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"DISPOSITIF DE PROTECTION CONTRE L'AUGMENTATION DE TENSION POUVANT 'APPARAITRE AUX BORNES DE MOTEURS DE TRACTION"
L'invention se rapporte à une disposition particulière de relais commandant la coupure du courant d'alimentation de deux ou plusieurs moteurs semblables connectés généralement en série, lorsque pour une raison quelconque l'un de ceux-ci s'emballe.
On sait que, dans ce cas, la répartition des tensions entre les induits des moteurs ne reste pas identique à ce qu'elle était et que la tension aux bornes du moteur emballé augmente.
Ceci peut se produire en traction électrique notamment dans le cas de transmissions individuelles, lorsqu'un essieu patine par suite d'un manque d'adhérence. L'augmentation de tension aux bornes du moteur correspondant à cet essieu, présente l'inconvénient de solliciter l'isolement et la commutation bien au-delà de la normale.
Cet inconvénient peut être évité, par exemple, par l'enploi d'un relais qui coupe le courant dès que le déséquilibre des tensions entre les moteurs en série dépasse une certaine valeur.
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Après coupure du courant, le patinage n'existe plus et l'on peut remettre les moteurs en service.
Si la cause accidentelle qui a provoqué le patinage a disparu, tous les moteurs seront maintenus à la même vitesse par l'adhérence et les tensions aux bornes des moteurs seront sensiblement égales entre elles.
Il est évident que la première méthode qui vient à l'esprit pour réaliser cette protection consiste à munir chaque moteur d'un relais à maxima de tension. Dans le cas de trois moteurs en série, le schéma se présenterait comme sur la fig. i des dessins ci-annexés : 1, 2 et 3 étant les induits des moteurs en série - E1, E2, Eg,les inducteurs de ces moteurs - I l'interrupteur principal d'alimentation - a, b,c, les bobines des relais de tension et r1 r2' r3,les résistances additionnelles correspondantes.
Ce système de protection exige ltemploi de trois relais et de trois résistances.
On peut aussi utiliser par groupe de moteurs en série, un relais à deux bobines différentielles branché suivant une des trois dispositions représentées fig. 2, 3 et 4 :
R1, R2, R3, sont les relais différentiels, 1, 2, 3, E1, E2, E3, I, r èt r2 désignent respectivement les mêmes éléments qùe sür la fig. i.'
D'antres dispositions analogues peuvent encore être imaginées. Elles présentent toutes l'inconvénient de nécessiter un relais différentiel qui par sa nature même est d'un grand encombrement.
Selon la présente invention, on n'est pas tenu d'utiliser un relais à bobines différentielles ni de multiples relais de tension, de sorte que l'inconvénient qui résulte de leur emploi est supprimé.
Dans la forme de réalisation de l'invention représentée schématiquement fig. 5 : 1, 2 et 3 sont les induits des moteurs couplés en série et R1, R3 Eg, les inducteurs de ces moteurs ; un relais RB est branché'd'un côté à une borne A commune
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aux induits 2 et 3, par exemple, et de l'autre à un point B judicieusement déterminé d'un potentiomètre P connecté aux bornes extrêmes des moteurs en série. Le nombre d'induits en série est pris égal à trois, dans le cas envisagé,mais il pourrait être différent.
Quand les induits 1, 2 et 3 tournent normalement (sans emballer) le potentiel de B est égal à celui de A de sorte qutil ne passe aucun courant dans le relais RB.
L'égalité des tensions des points A et B est obtenue par le déplacement du point B sur la résistance potentiométrique, au moyen de prises ad hoc.
Il est ainsi possible de réaliser l'égalité des tensions des points A et B même dans le cas de différences des caractéristiques des moteurs ou dans le cas de différences dans le diamètre des bandages des trains de roues entraînés par les moteurs.
Le relais RB sera parcouru par un courant dès qu'un déséquilibre des forces électromotrices apparaîtra.dans le système.
Ceci aura lieu notamment quand un quelconque des induits en série prendra une vitesse différente des autres.
Le relais RB fonctionnera donc pour un certain déséquilibre des tensions : il pourra, pour protéger les moteurs, faire par exemple, déclencher l'interrupteur principal d'alimentation I.
Une seconde forme de réalisation de l'invention est montrée sur la fig. 6 : deux groupes de trois moteurs de traction en série sont alimentés en parallèle par un interrupteur I - 1, 2, 3 ; 4, 5 et 6 sont les induits de ces moteurs et E1, E2, E3; E4, E5, Egales inducteurs.
Le relais RB est branché entre les bornes 1 et B' communes, par exemple, respectivement aux induits 2, 3 et 5, 6 et n'est le siège d'aucun courant si tous les moteurs fonctionnent normalement. En cas d'emballement d'un des moteurs une différence de potentiel apparaît entre A et B', produisant un courant qui fait fonctionner le relais RB.
Il est naturellement loisible, sans sortir du cadre de
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l'invention,de réaliser des variantes qui se comportent pratique- ment de la même façon que les exemples décrits ci-dessus en regard des fig. 5 et 6.