Récipient et procédé pour sa fabrication. Cette invention comprend un récipient, ainsi qdun procédé pour sa fabrication.
De nombreux produits de grande consom mation, et en particulier des produits hygros- copiques tels que le tabac par exemple, exi gent pour leur emballage des récipients dans lesquels ils peuvent être scellés et conservés pendant un temps illimité sans que leur état varie d'une façon appréciable quelles que soient les températures, pressions et condi tions d'humidité auxquelles le paquet est sou mis; ces récipients doivent pouvoir être éta blis à l'aide d'un seul flan constitué par une ou plusieurs épaisseurs de matières flexibles telles que le papier, le clinquant, etc.;
ces ré cipients doivent pouvoir être fabriqués et scel lés d'une manière efficace et rapide en grande quantité, pour une faible dépense, par des ma chines travaillant à grande vitesse, de telle manière qu'il ne puisse y pénétrer ou en sortir sensiblement aucun air ou aucune humidité.
Le récipient que comprend l'invention ré pond à toutes ces exigences. Ce récipient, dans lequel les bords opposés d'un flan de matière en feuille sont joints pour constituer un corps tubulaire de section transversale rectangulaire et dans lequel les extrémités de ce corps tubu- laire sont pliées pour en former les ferme tures, est caractérisé en ce que des portions de parois latérales opposées adjacentes à au moins une des extrémités du corps sont pliées vers l'intérieur pour constituer une paroi extrême en deux parties,
disposée à < angle droit par rapport aux parois latérales et que les moitiés opposées d'une portion périphéri que adjacente auxdites portions pliées sont scellées directement l'une à l'autre sur toute leur longueur en un seul joint continu de Ion-- gueur égale à la moitié du pourtour du réci pient, formant ainsi une patte traversant la paroi extrême et rabattue contre le récipient.
Le procédé que comprend l'invention est caractérisé en ce qu'on plie un flan de ma tière en feuille et qu'on en joint les bords opposés pour former un corps ouvert à ses extrémités, de section transversale rectangu- laire, qu'on plie des portions de deux parois latérales opposées de ce corps vers l'intérieur pour former une paroi extrême en deux par ties, disposée à angle droit par rapport aux parois latérales, que l'on presse l'une contre l'autre les deux moitiés opposées d'une portion périphérique adjacente auxdites portions pliées, qu'on scelle ces moitiés directement l'une à l'autre sur toute leur longueur en un seul joint continu de longueur égale à la moitié du pourtour du récipient, formant ainsi une patte saillante que l'on rabat ensuite contre le récipient.
Le dessin annexé représente, à. titre d'exemple, une forme d'exécution du récipient que comprend l'invention et illustre une forme d'exécution du procédé que comprend égale ment l'invention.
Fig. 1 montre un flan à plusieurs épais seurs qui peut être utilisé pour établir une forme d'exécution du récipient suivant l'in vention, un coin d'une des épaisseurs de ce flan étant relevé; Fig. 2 est une perspective isométrique montrant le corps fait à l'aide de ce flan par la première opération de pliage et de scellage; Fig. 3 est un détail en coupe, à plus grande échelle, par la ligne 3-3 de la fig. 2, excepté que le joint est représenté près de l'angle du corps;
Fig. 4 est une perspective isométrique montrant le récipient dont la paroi inférieure a été pliée et scellée; Fig. 5 est une perspective isométrique partiellement coupée et représente un type de joint d'extrémité susceptible d'être utilisé; Fig. 6 est une perspective isométrique montrant un fragment du récipient dont une des extrémités a été scellée; Fig. 7 est une vue perspective isométrique montrant la façon de plier les pattes consti tuées pendant l'opération de scellage des extrémités; Fig. 8 est une perspective isométrique du récipient terminé;
Fig. 9 est une perspective isométrique avec coupe et arrachement partiels, montrant un dispositif susceptible d'être utilisé pour plier et sceller le flan de façon à constituer le corps tubulaire de la fig. 2; Fig. 10 est une perspective isométrique re présentant un dispositif qui peut être utilisé pour supporter le corps et pour plier et sceller une de ses extrémités; Fig. 11 représente les éléments de la fig. 10 dans la position de scellage;
Fig. 12 et 13 représentent un dispositif permettant de plier les parties extrêmes du récipient après l'opération de scellage; Fig. 14 est une vue perspective isométri- que représentant un dispositif servant à sup porter le récipient. et son contenu pendant les opérations de scellage et de pliage de la. se- eonde extrémité; Fig. 15 est une coupe, à plus grande échelle, par la ligne 15-15 de la fig. 7.
Le dessin annexé illustre la fabrication d'une forme d'exécution du récipient, consti tuée par un empaquetage ou boite convenant pour l'empaquetage de cigarettes, mais il est bien entendu que l'on pourrait. prévoir des formes d'exécution ayant des dimensions et des formes autres que celles représentées, d'autres formes d'exécution pouvant être des- tinées à l'empaquetage d'objets autres que des cigarettes ou du tabac.
Une forme d'exécution du récipient suivant l'invention peut être uti lisée pour l'un quelconque d'une grande va riété de produits et est établie de façon à em pêcher les produits y empaquetés d'absorber l'humidité .de l'atmosphère et de céder de l'humidité ou d'autres éléments volatils soit à l'atmosphère, soit aux matières dont est fait le récipient lui-même.
Le récipient peut être fait d'un seul flan composé d'une ou plu sieurs épaisseurs de matière dont certaines surfaces peuvent être traitées, dans un but qui sera mis en évidence au cours de ce qui suit, par des colles ou laques, ces dernières pouvant avoir des propriétés de collage la tentes, rendues réelles par l'action d'un sol vant ou/et de la chaleur.
Pour établir une forme d'exécution du ré cipient suivant l'invention, on peut utiliser un flan rectangulaire tel que celui de la fig.1, ce flan comprenant une ou plusieurs couches 15 d'une matière fibreuse telle que le papier, revêtue d'une ou plusieurs couches 16 d'une matière non-poreuse et non-hygroscopique, telle qu'une pellicule d'étain. ou d'aluminium. La feuille de papier constitue le support de la pellicule métallique et, en raison de sa plus grande ténacité ou résistance à la trac tion, renforce et protège la pellicule la moins tenace.
Les lignes suivant lesquelles le flan 15, 16 est plié pour constituer une boîte ter minée sont indiquées par les lignes de traits mixtes A à F inclus. Si on le désire, on peut entailler ou affaiblir le flan suivant ces lignes pour faciliter le pliage.
Les épaisseurs 15 et 16 peuvent être fixées l'une à l'autre par toute colle convenable mais, de préférence, par une colle ayant des propriétés élastiques ou flexibles, comme c'est le cas pour les colles à base de gutta- percha, de caoutchouc ou de substances con tenant du latex, activées par un solvant, ou les colles à base de résines diphényliques chlorées par exemple, activées par la chaleur, ce qui assure que lesdites épaisseurs seront maintenues en contact intime lorsque le flan sera plié sous forme d'une boîte.
La colle peut être appliquée sur l'une quelconque ou chacune des surfaces de contact des couches 15 et 16.
De préférence, la pellicule 16 constitue la surface intérieure de la boîte, étant donné que cette pellicule est imperméable et non- hygroscopique et que, par suite, elle n7ab- sorbe pas d'humidité ou d'autres éléments volatils du contenu de la boîte et qu'elle ne constitue pas non plus à l'endroit des joints un chemin pour le passage de l'air et de l'humidité entre ledit contenu et l'atmosphère.
Pour joindre les parties à recouvrement du flan 15, 16 lorsqu'on plie celui-ci sous forme d'une boîte et sceller leurs extrémités d'une manière imperméable, il est préférable que la surface extérieure ou exposée de la pelli cule métallique 16 soit préalablement revêtue, le long des bords supérieur et inférieur et d'une des extrémités de cette pellicule, de minces couches sèches 17 et 18, respective ment,, d'une colle thermoplastique qui est destinée à être activée par un solvant ou par la chaleur mais, dans le cas de ce dernier moyen,
seulement à des températures de beau coup supérieures à celles auxquelles le réci pient est ordinairement appelé à être soumis. Il convient que cette colle ne soit pas hygros- copique et qu'elle soit constituée de façon à adhérer aisément à la pellicule et constitue un bon liant, que ce soit dans un-joint entre du métal et du papier ou dans un joint entre deux surfaces métalliques. Une colle ayant donné de bons résultats est la laque d'acétate Dupont no X - 660 - 208, de même que la laque à l'acétate<I>TC - 3</I> de Reynolds Metals Co.
Cette laque particulière est une laque limpide qui devient plastique ou col lante au voisinage de 177 C ou au-dessus, qui est neutre à l'état sec, qui est soluble dans l'alcool et l'acétone et qui peut être appli quée facilement sur la pellicule sous forme d'une mince couche sèche par. un procédé d'enduisage à l'aide de rouleaux.
Etant donnée l'épaisseur des matières em ployées par rapport aux dimensions totales de la boîte, on n'a montré la structure feuil letée des parois de la boîte que dans les fig.1, 3 et 5. Une paroi à simple épaisseur a été représentée dans toutes les autres figures dans un but de clarté.
Pour convertir le flan 15, 16 en une boîte ou empaquetage imperméable pendant qu'on enveloppe une certaine quantité de cigarettes ou autres produits dans ce récipient, on en veloppe d'abord le flan autour d'un tube creux 19 formant gabarit (fig. 9), possédant les dimensions et la forme désirées, la feuille non-hygroscopique 16 étant placée près de ce tube.
Ce dernier est de préférence fait de métal en feuille, dont l'épaisseur a été exa gérée sur la fig. 9 dans un but de clarté, et est monté sur- (ou fixé à) un mandrin con venable 21, qui peut lui-même .être supporté par une tourelle rotative (non-représentée) en vue de permettre au tube-gabarit d'être déplacé, par la rotation de la tourelle, d'une station à une autre.
Dans la forme d'exécution représentée, le flan 15, 16 ne passe qu'une seule fois autour du tube 19, ses extrémités étant disposées à recouvrement, en 20, de sorte que la bande thermoplastique 18 entre en contact avec la surface exposée de la feuille de papier 15 à l'extrémité opposée du flan. Il est bien en tendu toutefois qu'on pourrait utiliser plu sieurs flans analogues au flan 15, 16 pour constituer le corps 22 (fig. 2) ou qu'on pour rait envelopper un flan unique mais plus long de plusieurs tours autour du tube-gabarit si l'on désirait un corps à plusieurs épaisseurs.
Il est préférable de plier le flan 15, 16 sui vant les lignes F de façon que les angles du corps 22 soient situés suivant ces lignes et que le recouvrement 20 soit situé. approxima tivement au milieu d'une des faces du corps. Toutefois, ce recouvrement pourrait être situé en tout autre point désiré de la péri phérie du corps, par exemple près d'un des angles de ce corps, comme cela est représenté sur la fig. 3. Un fer de scellage allongé 23 (fig. 9), qui peut être chauffé et maintenu à une température désirée par tout moyen convenable, tel qu'un élément de chauffage électrique 24 combiné avec un thermostat, est alors appliqué et pressé contre le joint 20.
La chaleur du fer 23 et la pression exercée sur le joint par ce fer ont pour effet d'acti ver la couche de laque 18 entre les extrémités à recouvrement du flan 15, 16, de presser cette couche dans les interstices des surfaces de contact et, de cette façon, de souder sen siblement les surfaces l'une à l'autre.
La pression exercée par le fer 23 est de préfé rence suffisante pour comprimer l'élément papier du flan, comme indiqué par le poin tillé dense en 25 (fig. 3), de façon à consti tuer un joint à biseaux et à obliger l'extré mité de la pellicule métallique 16 située à l'intérieur du corps 22 à entrer en contact avec une partie intermédiaire de cette pelli cule, par exemple en 26,
pour munir ainsi ledit corps d'une surface intérieure continue faite de la pellicule imperméable non-hygros- copique. La compression de la feuille de pa pier 15 aux points 25 diminue aussi nota blement son pouvoir d'absorption et, par con séquent, empêche l'humidité de pénétrer dans le récipient ou d'en sortir par cette partie du joint.
Le corps 22 est ensuite amené à une autre station et avancé sur le tube 19 de façon qu'une partie marginale constituant la zone comprise entre la ligne<I>A</I> et le bord<I>B</I> (fig. 4). de largeur sensiblement égale à la moitié de la largeur des parois 22a, et une partie de bande périphérique définie par les lignes A et C, également de largeur égale à la moitié de la largeur des parois 22a du corps, dé passent l'extrémité extérieure dudit tube.
Avec le corps 22 dans cette position, on fait mouvoir deux outils de support 27, 27 (fig. 10) jusqu'au contact des côtés 22a du- dit corps, le plan des surfaces extérieures de ces outils coïncidant avec la ligne de pliage C et avec le bord extérieur du tube 19. Deux tas de chauffage et de pression 28, 28, qui sont munis de barres chauffantes électriques 29, convergent à angle droit par rapport à la direction du mouvement des outils 27, comme indiqué par les flèches (fig. 10), et entrent en contact avec la partie débordante C-D des côtés 22b du corps 22.
Dans la continuation du mouvement des tas 28 à partir des positions représentées sur la fig. 10, ces tas agissent de façon à plier les parties de bande A-C des parois laté rales 22b vers l'intérieur et en travers de l'orifice du tube 19 pour constituer ainsi une paroi extrême en deux parties 30, 30 (fig. 6).
Pendant cette opération de pliage, les parois 22a sont pliées vers l'extérieur suivant les lignes de pliage C, et les parties marginales A-B de ces parois sont pliées suivant les lignes D, alors que les parties de bande A-C des parois 22a sont pliées sui vant les lignes E.
Par suite, lorsque les tas 28 atteignent les positions représentées sur la fig. 11, les parties de bande A-C des parois 22a ont été pliées sous forme de pattes trian gulaires à plusieurs épaisseurs 31, 31 (fig. 6) qui font saillie vers l'extérieur à angle droit par rapport auxdits côtés, et les moitiés oppo sées de la surface périphérique intérieure de la partie marginale entière A-B du corps, laquelle surface est revêtue de laque thermo- plastique 17,
sont pressées l'une contre l'autre pour constituer une patte plate à plusieurs épaisseurs 32 qui s'étend en travers et au milieu de l'extrémité du corps 22 à partir des sommets extrêmes des oreilles ou pattes trian gulaires 31 faisant saillie vers l'extérieur.
La pression exercée sur la patte 32 par les tas. 28 et la@chaleur ainsi fournie à cette patte ont pour effet d'activer les couches de colle thermoplastique 17 intercalées entre les sur faces de pellicule en contact de cette patte, de souder de cette façon ces surfaces l'une à l'autre sur une distance assez grande dans la direction longitudinale du corps 22 et, par suite, de sceller d'une manière imperméable une des extrémités de ce corps.
Comme les tas 28 n'exércent sur les parois latérales cen trales ou le contenu du corps aucune pression qui pourrait avoir tendance à les écraser ou les comprimer pendant la formation du joint scellé entre les surfaces métalliques de la patte 32, une pression importante peut être exercée pour assurer la formation d'un joint imper méable sans nuire en aucune façon audit corps ou à son contenu. En outre, lorsque des pres sions élevées sont appliquées, la chaleur né cessaire pour constituer un joint satisfaisant du genre ci-dessus ést moindre et la vitesse avec laquelle le récipient peut être établi est augmentée dans une mesure correspondante.
Le joint ainsi constitué entre deux surfaces métalliques, et qui comprend la couche thermo plastique non-hygroscopique 17, constitue une fermeture d'extrémité hermétique qui empêche l'humidité ou l'air de s'échapper du récipient ou d'y pénétrer. On a trouvé qu'il n'est pas possible d'obtenir le même résultat avec un joint entre deux surfaces de papier ordinaire non-traité, étant donné que le papier est hygroscopique et poreux et forme entre le con tenu du récipient et l'atmosphère un chemin permettant le passage de l'humidité et de l'air, le papier .se comportant à la façon d'une mèche pour conduire l'humidité.
Pour contribuer à assurer le caractère im perméable du joint entre les surfaces en con tact de la patte 32 et éviter tout risque de défaut d'étanchéité par un glissement ou un mouvement relatif desdites surfaces lorsqu'on plie la patte de la manière qu'on décrira plus loin, cette patte peut être gaufrée suivant une ou plusieurs lignes latérales 33, 33 (fig. 5). Ce gaufrage peut être effectué en- même temps que la formation de la patte 32 en munissant la face de travail d'un des tas 28 de nervures convenables et la face de l'autre tas de rai nures occupant des positions telles qu'elles coopèrent avec les nervures.
Pour terminer la formation de l'extrémité du paquet ou boîte, les pattes 31 et 32 sont pliées d'une manière perfectionnée de façon à. renforcer l'extrémité du paquet et lui donner un aspbct net et plaisant. A cet effet, le corps 22 est amené à une autre station, pendant qu'il est supporté sur le tube 19, et les bandes 34, 34, adjacentes aux extrémités de la patte 32, sont revêtues d'une colle destinées à être acti vée par la chaleur ou/et par un solvant.
Les bandes 34 peuvent être constituées sur le flan pendant l'opération d'impression des vignettes ou motifs de @1'étiquette ou, si on le désire, pendant la conversion du flan en paquet. Un fer plieur 35 (fig. 12), de largeur sensible ment égale à celle des parois 22b, est déplacé transversalement à l'extrémité de la boîte dans un plan parallèle à la paroi extrême 30, de façon à plier la patte 32 suivant la ligne de pliage ;
A, de sorte que la partie centrale de cette patte entre en contact avec ladite pa roi extrême (fig. 15). Après cette opération, les pattes 31 et les extrémités débordantes de la patte 32 sont pliées de 90 (fig. 7) et ainsi amenées dans le plan des côtés 22a par deux fers plieurs 36, 36 (fig. 12) se mouvant dans un plan parallèle à ces côtés.
Après que les organes plieurs 35 et 36 ont été retirés, les pattes 31 sont pliées vers l'intérieur d'un nou vel angle de 90 (fig. 8) par deux plaques plieuses 37 (fig. 13) qui convergent et dont une des surfaces est parallèle au plan de la paroi extrême 30. Les bandes de colle 34 sont ainsi amenées à entrer en contact et à adhérer avec la partie centrale de la patte 32 pour maintenir les pattes 31 et 32 dans la position pliée. La partie centrale de la patte 32 peut aussi être collée à la paroi extrême 30 si on le désire, mais ceci n'est pas essentiel.
Une des extrémités de la. boîte étant ainsi constituée et scellée, on remplit cette boîte de cigarettes 38 ou de l'un quelconque de divers autres types de produits par l'extrémité ou verte ou opposée de la boîte. De préférence, les cigarettes ou autres produits sont intro duits dans le tube 19, qui est rigide, et la boîte partiellement fermée est ensuite amenée à l'écart de ce tube par une pression exercée par l'intermédiaire des cigarettes, etc. contre l'extrémité fermée de la boîte.
Le paquet rem pli est transféré à un mandrin de support extérieur 39 (fig. 14) qui peut être établi en deux pièces servant à enserrer fermement le paquet avec la partie marginale A-B et la portion de bande A-C de l'extrémité ouverte du corps en saillie au delà du bord externe du mandrin. Ces deux parties sont alors pliées et scellées de la même manière et par les mêmes moyens que ceux précédemment décrits pour l'extrémité opposée du paquet. Il va de soi que la boîte pourrait être remplie après qu'elle a été enlevée du tube 19 et soit avant, soit après qu'elle a été enserrée par les mâchoires du mandrin 39.
Si on le désire, on peut assu jettir une bande ou cachet gommé 40 (fig. 8) en travers de l'extrémité du paquet terminé.
La surface extérieure du paquet. précédera- dent décrit peut être munie de toute matière imprimée désirée et peut être revêtue d'une mince couche sèche de laque très brillante pour améliorer l'aspect de cette surface et la rendre propre à repousser l'humidité. La ma tière imprimée et la couche de laque brillante, si cette couche est utilisée, sont de préférence appliquées sur la surface exposée de l'épais seur 15 du flan 15, 16 avant la formation de la boîte.
Il est bien entendu que la pellicule métal lique peut être remplacée par d'autres couches imperméables. Par exemple, l'épaisseur inté rieure ou non-hygroscopique du récipient pré cédemment décrit peut être constituée par une feuille mince de la matière dite "vinylite" ou par une mince couche sèche d'une laque con venable. Toutefois, dans l'état actuel de l'in- dustrie, les laques ne sont pas commerciale ment satisfaisantes et, par suite, ne peuvent nos être considérées comme étant l'équivalent de la pellicule métallique.
Le récipient obtenu au moyen du procédé décrit est établi à l'aide d'un ou plusieurs flans comportant une ou plusieurs couches de matière fibreuse revêtues d'une ou plu sieurs couches imperméables (pellicules métal liques, laques, etc.), les parois et joints dudit récipient étant établis de façon à empêcher le passage d'air ou d'humidité à travers eux, de telle sorte que le contenu du paquet est main tenu à l'état frais de la manufacture pendant une longue période de temps, indépendamment des conditions climatériques. Le procédé dé crit pour plier le flan à. la forme d'une boîte et sceller celle-ci permet l'application de pres sions élevées pour assurer un scellage hermé tique sans exercer de forces d'écrasement ou destructives sur la boîte ou son contenu.
Le récipient obtenu peut être fabriqué aisément et rapidement. pour une faible dépense à l'aide de machines travaillant à de grandes vitesses, et les joints de cette boîte sont robustes et durables, de sorte que le caractère imper méable du paquet n'est pas détruit par la ma nutention qu'entraîne la vente du produit.
Dans une autre forme d'exécution du pro cédé, on pourrait monter une pellicule de mé tal ou d'une autre matière imperméable sur les deux faces d'une épaisseur de fibre 15 pour constituer un joint de métal contre métal en 20 ou réaliser le même résultat en établis sant le joint 20 de la même façon que le joint 32 (fig. 15) et en le pliant contre la paroi 22b, ce qui évite la présence d'un bord brut de l'épaisseur en papier à l'intérieur du corps 22. On obtiendrait de cette façon un récipient pos sédant trois points, tous scellés métal sur mé tal.
Si on le désire, on peut enduire de laque la surface intérieure entière de la pellicule métallique<B>16.</B> Le procédé de pliage du flan peut aussi être réalisé en formant un récipient qui n'est pas imperméable, ou bien on peut plier le flan conformément à ce procédé pour constituer une enveloppe destinée à d'autres paquets.
Chaque fois que les termes "réci- pient", "boitë", "paquet" ou "empaquetage" sont utilisés dans la description, ils doivent par conséquent être interprêtés comme suffi samment larges pour comprendre une enve loppe destinée à contenir des produits qui sont enveloppés par des moyens autres que ladite enveloppe.
Pour faciliter l'ouverture de la boîte sans déchirer la matière dont elle est faite, les moitiés opposées de la patte 32 peu vent être laissées non-scellées immédiatement près du bord B, ou bien on peut prévoir sur elles des languettes ou prolongements non- scellés convenables sur lesquels l'usager peut exercer une traction pour déchirer les parties scellées de la patte. Il est en outre évident que les pattes 31 et les extrémités de la patte 32 peuvent être pliées pour entrer en contact avec les parois latérales 22a à partir de la position représentée sur la fig. 12, si on le désire.
Les tas utilisés dans les opérations de pliage doivent être construits de façon à évi ter le contact de bords vifs avec la matière, comme représenté sur le dessin.
La pression et la chaleur utilisées pour former les joints sont appliquées à angle droit par rapport au corps du récipient et sans effets nuisibles sur le contenu du paquet. On remarquera que le procédé décrit est réalisé de telle manière qu'on évite un grand nombre d'épaisseurs dans les joints, ce qui assure l'im perméabilité. On attirera particulièrement l'attention sur le fait que, aux angles du corps proprement dit du paquet, la pellicule métal lique est soumise à une compression plutôt qu'à une traction, ce qui évite la rupture de cette pellicule pendant les stades de la fabri cation et la perte d'imperméabilité qui en ré sulterait.
L'industrie de fabrication des cigarettes a dépensé des sommes considérables pour l'achat des machines à empaqueter. Lorsqu'une forme d'exécution du récipient suivant l'invention est utilisée pour des cigarettes, ces machines peuvent être modifiées moyennant une dé pense relativement faible sans diminuer leur capacité de production des paquets.
De plus, l'emploi du récipient décrit évite la nécessité de prévoir plusieurs feuilles de matières telles que celles qu'on utilise couramment à l'heure actuelle pour fabriquer des-empaquetages du genre décrit pour les cigarettes, ce qui dimi nue le coût et facilite grandement l'ouverture du paquet. Par exemple, une marque de ciga rettes actuellement répandue utilise d'abord un flan en papier qui est entouré par un flan fait d'une épaissé feuille de métal.
Une éti quette de papier entoure complètement la feuille métallique et une couche de cellophane est alors placée autour de cette étiquette. On est obligé de déchirer chacune des enveloppes pour pouvoir retirer les cigarettes du paquet, et les quatre feuilles séparées ne constituent pas une fermeture imperméable. Dans le réci pient décrit, un seul flan à plusieurs épais seurs qui peut être aisément ouvert maintient le contenu du paquet à l'état frais de manu facture, ce qui évite la nécessité de prévoir une enveloppe en papier paraffiné autour du carton, comme celle dont l'emploi est actuelle ment si répandu à l'effet d'empêcher la perte des éléments volatils.