Procédé d'apprêts des velours et particulièrement des tapis pour obtenir des effets de reflets divers.
Cette invention a pour objet un procédé d'apprêts des velours et spécialement des tapis permettant l'obtention de reflets sur la surface du velours afin d'intensifier notablement l'apparence soyeuse de ces articles,
Le but de cette invention est d'arriver à supprimer l'humidi'-
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cédés en usage jusqu'ici pour l'obtention des reflets cherchés,procédés demandant une installation onéreuse de lavage et séchage augmentant par conséquent le prix de revient de tels articles pour les remplacer par un mouillage ou humidifi- cation strictement limitée aux effets recherchés et de pouvoir procéder au séchage en utilisant les moyens ordinaires d'apprêts sans lavage préalable,
Le tissage à la main des tapis d'Orient,permet l'emploi d'un nombre de coloris illimité,la teinture des laines ou autres matières étant souvent faite au fur et à mesure des besoins,la conformité des diverses passes de teinture d'un même coloris est rarement obtenue de ce fait.Le bleu foncé par exemple est très variable dans un mené tapis selon les différentes passes de ce coloris qui auront été nécessaires au cours de l'exécution des tapis. En outre, les tapis d'Orient subissent souvent après tissage un lavage qui rend la laine plus soyeuse,et les reflets ainsi obtenus augmentent l'impression de grandes variétés de coloris utilisés.
Dans la fabrication mécanique du tapis le nombre de coloris est limité et la régularité du tissage jointe à l'uniformité du couchant du velours ne permettent pas d'obtenir des reflet
s comme dans les tapis d'Orient.
Or,pour donner au tapis mécanique un aspect soyeux et obtenir des reflets,on emploie pour le tissage une laine déjà brillante par elle-même et on fait subir au tapis un lavage général qui fait absorber par le tapis une quantité d'eau d'autant plus importante que le velours est plus épais.
Dans ces conditions on conçoit que le séchage doit nécessiter une installation particulière d'appareils appropriés, essoreuses et séchoirs indispensables.
On sait d'autre part que le velours d'un tapis, de laine,ou autre manière textile,conserve d'autant plus, après l'apprêt, le couchant qui lui est donné,soit par brosses,cylindre presseur ou autre moyens analogues que le tapis est plus ou moins soumis à l'action de l'humidification.
C'est en se basant' sur ce fait qu'on a eu l'idée de procéder à des essais en faisant subir au tapis en traitement dont l'intensité est inégale sur sa surface pour faire en sorte que certains endroits soient très humidifiés alors que d'autres le seront moins et que d'autres encore resteront rigoureusement secs.
Cette conception nouvelle du problème de l'apprêt spécial envisagé pour de tels velours présènte incontestablement un réel progrès réalisé dans cette industrie qui tout en simplifiant considérablement la méthode usuelle est encore capable des plus heureux résultats dans la pratique.
C'est ainsi qu'en traitant le tapis suivant les conditions énoncées et en soumettant ensuite ce tapis à l'action de la chaleur de cylindres presseurs et organes usuels,brosses, etc.. utiles pour donner au velours un couchant on obtient sur sa surface un couchant de velours très irrégulier ayant pour résultat de produire des reflets par des effets de la lumière intensifiée et qui seront répartis de façon très inégale.
Les tapis subiront donc une humidification strictement limitée aux effets à obtenir et ceux-ci n'étant plus soumis à une humidification totale,autrement dit de toute la surface on pourra procéder au séchage en opérant comme cela se pratique pour l'apprêt normal âans lavage préalable. L'humidification partielle et déterminée comme il convient est pratiquée sur le dessous du tapis ou canevas.Le dessous du tapis étant en contact direct avec les cylindres chauffés i� s'en suit que le liquide humidifiant employé,en se vaporisant traversera le velours pour produire une humidification dégressive aux endroits de jonction des surfaces humidifiées à fond et des surfaces moins humidifiées ou tout-à -fait
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Un résultat analogue peut être obtenu par l'humidification directe du velours,mais la transition des endroits humides et des endroits secs étant dans ce cas trop nette,on conseille plutôt de pratiquer l'humidification par le dessous. l'humidification pourra se faire en employant l'eau pure, froide ou chaude ou encore un jet de vapeur,et les effets cherchés pourront être accélérés et intensifiés en utilisant un liquide humidifiant composé de produits nécessaires pour
-le renforcer le couchant du velours et/stabilisera soit encore pour augmenter les coloris par l'usage de produits décolorants à dose définie, soit enfin par l'addition de produits destinés à renforcer le brillant de la laine et intensifier de cette manière les effets produits par la lumière sur
toute la surface du velours.
Cette humidification partielle du tapis peut être obtenue soit à la Main en utilisant des brosses imprégnées du liquide choisi ou par jet de vapeur, ou mécaniquement à l'aide d'une disposition appropriée de vaporisateurs pour que ceux-ci agissent aux endroits voulus de l'envers du tapis,en accélérant plus ou moins la pénétration du liquide en variant la pression Les figures 1 à 5,jointes à la présente description indiquent à titre d'exemple un mode de réalisation du procédé,tel qu'il peut être employé pour réaliser entièrement le but poursuivi. Les figures 1 et 2,montrent l'envers d'un tapis de la taille
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traitement, suivant la méthode décrite;la figure 3 montre le passage du tapis humidifié sur les cylindres et brosse emplpy-
-és pour obtenir l'écrasement ou couchant du velours aux endroits utiles pour l'effet à produire;les figures 4 et 5, montrant une portion de poil de velours avant passage au dispositif fig.3 et après ce passage pour conserver définitivement un couchant de velours plus ou moins prononcé.
En s'en référant à ces dessins on voit fig.l et 2,les deux
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humidifiée dans de telles conditions que les parties ombrées en hachures croisées ont été humidifiées à fond et que les parties en hachures simples l'ont été plus légèrement, alors que les parties blanches sont restées à l'état sec.
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dispositif suivant pour obtenir un couchant de velours partiel et plus ou moins prononcé.Pour cela le tapis après avoir eu son velours brossé par la brosse G,passe sur un cylindre H qui sera de préférence chauffé,afin que pendant son passage
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leur pénétre bien dans le velours .En quittant le cylindre H, le tapis T,velours au dessus passe sur le cylindre I,velours en dessous,c'est-à-dire,poil en contact avec la surface chauffante de ce cylindre.Le rouleau à picots J entraînant T,
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tourne librement,mais qui peut être également freiné ou blo-
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de pouvoir augmenter à volonté la pression et* obtenir un écrasement plus prononce.
On peut se rendre compte des effets obtenus en examinant les figures 4 et 5.La figure 4 montre une portion de tapis avant le traitement.Si le tapis est traité comme indiqué plus haut, mais à l'état sec sans aucune humidification,le velours après passage au dispositif fig.3,sera uniformément conforme aux
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a été humidifiée,le velours de cette partie,fig.6,après traitement conservera définitivement un couchant beaucoup plus
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à l'état sec.
On fera remarquer que cette méthode décrite pour le tapis en particulier pourrait être également appliquée au velours d'ameublement.Les effets produits par le reflet pourronr être volontairement irréguliers,mais aussi réguliers pour donner
un aspect soyeux spécial ou reproduire un dessin voulu.Dans
ce dernier cas, l'humidification- préalable pourra se faire
par cylindre en relief ou un organe analogue,ou pochoirs et tous autres moyens.connus.