Procédé de fabrication de récipients. L'invention concerne un procédé de fabri cation de récipients à corps tubulaire cons titué d'au moins une couche d'une matière fibreuse, et muni d'au moins un fond à rebord.
Ce procédé est caractérisé en ce qu'après avoir établi le corps tubulaire, on forme dans ce corps au moins une nervure intérieure a a llant dans une direction périphérique en même temps qu'une rainure correspondante sur la face extérieure, on insère un fond à rebord dans ce corps avec son rebord en con tact avec la paroi interne<B>du</B> corps, et soumet la partie marginale de celui-ci à un emboutis sage de faon qu'elle recouvre intérieurement le rebord du fond, un corps extérieur s'em boîtant dans ladite rainure étant utilisé pour maintenir le corps du récipient pendant l'em boutissage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de ce ré cipient et des dispositifs pour le fabriquer. Dans ce dessin: La fig. 1 est une vue perspective d'un couvercle de forme préférée du récipient; La fig. 2 est une vue perspective repré sentant le fond ou tête supérieure du récipient avant qu'elle ait été introduite dans le corps du récipient; Fig. 3 est une vue perspective du corps du récipient et représente le feuilletage de ses parois, une partie des couches de ce feuille tage étant découpée et séparée dans un but de clarté; Fig. 4 est une vue perspective représen tant le fond ou obturateur inférieur du réci pient avant son introduction dans le corps;
Fig. 5 est une vue de côté avec coupe ver ticale partielle du couvercle selon la fi-. 1; Fig. 6 est une vue de côté avec coupe ver ticale et arrachement partiels et représente le récipient terminé; Fig. 7 est un détail en coupe à plus grande échelle et avec arrachement partiel et représente le joint entre la tête supérieure et le corps et une façon d'assujettir le couvercle au corps; Fig. 8 est une vue en bout représentant une façon de constituer la paroi feuilletée du corps: Fig. 9 est une vue en bout représentant, clans la. position contractée, un mandrin ré tractile autour duquel les couches du feuille tage dei la paroi du corps peuvent être en roulées: Fig.
Ici est une vue de côté avec coupe verticale et arrachement partiels représentant une façon de constituer les rainures de ren forcement dans les parois latérales du corps: Fig. 11 est une coupe représentant une façon d'établir une entaille ou zone d'affai blissement dans la tête supérieure dlu corps, d'emboutir un rebord dans cette tête et d'ap pliquer un solvant sur la surface externe de ce rebord pour activer la laque appliquée sur la surface interne dut corps pour des buts d'obturation.
Par "activer" cette laque, on entend l'amener à un état où elle est capable d'assurer l'adhésion: Fig. 12 représente une des façons d'insé rer dans le corps du récipient la tête supé rieure présentant un volet à entaille d'affai blissement: Fig. 13 montre, par une vue de détail en coupe à très grande échelle, un dispositif cou pant permettant de constituer l'entaille d'af faiblissement dans la tête supérieure du réci pient, cette figure montrant l'effet de l'opéra tion de coupe sur la couche externe de la tête; Fig. 14 est un détail en vue de côté avec coupe verticale et arrachement partiels de la matrice femelle de fig. l2, à une échelle ré duite :
Fig. 15 représente par une vue quelque peu schématique une façon de constituer la jonction entre la tête et le corps du récipient: Fig. 16 représente par une coupe quelque peu schématique un second stade du procédé dele formation du joint entre la tête supérieure et le corps dut récipient.
Le récipient représenté au dessin com prend un corps 16 cylindrique (fig. 3) pré sentant des parois latérales planes reliées par des portions extrêmes arquées. On peut cons tituer ce corps en enroulant un ou de préfé- rence plusieurs flans rectangulaires de pa pier autour d'un mandrin extensible et con tractile 17 (fig. 8 et 9). La couche ou garni ture interne 18 du corps est constituée par un flan en papier kraft à longues fibres et fortement calandré, d'une épaisseur de 0,09 mm environ. La surface interne du flan 18 est revêtue d'une pellicule sèche d'une laque de nitrocellulose thermoplastique 18a de 0,01à 0,015 mm d'épaisseur, mais on peut aussi utiliser avantageusement un acétate de cellulose pour certaines applications.
Cette laque constitue une couche imperméable et, de préférence, possède des propriétés adhé sives potentielles, c'est-à-dire qu'elle peut être activée ou rendue collante par un solvant ou (et) la chaleur et être rendue propre à unir les extrémités à recouvrement du flan l'une à l'autre lorsqu'on façonne convenablement ce flan pour constituer la couche interne du corps du récipient et pour fixer la tête et le fond dans ce corps, comme il sera indiqué ci- aprés plus en détail. Si la chaleur seule est utilisée comme activant, il convient que la la que ne soit rendue collante qu'à des tempéra tures de beaucoup supérieures aux tempéra tures ambiantes usuelles, par exemple 52 à 60 ) C.
Une laque convenant pour la surface interne dle la garniture 18 est composée de 65 % environ d'esters solvants, tels que l'acétate d'éthyle, l'acétate de butyle, etc. et d'hydro carbures, tels que le toluol, et d'environ 351 ô de matières solides qui peuvent facilement être activées par des solvants aussi bien que par la chaleur.
La teneur en éléments solieles est composée de \_'5 ô environ (le nitro-eoton de faible viscosité, de l#O" ô (le résines et de 15 0' environ d'un plastifiant tel que le phta- la.te dibutvlique, qui peut avoir été addi tionné de faibles quantités d'huile végétale, si on le désire.
Les résines utilisées peuvent contenir certaines gommes, telles que la gomme d'ester, mais on utilisera ordinaire ment (les résines synthétiques avant (les pro priétés physiques déterminées plutôt qu toute résine naturelle. Cette laque ne colle pas aux températures ambiantes et dans les conditions d'humidité normales. Les tempéra tures de contact nécessaires pour constituer des joints aux bords à recouvrement des couches du feuilletage du corps et entre celui- ci et ses fonds ou têtes doivent excéder 60 C, l'excès dépendant de lR vitesse du travail et de la conductibilité des matières utilisées.
Dans les conditions normales, la laque est ferme mais suffisamment flexible et élasti que pour qu'elle ne risque pas de se fissurer ou de s'écailler de faon à permettre la pé nétration de l'air et de l'humidité, lorsque les parois du corps sont déformées d'une manière qui ressortira de la description qui suit.
Autour de la couche 18 est enroulée une couche de remplissage 19 constituée par un second flan de papier kraft à longue fibres fortement calandré, dont l'épaisseur est ap proximativement 0.12 mm et dont la surface est revêtue d'une mince pellicule sèche de colle 20. Pour éviter la présence d'une humi dité excessive entre les couches du corps et le retrait par séchage, qui provoquerait un plissement de la couche 19, on utilise une pel licule de colle forte de 0.018 mm environ d'é paisseur qui possède environ 10 ou 12 % d'hu midité et dont il suffit d'élever la teneur en humidité à 22-27 % pour la rendre collante.
Pour donner un supplément de rigidité et de résistance mécanique au corps, une troi sième couche de remplissage 21 de 0.15 à 0.17 mm d'épaisseur est enroulée autour de la couche 19, sa face interne étant revêtue d'une pellicule de colle de même composition et de même épaisseur que celle utilisée pour la couche 19. D'autres colles convenables, telles que des colles thermoplastiques, peuvent être substituées à la colle forte dans les couches 19 et 21, si ou le juge désirable.
La couche externe du corps 16 qui peut jouer le rôle d'étiquettes est constituée par un flan 22 d'un papier au sulfite qu'on a addi tionné d'une quantité suffisaute de fibre au sulfate blanchie pour lui donner une résis tance amplement suffisante pour résister aux efforts inhérents aux opérations de façonnage qu'on décrira plus loin, l'épaisseur de cette étiquette étant dle 0.08 à 0,09 mm. On a re- présenté une pellicule de colle forte 20 sur la surface interne de l'étiquette 22, mais, au lieu de cette pellicule, on pourrait revêtir l'éti quette d'une pellicule de laque de 0,008 mm d'épaisseur possédant des qualités adhésives et propres à être activées par une faible quantité de solvant.
Les solvants d'une laque convenant à cet effet sont composés de 25 ô environ d'esters solvants tels que l'acétate d'éthyle, le reste étant composé de toluol. Les matières solides sont composées de 85 ô de nitrocellulose de grande viscosité et de 15% d'un plastifiant tel que le phtalate di- butylique. Un mélange d'acétate d'éthyle et de cellosolve méthylique constitue un agent activant convenable pour cette laque.
La face externe de l'étiquette 22 peut comporter des dessins ou d'autres matières imprimées et être revêtue d'une laque très brillante propre à protéger la surface et à lui donner un aspect plaisant. Une pellicule de laque de 0,15 mm environ d'épaisseur, com posée de proportions approximativement égales de solvants et de matières solides, est appropriée et économique. Les solvants peu vent comprendre de l'acétate d'éthyle dilué par de l'alcool et du toluol et les matières so lides sont composées de 30 % de nitrocellulosé de faible viscosité, de 10% d'un plastifiant tel qu'une huile de palme modifiée et de 60 % de résines synthétiques dont les caractéristi ques principales sont la transparence et le brillant.
L'extrémité supérieure du corps 16 est destinée à, être fermée par une tête \?3 ou fond (fig. ?) et l'extrémité inférieure par un fond 24 (fig. 4); et un couvercle<B>25</B> (fi-.<B>1)</B> est fixé à l'extrémité supérieure dudit corps, le tout comme il sera décrit plus loin.
Pour fabriquer le corps 16, on insère suc cessivement les flans 18, 19, 21 et ?? entre une enclume ?6 montée élastiquement et un mandrin extensible 17 (fig. 8) et. dans le cas des trois derniers flans, on les fait d'abord passer sur (les rouleaux (non représentés) mouillés (l'eau ou d'un autre solvant propre à activer les couches de colle ou de laque \?0. Chaque flan est (l'abord poussé par l'enclume 26 contre le bord inférieur du mandrin 17 ou contre le flan précédent, puis contre les côtés du mandrin on (lu flan précédent par des pièces d'enveloppement flexibles 27 animées d'un mouvement de va-et-vient et s'étendant longitudinalement sur toute la longueur du corps,
ces pièces oceupant normalement la po sition marquée en pointillé en 27a. Pendant le mouvement d'élévation des pièces 27, cha que flan est amené progressivement à sa posi tion, la pression des pièces 27, à laquelle con tribue l'action (le lames de ressort 28 et 29, ayant pour effet (le pousser les flans intime ment en contact les uns avec les autres, de distribuer la, colle activée dans les interstices (le ces flans et de chasser tout l'air, étant donné que les flans ne comportent pas d'excé dent de colle à expulser. Lorsque les pièces 27 atteignent la position la plus haute 27b, dessinée en traits mixtes, on fait pivoter suc cessivement vers l'intérieur deux organes d'insertion 30 pour amener les extrémités du flan à des positions de recouvrement comme indiqué en 31.
On abaisse alors un fer chaud 3 2 au contact du recouvrement 31 pour acti ver et conditionner convenablement les colles, ce qui unit les unes aux autres les surfaces adjacentes du recouvrement. Le fer 32 peut être chauffé par un agent convenable (électri cité, vapeur ou gaz, par exemple), un élé ment de chauffage électrique 33 étant repré senté. De préférence, le mandrin 17 est monté de façon à pouvoir tourner autour d'une tou relle rotative et chaque flan est appliqué sur le corps 16 à un lieu différent et de manière que les zones de recouvrement 31 des feuilles alternantes soient espacées de 180 les unes des autres, ce qui évite des épaisseurs de paroi excessives à l'endroit des recouvrements et assure l'imperméabilité du corps.
Le corps ainsi fabriqué est amené par le mandrin 17 à une position située entre deux matrices façonneuses 34 et 35 (fig. 10) sur lesquelles deux plaques de serrage 36 et 37 sont montées à l'aide de goujons 38, de façon qu'elles puissent se mouvoir par rapport aux- dites matrices, celles-ci portant des lames de matriçage 39 qui coulissent à travers des fen- tes des plaques de serrage et coopèrent avec des rainures 40 pratiquées dans les éléments latéraux 17a du mandrin 17. Lorsqu'on fait mouvoir les matrices 34 et<B>35</B> vers le corps<B>16.</B> les plaques 36 et 37, qui sont normalement maintenues espacées desdites matrices par une série de ressorts 41, entrent élastiquement en prise avec la surface externe dudit corps et l'embrassent.
Dans la continuation du mouve ment des matrices 34 et<B>35</B> avec les lames 39, celles-ci entrent en prise avec les parois du corps 16 et enfoncent la matière desdites pa rois dans les rainures 40 des éléments 17a pour constituer dans ces parois des nervures 42 faisant saillie intérieurement. Pour empè- cher la matière de se plisser par l'effet d'une diminution que subirait sa longueur périphé rique au cours de la formation des nervures 42, celles-ci sont interrompues aux intervalles désirés. Dans la disposition représentée, ces nervures sont interrompues à. l'endroit des portions. de paroi arquées<B>(lu</B> corps.
De pré férence, les rainures 40 et les lames 39 ont une forme telle que la surface interne des ner vures 42 comprend une partie en forme de tablette 42a, (fi-. 7) qui s'étend vers l'inté rieur sensiblement à angle droit par rapport aux parois latérales, une partie intermédiaire 42b qui est sensiblement parallèle aux parois latérales et une partie inclinée 42e qui relie la paroi latérale et la partie 42b et qui fait avec elles un angle de 45 environ.
Les nervures 42 sont de préférence cons tituées près des extrémités du corps 16 et pa rallèlement auxdites extrémités et servent à assurer la mise en position des fonds 23 et ?4, en même temps que d'entretoises pour sup porter la poussée inhérente à l'insertion (les dits fonds et constituer les joints d'obtura tion qu'on décrira plus loin. Ces nervures communiquent aussi une résistance méca nique et une rigidité supplémentaires au reci- pient et ont pour rôle d'empêcher tout cintrage de ses parois latérales planes.
Les rainures ré sultant de la formation des nervures 42 cons tituent un dispositif général de repérage pour recevoir les divers éléments de guidage et de support employés pour transférer et mainte- nir le corps 16 pendant la fabrication, l'em paquetage et l'obturation du récipient.
Après la formation des nervures 42, on amène le mandrin 17à une autre position et on le contracte (fig. 9) en faisant mouvoir l'élément central 43 dudit mandrin vers la gauche, en regardant la fig. 10, jusqu'à ce que des élargissements 43a et 43b coïncident respectivement avec des creusures ménagées dans les organes 17a et 17b, respectivement. On enlève alors le corps 16 du mandrin. L'em ploi des colles du type spécifié plus haut et les activations respectives de ces colles ont comme résultat qu'on obtient un corps de grande résistance mécanique, qui conserve sa forme et qui se prête particulièrement à re cevoir les déformations des matrices sans se rompre.
De préférence, on constitue la tête 23 et le fond 24 en soumettant des flans plats à une opération d'emboutissage, les couches internes 23a, respectivement 24a du flan pour former la tète et du flan pour former le fond étant composées d'une matière fibreuse telle que le carton-fibre ou une matière analogue, et les couches externes 23b, respectivement 24b étant constituées par du clinquant métallique, par exemple du clinquant d'aluminium ou de plomb.
Pour constituer la tête 23, on insère (fig. 11) entre une matrice femelle 46 et un organe presseur élastique 47 un flan feuilleté 45 destiné à être soumis à l'action d'une ma trice mâle 48 qui porte un organe détacheur relativement mobile 49, monté concentrique ment par rapport à elle, et qui coopère avec une matrice-tampon à mouvement alternatif 52, dont la face est initialement à l'aligne ment de la face gauche de la matrice 46 (fig. 11).
Lorsque les pièces 48 et 49 sont déplacées vers la droite par des arbres 5() et 51 à partir de la position en traits mixtes 48a, une nervure périphérique arquée 53 por tée par la face de la matrice 48 agit sur le flan et emboutit la matière de la partie mar ginale de ce flan en l'enfonçant dans la rai nure périphérique arquée 54 que présente la face du disque 52, le plissement ou la défor mation de cette partie marginale étant empê- chés par l'organe presseur 47. Une rainure 55 et une nervure complémentaire sont ainsi constituées dans le flan, cette nervure aug mentant la rigidité et la solidité de la tête 23 et du récipient entier.
Pendant la, formation de la rainure 55, la face intérieure du flan entre en contact avec un couteau 56, qui est de préférence monté de façon détachable dans la matrice 5? et qui fait saillie vers le haut sur la face de cette matrice. Ce couteau s'étend complète ment autour de la face de la matrice 52, près du bord interne de la rainure 54, et une sec tion verticale de son tranchant possède le profil d'un triangle scalène.
Pour empêcher le couteau 56 de détruire les propriétés de protection contre l'humidité et d'imperméabi lité de la pellicule de clinquant ?3b ou d'une couche de placage susceptible d'être placée sur la surface externe de la tête ?.3, on dimi nue la pression exercée sur la face supérieure du flan en regard du bord coupant triangu laire en prévoyant dans la matrice 49 une rainure de forme analogue, ce qui empêche les matières d'être rompues par la, compression à laquelle elles seraient autrement soumises et permet à la partie centrale des matrices 49 et 52) d'entrer en contact avec le flan avant que le couteau, 56 ait coupé ce flan sur toute son épaisseur.
Ainsi. lorsque le flan 45 est amené au contact de la matrice 52 et de son couteau 56 par la matrice 48, 49, le couteau creuse autour de la partie centrale de la tête ?3 un sillon ;i7, ce qui munit ce fond d'une entaille ou zone affaiblie à l'aide de laquelle il est facile, par une pression files doigts, de pratiquer une ouverture permettant de vider le récipient de son contenu, cette en taille ayant été constituée sans détruire l'im- perméabilité de la tête.
Pour rendre encore plus facile l'ouver ture du récipient, on munit la tke 2:3 d'une série de nervures externes 58, 58a constituant des lignes (le pliage ou charnières pour la zone affaiblie et (le boulons 5,1) constituant (les éléments facilitant le repérage du point où il convient d'exercer la pression,
ces nervures et boutons étant emboutis dans la tête '?3 à l'aide de saillies de profil convenable prévues sur la face du disque 52 et destinées à coopé rer avec des creusures de forme analogue prévues sur la face de la matrice détacheuse 49. Dans la disposition représentée, quatre rainures 58, 58a sont prévues qui divisent la tête 23 en deux paires de sections 60 et 61, dont l'une est représentée en traits mixtes dans la position d'ouverture dans la fig. 6.
La continuation du mouvement de la ma trice 48, 49 dans la matrice 46 a pour effet d'emboutir la partie marginale entière du flan 45 dans cette dernière matrice, ce qui forme le rebord continu et régulier 23e de la tète 23. Pendant cette opération, la partie marginale du flan est maintenue élastique- ment par la pièce 47, ce qui l'empêche de se déformer.
Dans un but qu'on verra plus loin, un dispositif perfectionné est prévu pour appli quer une quantité convenable de solvant sur la. surface externe du rebord 23c, ce dispositif comprenant, dans cet exemple, une bande ou tampon distributeur de solvant 62. Celui-ci est placé dans une rainure pratiquée dans la paroi interne d'une ouverture ou poche d'une tourelle rotative 63 et fait partie de cette pa roi.
Le tampon 62 est imbibé d'un solvant convenable tel qu'un mélange de méthyl- cellosolve et d'acétate d'éthyle, dont il peut être alimenté par un tuyau 64 et des con duits radiaux 65 partant d'une rainure 66 qui entoure la périphérie de la tourelle, celle- ci présentant une série de poches 63'. La tête 23 pénètre dans les poches 63' jusqu'à la po sition indiquée par des traits mixtes en 23d, dans la continuation du mouvement des ma trices 48 et 49 vers la droite, en regardant la fig. 11, ces matrices étant alors retirées l'une après l'autre, la seconde servant à détacher la tête 23 de la première 48.
La tourelle 63 reçoit alors un mouvement angulaire de rotation pour amener la poche 63' à l'alignement d'un piston coulissant 68 et d'un organe détacheur 69, présentant sur sa face des saillies destinées à empêcher le con tact dudit organe avec l'entaille d'affaiblis sement précédemment décrite. Le piston 68 et l'organe 69 occupent normalement les posi tions indiquées en pointillé en 68a et 69a. Lorsque la poche 63' et le piston 68 sont en alignement, l'extrémité supérieure d'un corps rie récipient 16, qui peut être maintenu par un mandrin rotatif et longitudinalement mo bile composé de deux mâchoires coopérantes 7 t) et 71 (fin. 15), est introduite par ce man drin dans un élargissement de la poche.
Le mouvement du piston 68 de l'organe détacheur 69 vers la droite a pour effet d'in troduire la tête 23 dans le corps jusqu'à ce que le bord inférieur de la tête entre en con tact avec les rebords 42a des nervures 42. Pour empêcher le contact des bords supé rieurs des parois latérales du corps 16 avec la tête 23 pendant que s'effectue l'insertion de celle-ci, on peut intercaler un dispositif de guidage perfectionné entre ces bords et la tête.
Comme représenté, ce dispositif comprend deux minces lames ou plaques métalliques 63a (fi-. 14) qui s'étendent vers la droite et font saillie élastiquement vers l'intérieur, dans la poche 63', à partir du bord de droite du tampon 62, jusqu'en un point situé au delà du bord 16, ce qui em pêche tout risque de contact nuisible entre la tête et le bord dudit corps. Les plaques 63c peuvent être fixées en place par des vis 63b qui prennent appui contre des ailes desdites plaques engagées dans la rainure qui sert de logement au tampon 6?.
Lorsque ces plaques 63a sont utilisées, la niatrice-tampon .52 est munie d'organes flexibles propres à élargir lesdites plaques lorsqu'on fait mouvoir ladite matrice à travers la poche 63' de la tourelle.
Lorsque la surface externe du rebord ?3e a été humectée de solvant par le tampon 62, elle entre en contact avec celle des portions de la surface interne de la. partie marginale 16a du corps <B>16</B> qui n'est pas couverte par les plaques 63a et dépose une partie du solvant sur cette portion.
Le solvant ainsi déposé et celui restant sur le rebord ?3c contribuent. à activer la couche (le colle 18a du flan 18. la quantité de solvant étant toutefois suffisam ment faible pour éviter la présence d'un evee'#s d'humidité dans le joint à constituer entre le corps 16 et le rebord 23c. On remarquera que, par le dispositif perfectionné ainsi prévu, on peut appliquer un solvant d'activation de colle sur la surface interne du récipient 16 sans aucun risque de contamination des ma trices ou du produit par du solvant.
La tête 23 ayant été insérée dans le corps 16, on retire successivement le piston 68 et l'organe 69, ce dernier servant d'organe déta- cheur pendant le mouvement de retrait ini tial du premier, et le mandrin 70, 71 retire le corps 16 avec ladite tête de la tourelle 63. Le mandrin reçoit alors un mouvement pour amener le corps 16 à une série d'autres stations où la partie marginale dudit corps est roulée ou agrafée par sertissage avec le rebord 23e et soudée à celui-ci pour consti tuer un joint imperméable.
Un dispositif préféré pour sertir et replier la partie marginale 16a d'une manière conve nable est représenté dans la fig. 15. Il com prend une matrice femelle extensible 72 dans laquelle ladite partie est destinée à être insérée par le mandrin 70, 71 et une matrice mâle 7 3 présentant une rainure périphéri que 74 qui possède une forme arquée en sec tion radiale et qui est destinée à coulisser dans la matrice femelle, la disposition étant telle que, lorsque la matrice mâle est dépla cée vers la droite (fig.
15) à partir de la po sition en traits mixtes 73a, le bord supérieur du corps 16 est contraint à se recourber en épousant la forme de la surface de la rainure 74, dont le rayon est assez grand pour per mettre à cette partie 16a d'être sertie libre ment vers l'intérieur et repliée vers le bas sans se déformer. Le reploiement de la par tie 16a est poussé à un degré tel que son bord brut pénètre dans la rainure 55.
La poussée exercée sur le corps 16 pendant le sertissage est absorbée par des nervures 70a et 71a por tées respectivement par les mâchoires 70, 71, lesquelles nervures coïncident avec les rai nures complémentaires dles nervures 42 pré vues près de l'extrémité inférieure du corps, et par des nervures analogues prévues sur la surface interne des parties de la matrice 72, lesquelles nervures coïncident avec les rai- nures adjacentes à l'extrémité supérieure du corps 16.
Après le sertissage, le corps 16 est retiré de la matrice<B>72)</B> et de nouveau amené, à l'aide du mandrin 70, 71 à une position an gulaire à partir de laquelle l'extrémité su périeure du corps peut être introduite dans une seconde matrice extensible segmentaire 75 qui, de même que la matrice<B>72,</B> est mu nie de nervures 75a destinées à coïncider avec les rainures des parois latérales du corps. Une paire de nervures plus petites, mais de forme analogue 76, sont aussi prévues sur la surface interne de la matrice 7 5 pour consti tuer des rainures 78 et 7<B>9</B> à l'avant et à l'arrière du récipient, près-de son extrémité supérieure, ces dernières rainures constituant un dispositif de fixation et de verrouillage pour le couvercle 25.
Lorsque les segments de la matrice 7 5 ont été amenés en prise avec le corps 16, une matrice mâle contractile 80 est élargie pour entrer en contact avec la partie marginale 16a et exercer une pression sur cette partie, ce qui force la paroi du corps 16 et la partie marginale 16a à entrer en con tact intime avec chacune des faces du rebord <B>23e</B> et contraint la matière de ladite partie 16a à pénétrer dans la rainure 55, le bord brut de la partie 16a étant ainsi encastré et verrouillé dans cette rainure.
Le profil de la partie inférieure des sections de la matrice 80 est tel qu'il permet à la matière de la partie marginale 16a. de recevoir le profil voulu dans la formation convenable des rainures par les nervures 75a.
La matrice segmentaire 80 est entourée par un support 81 qui est assemblé de façon coulissante avec la matrice 7 5 et qui est muni d'un dispositif de chauffage tel qu'une bobine de résistance électrique 82. La chaleur est transférée par les matrices métalliques de cette bobine au joint 16a, 23c. pour complé ter l'activation - commencée par un sol vant à l'aide du tampon 6 2 - (le la couelie de colle thermoplastique 18a.
La eolle est suffi samment activée par la chaleur et le solvant pour que la pression exercée par la matrice 80 l'oblige à pénétrer dans les interstices des feuilles de papier sans saturer celles-ci. Le joint ainsi constitué renforce le récipient et est imperméable à l'air et à l'humidité.
Bien que le volet 60, 61 ait été établi de façon qu'on puisse le manipuler facilement pour obturer une ouverture pratiquée à l'aide de l'entaille ou zone affaiblie en vue d'éviter de répandre le contenu du récipient, on a en outre prévu un couvercle à charnière 25. Ce couvercle est de préférence constitué par un flan de matière fibreuse telle que le carton fibre sur la surface externe duquel une cou che mince 25' (fig. 7) en acétate de cellulose est fixée à l'aide d'un solvant adhésif qui contient approximativement 20% d'éléments solides, y compris un peu de résine et un plas tifiant.
La couche 25' est destinée à être ren due semi-plastique lorsqu'elle est chauffée par les matrices dont on se sert pour conver tir le flan en un couvercle 25, mais fait ra pidement prise lorsqu'on la laisse refroidir et agit de façon à maintenir sous tension le carton-fibre déformé et à empêcher toute tendance de cette matière à revenir élasti- quement à sa position initiale. De plus, la couche d'acétate, qui peut être colorée de toute manière désirée par l'addition d'un pig ment convenable, communique un brillant élevé au couvercle et rend sa surface imper méable.
Le flan de fibre et d'acétate précédem ment décrit est soumis à l'action de matrices d'emboutissage et de façonnage travaillant suivant les mêmes principes que ceux appli qués pour façonner les têtes 23, de façon à constituer le couvercle 25 qui, lorsqu'il est terminé, comprend une partie centrale munie d'une nervure 25a faisant saillie vers l'inté rieur et servant à le rendre solide et rigide, une languette 25h s'étendant vers le bas au dos (le cette partie et une aile 25c s'étendant vers le bas autour des parties avant et laté rales dle ladite partie, cette aile étant décou pée près de la languette 25h pour permettre d'ouvrir facilement le couvercle et de consti tuer l'intervalle nécessaire polr verser et dis tribuer le contenu dlu récipient.
Dans la lan guette 25b sont embouties deux nervures, dont l'une, 42d, est destinée à coïncider avec la rainure 42 prévue au dos du corps 16, et une autre, plus petite, 79a, est destinée à s'engager dans la rainure 79 du récipient et à constituer une ligne de pliage ou charnière pour le couvercle.
Pour fier le couvercle 25 au corps 16, une couche mince de colle thermoplastique destinée à être activée soit par la chaleur, soit par un solvant, mais de préférence par les deux, est appliquée sur la surface interne de la languette 25h. Un procédé convenable pour joindre ce couvercle au corps du réci pient consiste à appliquer un solvant sur la surface 16b du récipient (fig. 3) en faisant coulisser cette surface en regard d'une mèche saturée d'un solvant et en pressant ensuite la languette 25b contre ladite surface à l'aide d'un fer chaud dont la forme est telle qu'elle épouse le contour des rainures .12d et 79a.
1-ne nervure 78a faisant saillie vers l'inté rieur et destinée -i, coopérer avec la rainure <B>78</B> pour constituer un élément de ver rouillage servant à maintenir le couvercle 25 dans la position de fermeture est prévue sur le rebord 25r. Lorsque ce couvercle occupe la, position (le fermeture,
les bords supérieurs du récipient pénètrent dans ledit couvercle et sont retenus élastiquement par les parois d'un canal 25d constitué entre la nervure 25a et le rebord 25c du couvercle, et la nervure 78a est maintenue élastiquement en coïnci dence avec la rainure<B>78.</B>
Le récipient ayant été rempli du pro duit désiré, on peut insérer le fond 2-1 clans ce récipient et le fixer en place (l'une manière et par des mécanismes analogues à ceux pré cédemment décrits polir l'insertion et l'obtu ration de la tête 23.
L'invention pourrait être appliquf#e à (les récipients de formes et dimensions diverses, par exemple des récipients ronds. On a indi qué des épaisseurs particulières pour les feuilles de papier ou (le fibre et les couches (le laque et de colle, mais ces épaisseurs peu vent varier grandement, suivant les applica tions que le récipient est appelé à recevoir et les desiderata. Dans certains types de réci pients, les têtes ou (et) les corps peuvent être constitués à l'aide d'une seule feuille ou à l'aide d'une série de feuilles de papier ou autres matières fibreuses ou plastiques.
Dans le mode de réalisation représenté, le couvercle est de préférence fait d'une feuille d'acétate de cellulose doublée dune couche de carton-fibre, mais on a obtenu dle bons résul tats avec des couvercles faits de flans feuille tés dont une les épaisseurs est constituée par du clinquant métallique.