulations (par exemple à rotule) avec commande miorométrique, les deux objectifs se commandant de préférence mutuellement pour assurer que leurs axes se coupent toujours sur l'axe de montage du système optique 4-5. Lesmiroirs 3-7 pourront rester fixes, mais le système optique devra être déplacé parallèlement à lui-même, le long de l'axe A, ce déplacement étant rendu dépendant de la commande des objectifs.