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Garniture perfectionnée pour courroies de transmission.
La présente invention est relative aux garnitures ou produite utilisés pour les courroies de machines, ou autres organes analogues, en vue de supprimer ou tout au moins de supprimer pratiquement le glissement entre la courroie de transmission et les poulies sur lesquelles ladite courroie s'enroule, la présente invention ayant pour objet de réaliser une garniture de courroie perfectionnée, laquelle non seulement sera plus efficace en vue d'empêcher le glissement des courroies'mais encore restera efficace pendant une très longue période de temps, pour une seule application, cette garniture étant d'autre qu' part d'un prix de revient réduit, n'entraînant une perte
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de force motrice réduite, d'une application facile, en même temps qu'elle préservera la courroie et la rendra imperméable dans une très large mesure.
Ladite garniture augmente ainsi la durée de la courroie, et tend à prévenir son racornissement.
Dans les courroies de transmission utilisées dans les machines de tous genres, que ces courroies soient établies en cuir, en balata, en caoutchouc ou en coton, le glissement desdites courroies non seulement entraine une perte de force motrice, mais provoque aussi une usure et un endommagement additionnel de la courroie, du fait du frottement qui se produit entre ladite courroie et les poulies sur lesquelles elle passe. Ces inconvénients .tant été reconnus, il est de pratique générale d'appliquer une garniture de courroies sur les surfaces travaillantes de celle-ci, afin de prévenir le glissement, ceci étant préférable à une tension exagérée de la courroie, attendu qu'une courroie trop tendue provoque une usure exce@sive.
Les garnitures de courroies actuellement en usage comprennent des mélanges de matières essentiellement adhésives, telles que la cire d'abeille, la résine, les extraits gommeux de bois, et autres matières analogues.
Ces garnitures font cesser temporairement le glissement, mais elles durcissent rapidement et deviennent alos s ineffi- caces, nécessitant alors une nouvelle application. Elles tendent d'autre part à recueillir et retenir la poussière et les autres corps étrangers qui ont pu s'introduire dans la machine, ou qui ont pu s'incorporer à la garniture fraîchement appliquée. Lesdites garnitures tendent aussi à provoquer @@@@@@@ des pertes de force motrice provoquées par l'adhérence de la courroie sur les poulies, cette adhérence, dans le cas de courroies à épaisseurs multiples,
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tendant à provoquer la séparation des épaisseurs dont la courroie est formée.
Conformement à la présente invention, on réalise une garniture de courroies qui ne présente pas de propriétés d'adhérence entre la courroie et les poulies,quj n'est pas poisseuse après l'appliaation et ne présente par conséquent pas de tendance à recueillir ou retenir la poussière et les corps étaangers, ne subit pas de modification d'état sous des conditions de travail hormales, reste efficace jusqu'à usure complète, une seule application restant efficace pendant une période importante sinon pendant la durée toute entière de la courroie, et, du fait de ses propriétés liantes et de flexibilité, augmente la durée de la courroie.
Les courroies établies en cuir ainsi qu'en caoutchouc manufacturé, ont été depuis longtemps reconnues supérieures aux courroies en balata ou en tissu de coton, mais pour des considérations de prix, ces dernières courroies sont d'un emploi plus répandu et son davantage sujettes à des allongements ou des rétrécissements sous l'action des conditions atmosphériques variables.
Conformément à la présente invention, on réalise une garniture qui assure les meilleures caractéristiques du cuir et du caoutchouc, et permet de donner à une courroie quelconque une surface travaillante qui présentera des qualités bien supérieures à celles de sa surface naturelle.
Suivant l'invention, la garniture de courroie perfectionnée comprend du cuir et du caoutchouc comme cons- tituants principaux, ainsiqque d'autres substances qui permettent au caoutchouc et au cuir de se bien mélanger
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et donnent à la garniture une contexture assurant son application facile sur la courroie, et l'adhérence de ladite garniture une fois appliquée.
Dans l'exemple que l'on indiquera maintenant, les proportions des composants sont celles qui ont été reconnues comme assurant les meilleurs résultats, mais on doit comprendre que ces proportions peuvent varier entre certaines limites, quoiqu'on obtienne ainsi une garniture de qualités inférieures; lesdites proportions peuvent être modifiées pour donner approximativement une augmenta- tion de 25 % en faveur du cuir et de l'eau distillée, avec réduction proportionnelle du caoutchouc et de l'ammoniaque.
On donnera ci-dessous les proportions pré- férées des composants pour obtenir 100 parties en poids de garniture:
Cuir défibré (finesse tamis 30 à 50) 18
Caoutchouc brut (75 %) 52
Ammoniaque liquide (commercial à 0,880) 6
Eau distillée 18
Latex (25 % de caoutchouc) 4
Caséine (acide brut) 2
Comme variante, au lieu d'utiliser 52 parties de caoutchouc brut ( à 75%) comme mentionné, on peut utili- ser la même quantité de gutta-percha, le résultat étant le même quant au produit fini, mais d'un prix de revient plus élevé du fait du prix plus fort de la gutta-percha par rapport à. celui du caoutchouc brut.
Le choix du cuir est très important en vue de l'obtention du meilleur résultat, attendu que certains cuirs, lorsqu'ils sont défibrés, fournissent une substance poussiéreuse tout à fait impropre aux fins de l'invention; en outre, le défibrage du cuir doit être effectué avec soin, de manière à ce qu'il soit franchement arraché, mais non pas broyé ou pulvérisé.
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Le cuirepréféré est le cuir à semelles le plus dur, défibré dans un appareil analogue aux rapeurs à noix de muscade, ou similaire. Il est ensuite passé dans un tamis à mailles de 30 à 50, le produit plus gros devant être éliminé.
La première opération de fabrication consiste à chauffer deux parties de l'eau distillée dans un récipient qui sera appelé le premier récipient, jusqu'à environ 40 C., à y ajouter 2 parties de caséine, à bien mélanger, puis à ajouter une partie de l'ammoniaque après quoi on laisse refroidir.
On place dans un second récipient les 52 parties de caoutchouc brut, puis 5 parties d'eau distillée; on assure un mélange intime et régulier.
Dans un troisième récipient, on place les 11 parties restantes d'eau distillée, et on y mélange intimement les 5 parties restantes d'ammoniaque.
Le contenu du premier récipient (qui se trouve alors refroidi) est ajouté et mélangé au contenu dû. troisième récipient, et, sans attendre, ces ingrédients sont ajoutés au contenu da second récipient, c'est-à-dire à la masse du caoutchouc brut; on mélange à f ond.
On ajoute alors doucement à ce mélange 12 parties du cuir défibré, en agitant continuellement, et en veillant à ajouter seulement de faibles quantités,appropriées à la vitesse du mélange. Lorsque les 12 parties de cuir défibré ont été incorporées, on ajoute et mélange de façon intime les 4 parties de latex.
On doit comprendre que l'ammoniaque attaque le cuir défibré, et tend à le transformer en pulpe, mais comme on désire obtenir seulement une action limitée @
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en ajoutant les quatre parties de latex immédiatement après que les 12 parties de cuir ont été ajoutées au mélange, le latex fait cesser l'action sur le cuir et, à cette phase de la préparation, les 6 parties restantes du cuir défibré sont ajoutées et mélangées soigneusement, cette dernière quantité de cuir restant pratiquement à l'abri de l'action chimique.
La masse ainsi obtenue est prête à être mise en boites; elle se trouve en un état fluide, compa- rable à celui d'une peinture de consistance épaisse.
Cette garniture, au cours de sa préparation et de son emploi, ne doit pas être mise en contact avec du cuivre ou des alliages contenant du cuivre.
Quoique la caséine ne constitue pas un ingré- dient essentiel dans la préparation de la garniture en question, il est désirable dàen incorporer à la masse, du fait que ce corps agit comme stabiliseur de la substance produite.
Pour l'emploi, la garniture est appliquée sur la courroie au moyen d'une brosse ou pinceau, ainsi qu'on procéderait pour appliquer une peinture. Cette gar- niture peut également être étalée au moyen d'un couteau et, après application, la courroie devra être laissée au repos pendant un ou plusieurs jours, de manière à permettre à la garniture de sécher complètement.
La période de séchage peut être notablement réduite par chauffage, par exemple dans une chambre portée à une température de dépassant pas 50 0.environ.
Dans le cas de courroies neuves, la surface un travaillante doit être nettoyée au moyen dé linge humide, avant d'y appliquer la garniture, et, dans le cas d'une
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oourroie usagée, il faudra gratter l'ancienne garniture, la graisse et les matières étrangères, après quoi la courroie devra être frottée d'un tissu imprégné de benzine ou d'une autre matière susceptible d'éloigner l'huile et la graisse ou les traces de matières adhésives,sur la surface travaillante; les pulies devront également être nettoyées, de manière à présenter une surface brillante, exempte de crasse ou de graisse.
La courroie une fois nettoyée sera alors frottée avec un chiffon sec, et on appliquera la garniture, une couche étant suffisante lorsqu'elle a été convenablement séchée, pour agir pendant de nombreux mois de service.
Lorsque la garniture est appliquée, elle pénètre dans la courroie, est absorbée par celle-ci dans une certaine mesure, particulièrement dans le cas de courroies de balata et de coton. Elle adhère très énergiquement, en donnant une surface parfaitement sèche et non poisseuse, de caractéristiques d'adhérence remarquables, ces caractéristiques étant dues au euir défibré, alors que le caoutchouc forme l'adhésif, grâce auquel le cuir est retenu sur la surface de la courroie et assure la flexibilité nécessaire à la couche de garniture.