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BREVET D'INVENTION RECIPIENT PERFECTIONNE ET PROCEDE POUR LE FABRIQUER.
L'invention concerne les récipients et les procédés pour les fabriquer et a pour objet, entre autres :a) un récipient perfectionné qui est solide et durable, sensiblement imperméable à l'air et à l'humidité et susceptible d'être fabriqué à l'aide de machines automatiques capables d'assurer une production rapide en grandes quantités et pour une faible dépense; b) un récipient susceptible d'être ouvert par la pression des doigts; c) un réoipient comportant une tête fragile mais imperméable qu'on peut facilement ouvrir sans se servir d'un outil, l'éohappement du contenu du récipient étant empoché par un couvercle disposé pour fermer l'ouverture de la tâte;
d) un récipient fait d'une matière fibreuse telle que le papier et (ou) de matières plastiques telles que la bakélite et (ou) de pellicules d'acétate ou de nitrate de cellulose et qui se prête à l'utilisation de clinquant métallique dans certaines de ses portions; e) un récipient dans lequel des laques thermo-plastiques susceptibles d'être activées par la cha-
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leur, un solvant ou les deux sont utilisés dans le procédé de fabrication préféré) f) un récipient qui, selon un mode de réalisation préféré, possède des portions de paroi sensiblement droites et des portions de paroi de liaison arrondies ou arquées;
g) un récipient qui est renforcé dans ses parties marginales par l'union des couches des renforcements, une des extrémités du récipient comportant un couvercle qui coopère avec la partie renforcée; h) un procédé perfectionné pour constituer une série de pièces et assembler et sceller ces pièces de façon à établir le récipient terminé) i) un récipient dont l'aspect est très satisfaisant et qui se prête particulièrement à la réduction de l'encombrement dans l'empaquetage et l'expédition.
Les buts ci-dessus et d'autres buts de l'invention seront mieux compris au cours de la description détaillée donnée ci-apr@s en se référant aux dessins annexés, étant bien entendu toutefois que ces dessins ne sont donnés qu'à titre explicatif et ne limitent l'invention en aucune façon.
Dans les dessins annexés :
Fig.l est une vue perspective d'un couvercle de forme préférée destiné au récipient.
Fig.2 est une vue perspective représentant la tête supérieure du récipient avant qu'elle ait été introduite dans le corps du récipient.
Fig.S est une vue perspective du corps du récipient et représente le feuilletage de ses parois et les surfaces revêtues des couches du feuilletage, une partie des dites couches étant découpée et séparée dans un but de clarté.
Fig.4 est une vue perspective représentant le fond ou obturateur inférieur du récipient avant son introduction dans le corps.
Fig.6 est une vue de cote avec coupe verticale partielle du couvercle de la fig.l.
Fig.6 est une vue de cote avec coupe verticale et arrachement partiels et représente le récipient terminé.
Fig.7 est un détail en coupe à plus grande échelle et aveo arrachement partiel et représente le joint entre la tête supérieure
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et le corps et une façon d'assujettir le couvercle au corps.
Fig.8 est une vue en bout représentant une façon de constitue la paroi feuilletée du corps-
Fig.9 est une vue en bout représentant, dans la position con- tractée,, une forme de mandrin rétractile autour duquel les couches du feuilletage, de la paroi du corps peuvent être enroulées.
Fig.10 est une vue de côté aveo coupe verticale et arrache- ment partiels représentant une façon de constituer les rainures de renforcement dans les parois latérales du corps.
Fig.11 est une coupe représentant une façon d'établir l'entai le ou zone d'affaiblissement dans la tête supérieure du corps, d'emboutir un rebord dans cette tête et d'appliquer un solvant sur la surface externe de ce rebord pour activer la laque appliquée sur la surface interne du corps pour des buts d'obturation. des @ Fig.12 représente une/façons d'insérer dans le corps du réoi- pient la tâte supérieure présentant le volet à entaille d'affaibli) sement.
Fig.lS montre par une vue de détail en coupe à très grande échelle un dispositif coupant permettant de constituer l'entaille d'affaiblissement dans la tête supérieure du récipient, cette fi- gure montrant l'effet de l'opération de coupe sur le feuilletage externe de la tête.
Fig.14 est un détail en vue de c8té avec coupe verticale et arrachement partiels de la matrice femelle de fig-12, à une échel- le réduite.
Fig-16 représente par une vue quelque peu schématique une façor de constituer la jonction entre la tête et le corps du récipient.
Fig.16 représente par une coupe quelque peu schématique un second stade du procédé de formation du joint entre la tête supé- rieure et le corps du récipient.
Dans l'exemple représenté dans les dessins, le récipient sui- vant l'invention comprend un corps 16 (fig-3) muni de portions de parois latérales droites reliées par des portions extrêmes arquées.
On peut constituer ce corps en enroulant un ou de préférence plu- sieurs flans rectangulaires de papier autour d'un mandrin extensi-
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ble et contractile 17 (fig.8 et 9). La couche ou garniture interne 18 du corps est constituée par un flan en papier kraft à longues fibres et fortement calandré d'une épaisseur de 0,09 mm. environ.
La surface interne du flan 18 est revêtue d'une pellicule sèche d'une laque de nitrocellulose thermoplastique 18a de 0,01 à 0,015 mm. d'épaisseur, mais on peut aussi utiliser avantageusement un acétate de cellulose pour certaines applications. Cette laque constitue une couche imperméable et, de préférence, possède des propri- étés adhésives potentielles, ladite laque étant destinée à être activée ou rendue collante par un solvant ou (et) la chaleur et à être rendue propre à unir les extrémités à recouvrement du flan l'une à l'autre lorsqu'on façonne convenablement ce flan pour cons- tituer la couche interne du corps du récipient et pour fixer la tête et le fond dans ce corps, comme il sera indiqué ci-après plus en détail.
Si la chaleur seule est utilisée comme activant, il convient que la laque ne soit rendue collante qu'à des températures de beaucoup supérieures aux températures ambiantes usuelles, par exemple 52 à 60 C.
Une laque convenant pour la surface interne de la garniture 18 est composée de 65% environ d'esters solvants, tels que l'acétate d'éthyle, l'acétate de butye, etc... et d'hydrocarbures, tels que le toluol, et d'environ 35% de matières solides qui peuvent facilement être activées par des solvants aussi bien que par la chaleur. La teneur en éléments solides est composée de 25% environ de nitro-coton de faible viscosité, de 60% de résines et de 15% environ d'un plastifiant tel que le phtalate de dibutyle, qui peut avoir été additionné de faibles quantités d'huile végétale, si on le désire.
Les résines utilisées peuvent contenir certaines gommes, telles que la gomme d'ester, mais on utilisera ordinairement des résines synthétiques ayant des propriétés physiques déterminées plutôt que toute résine naturelle. Cette laque ne colle pas aux températures ambiantes et dans les conditions d'humidité normales, Les températures de contact nécessaires pour constituer des jointe aux bords à recouvrement des couches du feuilletage du corps et entre celui-ci et ses fonds ou têtes doivent être supérieures à
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60 0, l'excès dépendant de la vitesse du travail et de la conductibilité des matières utilisées.
Dans les conditions normales, la laque est ferme mais suffisamment flexible et élastique pour qu'elle ne risque pas de se fissurer ou de s'écailler ou de permettre la pénétration de l'air et de l'humidité lorsque les parois du corps sont déformées d'une manière qui ressortira de la description qui suit*
Autour de la couche 18 est enroulée une couche de remplissage 19 constituée par un second flan de papier kraft à longues fibres fortement calandré dont l'épaisseur est approximativement 0,12 mm. et dont la surface est revêtue d'une mince pellicule sèche de colle 20.
Pour éviter la présence d'une humidité excessive entre les couches du corps et le retrait par séchage, qui provoquerait un plisses ment de la couche 19, on utilise une pellicule de colle forte de 0,018 mm. environ d'épaisseur qui possède environ 10 ou 12 d'humidité et dont il suffit d'élever la teneur en humidité à 22-27% pour la rendre collante.
Pour donner un supplément de rigidité et de résistance mécanique au corps, une troisième couche de remplissage 21 de 0,15 à 0.17 mm. d'épaisseur est enroulée autour de la couche 19, sa face interne étant revêtue d'une pellicule de colle de même composition et de même épaisseur que celle utilisée pour la couche 19. D'autres colles convenables, telles que des colles thermoplastiques, peuvent être substituées à la colle forte dans leouches 19 et 21, si on le juge désirable.
La couche externe ou étiquette du corps 16 est constituée par un flan 22 d'un papier au sulfite qu'on a additionné d'une quantité suffisante de fibre au sulfate blanchie pour lui donner une résistance amplement suffisante pour résister aux efforts inhérents aux opérations de façonnage qu'on décrira plus loin, l'épaisseur de cette étiquette étant de 0,08 à 0,09 mm. On a représenté une pellicule de colle forte 20 sur la surface interne de l'étiquette 22, mais, au lieu de cette pellicule, on pourrait revêtir l'étiquette d'une pellicule de laque de 0,008 mm. d'épaisseur
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possédant des qualités adhésives et propres à être activées par une faible quantité de solvant.
Les solvants d'une laque convenant à cet effet sont composés de 25% environ d'esters solvants tels @ que l'acétate d'éthyle, le reste étant composé de toluol. Les ma- tières solides sont composées de 85% de nitrocellulose de grande viscosité et de 15% d'un plastifiant tel que le phtalate de dibuty- le. Un mélange d'acétate d'éthyle et de cellosolve méthylique cons- titue un agent activant convenable pour cette laque.
La face externe de l'étiquette 22 peut comporter des des- oins ou d'autres matières imprimées et être revêtue d'une laque très brillante propre à protéger la surface et à lui donner un as- pect plaisant. Une pellicule de laque de 0,15 mm environ d'épais- seur, composée de proportions approximativement égales de solvants et de matières solides, est appropriée et économique. Les solvants peuvent comprendre de l'acétate d'éthyle dilué par de l'alcool et du tuluol et les matières solides sont composées de 30% de nitro- cellulose de faible viscosité, de 10% d'un plastifiant tel qu'une huile de palme modifiée et de 60% de résines synthétiques dont les caractéristiques principales sont la transparence et le brillant.
L'extrémité supérieure du corps 16 est destinée à 8tre fermée par une tête 23 (fig.2) et l'extrémité inférieure par un fond 24 (fig.4); et un couvercle 26 (fig.l) est fixé à l'extrémité supérieure dudit corps, le tout comme il sera décrit plus loin.
Pour fabriquer le corps 16, on insère successivement les flans 18,19,21 et 22 entre une enclume 26 montée élastiquement et un mandrin extensible 17 (fig.8) et, dans le cas des trois derniers flans, on les fait d'abord passer sur des rouleaux (non représen- tés) mouillés d'eau ou d'un autre solvant propre à activer les couches de colle ou de laque 20. Chaque flan est d'abord poussé par l'enclume 26 contre le bord inférieur du mandrin 17 ou contre le flan précédent, puis contre les côtés du mandrin ou du flan précédent par des pièces d'enveloppement flexibles 27 animées d'un mouvement de va-et-vient et s'étendant longitudinalement sur toute la longueur du corps, ces pièces occupant normalement la position
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marquée en pointillé en 27a.
Pendant la mouvement d'élévation des pièces 27, chaque flan est amené progressivement à sa position, la pression des plaques, à laquelle contribue l'action de lames de ressort 28 et 29, ayant pour effet de pousser les flans intimement en contact les uns avec les autres, de distribuer la colle activée dans les interstices de ces flans et de chasser tout l'air, étant donné que les flans ne comportent pas d'oxydant de colle à expulser. Lorsque les pièces 27 atteignent la position la plus haute 27b, dessinée en traits mixtes, on fait pivoter successivement vers l'intérieur deux organes d'insertion 30 pour amener les extrémités du flan à des positions de recouvrement comme indiqué en 31.
On abaisse alors un fer chaud 32 au contact du recouvrement 31 pour activer et conditionner convenablement les colles, ce qui unit les unes aux autres les surfaces adjacentes du recouvrement.
Le fer 32 peut être chauffe par un agent convenable (électricité, vapeur ou gaz par exemple), un élément de chauffage électrique 33 étant représenté. De préférence, le mandrin 17 est monté de façon à pouvoir tourner autour d'une tourelle rotative et chaque flan est appliqué sur le corps 16 à un lieu différent et de manière que les zones de recouvrement 31 des feuilles alternantes soient espacées de 180 les unes des autres, ce qui évite des épaisseurs de paroi excessives à l'endroit des recouvrements et assure l'imperméabilité du corps.
Le corps ainsi fabriqué est amené par le mandrin 17 à une position située'entre deux matrices faconneuses 34 et 36 (fig.10) sur lesquelles deux plaques de serrage 36 et 37 sont montées à l'aide de goujons 38 de façon qu'elles puissent se mouvoir par rapport aux dites matrices, celles-ci portant des lames de matri- çage 39 qui coulissent à travers des fentes des plaques de serrage et coopèrent avec des rainures 40 pratiquées dans- les éléments latéraux 17a du mandrin 17. Lorsqu'on fait mouvoir les matrices 34 et 35 vers le corps 16, les plaques 36 et 37, qui sont normalement maintenues espacées des dites matrices par une série de ressorts 41, entrent élastiquement en prise avec la surface externe dudit corps et l'embrassent.
Dans la continuation du mouve-
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ment des matrices 34 et 35 avec les lames 39, celles-ci entrent en prise avec les parois du corps 16 et enfoncent la matière des dites parois dans les rainures 40 des éléments 17a pour constituer dans ces parois des nervures 42 faisant saillie intérieurement. pour empêcher la matière de se plisser par l'effet de la diminution que subit sa longueur périphérique au cours de la formation des nervures 42 et des rainures complémentaires , celles-ci sont interrompues aux intervalles désirés. Dans la disposition représentée, ces nervures sont interrompues à l'endroit des portions de paroi arquées du corps.
De préférence, les rainures 40 et les matrices 39 ont une forme telle que la surface interne des nervures 42 comprend une partie en forme de tablette 42a (fig.7) qui s'étend vers l'intérieur sensiblement à angle droit par rapport aux parois latérales, une partie intermédiaire 42b qui est sensiblement parallèle aux parois latérales et une partie inclinée 42o qui relie la paroi latérale et la partie 42b et qui fait avec elles un angle de 45 environ.
Les nervures 42 sont de préférence constituées près des extrémités du corps 16 et parallèlement aux dites extrémités et servent à assurer la mise en position des fonds 23 et 24, en même temps que d'entretoises pour supporter la poussée inhérente à l'insertion des dits fonds et constituer les joints d'obturation qu'on décrira plus loin. Ces nerTUres communiquent aussi une résis- tance mécanique et une rigidité supplémentaires au récipient et ont pour rôle d'empêcher tout cintrage de ses parois latérales droites.
Les rainures résultant de la formation des nervures 42 constituent un dispositif général de repérage pour recevoir les divers éléments de guidage et de support employés pour transférer et maintenir le corps 16 pendant la fabrication, l'empaquetage et l'obturation du récipient.
Après la formation des nervures 42, on amène le mandrin
17 à une autre station et on 3e contracte (fig.9) en faisant mou- voir l'élément central 43 dudit mandrin vers la gauche, en regar- dant la fig.10, jusqu'à ce qu6 des élargissements 43a et 43b coin- cident respectivement avec des creusures ménagées dans les organes
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17a et 17b, respectivement. On enlève alors le corps 16 du mandrin L'emploi des colles du type spécifié plus haut et les activations respectives de ces colles ont comme résultat qu'on obtient un corp de grande résistance mécanique, qui conserve sa forme et qui se prête particulièrement à recevoir les déformations des matrices sans se rompre.
De préférence, on constitue la tête 23 et le fond 24 en sou. mettant des empilages de flans plats à une opération d'emboutissa- ge, les couches internes 23a et 24a de chaque flan étant composées d'une matière fibreuse telle que le carton-fibre ou une matière analogue, et les couches externes 23b et 24b étant constituées par du clinquant métallique , par exemple du clinquant d'aluminium. ou de plomb.
Pour constituer la tête 23, on insère un flan feuilleté 45 entre une matrice femelle 46 et un organe presseur élastique 47 destiné à être soumis à l'action d'une matrice mâle 48 qui porte un organe détacheur relativement mobile 49, monté concentriquement par rapport à lui, et qui coopère avec une matrice-tampon à mouvement alternatif 52, dont la face est initialement à l'alignement de la face gauche de la matrice 46 (fig.11).
Lorsque les matrices 48 et 49 sont déplacées vers la droite par des arbres 60 et 51 à partir de la position en traits mixtes 48a, une nervure périphérique arquée 53 portée par-la face de la matrice 48 agit sur le flan et emboutit la matière de la partie marginale de ce flan en l'enfonçant dans la rainure périphérique arquée 64 que présente la face du disque 52, le plissement ou la déformation de cette partie marginale étant empêchée par l'organe presseur 47. Une rainure 55 et une nervure complémentaire sont ainsi constituées dans le flan, cette nervure augmentant la rigidité et la solidité de la tête 23 et du récipient entier.
Pendant la formation de la rainure 55, la face inférieure du flan entre en contact avec un couteau 56, qui est de préférence monté de façon détachable dans la matrice 52 et qui fait saillie vers le haut sur la face de cette matrice. Oe couteau s'étend complètement autour de la face de la matrice 52, près du bord interne de la rainure 54, et une section verticale de son tranchant possè-
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de le profil d'un triangle scalène.
Pour empêcher le couteau 56 de détruire les propriétés de protection contre l'humidité et d'imper- méabilité de la pellicule de clinquant 23b ou d'une couche de pla- cage susceptible d'être placée sur la surface externe de la tête 23, on diminue la pression exercée sur la face supérieure du flan en regard du bord coupant triangulaire en prévoyant dans la matrice 49 une rainure de forme analogue, ce qui empêche les matières d'être rompues par la compression à laquelle elles seraient autrement sou- mises et permet à la partie centrale des matrices 49 et 52 d'entrer en contact avec le flan avant que le couteau 56 ait coupé ce flan sur toute son épaisseur.
Ainsi, lorsque le flan 45 est amené au contact de la matrice 52 et de son couteau 56 par la matrice 48,49, le couteau creuse autour de la partie centrale de la tête 23 un sillon 57, ce qui munit ce fond d'une entaille ou zone affaiblie à l'aide de laquelle il est facile, par une pression des doigts, de pratiquer une ouverture permettant de vider le récipient de son contenu, cette entaille ayant été constituée sans détruire l'imper- méabilité de la têts.
Pour rendre encore plus facile l'ouverture du récipient, on munit la tâte 23 d'une série de nervures externes 58, 58a constitu- ant des lignes de pliage ou charnières pour la zone affaiblie et de boutons 59 constituant des éléments facilitant le repérage du point où il convient d'exercer la pression, ces nervures et boutons étant emboutis dans la tête 23 à l'aide de saillies de profil convenable prévues sur la face du disque 52 et destinées à coopérer avec des creusures de forme analogue prévues sur la face de la matrice déta- cheuse 49. Dans la disposition représentée, quatre rainures , 58, 58a sont prévues qui divisent la tête 23 en deux paires de sections
60 et 61, dont l'une est représentée en traits mixtes dans la posi- tion d'ouverture dans la fig.6.
La continuation du mouvement de la matrice 48, 49 dans la matrice 46 a pour effet d'emboutir la partie marginale entière du flan 45 dans cette dernière matrice, ce qui forme le rebord continu et régulien/23c de la tête 23. Pendant cette opération, la partie
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marginale du flan est maintenue élastiquement par la pièce 47, ce qui l'empêche de se déformer.
Dans un but qu'on verra plus loin, un dispositif perfectionné est prévu pour appliquer une quantité,convenable de solvant sur la surface externe du rebord 23c ce dispositif comprenant, dans cet exemple, une bande ou tampon distributeur de solvant 62. Celui-ci est placé dans une rainure pratiquée dans la paroi interne d'une ouverture ou poche d'une tourelle rotative 63 et fait partie de cette paroi. Le tampon 62 est imbibé d'un solvant convenable tel qu'un mélange de méthyl cellosolve et d'acétate d'éthyle, dont il peut être alimenté par un tuyau 64 et des conduits radiaux 65 partant d'une rainure 66 qui entoure¯la périphérie de la tourelle, celle-ci présentant une série de poches 63'.
La tête 23 pénètre dans les poches 83' jusqu'à la position indiquée par des traita mixtes en 23d, dans la continuation du mouvement des matrices 48 et 49 vers la droite, en regardant la fig.ll, ces matrices étant alors retirées l'une après l'autre, la seconde servant à détacher la tête 23 de la première 48.
La tourelle 63 reçoit alors un mouvement angulaire jusqu'à la position représentée dans la fig.12, ce qui amène la poche 63' 1'alignement d'un piston coulissant 68 et d'un organe détacheur 69, présentant sur sa face des saillies destinées à empêcher le contact dudit organe avec l'entaille d'affaiblissement précédemment décrite. Le piston 68 et l'organe 69 occupent normalement les positions indiquées en pointillé en 68a et 69a. Lorsque la poche 63' et le piston 68 sont en alignement, l'extrémité supérieure d'un corps de récipient 16, qui peut être maintenu par un mandrin rotatif et longitudinalement mobile composé de deux mâchoires coopérantes 70 et 71 (fig.15), est introduite par ce mandrin dans un élargissement de la poche.
Le mouvement du piston 68 et de l'organe détacheur 69 vers la droite a pour effet d'introduire la tête 23 dans le corps jusqu'à ce que le bord inférieur de la tête entre en contact avec les rebords 42a des nervures 42. Pour empêcher le contact des bords supérieurs des parois latérales du corps 16 avec la tête 23 pendant
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que s'effectue l'insertion de celui-ci, on peut intercaler un dispositif de guidage perfectionné entre ces bords et la tête' Comme représenté, ce dispositif comprend deux minces lames ou plaques métalliques 63a (fig.14) qui s'étendent vers la droite et font saillie élastiquement vers-l'intérieur, dans la poche 63', à partir du bord de droite du tampon 62, jusqu'en un point situé au-delà du bord du corps 16,
çe qui empêche tout risque de contact nuisible entre la tête et le bord dudit corps. Les plaques 63a peuvent être fixées en place par des vis 63b qui prennent appui contre des ailes des dites plaques engagées dans la rainure qui sert de logement au tampon 62. Lorsque ces plaques 6Sa sont utilisées, la matrice-tampon 52 est munie d'organes flexibles propres à élargir les dites plaques lorsqu'on fait mouvoir la dite matrice à travers la poche 63' de la tourelle.
Lorsque la surface externe du rebord 23c a été humectée de solvant par le tampon 62, elle entre en contact avec celle des portions de la surface interne de la partie marginale 16a du corps 16 qui n'est pas couverte par les plaques 6Sa et dépose une partie du solvant sur cette portion. Le solvant ainsi déposé et celmi restant sur le rebord 23c contribuent à activer la couche de colle 18a du flan 18, la quantité de 'solvant étant toutefois suffisamment faie ble pour éviter la présence d'un excès d'humidité dans le joint à constituer entre le corps 16 et le rebord 23c. On remarquera que, par le dispositif perfectionné ainsi prévu, on peut appliquer un solvant d'activation de colle sur la surface interne du récipient 16 sans aucun risque de contamination des matrices ou du produit par du solvant.
La tête 23 ayant été insérée dans le corps 16, on retire successivement les matrices 68 et 69, cette dernière servant d'or- gane détacheur pendant le mouvement de retrait initial de la premi- ère, et le mandrin 70,71 retire le corps 16 avec ladite tête de la tourelle 63. Le mandrin- reçoit alors un mouvement angulaire pour amener le corps 16 à une série d'autres stations où la partie mar- ginale dudit corps est roulée ou agrafée par sertissage avec le rebord 23c et soudée à celui-ci pour constituer un joint imperméa- ble.
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Un dispositif préféré pour sertir et replier la partie marginale 16a d'une manière convenable est représenté dans la fig.
16. Il comprend une matrice femelle extensible 72 dans laquelle ladite partie est destinée à être insérée par le mandrin 70,71 et une matrice mâle 73 présentant une rainure périphérique 74 qui possède une forme arquée en section radiale et qui est destinée à coulisser dans la matrice femelle, la disposition étant telle que, lorsque la matrice mâle est déplacée vers la droite (fig.15) à partir de la position en traits mixtes 73a, le bord supérieur du corps 16 est contraint à se recourber en épousant la forme de la surface de la rainure 74, dont le rayon est assez grand pour permettre à cette partie 16a d'âtre sertie librement vers l'intérieur et repliée vers le bas sans se déformer, Le reploiement de la partie 16a est poussé à un degré tel que son bord brut pénètre dans la rainure 55.
La poussée exercée sur le corps 16 pendant le sertissage est absorbée par des nervures 70a et 71a portées respectivement par les mâchoires 70, 71, lesquelles nervures coïncident avec les rainures complémentaires des nervures 42 prévues près de l'extrémité inférieure du corps, et par des nervures analogues prévues sur la surface interne des parties de la matrice 72, lesquelles nervures coincident avec les rainures adjacentes à l'extrémité supérieure du corps 16.
Après le sertissage, le corps 16 est retiré de la matrice 72 et de nouveau amené, à l'aide du mandrin 70, 71, à une position angulaire à partir de laquelle l'extrémité supérieure du corps peut être introduite dans une seconde matrice extensible segmentaire 75 qui, de même que la matrice 72, est munie de nervures 75a destinées à coïncider avec les rainures des parois laté- rales du corps. Une paire de nervures plus petites mais de forme analogue 76 sont aussi prévues sur la surface interne de la matrice 75 pour constituer des rainures 78 et 79 à l'avant et à l'arri- ère du récipient, prés de son extrémité supérieure, ces dernières rainures constituant un dispositif de fixation et de verrouillage pour le couvercle 25.
Lorsque les segments de la matrice 75 ont été amenés en prise avec le corps 16, une matrice mâle contractile
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80 est élargie ppur entrer en contact avec la partie marginale 16a et exercer une pression sur cette prtie, ce qui force la paroi du cprps 16 et la partie marginale 16a. à. entrer en contact intime . avec chacune des faces du rebord 23c et contraint la matière de la dite partie 16a à.. p-énétrer dans la rainure 55, le bord brut de la partie Sa. éant ainsi encastré et verrouillé dans cette rainure.
Le profil de la partie inférieure des sections de la matri- ce 60 est tel qu'il permet à. la matière de la partie marginale 16a de recevoir le profil voulu dans la formation convenable des rainures par les nervures 75a.
.La matrice segmentaire 80 est entourée par un support 81 qui est assemblé de faon coulissante.avec la matrice 75 et qui est muni. d'un dispositif de chauffage tel qu'une 'bobine de résistance. électrique 82. La chaleur ast transférée par les matrices métalliques de cette bobine au joint 16a, 23c pour complèter l'activation -- commencée par up solvant à l'aide du tampon 62 -- de la couche de colle thermoplastique 18a. La colle est suffisamment activée par la chaleur et le solvant pour que la pression exercée par la matrice 80 l'oblige à pénétrer dans les interstices des feuilles de papier sans saturer celles-ci. Le joint ainsi constitué renforce le récipient et est imperméable à l'air et à l'hu- midité.
Bien que le volet 60, 61 ait été établi de façpn qu'on puisse le manipuler facilement pour obturer une ouverture pratiquée à l'aide de l'entaille ou zone affaiblie en vue d'éviter de répandre le contenu du récipient, on a en outre prévu un couvercle à charnière 25. Ce couvercle' est de préférence constitué par un flan de matière fibreuse telle que le carton-fibre sur la surface externe duquel une couche mince 25' (fig.7) en acétate de cellulose est fixée à l'aide d'un solvant adhésif qui contient approximativement 20% d'éléments solides, y¯compris un peu de résine et un. plastifiant.
La couche 25' est destinée à être randue semi-plastique lorsqu'elle est chauffée par les matrices dpnt on se sert pour convertir le flan en un couvercle 25, mais fait rapidement prise lorsqu'on la laisse refroidir et agit de façon
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à maintenir sous tension le carton-fibre déformé et à empêcher toute, tendance de. cette matièreà revenir élastiquement à sa position ipitiale.
De plus, la couche d'acétate, qui peut être colorée de toute manière désirée par l'addition d'un. pigment..,, convenable, communique un brillant élevé au couvercle et rend, sa. surface imperméable,
Le flan de fibre et d'acétate précédemment décrit est soumis à l'action de matrices d'emboutissage et de façonnage tra- vaillant. avivant les mômes principes que ceux.
appliqués pour fa- çonner les têtes 23, de façon à constiteur le couvercle 25 qui, lorsqu'il estterminé, comprend une partie centrale munie d'une nervure 25a faisant saillie vers l'intérieur et servant à le rendre solide et rigide, une languette 25b s'étendant vers le bas au dos de cette partie et upe aile 25c s,'étendant vers le bas autour des parties avant et latérales de la dite partie, cette aile étant découpée près de la languette 25b pour permettre, d'ou- vrir facilement lp couvercle.et de constituer l'intervalle nécessaire pour verser et distribuer le contenu du récipient.
Dans la languette 25b sont embouties deux dépressiong,dont l'une constitue une nervure 42d qui est destinée à coïncider avec la rainure 42 prévue au dos du corps 16, et une autre, plus petite, constitue une nervure 79a destinée à s'engager dans la rainure 79 du récipient et à constituer une ligne de pliage ou charnière pour le couvercle.
Pour fixer le couvercle 25 au corps 16, une couche mince de colle thermoplastique destinée à être activée soit par la chaleur, soit par un solvant, mais de préférence par les deux, est appliquée sur la surface interne de la languette 25b. Un procédé convenable pour joindre ce couvercle au corps du récipient consiste à appliquer un solvant sur la surface 16b du récipient (fig.3) en faisant coulisser cette surface en regard d'une mèche saturée d'un solvant et en pressant ensuite la languette 25b contre ladite surface à l'aide d'un fer chaud dont la forme est telle qu'elle épouse le contour des rainures 42d et 79a.
Une nervure 78a faisant saillie vers l'intérieur et destinée à coopé-
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rer avec la rainure 78 pour constituer un élément de verrouillage servant à maintenir le couvercle.- 35 dans la position de fermeture est prévue sur le rebord 25c. Lorsque ce couvercle occupe la position de fermeture, les bords supérieurs du récipient pénètrent dans ledit couvercle et sont retenus élastiquement par les parois . d'un canal 25d constitué entre la nervure 25a et le rebord 25c du couvercle, et la nervure 78a est maintenue élastiquement en coincidence avec la rainure 78.
Le récipient ayant été rempli du produit désiré, on peut insérer le fond 24 dans ce récipient et le fixer en place d'une manière et par des mécanismes analogues à ceux précédemment décrits pour l'insertion et l'obturation de la tête 23.
L'invention offre ainsi un récipient perfectionné et des procédés perfectionnés pour le fabriquer. Il doit être expressément entendu qu'elle n'est toutefois pas limitée à un récipient ayant une forme ou des dimensions particulières, étant donné qu'il est évident pour l'homme du métier qu'elle peut être appliquée à des récipients de formes et dimensions diverses, par exemple des récipients ronds. On a indiqué des épaisseurs particulières pour les feuilles de papier ou de fibre et les couches de laque et de colle, mais ces épaisseurs peuvent varier grandement, suivant les applications que le récipient est appelé à recevoir et les désiderata. Dans certains types de récipients, les têtes ou (et) les corps peuvent être constitués à l'aide d'une seule feuille ou à l'aide d'une série de feuilles de papier ou autres matières fi- breuses ou plastiques.
Dans le mode-de réalisation représenté, le couvercle est de préférence fait d'une feuille d'acétate de cellu- lose doublée d'une couche de carton-fibre, mais on a obtenu de bons résultats avec des couvercles faits de flans feuilletés dont une des épaisseurs est constituée par du clinquant métallique.