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Dispositifs destinés à attirer l'attention et procédé pour leur exécution.
La présente invention concerne des dispositifs destinés à attirer l'attention, tels que des panneaux de publicité, enseignes, numéros de maisons, plaques de rues,, signaux et signes de chemin de fer, signalant par exemple des déclivités et des paliers, signaux routiers, signaux avertis- seurs pour véhicules et vélocipèdes, plaques de véhicules et autres signes. Dans la description et les revendications ci- après, le terme "dispositif destiné à attirer l'attention" est employé dans son sens le plus large.
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Le but de l'invention est de procurer des disposi- tifs de ce genre extrêmement brillants, sur lesquels le signe ou sujet qui doit attirer l'attention brille fortement sous toute lumière qui le frappe, dans les limites d'un très grand angle..
On atteint ce but en mettant un grand nombre de pe- tites perles ou grains de verre ou d'autre matière transpa- rente de toute couleur appropriée ou incolores, en contact avec la surface ou le fond d'un dispositif destiné à attirer l'attention, que l'on désire rendre brillant conformément à l'invention. Pour obtenir l'éclat désiré, la matière située derrière les grains, en contact avec ceux-ci et visible à travers eux, doit 'être opaque ou translucide afin de consti- tuer, pour les grains, un fond capable de réfléchir et de disperser la lumière.
On peut monter les grains sur un support transpa- rent à l'aide d'une matière adhésive transparente, et unir la surface à rendre brillante au support des grains de façon que ceux-ci soient en contact avec la dite surface.
Suivant une variante, on peut appliquer et fixer les grains directement sur la surface du dispositif. Si l'on doit traiter de cette façon un dispositif ou objet existant, on loge les grains dans une matière adhésive qui est soit appli- quée sur la surface à traiter, soit formée en amolissant cette surface, soit encore obtenue par la combinaison de ces deux moyens. D'autre part, pour certains genres de disposi- tifs, on peut leur appliquer les grains au cours de la fabri- cation.
D'une façon générale, deux genres de dispositifs destinés à attirer l'attention sont visés par l'invention.
L'un est celui ou le signe, sujet ou surface en contact avec les grains est impénétrable à ceux-ci, en ce @
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sens que les grains ne peuvent pénétrer dans la matière cons- tituant le signe, le sujet ou la surface du dispositif, même si dans certains cas, la matière peut, sous une pression, cé- der le long du contour des grains. En d'autres mots, la matière n'est pas plastique, bien qu'elle puisse, dans certains cas, être légèrement élastique. Une telle matière peut être impéné- trable,dans le sens indiqué, soit en raison de sa composition ou en raison de sa faible épaisseur. Les impressions, consti- tuées par une pellicule d'épaisseur négligeable, en sont un exemple qui rencontre fréquemment en pratique.
Comme autre exemple on peut citer des signes ou sujets en papier découpé; dans ce cas, la matière est impénétrable, bien qu'elle puisse être élastique. Un signe ou sujet exécuté sur tôle, par im- pression, par peinture ou par application de peinture ou d'é- mail cuit au four, est un exemple de dispositif impénétrable et non-élastique. Un signe ou sujet imprimé sur papier épais ou sur carton est un exemple d'un dispositif légèrement élas- tique à la pression. Dans cette catégorie rentrent des affi- ches, des pancartes et d'autres dispositifs publicitaires ou autres analogues où une matière impénétrable, par exemple une impression, est apposée sur un support en matière dure ou légèrement élastique telle que, par exemple, papier, carton, caoutchouc, tissu, métal, bois ou autres matières analogues.
Dans ce cas,la matière employée pour coller les grains sur la surface du dispositif destiné à attirer l'attention sert uniquement à coller les grains et est indépendante de la ma- tière du dispositif, n'y contribue pas ou n'en fait pas partie.
L'autre genre de dispositifs mentionné est celui où la matière ou la surface destinée à attirer l'attention est constituée par une couche épaisse de peinture, de vernis, de laque, de caoutchouc ou de matière analogue, sur laquelle on
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applique les grains alors que la matière est molle et plas- tique, de façon à se laisser pénétrer par les grains. Dans ce cas, la matière du dispositif constitue au moins partiel- lement et,parfois, à elle seule, la matière adhésive qui maintient les grains collés sur le dispositif.
Dans la description ci-après, on s'occupera d'a- bord du second genre. Une couche de peinture, de vernis, de laque ou d'une autre substance adhésive solidifiable est appli- quée à la surface d'un support en bois, métal ou autre matière faisant partie du dispositif destiné à attirer l'attention, et les grains sont appliqués sur la couche pendant qu'elle est encore humide et collante, c'est-à-dire dans un état non soli- de, de sorte que les grains y adhèrent, après quoi l'on pro- voque la solidification de la couche, ce qui assure la ferme adhérence des grains. La couche doit pouvoir constituer pour les grains, un fond capable de réfléchir la lumière en la dis- persant. Suivant le cas, la surface du dispositif peut tre entièrement ou partiellement couverte par la couche de revé- tement et les grains.
Si on laisse les grains s'enfoncer trop dans la cou- che de fond, au point d'atteindre la surface de base qui est en bois, métal ou autre matière, il en résulte une diminution sensible de l'efficacité, du fait que le fond réfléchissant et dispersif se trouve interrompu aux endroits où les grains sont en contact avec la base. Ceci peut provoquer des taches et d'autres effets indésirables, en raison de la différence des propriétés optiques de la couche de fond et de la base elle-même, derrière les grains.
L'invention permet d'éviter ces inconvénients en réglant la profondeur à laquelle les grains peuvent pénétrer dans leur support. On peut y arriver en disposant, entre la
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surface de base du dispositif et la couche non-solide de peinture ou d'autre matière dans laquelle les grains sont enfoncés, une sous-couche de peinture ou d'autre matière suf- fisamment durcie pour empêcher la pénétration des grains.
Cette sous-couche durcie n'a pas nécessairement la même com- position que la couche extérieure qui reçoit les grains, mais généralement les deux couches sont faites de la même matière.
On peut également appliquer et durcir successivement plusieurs sous-couches avant d'appliquer la couche qui supporte les grains.
On comprendra que la ou les sous-couches consti- tuent, avec la couche extérieure, le fond réfléchissant et dispersif pour les grains.
Une façon de procéder consiste à appliquer sur la surface de base, que l'on désire traiter, une couche de pein- ture ou de matière analogue que l'on sèche et durcit, par exemple au four, après quoi une deuxième couche de la même matière est appliquée sur la première couche durcie; ensuite on répand les grains sur cette dernière couche, pendant qu'elle est encore collante. Plus tard, quand le tout est durci, par exemple par cuisson au four, on fixe les grains dans la deuxième couche qui est le revêtement extérieur.
En créant ainsi, pour les grains, une ou plusieurs sous-couches de fond durcies, on empêche les grains de s'en- foncer trop dans leur fond et d'entrer en contact avec la surface de base du dispositif sur lequel est appliqué le fond fait de peinture ou d'autre matière.
Il est clair que la surface de ce fond fait de peinture ou d'autre matière constitue le sujet ou fait par- tie du sujet du dispositif destiné à attirer l'attention, et que ce sujet ou signe est peint ou exécuté de manière analo-
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gue. Le sujet peut être de toute nature appropriée, suivant le but assigné au dispositif ; peut être constitué simple- ment par une ou plusieurs couleurs, ou représenter un dessin en une ou plusieurs couleurs.
Dans certains cas, par exemple lorsque la surface à traiter est grande, ou que l'on utilise plusieurs couleurs, ou encore, quand on désire traiter, conformément à l'invention, un dispositif ou objet existant, il peut arriver qu'une partie ou toute une couche de peinture destinée à recevoir des grains soit déjà sèche et dure ou doive être séchée avant qu'on puisse la garnir de grains ; ce cas, conformément à une des caractéristiques de l'invention, on ramollit la surface de cette couche avant d'y appliquer les grains.
Suivant une façon de procéder, la couche dure de peinture est d'abord recouverte d'un liquide susceptible d'en amollir la surface,et une couche de matière adhésive trans- parente ou opaque est appliquée sur la surface amollie, cette matière renfermant un solvant qui se mélange au liquide amol- lissant. Ensuite, on applique les grains sur la matière adhé- sive et on les enfonce suffisamment pour leur permettre d'en- trer en contact avec la couche de peinture de fond qui est dispersive et réfléchissante. La couche de matière adhésive s'unit intimement avec la couche amollie. Finalement, le tout est solidifié et durci.
Suivant une variante, on ne procède pas à une opé- ration séparée d'amollissement, mais on applique sur la cou- che dure de peinture une matière adhésive qui contient elle- même un solvant susceptible d'amollir la couche de peinture.
L'emploi d'une matière adhésive opaque est possible du fait que les grains sont mis en contact avec le fond dispersif et réfléchissant, de sorte que ce fond (qui peut comporter un
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dessin en une ou plusieurs couleurs) est rendu clairement visible par la lumière réfléchie par ce fond à travers cha- cun des grains en contact avec le fond. Ainsi, le fond des- tiné à attirer l'attention est composé d'un grand nombre de petits éléments constitutifs qui, vus ensemble, paraissent constituer le fond entier.
Dans les cas où l'on doit traiter une couche de peinture déjà durcie, la partie inférieure de la couche, qui n'est pas amollie ou n'est amollie que partiellement, consti- tue la sous-couche ou l'arrière-fond nécessaire, suffisamment dur pour empêcher un enfoncement trop profond des grains.
On choisit la façon de procéder pour chaque cas particulier, suivant le genre de dispositif à produire ou à traiter. Lorsqu'on fabrique un tel dispositif en partant de matières premières, la sous-couche durcie est formée au cours de la fabrication. D'autre part, lorsqu'on traite un dispositif existant qui porte des signes ou sujets peints, émaillés ou autres, on traite la couche de peinture ou d'au- tre matière de façon à la faire servir de sous-couche.
Lorsqu'on colle des grains sur un dispositif tel qu'une affiche en papier dont la matière constituant le si- gne ou sujet est impénétrable aux grains (première catégorie de dispositifs précédemment mentionnée), il ne suffit pas de répandre simplement les grains sur le vernis ou autre ma- tière adhésive avant de la sécher car il en résulte une sur- face qui, bien qu'elle brille en réfléchissant la lumière, ne montre pas clairement le dessin. Ceci est dû au fait que les grains sont séparés du signe ou sujet par la couche de ma- tière adhésive. Toutefois, si les grains sont appliqués de façon à être effectivement en contact avec le signe ou su- jet, celui-ci devient clairement visible, que la matière adhé-
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sive soit transparente ou opaque.
L'emploi d'un adhésif opaque est possible car, les grains étant en contact effectif avec le signe ou sujet destiné à attirer l'attention, celui-ci est rendu clairement visible par la lumière concentrée par les grains, transmise au sujet et réfléchie par celui-ci, à tra- vers les grains, vers l'oeil de l'observateur. Ce dernier voit ainsi un grand nombre de petits éléments du sujet traité qui donnent un effet combiné reproduisant le sujet entier.
De préférence, la base sur laquelle est formé le signe ou sujet, présente une surface légèrement élastique, de sorte que, lorsque les grains sont pressés contre cette sur- face, l'étendue des contacts entre les grains et le sujet se trouve accrue.
On peut laisser les grains s'enfoncer dans la matiè- re adhésive mais, afin d'assurer qu'ils entrent effectivement en contact avec le fond, il est préférable de leur appliquer une pression. On peut s'y prendre de toute façon appropriée.
On peut, par exemple, appliquer la pression à un corps élas- tique qui transmet la pression à chacun des grains, malgré les différences possibles de leurs dimensions; par exemple on peut recouvrir les grains d'une feuille de caoutchouc mou et lui appliquer la pression à l'aide d'un rouleau dur.
Lorsqu'on emploie une matière adhésive transparen- te, celle-ci peut présenter le même indice de réfraction que les grains employés mais, pour obtenir les meilleurs résul- tats, les deux indices de réfraction doivent être différents.
Ceci se produit généralement lorsque l'on utilise des grains de verre et des vernis ou laques à base de résine synthétique.
Les dispositifs décrits jusqu'à présent présentent des grains collés sur le signe ou sujet destiné à attirer l'attention, enfoncés dans la matière de celui-ci (dans le
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cas de peinture ou matière semblable) ou collés à sa surface (dans le cas de signes imprimés, par exemple). Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, les grains sont collés et portés par la surface postérieure d'un support transmettant la lumière comme, par exemple, une plaque de verre, à l'aide d'une matière adhésive transmettant la lumière et, de préférence, transparente, comme du vernis ou de la la- que clairs.
Le signe ou sujet sur lequel l'attention doit être attirée est appliqué derrière le support des grains, en contact avec les parties exposées des grains (ceux-ci étant partiellement enfoncés dans la matière adhésive), de sorte que les grains se trouvent placés entre leur support et ledit signe ou sujet. Celui-ci, comme déjà dit, peut être de toute nature,soit exécuté sur une affiche ou une autre surface de papier, carton, caoutchouc, tissu, bois ou autre matière pla- cée ou pressée en contact avec les grains, soit formé de peinture, laque, vernis, plâtre ou toute autre matière répan- due ou autrement appliquée aux parties exposées des grains.
Si le dispositif doit être éclairé uniquement par une source extérieure de lumière, la matière constituant le signe ou sujet doit être opaque. Toutefois, elle peut être translucide de façon qu'on puisse éclairer le dispositif par derrière, à l'aide d'une lumière artificielle passant à tra- vers. A la lumière du jour, un tel dispositif parait lumi- neux grâce à l'éclat des grains, et il est rendu visible, la nuit, en étant éclairé artificiellement par derrière. En cas de défaut de la lumière artificielle, le dispositif reste toujours visible s'il est frappé par une lumière venant de l'extérieur, par exemple d'un réverbère ou d'un phare de vé- hicule.
Lorsqu'un tel dispositif sert de signal routier, il apparait lumineux dans la lumière du véhicule approchant, même s'il n'est pas éclairé par sa propre source lumineuse.
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On peut enfoncer les grains dans la matière adhé- sive dans toute mesure voulue mais, si les grains et le corps transparent sont en verre ou,d'une façon générale, en une matière présentant le même ou sensiblement le même indice de réfraction, une couche de matière adhésive doit être in- terposée entre les grains et la surface postérieure du corps transparent.
Afin de s'assurer qu'une couche de matière adhésive sépare toujours les grains de la surface postérieure de leur support, on peut appliquer à celle-ci une première couche min- ce de matière adhésive et la solidifier, pour la recouvrir ensuite d'une nouvelle couche de matière adhésive dans la- quelle on loge les grains tant qu'elle est encore pénétrable.
La sous-couche de matière adhésive durcie empêche les grains de venir en contact avec la surface postérieure de leur sup- port.
La couche adhésive peut être faite d'une matière dont l'indice de réfraction diffère de celui des grains, afin de créer une séparation optique entre les grains et la matière adhésive.
Lorsque le sujet se trouve sur une affiche ou un autre corps distinct du support des grains mais en contact avec celui-ci, le dispositif se compose essentiellement de deux parties, dont l'une est la plaque de verre ou autre por- tant les grains, et dont la seconde est l'affiche, la réclame ou un objet analogue. Il faut donc prévoir un cadre ou un autre moyen approprié pour maintenir le contact entre les deux parties. La partie postérieure du cadre comporte, de préférence, un dispositif élastique pour serrer l'une contre l'autre les dites parties. Ainsi, la partie postérieure du cadre peut être faite ou garnie d'une feuille de caoutchouc
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spongieux, ou être muni de ressorts plats.
Cette forme de dispositif constitue aussi une nou- veauté intéressante en matière de publicité et à d'autres fins analogues, lorsqu'on rend la plaque translucide au lieu de transparente, notamment par l'usage de plaques de verre opalin.
Lorsqu'un tel dispositif est vu de face, dans des conditions normales d'éclairage et en l'absence d'une source de lumière intense devant le dispositif, son sujet est soit invisible, soit peu visible. Mais si une forte lumière est dirigée, de face, sur la plaque, le sujet devient immédiatement visible de façon brillante. On peut facilement réaliser un nouveau moyen publicitaire de ce genre, pour obtenir le résultat dé- crit. Par exemple, on peut munir la face antérieure du dis- positif d'un auvent pour mettre le dispositif à l'abri de toute lumière intense extérieure, et placer à l'intérieur de l'auvent une lampe électrique, commandée par un interrup- teur convenablement situé, pour éclairer le dispositif.
D'autres moyens assurant un résultat analogue sont aisément réalisables ; on peut, notamment, rendre le sujet nor- malement invisible, en prévoyant la possibilité de le. rendre brillamment visible au moment voulu. L'invisibilité du sujet peut s'obtenir par exemple, en le mettant à une faible dis- tance de la surface exposée des grains, et l'on peut prévoir des moyens appropriés, mécaniques ou autres, pour rapprocher le sujet de la plaque portant les grains, de façon à les met- tre en contact et à rendre ainsi, brusquement, le sujet bril- lamment visible. On peut utiliser une plaque antérieure trans- parente, puisque les grains dispersent la lumière qui les frap- pe, dans une mesure suffisante pour empêcher le sujet d'être visible à travers la plaque transparente lorsque ce sujet n'est pas en contact avec les grains.
On peut également ren- dre la plaque translucide.
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Les grains ou perles utilisés pour l'exécution du dispositif suivant l'invention sont de préférence de forme sphérique, mais des grains de forme ellipsoïdale ou lenticu- laire peuvent convenir également, ainsi que des grains de forme irrégulière approchant les formes géométriques mention- nées. Les grains peuvent tre juxtaposés ou disséminés , sui- vant le degré de brillance que l'on désire obtenir.
Les dimensions des grains utilisés peuvent varier suivant la grandeur et la nature du dispositif destiné à attirer l'attention, et ces grains peuvent être faits en verre ou en toute autre matière transmettant la lumière, comme des résines vinyliques ou autres matières transparentes synthéti- ques. On utilise de préférence des grains connus dans le com- merce sous le nom de "grains de cristal Ballotini". Ils s'obtiennent dans des dimensions à partir de 0,2 mm. de dia- mètre. Des grains de la dimension indiquée sont particulière- ment utiles pour des petits dispositifs, ou pour le cas cù il faut reproduire des détails précis du sujet.
Pour des sujets de dimensions plus grandes, on peut employer des grains plus gros, notamment pour des enseignes de magasins, des signaux routiers ou autres, et le diamètre de ces grains peut aller jusqu'à environ deux millimètres.
Les grains peuvent être incolores, si on ne désire pas modifier la coloration du sujet formant le fond, mais pour obtenir des effets de couleur particuliers on peut évidem- ment colorer les grains comme on veut, et l'on peut utiliser des grains de couleurs diverses pour obtenir un effet multico- lore.
On peut fixer les grains de toute façon appropriée, par exemple par gravité, ou en les soufflant à l'aide d'un pis-' tolet à air comprimé.
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Comme déjà dit, lorsque le fond derrière les grains est formé par une couche de peinture, il est préférable que les grains y soient à moitié enfoncés.
Cette façon de procéder donne un résultat avantageux, car on atteint ainsi la meilleure adhérence et le plus grand angle de réflexion. On peut atteindre les résultats voulus en réglant, par des moyens appropriés, au cours de la fabrica- tion, les différents facteurs comme la force avec laquelle les grains sont posés sur la matière adhésive, l'attraction capillaire entre les grains et la matière adhésive, l'épais- seur de couche de cette matière, et d'autres encore.
La matière adhésive par laquelle les grains sont fixés au dispositif peut être de toute nature appropriée, et peut être, par exemple, une matière qui sèche lentement. Un solvant approprié pour une telle matière adhésive est le phta- late de butyle qui s'emploie avec les catégories de matières adhésives dérivant des produits résineux de condensation, no- tamment des produits de condensation de l'acide glycérol- phtalique ("Glyptal") et qui sèchent, sans durcir complètement, en cinq heures environ. On peut, d'autre part, utiliser des solvants hydrocarbures présentant une tension de vapeur com- parable. Une matière adhésive faite de styrol, avec du xylol comme solvant, s'emploie avantageusement dans la fabrication de dispositifs destinés à être exposés aux intempéries.
On peut garnir de grains soit la surface entière du sujet destiné à attirer l'attention, soit des parties choisies, seulement. Par exemple, on peut couvrir de grains des inscriptions ou des dessins, en laissant leur fond vierge, ou inversement. Pour le faire, on peut se servir d'un pochoir ou d'un dispositif analogue. D'autre part, on peut couvrir de grains, le sujet entièrement ou partiellement, ou encore, le
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sujet peut avoir la forme d'un cache derrière lequel est placée une plaque de verre ou un autre support (bois, métal, tissu, caoutchouc etc.) présentant une surface dispersive et réfléchissante portant les grains et servant de fond qui, en combinaison avec les grains, brille à travers le cache et fait ainsi apparaître brillamment le sujet destiné à attirer l'attention.
Le cache peut être recouvert d'une couche ou d'une plaque de matière protectrice, par exemple de verre.
Le terme "sujet destiné à attirer l'attention" est employé ici dans son sens le plus large et peut désigner une ou plusieurs couleurs, un mot, un symbole, une image ou tout autre dessin en une ou plusieurs couleurs ou en plusieurs tons d'une même couleur.
Il est entendu que de nombreuses variantes ou modi- fications peuvent être apportées aux détails d'exécution ou d'agencement des dispositifs, suivant les différents cas en- visagés en pratique, sans sortir pour cela du cadre de l'in- vention. Par exemple, un globe de toute matière appropriée peut être garni de grains, conformément à l'invention, pour donner l'aspect d'un globe brillamment éclairé, lorsqu'il est frappé par une lumière extérieure. D'autre part, les gar- de-boue arrière de véhicules et de vélocipèdes peuvent être traités de la même façon pour former, vers l'arrière, un ré- flecteur rouge ou un autre signal avertisseur.
Il n'est pas toujours nécessaire d'appliquer les grains sur des objets dis- tincts, comme des plaques de verre, de métal, de bois ou d'autre matière,de forme particulière; on peut aussi former le dispositif "in situ", en utilisant un objet existant.Ainsi, par exemple, un signal routier conforme à l'invention peut être formé directement sur un objet comme un poteau télégra- phique ou téléphonique, un poteau indicateur de chemin, un
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réverbère de rue, sur un mur etc, en y appliquant de la peinture, par exemple, que l'on recouvre de grains conformé- ment à l'invention.
La combinaison de grains avec, derrière eux, une surface dispersive et réfléchissante est très efficace en vue de concentrer la lumière frappant les grains dans les limites d'un angle très étendu, et de refléchir cette lumière dans un angle tout aussi étendu, sous forme d'un grand nombre de petites taches lumineuses. Les grains concentrent la lumière qui les traverse, et la combinaison des grains avec un fond dispersif et refléchissant constitue un ensemble de nombreux petits éléments qui concentrent et refléchissent la lumière.
Par conséquent, lorsque la lumière frappe un dispositif con- forme à l'invention, celui-ci parait lumineux sous divers angles et est clairement visible même si l'observateur le re- garde sous un angle aigu.
REVENDICATIONS ---------------------------
1) Dispositif destiné à attirer l'attention, carac- térisé en ce que sa surface destinée à être rendue brillante est couverte d'une couche de grains ou perles transmettant la lumière, avec lesquels la surface est en contact.