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Procédé et dispositif pour l'hydrolyse de graisses.
L'invention concerné un procédé pour l'hydrolyse et le dédoublement continus de graisses saponifiables, procédé dans lequel de l'eau est mise en circulation et maintenue en circulation en contre-courant, a'est à dire en sens contraire de la graisse dans un canal clos, tandis que la température est élevée et qu'en même temps la pression est aussi maintenue suffisamment haute, pour maintenir l'eau à l'état liquide. L'acide gras est évacué d'une manière continue et en même temps l'eau contenant la glycérine est aussi soutirée d'une manière continue lorsque l'action de l'eau sur la graisse s'est exercée dans la mesure voulue.
Les avantages suivante sont réalisés par l'inven- tion :
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Il) On obtient un dédoublement de la graisse dans une très large mesure et une plus grand rendement en lycérine que cela. n'était possible industriellement avec les procédés connus jusqu'à présent.
2 ) Le dédoublement de la graisse est accéléré.
3 ) Au moyen de graisses de oualité moyenne, on obtient des acides gras séparés précieux, sans qu'une distillation ultérieure soit nécessaire.
4 ) Des acides gras séparés de meilleure qualité peuvent être produits au xoyen de graisses de valeur mini'ne, pour obtenir ensuite) par distillation ultérieure des acides iras, un produitde distillation de haute valeur, la quantité des résidus de la distillation (poix) étant alors réduite.
5 ) Cn obtient de la glycérine à l'état d'eaux de glycérine plus fortement concentrées, de sorte Que les frais de l'obtention de la glycérine sont diminués.
6 ) Le procédé peut être exécuté de façon continue.
7 ) Il est plus économique que les procédés connus.
8 ) L'installation exige des frais d'établissement plue réduits et un moindre encombrement pour le traitement de quantités égales de caisse.
Dans la forme de réalisation préférée du procédé, on adopte avantageusement un récipient clos ou autoclave disposé de façon que l'endroit d'admission de, 11 -eau se trouve un peu au-dessous de l'extrémité supérieure, tandis que l'endroit d'admission de la graisse se trouve un peu au-dessus du fond.
La pression voulue est maintenue par des soupapes oui règlent la circulation des corps à travers le récipient. L'acide gras traité est recueilli au-dessus de l'endroit d'admission de l'eau et l'eau traitée, qui contient la glycérine, estrecueillie au-dessous de l'endroit d'admissiqn de la graisse. De préférence, un catalyseur est admis en commun avec la graisse.
Les substances sont chauffées et amenées à la pression
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voulue, avant d'être dirigées vers l'autoclave ; il est cependant possible aussi d'amener la chaleur aux différents composants seulement après leur entrée dans l'autoclave.
La raison du rendement augmenté réside probablement dans le fait que :L'eau est dissoute en quantité considérablement plus grande dans les graisses et les acides gras, lorsque la température est élevée, et.lorsque la pression est cependant augmentée également de façon que l'eau n'entre pas en ebullition. Si l'on amène la graisse et l'eau en contact dans des conditions dans lesquelles une grande partie de l'eau peut être dissoute dans la graisse, il se produit alors dans une certaine mesure un mélange entre les molécules de l'eau et de la graisse, tel qu'il ne pourrait pas 'être atteint par simple agitation.
La durée nécessaire pour le dédoublement de la graisse, c'est à dire la durée pour l'achèvement de l'hydrolyse, est déterminée par le fait que l'on surveille la vitesse de passage et le temps pendant lequel les composants se rencontrent en contre-courant et en contact entre eux.
L'expression "graisse" désigne ci-après un glycéride d'acide gras quelconque, q,ui peut être solide ou liquide à la température ordinaire.
Dans les procédés connus pour le dédoublement de graisses dans l'autoclave, on a chauffé modérément, sous pression, l'eau et l'huile dans des quantités déterminées, pendant des périodes de temps .déterminées, de 4 à 12 heures. La température n'était ordinairement pas supérieure à 175 , et la près- @sion était de 7,2 kgs. par cm2. On utilisait un catalyseur et on agitait, soit par .un agitateur, soit par la vapeur, pour rompre les substances ou pour les amener en émulsion et agrandir ainsi la surface de contact. On admettait toujours que la grandeur de la surface de contact était déterminante pour la réaction. Mais, en fait, c'est la dissolution de l'un des composants dans l'autre qui est déterminante pour le dédoublement.
Dans
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toutes les hydrolyses de la graisse, la tendance est d'établir graduellement l'équilibre entre les acides gras libérés et la glycérine et il ne se produit plus alors aucune dédoublement, Afin de pousser le dédoublement aussi loin que possible, on doit donc retirer l'eau de glycérine du récipient et la replacer par de l'eau fraîche, et soumettre ensuite à un autre traitement la graisse en partie hydrolysée. Barfois, un troisième ou même un quatrième traitement se sont montrés nécessaires précédemment nais, même dans les conditions les meilleures, la séparation des acides gras, déterminée par le rapport entre les acides gras libérés et la teneur totale d;acide gras dans la graisse, est rarement superieure à 96 jusqu'à 98%.
La concentration de la glycérine dans l'eau de {glycérine est rarement supérieure à 155, mais elle est oridnairement au-dessous de cette force, lorsque le dédoublement est poussé très loin. Si, par exemple, 100 parties en poids de suif sont hydrolysées, dans le procédé ordinaire, avec 35 parties en poids d'eau, dans un récipient clos, sous une pression de 7,2 kgs. par cm2, et à une température de 175 , il se produit un équilibre lorsque le dédoublement atteint 905 et que la concentration de-la glycérine atteint environ 22%. Si l'on prend cependant une plus grande quantité d'eau et si l'on réduit, de ce fait, la concentration de la glycérine è 5%, un dédoublement d'environ 98% peut être atteint.
Un tel procédé est cependant relativement inéconomique, car il nécessite des installations supplémentaires, et cela notamment du fait que la concentration ultérieure de la solution de gLycérine diluée occasionne de nouveaux frais pour l'extraction de la glycérine.
Dans l'application réelle, on arrête donc le procède avant que les valeurs mentionnées ci-dessus soient atteintes, car la réaction devient graduellement plus lente et prend un temps considérable jusqu'à ce que l'état d'équilibre définitif soit atteint.
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La réaction de l'hydrolyse est inversible, d'après l'équation suivante :
EMI5.1
(RCOO) 3C3H5 + 3 xoE -- 3 RCOOH + C3H5 (OH) 3 , dans laquelle R représente un groupe alcoyle.
On a bien tenté déjà d'hydrolyser en procédé continu, mais un tel procedé n'a pas été exploité industriellement.
Dans le dessin annexé :
La fig. l représente schématiquement une installation pour l'exécution du procédé.
La fig. 2 montre la solubilité de l'eau dans des acides gras à des températures différentes.
D'après la fig. 1, l'eau et la graisse sont séparées de l'oxygèhe respectivement dans les récipients 1 et 2. La circulation de ces composants est déterminée par les compteurs d'écoulement 3 et 4. Les pompes 5 et 6 refoulent l'eau et la graisse à un degré de pression voulu à travers l'installation.
Les composants sont chauffés séparément par les dispositifs de chauffage 7 et 8, et la chaleur est amenée à ces disposi- tifs har la chaudière 9. Un réservoir 10 laisse arriver le catalyseur, sous l'action d'un agitateur 11, à la pompe 12 qui le refoule dans la canalisation pour la graisse, et la pompe 12 est disposée de façon à travailler en concordance avec la pompe 6 pour la graisse.
La graisse est admise dans le récipient clos (autoclave) 13, en un endroit à proximité du fond, par la conduite dis- tributrice 14, et l'eau est introduite dans cet autoclave en haut par la conduite distributrice 15. Les acides gras séparés arrivent dans le. récipient collecteur 16 où ils sont abaissés brusquement à la pression atmosphérique. Ils passent par la conduite 17, tandis que la vapeur d'eau entraînée s'é- chappe par la conduite 18. L'eau de glycérine passe dans le récipient 19 pour être abaissée brusquement à lapression at-
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mosphérique et pour sortir p.ar la conduite 2C, tandis que la vapeur s'échappe par la conduite 21 .
L'écoulement de l'eau de glycérine et des acides gras est rëlé par les soupapes 22 et 23, cette dernière 23 étant une soupape de contrôle à fonction automatique. Les températures des composants sont indiquées par des thermomètres 24,25; un niveau d'eau est disposé en 26 sur l'autoclave. En plus des soupapes montrées, toute l'installation peut comporter évidemment aussi d'autres dispositifs régulateurs, où cela est toujours nécessaire. L'autoclave et les autres parties de l'installation, qui viennent en contact avec les acides gras séparés, sont construits en une matière qui résiste aux attaques de l'acide gras. Dans une installation de ce genre, qui a reçu une exécution pratique, l'autoclave avait un diamètre d'environ 60 centimètres et une hauteur de 18 mètres.
Une couche isolante sur la paroi extérieure diminuait le rayonnement. /La fond de cet autoclave, au-dessous de l'endroit d'admission 14 pour la graisse, est réservé un espace dans lequel peut s'accumuler l'eau de glycérine, afin de lui permettre de se débarrasser d'elle-mêne des particules de graisse, avant son soutirage. L'autre partie de l'autoclave contient la substance crasse à travers laquelle l'eau passe constatent.
Au-dessus de l'endroitd'admission de l'eau, est réservé àgalement dans l'autoclave un espace dans lequel les acides gras se débarrassent des bulles d'eau, avant de quitter l'autoclave.
La marche du travail est approximativement la suivante
On laisse passer d'abord l'eau par le recipient 1 pour la débarrasser de -'oxygène, puis par le compteur d'écoulement 3 et la pompe 5 par laquelle la pression est portée à une valeur comprise entre 10,5 et 105 kgs. par cm2. Ces pressions sont suffisamment hautes pour maintenira/létat liquide l'eau chauffée, même à de hautes températures, tandis que la pression est maintenue dans toute l'installation par la soupape 22, qui est périodiquement fermée, et par la soupapeautomatique de contrôle
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de la pression 23, à l'autre extrémité de l'autoclave.
L'eau, débarrassée de l'oxygène et mise sous pression, arrive au dispositif de chauffage 7 et de ce dernier à l'autoclave 13 par la conduite distributrice 15, jusqu'à ce que l'autoclave se trouve entièrement rempli d'eau. L'arrivée d'éau est alors interrompue et l'arrivée de graisse est établie. La graisse fondue, du suif, passe par le récipient 2, le compteur de circulation 4, et sa pression estanenée par la pompe6 à peu à près/la même valeur que celle de l'eau.
Au Passage du disposi- tif de chauffage 8, la température est élevée approximative- ment au même de-gré que celle de l'eau., et la graisse arrive ensuite par la conduite distribu-trice 14 à l'autoclave. Un catalyseur quelconque peut être refoulé dans la graisse par la pompe 12, de préférence dans le parcours du dispositif de chauffage 8 à l'autoclave. Le pompage de la graisse est poursuivi , sans addition simultanée d'eau, jusqu'à ce que l'autoclave 13 se trouve rempli de graisse jusqu'à un endroit au-dessus de la conduite distributrice 14. Cela peut être lu sur le niveau d'eau 26.
Pendant ce pompage de la graisse, l'eau est chassée en partie de l'autoclave au fond par la soupape 22, et cela dans la mesure dans laquelle la graisse est ad- mise, de sorte que la pression reste la même à l'intérieur de l'autoclave et que l'eau qui y est contenue n'arrive pas à l'ébullition. Après ce remplissage de l'autoclave, toute l'installation est préte pour le procédé continu.
A partir de ce moment, la graisse et l'eau sont ame- nées à l'autoclave dans un rapport invarié. 31 on laisse couler la graisse fondue ou le suif, à une vitesse, restant constante, d'environ 3400 kgs. par heure, et l'eau à une vitesse d'en- vi.ron 1600 kgs. par heure, dans uh dispositif de cette gran- deur, tandis qu'en même temps la température est maintenue à environ 240 et qu'une pression de 4 kgs. par cm2 dans l'autoclave est maintenue, le temps de passage de la gtaisse
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pour l'autoclave est d'environ 1 heure. Par ce procédé, l'hy- rolyse est effectuée jusqu'au-dessus de 985, ordinairement jusqu'à environ 99 ;'.
Les acides gras séparés sont évacués de l'extrémité supérieure de l'autoclave par une soupape de contrôle de la pression.
Par une vitesse de passage plus grande de la graisse et de l'eau, les autres conditions restant les mêmes, par exemple à une vitesse de passage de 30 minutes au-lieu de
1 heure, on obtiendrait encore toujours une hydrolyse très grande. Elle ne serait que de quelques pour cent inférieure à celle obtenue en 60 minutes. La glycérine libérée est re- cueillie par l'eau et quitte l'autoclave en bas en un courant constant comme eau de glycérine d'une teneur d'environ 24% de glycérine, à la condition que la graisse à traiter est une graisse de bonne constitution et contienne de la glycé- rine jusqu'à saturation. Afin de prolonger le contact de l'eau avec la graisse, le corps principal de l'autoclave est de préférence rempli avec de la graisse, de sorte que l'eau descendante doit traverser cette masse de graisse.
Le contact entre la graisse et l'eau de glycérine accumulée se produit, dans l'autoclave des dimensions indiquées plus haut, appro- ximativement à 1 mètre au-dessus du fond de l'autoclave,c'est à dire environ dansée plan de la conduite d'arrivée 14. On peut régler ce niveau, en contrôlant la circulation de la laisse et de l'eau et en déterminant l'endroit de contact par des robinets appropriés à des hauteurs différentes, 'ou par des niveaux d'eau.
L'eau de glycérine arrive au récipient 19 où la pres- sion est déclenchée par une soupape et devient atmosphérique.
Une partie de l'eau est brusquement vaporisée, la température' baisse aussitôt et il se produit, de ce fait, une concentra- tion plus forte de la glycérine dans l'eau restante. La con- centration s'accroit d'environ 24% à environ 32%. D'une ma-
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nière analogue, la pression dans le récipient 16 de l'acide gras est amenée aussi brusquement à la pression atmopshérique.
Les acides gras, qui contiennent environ 11% d'eau en solution, sont refroidis, la teneur totale en eau de ces acides est aussit8t volatilisée. Si le refroidissement est opérée sous des conditions qui empêchant une évaporât ion de L'eau, il se produit une séparation de l'eau des acides gras par ce refoidissement et par dépôt.
Les acides gras et l'eau qui y est dissoute sont essentiellement exempts de glycérine lorsque le procédé est exécuté avec un autoclave de hauteur suffisante. Avec une hauteur de colonne de 3 mètres, l'eau @ dissoute dans les acides gras contient encore environ 8% de glycérine. Avec une colonne de 6 mètres, cette eau ne contient plusencore que 1% dé gly- cérine. Si l'on adomptecependant une colonne de 15 à 18 mètres, comme il a été mentionné plus haut, l'eau ne contient plus qu'environ 0,1% de glycérine.
On a donc dans le présent procédé une colonne en circulation de graisse fondue. Sa température et la pression sont choisies de manière que la solubilité de l'eau s'y trouve augmentée. L'eau est refoulée au travers constamment en quantité relativement grande, pour être dissoute dans la masse de graisse en circulation , et cela principalement au fond de la colonne, de sorte que l'hydrolyse se produit, la glycérine est libérée et il se forme de l'eau de glycérine.
L'hydrolyse progresse avec le cheminement de la graisse vers le haut. La graisse rencontre ainsi constamment un contrecourant d'eau en excès, et il se produit ainsi un échange constant avec l'eau de glycérine dissoute dans la graisse.
Le résultat est que l'excès en eau est encore accru, davantage, progressivement d'une manière constante, dans sa teneur en glycérine, tandis que l'eau descend, parce qu'en même
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temps la graisse dans sa montée à travers la colonne est débarrassée progressivement de la glycérine. uela peut être de la glycérine combinée ou de la glycérine libre. A l'extrémité supérieure de la colonne, on a alors des acides gras qui sont essentiellement exempts de glycérine, et au fond de la colonne, on a de l'eau avec une teneur en glycérine relati- vement grande.
Dans ce procédé, un équilibre de la réaction n'est jamais atteint, car il se produit un contre-courant constant de la graisse et de l'eau. L'hydrolyse progresse donc rapi- deent jusqu'à l'achèvement, et l'eau de glycérine contient une quantité plus grande de glycérine après son enlèvement de l'autoclave que cela n'a été possible jusqu'à présent dans d'autres procédés dans lesquels on recherchait de séparer de la graisse dans une large mesure.
Dans l'exécution de ce procédé, on n'emploie donc pas par exemple un agitateur pour l'hydrolyse. L'autoclave 13 ne renferme pas de plaques de choc, de chicanes, d'auges intermédiaires, de matières d'étanchéité, etc.. pour briser la circulation des deux liquides à travers l'autoclave, la retarder ou l'arrêter complètement.
L'installation representée il'est donnée qui.'- titre d'exemple. -D'autres installations qui rendent possible un procédé ininterrompu en contre-courant, peuvent être utili- sées autant qu'elles maintiennent en contact l'eau et la raisse, sous des conditions appropriées de température et de pression, jusqu'à l'hydrolyse complète.
Au lieu d'une circulation de la graisse vers le haut, que l'eau traverse dans une certaine mesure, pour offrir, à proximité du fond de la colonne, une surface de contact avec la graisse, on peut aussi adopter d'autres dispositions. La surface de contact peut se trouver à une autre
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hauteur, u'est ainsi que l'on pourrait avoir, par exemple, la surface de contact près de l'extrémité supérieure de la colonne, en laissant circuler l'eau vers le bas et en laissant la graisse traverser cette eau.
En utilisant les dimensions données plus haut, le procédé d'après la présente invention peut dédoubler au moins 81.000 kgs. de graisse, du suif par exemple, en 24 heures, e observant une température de marche de 2400 . une installation de ce genre représenterait donc le rendement de 14 autoclaves ordinaires de ce genre, dans lesquels ne sont introduites toujours que des quantités déterminées de graisse et d'eau.
De tels autoclaves avaient jusqu'à présent une capacité de réception de 4.500 kgs. de graisse. Toute l'installation, y compris les réservoirs additionnels et les pompes, nécessite environ un cinquième de la superficie des autoclaves connus et de leurs dispositifs auxiliaires, par rapport à la quantité de traitement égale par 24 heures de temps. Tandis que dans la nouvelle installation, on peut hydrolyser des graisses jusqu'à 98% et même jusqu'à 99,5 %, on peut aussi atteindre très bien des hydrolyses plus basses, par exemple si on laisse circuler la graisse et l'eau plus rapidement à travers l'autoclave ou si l'on utilise moins d'eau qu'il en a été proposé, ou si la température est abaissée, etc..
La désaération de la graisse et de l'eau ou l'éli- mination d'oxygène a une importance moindre pour 1'achevèrent de l'hydrolyse même. Cette désaération devient cependant importante, lorsqu'il s'agit d'obtenir la meilleure qualité d'acides gras séparés et de glycérine.
Parmi les caractéristiques essentielles de l'invention, on doit citer la découverte que la mesure de l'hydro- lyse de la graisse, avec ou sans catalyseur, dépend en majeure partie de la quantité d'eau qui est dissoute effecti-
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verent dans la graisse. Elle dépend moins de la quantité d'eau gui est amenée simplement en contact avec la graisse. On a trouvé, en outre, que de grandes quantités d'eau peuvent être dissoutes dans toutes les graisses, à la condition que la temperature et la pression soient choisies d'une manière rationnelle, et enfin on a découvert qu'avec une dissolution considérable d'eau dans la graisse et une température relativement haute, la vitesse de la réaction est très grande et qu'une agitation mécanique est superflue.
Aux températures d'appartement ordinaires et aux pressions atmosphériques, les huiles et les graisses neutres ne dissolvent approximativement que 0,1% d'eau. Les acides gras dissolvent un peu plus d'eaq. Avec l'élévation de la température, la solubilité augmente également, et cela avec accélération. @a fig. 2 montre la courbe de solubilité de l'eau dans les acides stéariques (A) et les acides gras cociniques (B) à des températures différentes, les températures sur l'axe des abscisses étant indiquées en degrés C, et les quantités d'eau dissoutes dans 100 p.arties d'acide gras étant indiquées sur l'axe des ordonnées. Ces graisses sont précisément typiques pour les groupes principaux de graisses qui sont hydrolysées.
A une température de 2400 C, 115 d'eau sont dissous dans l'acide stéarique, et presque 23% d'eau sont dissous dans l'acide gras cocinique. D'autres acides gras ont approximativement le même pouvoir de dissolution que lesacides gras du suif . Les acides gras cooiniques sont dans un groupe spécial. A ce groupe appartiennent l'huile de palne et d'autres huiles tropicales. La solubilité de l'eau dans les graisses neutres n'est que très peu moindre que dans les acides gras. Leur détermination est difficile ou impossible, car des graisses, qui contiennent de grandes quantités d'eau en solution, sont hydrolysées avec une grande vitesse en aci-
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des gras et en glycérine.
Pour les buts envisagés ici, les indications chiffrées d'après la vue graphique sont suffisantes pour montrer la solubilité de l'eau à des températures diffé- rentes.
Afin de rendre possible une telle forte solubilité de l'eau dans les graisses, sans que l'eau se vaporise, la pression doit être augmentée dans une mesure correspondante . On comprendra maintenant parfaitement que le contact intime des molécules de l'eau avec les molécules de graisse et leur pouvoir réactionnel entre elles sont augmentés fortement lorsque de grandes quantités d'eau sont dissoutes effectivement et sont distribuées à travers toute la masse de graisse. Ces quantités doivent être plus grandes que dans les cas dans lesquels l'eau est amenée en phase spéciale et n'est mise qu'en contact superficiel par un agitateur.
Les températures utilisées dans l'exécution pratique sont comprises entre 185 et 315 . Les pressions varient entre 10,5 kgs. et 112 kgs. par cm2. On utilise de préférence.la. zone de température comprise entre 185 et 240 et des pressions comprises entre 10,5 et 42 kgs. par cm2. A une température inférieure à 1850, la réadtion devient beaucoup plus lente, et à une température supérieure à 240 , elle ne devient pas. beaucoup plus rapide qu'à 240 .
Les proportions entre l'eau et la graisse, d'après la quantité, peuvent varier également dans des limites notables.
Cela dépend de la concentration de la glycérine qui est désirée et de la vitesse à laquelle la réaction doit. s'accomplir. environ 6% d'eau sont nécessaires, pour exécuter la réact-ion chimique dans laquelle une graisse de tri-glycéride neutre est hydrolysée en acide gras et en glycérine . A la température d'environ 240 , qui est utilisée de préférence, une quantité additionnelle de 11% d'eau se dissout dans les acides gras du
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du suif et dans des graisses analogues.
La concentration de la glycérine dans l'eau de gly- cérine peut être réglée dans des limites déterminées, environ entre 2C et 50%. Dans ce but, la quantité d'eau, qui est uti- lisée pour une quantité déterminée de graisae, est déterminée d'après la formule suivante, sous la condition que la graisse contienne une quantité relativement grande de glycérine :
W = SY + (X) (54) + - X - X
92 c Dans cette formule, W représente l'eau en unités de poids pour 100 unités de poids de graisse, S la quantité d'eau en unités de poids, qui est solublee dans 100 unités de poids d'acide gras à la température de marche, la température étant déter- minée en degrés C d'après la fig. 2 ; Y est une constante plus petite que 1 et elle donne le rapport des acides gras insolu- bles dans l'eau, qui sont contenus dans la graisse ; Y repré- - sente approximativement 0,95 pour la plupart des graisses du groupe suif et il représente environ 0,90 pour la plupart des graisses du groupe beurre de coco ; suivant la quantité d'eau, cette constant varie.
X représente les unités de poids de gly- cérine quisont libérées par hydrolyse de 100 unités de poids de graisse, et C représente les unités de poids de glycérine dans 1 unité de poids d'eau de glycérine; cette valeur varie entre 0,2 et 0,5. La constante 54 est le poids moléculaire de trois molécules d'eau. La constante 92 est le poids moléculai- re de la glycérine. Ces constantes résultent du fait que la réaction chimiaue de l'hydrolyse exige trois molécules d'eau pour 1 molécule de glycérine libérée.
La vitesse de circulation de la graisse à travers 3.'installation peut être augmentée dans une certaine mesure, sans diminution du dédoublement, si l'on augmente la quantité d'eau et aussi la circulation de l'eau, à savoir la vitesse.
On'obtient cependant alors une eau de glycérine de concentra- tion plus faible. Ainsi qu'il a été mentionné, la hauteur et
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le diamètre de l'autoclave sont aussi co-déterminants pour ces valeurs.
Dans le traitement de graisses de moindre valeur, qui possèdent moins que leur teneur pleine en glycérine, ce qui est montré par un pourcentage plus élevé d'acides gras libres, l'eau de glycérine aura évidemment aussi une teneur plus faible en glycérine, sous la réserve que le rapport de l'eau à la graisse reste invarié dans le procédé.
Les huiles du groupe de la noix de coco contiennent environ 13 ou 14 % de glycérine combinée à l'état neutre, et les huiles ou graisses du groupe suif contiennent environ 10 à 11%. Lorsqu'il est question dans la description de quantités considérables de glycérine à l'état combiné, on doit entendre qu'il y a en présence dans la graisse neutre un quart ou même une quantité, plus grande de glycérine que la quantité normale.
Au lieu du refroidissement brusque dans les recipients 16 et 19, l'eau de glycérine et la graisse peuvent aussi t-tre refroidies autrement, par exemple par des dispositifs échangeurs de chaleur, des serpentins de refroidissement, etc... ; le refroidissement brusque à la pression atmosphérique est cependant particulièrement économiaue et soustrait en même temps une plus grande quantité d'eau.
Si les acides gras et l'eau de glycérine soht refroidis par abaissement brusque à la pression atmosphérique, la vapeur dégagée s'échappe en haut du récipient et forme en quelque sorte une couverture sur les acides gras et sur l'eau de glycérine, de sorte que l'air, qui pourrait influencer d'une manière nuisible les acides gras ou la glycérine, ne trouve pas accès .
L'avantage de l'obtention d'une eau de glycérine plus fortement concentrée réside particulièrement dans le fait que l'on économise plus de frais de chauffage ou de va-
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peur et qu'on realise évidemment une économie de frais d'ins- tallation et de marche-qui seraient autrement nécessaires pour la distillation ultérieure de l'eau de glycérine en glycérine brute. Jusqu'à présent, la teneur en glycérine de l'eau de glycérine était ordinairement de 15 %. On devait donc transformer en vapeur environ 83% d'eau ou 5,55 kgs. d'eau pour chaque kilog. de glycérine, si l'ôn voulait obtenir une glycérine brute d'une teneur de 90% en glycérine.
D'après le présent procédé, l'eau de glycérine a une concentration, par exemple, de 35% en moyenne, et on n'a donc qu'à vaporiser environ 61% d'eau ou 1,75 kg. d'eau pour chaque kilogramme de glycérine brute.
Les catalyseurs à employer pour le présent procédé sont ceux qui ont été utilisés déjà dans ce but. Parmi ces catalyseurs, on compte lesoxydes ou les savons de zinc, de calcium et de magnésium. Le savon de zinc est préférable.
On le produit en faisant dissoudre de l'oxyde de zinc dans des acides gras chauds, à savoir une partieen poids d'oxyde de zinc dans environ 7 parties en poids d'acides gras.
Par rapport à l'oxyde de zinc, la quantité de catalyseur est inférieure à 1% du poids de la graisse. 0,25 est ordinairement suffisant pour la graisse de la: meilleure qualité.
La description se réfère en première ligne à l'hydrolyse du suif. D'autres substances grasses sont cependant appropriées également pour le traitement d'après le présent procédé. Une substance grasse quelconque, qui contient des graisses neutres et des acides gras libres dans une proportion quelconque, peut être traitée d'après ce procédé.