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Cette invention se rapporte à des mouleaux à glace. Généralement, ces mouleaux à glace, sorte de récipients de forme élancée en tôle galvanisée sans couvercle, se composent d'un corps légèrement tronoonique et d'un fond rapporté rentrant dans ledit corps, comme représenté dans la fige 1 du dessin annexé. Le fond présente des bords retroussés qui viennent s'emboîter dans le bout inférieur du corps de mouleau, après quoi ces bords ainsi que ceux du corps sont réunis par une soudure autogène ou électrique pratiquée le long de la crête sur tout le pourtour du bord.
Ce mode d'assemblage est défectueux à beaucoup d'égards.
En premier lieu, par suite de la juxtaposition des bords du mouleau et du fond et leur réunion subséquente par une soudure, la rigidité du mouleau se trouve accrue à cet endroit d'une façon démesurée vis-à-vis des autres parties du mouleau et les tensions de matière qui se produisent nécessairement dans le fond et le corps de mouleau par le chauffage
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inégal lors de la soudure ne peuvent plus en être éliminées par le dressage que subit le mouleau après l'opération de galvanisation. Or, ces tensions sont une des principales causes de l'éclatement, de la rupture ou du dégagement fortuit du fond après une durée d'usage relativement courte ou sous l'effet de chocs et heurts que subit le mouleau pendant la manipulation.
A cela scoute encore que la soudure pratiquée sur champ ne s'étend qu'à une profondeur très faible des bords du fond et du corps de mouleau en contact les uns des autres. La réunion de ces bords est donc très précaire et si, comme il arrive très souvent, les bords baillent aux endroits non atteints par la soudure, l'eau s'y infiltre et donne bientôt lieu à des phénomènes d'oxydation et de corrosion et, partant, à une usure prématurée du mouleau à la hauteur du fond. Enfin, le fond en creux est encore désavantageux en tant que lors de sa plongée soit dans la saumure, soit dans le bain de décongelation, il s'y forme des nids d'air comprime s'opposant à une bonne transmission du froid et de la chaleur. La congélation s'y trouve retardée de même que le décollage subséquent de la glace une fois formée.
Tous ces inconvénients sont supprimés dans le mouleau à glace qui fait l'objet de la présente invention.
Dans ce cas, le corps de mouleau se raccorde au fond par un bourrelet embouti qui agit comme une espèce de compensateur, étant donné qu'il sera relativement aisé d'y chasser les tensions de matière, lors du dressage du mouleau, et de les éliminer ainsi totalement. Le fond fera, de préférence, partie intégrante avec le corps du mouleau tout en étant, soit d'une seule pièce, soit en plusieurs segments et lors
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de la formation du mouleau, le fond ou ses segments sont rabattus puis réunis par une soudure le long des lignes de jointure. En conformité aveo le principe énoncé ci-dessus, les tracés de délimitation entre le corps de mouleau et le fond et, le oas échéant, entre les différents segments de ce dernier, sont formées par des bourrelets emboutis, dont ceux longeant les bords du fond peuvent être plus prononcés que les autres.
Ces bourrelets, non seulement, absorbent les tensions de matières qui se produisent au cours du travail, mais encore contribuent à la rigidité du fond. Le dressage des parois de mouleau après la galvanisation est ainsi très aisé. Enfin, la soudure des joints s'opérant à plat, traverse l'épaisseur de tôle de part en part et assure ainsi une réunion parfaite et durable.
Les figs. 2 et 3 du dessin annexé représentent: la première en perspective un mouleau à glace agencé selon l'invention, la seconde un développement du mouleau.
On remarquera que le fond 1. est découpé d'une seule pièce aveo le corps de mouleau 2 et que dans l'exemple d'exécution représenté, il est subdivisé en quatre segments triangulaires se mettant à la suite des côtés du corps.
L'un de ces côtés est en deux parties, de même le segment de fond y attaché et ces parties viennent se rejoindre lors de l'opération de pliage suivant une ligne de couture spéciale. Entre les côtés du corps de mouleau et Ion segments de fond ainsi que le long des deux bords libres de ces dernisers s'étendent des nervures embouties 1 (le section sensiblement demi-circulaire. Après le rabattement des segments de fond, ces nervures forment des bourrelets bordant
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le fond sur tout son pourtour et reliant en diagonale les quatre coins du fond. Les segments de fond sont réunis après le rabattement par une soudure le long des nervures diagonales.
On conçoit que le fond pourrait aussi rester entier et être attaché à un des oôtés du corps de mouleau ou encore être subdivisé selon un autre dessin que celui réalisant des bourrelets diagonaux. Il pourrait même être complètement indépendant du corps de mouleau, lequel serait muni alors des bourrelets de raccordement, et y être rapporté après la formation dudit corps. Dans tous les cas, les nervures ménagées entre les côtés du corps de moule au et le fond entier ou les segments de fond proourent l'avantage ci-dessus indiqué d'absorber les tensions de tôle. De plus, le fond n'étant que peu rentrant par rapport aux bourrelets de bordure, la formation de nids d'air lors de sa plongée dans le liquide n'est pas à craindre.