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Perfectionnements apportés aux procédés et appareils. pour le traitement des poils de lapin.
Les poils de lapin, et plus spécialement les poils d'angora, sont fortement estimés dans l'industrie textile ou pour l'usage courant parce qu'ils ontplusieurs proprié- tés remarquables mais, par contre, ils ont plusieurs dé- fauts sérieux. Leur filage est difficile surtout quand il s'agit de poils courts et, en particulier, quand ils ne sont pas mélangés à d'autres fibres. Au cours de l'usage et quelle que soit leur longueur, des poils ont une tendan- ce très prononcée et très ennuyeuse à former des flocons et à adhérer à d'autres tissus, par exemple à des vêtements de laine. Les poils ont, de plus, une tendance à cheminer dans les fils et même à se dégager hors de ceux-ci en pé- nétrant même, parfois, dans d'autres tissus.
Ces inconvénients peuvent être considérablement di- minués par un traitement selon l'invention. Les résultats
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obtenus par ce traitement, semblent être dûs essentielle- ment au @e@t que les qualités superficielles des poils ont été modifiées et, parmi celles-ci, on peut citer celle que
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leur tendance à devenir fortement électririées par frotte- ment est diminuée. Conformément à l'invention on peut éga- lement rendre ces poils tels qu'ils bouclent en permanence ce qui, entre autres, contribue à empêcher tout chemine- ment dans les fils. Par le traitement on peut, si on le dé- sire, rendre les poils relativement durs ou élastiques et
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"%rivjnts".
Suivant les circonstances, les fils filés a l'aide des poils traités peuvent êre rendus plus volumineux que les fils de poils non-traltés, les fibres qui se 1 ou- vent dans les fils âisiin<;.ts ayant une adhérence excellente n'ont pas une tendance prononcée à feutrer avec les fils voisins ou avec d'autres tissus ou à devenir duveteux. Pour d'autres modes de réalisations du procédé, faisant l'objet de l'invention, les poils peuvent être rendus notablement
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plus souples CUé:; les poils baturels alors qu' en même temps j 1#. reviennent moins duveteux, ils ehemc;iclnv moins et n'en- tramglerlt à un degré moindre que 1er pOJIs non-traités.
Plusieurs des traîtements sousdits rendent les poils sensi- blemeni, plus Iorts que les poils non-traités.
Il a été proposé de traiter la laine de mouton de différentes manières avec de la formaldéhyde diluée afin de la rendreplus résistante à. la détérioration par les bac-
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fériés et les mites..A cet effet on peut se référer a ce qui est ino.iqué dsna 1 s ouvrages techniques traitant ar sujet, tels que le braîté os ai . Fréderic Walker - Formaldehyoe - paru a ..evr-CorlL en 1944, page 368 eL celui de ,AN501< & EDS.ùLL.
- Progrés de 13 chimie des protéines - paru lx New-York en 1945, Vol. II, pase 326 et loes ouvrages plus anciens. Do plus, il a "té propose L'e uiaîter la la:ne U.8 mouton avec des solutions des acides aliphatiques iniérieurs ordinaires ou
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de leurs anhydrides, généralement très dilués dans au pé- trole par exemple ou avec les vapeurs de ces substances.
On prétend qu'après un tel traitement la laine est moins susceptible de feutrer et de rétrécir, qu'elle peut 'être filée et teinte plus aisément, qu'elle est plus élastique et plus bouclée et qu'elle paraît être plus souple ( voir le brevet Danois n 49 705). Pour autant qu'on le sache, ce procédé n'est pas appliqué en pratique. Par le brevet Sué- dois n III 6i3 on connaît également un procédé pour acc- croître la capacité de rilage et le pouvoir de feutrage des fibres de protéine en traitant des fibres épaisses, telles que des cheveux, des poils de vache ou de chèvre, avee:divers produits chimiques et à des pressions très éle- vées, par exemple de 500 kg/cm2.
Ce procédé n'est, toute- fois, pas applicable aux poils de lapin, plus spécialement des poils d'angora, car ces poils fins se rompaient à des pressions aussi élevées.
La présente invention a pour objet un traitement de poils de lapin, plus spécialement des poils d'angora, à l'état naturel ou après que les poils on été bouclés, crêpés ou ondulés. Le bouclage est surtout important dans le cas des soies ou poils généralement droits et relativement raides, qui ont ordinairement une épaisseur d'environ 35 - 85 u alors que les poils fins ont une épaisseur d'environ 5 - 20u et possèdent de prime abord des ondulations.'
Le traitement chimique est effectué à un pH inférieur à i2 à l'aide de matières chimiques qui ;
en réagissant avec les substances constituants les poils, forment des combi- naisone insolubles dans l'eau et donnent lieu à une modifi- cation permanente de la composition ou constitution chimique et des propriétés physiques des poils, plus spécialement autres les qualités superficielles de ceux-ci, entre/leurs quali-
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.-s électriques. Il est probable que c'est la couche Sans cui- se 11"oLt%-e sur l'ëpiaerme p-c, le ciment qui se trouve entre les couches internes des cellules o-'j kératine qui son le plus affectes. En pratique on se sert o-es produits chimiques - 12 cas échéant avec l' aii.coJ-ui?n d'hu- c t s - avec un pH nt u.,7i valeur inférieure à 9 - 7.
Ceci est important, plus Ci816C18 t< qu.anc. le uraitement dure assez z 1 o #.i é, ü e:n p s , l'or: L1 1 jL 1- 1 s ; a uri excès .le e pi: . oi;.w 1 :, 1;;?':.il.qiaes ou si ou fa"t ilILe:cv",l":iY1 c.!.'es bempëratures éle- car sans cela la qualité des poils scu.j.Lre Grop" 'l\US- si c.ans le cas où l'on applique des te,..pera"ures '.'levées, il 1. o é..s o..:. .:# r. é ; .; i de ne pas . servir né e e <> n e a : i "i r à i, ¯, o n u'a- uide plus élevées qn.'e-rv.!.ron n/5 alors qu.';!. la tan"tpër.'- uure <:x:.
L,a.:"i:=' on 'ceut se servir d'une ;ui.ic<;;#;.#=a,,1:>ii consi" c 4 :.. :< 'n 1 .;x; * ;.i plus élevées, jusqu'à, i force normale ou même L11 ferce normale multiple. 0 Si les 1; j-. i" o ; 1 1-1 .' .à :.. i n jL : . j. :' ; u i or, a-outs aux valeurs z e x ; , r 4 m e du p ou avec fj-es concentrations éievéex, -1 ezt 1;:époi.txni. d'utiliser seulement l g cjuaiil:fl,t;4 n:lc<asi:,alx.oe ou suffisante de produits.
Comirie produits '''.himiques on p:cui; J0 ..<.;;..i;.j.;> ,,:' ,;i;.-:,i<.a 1":1j '' ou qui ne doivent toubefois pas abîmer la couleur naturelle des poils afin qu'on veuille e:±jzi"xssé- 'aent qu'il en soit ainsi. Le procède peut, par être rsalts é :::, l f 8i'=,e c 1 alc1.é-yd es, au besoin avec e.0- onc-ion de substances qui permettent d'obuenir pour le pH des valeurs qui, de préférence, sont inférieures 5 1.1 ou '...-es acides al- ±1.J.=i:c;."=z ou encore des niaLieres pl'1opr s L former de;] aldéhydes,, A titre d-' eJxe:#ij>i on peut citer, parmi C8f'; proc-;JJ.its la formaldehyde et .ie± produits àe condensation, ses homo- logues ou ses dérives de tout genre tels que le furfurol qui peut agir comme colorant, le j.ji;%oxal ou les homologues ou. à.éi<1;;,és à.e ces substances, par exemple méthylgiyoxal.
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Celles-ci peuvent être utilisées simultanément ou au besoin
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en même temps que des acides, ou des sels acides minéraux, ou encore des acides organiques ou des composés organiques acides, de tout genre approprié, par exemple des acides aliphatiques, tels que l'acide acétique, ou leurs homolo- gues ou'leurs dérivés tels que des acides halogénés. De plus, on peut avoir recours à des acides aldéhydes, tels que1.'acide formique, leurs homologues ou leurs dérivés ou encore leurs composés qui sont capables de former de tels acides.
Comme mordants on peut utiliser des composés solu- groupes bles des éléments des/II, III, IV, V et des métaux du grou- pe fer, plus particulièrement le magnésium, calcium, zinc, bore, aluminium, étain et chrome. Les métaux du groupe fer peuvent, toutefois, produire un effet colorant.
En outre on peut employer des anhydrides des acides organiques. On peut traiter les poils par exemple avec des Vapeurs de l'anhydride de l'acide phtalique à une tempéra- ture élevée, dite 70 - 100 C, le mieux en ajoutant de la pyridine ou ses homologues ou d'autres bases volatiles.
De plus, on peut se servir des acides organiques ha- logénés, tels que l'acide trichlor-acétique ou des matières. sulfonées, telles que l'huile rouge turc ou les acides sul- foniques de naphtaline. On peut, également, utiliser les produits chimiques qui servent à obtenir l'ondulation per- manente des cheveux ou qui servent à l'amélioration d'autres fibres de kératine, par exemple pour onduler les crins de cheval, y compris également des produits chimiques réduc- teurs et oxydants.
Un autre moyen de traiter les poils consiste à halo- gêner ceux-ci. Il est nécessaire de les traiter d'une ma- nière modérée seulement pour éviter que les poils fins soient affectés trop fortement avant que les poils plus
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forts aient été altérés suffisamment par l'halogénation.
Pour cette raison on préfère avoir recours au brome plutôt qu'au chlore.
On peut en outre employer des combinaisons oxydants ou réducteurs, Dar un traitementà l'eau oxygénée on ob- tient souvent des poils beaucoup plus lui/usants et lisses,
Conformément à l'invention plusieurs des produits chimiques susindiqués peuvent être utilisés simultanément ou successivement,
Des solutions fortement concentrées peuvent souvent être fournies avantageusement sous forme de gouttes, par exemple quand elles sont introduites par projection après quoi elles sont mélangées soigneusement à la masse de poils.
Elles peuvent également être ajoutées, si possible, à l'é- tat gazeux quand il s'agit de matières volatiles.
Si les poils doivent être immergés dans des produits chimiques, par exemple quand il s'agit d'une solution a - queuse ou quand la solution doit traverser les poils sous forme o.'un courant, il estpréférable d'utiliser aes solu- tions qui ne sont pas trop fortement concentrées .
Les proauits chimiques peuvent également être sjou- tes en solution dans des matières grasses du genre de celles couramment utilisées pour 'industrle textile pour le grais- sage ues iils, ou dans des émultions contenant de telles matières.
Il est préférabled'utiliser les prouduits chimiques en quantités telles qu'ils soient complètement, ou pour ainsi dire complètement, absorbée par les poils car un ex- ces urop prononcé peut, apimer ceux-ci-et peut être diffici- le Ci, enlever.
On évite ainsi bout lavage) aération ou séchage des poils ce qui est souvent nécessaire quand on a recours a des quantités excessives de ces produits.
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Le traitement peut avoir lieu, par exemple, à des températures ordinaires. A des températures plus élevées, par exemple de 30 à 100 C, le traitement ne peut pas durer très longtemps pour ne pas risquer d'abimer les poils.
A température ordinaire, le traitement peut durer plusieurs jours, ou semaines. des températures plus éle- vées, par exemple de 30 à 100 C, le procédé peut ètre ter- miné en un temps beaucoup plus court, par exemple en moins d'une heure et jusqu'à quelques heures. On prévoit souvent de 1 à 4 heures. A des températures plus élevées on doit faire intervenir une pression.
En choisissant les produits ou leurs mélanges, les concentrations et la manière dont ils sont utilisés de pair avec la température, il est possible de faire varier les quantités des produits qui affectent directement ou sont absorbés par les poils, ainsi que les qualités des poils traités.
Après le traitement, tout excès d'aldéhydes ou d'a- cides peut être éliminé par addition dtamoniac si l'on n'a pas recours à un lavage efficace, comme indiqué plus haut, avec un sèchage subséquent en vue d'écarter ces substances.
La couleur des poils ne souffre pas car le traite- ment, du moment que celui-ci est exécuté à des températures appropriées et que les produits sont utilisés avec des con- centrations et dans des ambiances appropriées, par exemple sans la présence d'oxygène. Le traitement peut être effec- tué au cours de n'importe quelle phase de la .préparation des poils pour constituer des textiles, par exemple en agissant sur les poils non-préparés ou plus ou moins travaillés, sur les fils pendant ou après leur filage et leur teinture,etc..
En cardant les poils préparés, il se produit une per- te bien moindre que lorsque l'on procède au cardage des poils de lapin non-préparés et si le traitement est effec-
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tué avant le filage, celui-ci est facilité d' une manière considérable. Il devien a'nsi possible de file sans dif- ficulté et à la machine ou à la main, den poils -angora courts, désignés souvent comme des qualités II et III sans y ajouter d'autres fibres, tels que des poils d'Angora longs de qualité I, de la laine de mouton ou -.'autres fibres naturelles ou artificielles.
Il est possible de filer des fibres excessivement minces en pur angora, par exemple ayant ca finesse n 40 et même moins.
Le traitement mécanique comprend un pressage ou une tension modérée des poils qui procure à ceux-ci, plus par- t@culièrement à des poils gros numéro et pour étoffes, un bouclage qui est fixé par ae traitementchimique susdit.
Comme indiqué plus haut ces poils sont moins enclins à che- miner dans les fils et hors de ceux-ci que dans le cas des poils naturels. Ceci se manifeste surtout dans le cas des poilpour ëtofies qui sont raides par nature. Les fibres bouclées peuvent êtrefilées d'une maniera particulièrement fine.
Le traitement mécanique, selon l'invention, peut se faire avantageusement, en totalité ou en partie, pondant que se fait le traitement chimique et thermo-chimique, les poils émant soumis, en étant à l'état bouclé, à une tension ou à. une pression modérés par laquelle les poils fins ne souf- frent aucun dommage ou ne risquent pas do se rompre pu de se fendre de manière appréciable. Pour éviter un @eutrage trop prononcé des poils, il convient, conformément à l'in- vention, .que pendant 1 ;
compression les poils possèdent un do@re 6'humidité appréciable, avec un pH compris entre 4 et 8 et leut température doit êtrenotablement différente des températures de feutrage eptima. Il est également possible d'ajouter aux poils certains agents anti-feutrants, tels que le Perminal NF.
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Pour le traitement des poils, aussi bien le traitement chimique que le traitement mécanique ou les deux a la fois, on peut adopter divers appareils suivant le résultat que l'on veut obtenir.
Un traitement par des solutions chimiques, dans les- quelles les poils sont immergés, peut avoir lieu dans des récipients ordinaires, ouverts ou fermes, par exemple des autoclaves qui permettent de faire intervenir également des températures plus élevées que 100 C.
Les solutions chimiques peuvent également être pro- jetées sur les poils quand ceux-ci sont étalés sous forme u'une mince couche, après quoi on produit un mélange conve- nable, par exemple en faisant passer les poils Gans une effilocheuse. Si on le désire, on peut chauffer les poils avant ou pendant le traitement chimique, par exemple, en faisant passer un courant d'air chaud ou autre fluide ga- zeux chaud tel que l'anhydride carbonique, ou des vapeurs chaudes à Lravers la masse de poils. On peut également les chauffer électriquement par induction, par un effet diélec- trique, etc., suivant les circonstances.
Le traitement mécanique peut comporter une compres- sion modérée exercée sur une charge de poils dans un réci- pient ou agissant, par exemple, sur une couche de poils, telle qu'une nappe de cardage, à laquelle on donne, par des moyens appropriés, une forme ondulée notamment en déplaçant cette nappe le long d'une plaque nervurée et au besoin per- forée, en pressant la dite nappe vers le bas. Cette plaque peut également être constituée par un treillis. Ces poils peuvent également être bouclés en étant pressés entre deux plaques parallèles et nervurées afin qu'ils soient également tendus quelque peu.
Les poils sont alors maintenus, à l'état bouclé, dans cet appareil jusqu'à ce que la traitement chimique ait suf- @
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fisamment progressé pour qu'ils n'aient pas une tendance à se redresser. Un finissage du procédé n'a pas besoin d'avoir lieu dans l'appareil.
Les plaques actives de l'appareil peuvent avanta- geusement être recouvertes de verre, de porcelaine ou d'autres substances, telles que des alliages ou matières plastiques appropriée, qui ne sont pas attaqués par les produits chimiques en question, afin que les poils ne soient pas affectés d'une manière indésirable. Les parois des appareils peuvent etre perforées pour permettre l'in- troduction à travers ces parois, - le cas échéant sous forme d'un courant direct - des produits chimiques utili- sés et qui sont à une température appropriée afin que la masse des poils soit chauffée en même temps.± cet effet on peut faire comporter aux parois de l'appareil des dis- positifs de chauffage appropriés. Les appareils sont, de préférence, établis dans un local fermé dans lequel règne une température appropriée.
Le dessin ci-annexé montre, schématiquement, plu- sieurs modes de réalisation d'appareils établis suivant l'invention et convenant au traitement des poils.
La figure l, montre en coupe verticale, un appareil pour le traitement d'une charge de poils tels quels.
Les figs.2 a 4 montrent, en coupe, différents ap- pareils ou parties d'appareils pour obtenin le bouclage des poils.
L'appareil montré sur la fig. 1 comprend des parois 1 résistant aux aciaes et qui sont, de préférence, recou- verLes de verre ou de porcelaine, ces parois pouvant com- porter des moyens de chauffage. Le fond de la chambre ainsi fermée estconstitué par une grille 3 sur quelle repose une charge de poils 4. L'appareil est fermé par un couver- cle 5 qui repose d'une manière étanche sur le bord supé- @
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rieur des parois, par exemple à l'aide d'un joint de sable ou en amiante.
On a désigné par 6 un ventilateur qui as- pire de l'air hors de la chambre et le refoulé à travers un dispositif de chauffage 7 d'où cet air retourne à la charge de poils de manière à établir ainsi une circulation d''un courant gazeux chaud, tel .que de l'air chaud. vant ou pendant le remplissage de la chambre, les poils peuvent être chauffés et imbibés de produits chimiques ou, dans le cas où ces produits sont volatils, on peut faire comporter au dispositif de circulation d'air des moyens propres à évaporer ces produits.
La fige 2 montre un appareil pour le bouclage des poils, cet appareil étant constitué par un récipent 8 avec un fond amovible 9, des plaques intermédiaires 10 et un piston 11. La masse des poils est introduite sous forme de couches, dans l'appareil, les couches étant séparées entre- elles par les plaques 10 et comprimées modérément par le piston 11.
La fig. 3 montre une plaque perforée, c'est-à-dire une grille ou un treillis 13 qui supporte une couche de poils ondulés telle qu'une nappe de cardage 14.
La f ig. 4 montre deux plaques nervurées 15 et 16 dont une ou les deux présentent des perforations 19 pour l'introduction des produits chimiques. Les plaques 15 et 16 portent respectivement des nervures 17 et 18 qui sont dé- calées les unes par rapport aux autres. Une couche de poils par exemplesous forme d'une bande ou nappe de cardage, re- pliée une ou plusieurs fois sur elle-même, peut être in- troduite entre les plaques nervurées, celles-ci étant en- suite pressées l'une vers l'autre de manière que les her- vures d'une des plaques pénètrent entre celles de l'autre ce qui donne lieu au bouclage des poils.
Comme expliqué plus haut, les produits chimiques, à l'état liquide ou gazeux,
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peuvent être introduits par les perforations 19 au cas où les poils ne sont pas imbibés préalablement avec ces pro- duits. Si des perforations sont ménagées dans les deux pla- ques, le courant des produits chimiques peut traverser celles-- ci ainsi que la couche de poils, le cas échéant en chauffant cel@e-ci en même temps. Les plaques nervurées peuvent être au besoin, réalisées sous forme de bandes sans fin d'une lon- Sueur quelconque.
Exemple 1. On se sert de o,5 à 1. partie en poids d'une solution aqueuse de formaldéhyde à 30 - 40 % ou com- merce, contenant, le cas échéant, des humectants, pour le traitement de 10 parties en poids de'poils d'Angora ou de poils de lapin ordinaires, bouclés ou non. La solution, par exemple scus forme de fines ou extrêmement fines goutte - lettes, camme une buée, peut être projetée sur les poils ou ceux-ci peuvent être traités avec des vapeurs de la solu- tion.
A la température ambiante, on permet de; préférence aux poils de subir pendant quelques jours, par exemple de 5 à 5 jours, l'action de la formaldéhyde après quoi un excès éventuel de ce le-ci peut être écarté par aération ou éli- miné à l'aide d'un neutralisant connu de la fermaldéhyde, telque l'amoniac.Un excès trup grand de formaldéhyde ou d'amoniac peut avoir un effet préjudiciable sur les poils
Par ce traitement on diminue notablement le pouvoir des poils de pouvoir s'électrifier par frottement.
Si l'on travaille à des températures plus élevées que la température ambiante, par exemple de 50 à 100 C, on obtient après un traitement de quatre heures', par exemple, un fil qui peut être filé aisément et qui même pendant le filage de la mèche a un pouvoir cohérent excellent, les fibres ue cet@e mèche ayant seulement une tendance réuite à feutrer avec les fils voisins.
Le fil obtenu par filage des poils, traités de cotte @
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manière, est relativement volumineux.
Exemple 11.- 10 parties en poids de poils de lapin, par exemple des poils d'angora, sont traités à froid ou à chaud, comme indiqué pour l'exemple I, avec une partie d'un mélange contenant deux tiers d'acide acétique à 80 et un tiers de formaldéhyde à 30- 40 %.
Un fil, analogue à celui de 1'exemple I, et qui a une tendance réduite à feutrer 'peut être obtenue à l'aide des poils ainsi traités.
Exemple III. - 0,5 à 1 partie en poids d'une solution aqueuse d'acide formique à 50 - 90 % est utilisée pour le traitement de 10 parties en poids de poils de lapin, comme indiqué dans l'exemple 1, ce qui donne des poils ayant les mêmes qualités ou des qualités meilleures. Les fils, obtenus aisément par filage de ces poils', présentent seulement une tendance résuite à feutrer entre-eux eL sont plutôt souples.
Des fils très fins peuvent être filés avec des poils traités de cette manière.
Exemple IV.- Des poils de lapin, par exemple des poils d'angora', bouclés ou non, sont plongés pendant un ou plusieurs jours et à la température ambiante dans une solution d'acide sulfurique de n/5 à n/100 et qui contient quelques pourcen" tages d'aldéhydes, par exemple de formaldéhyde. Ils sont en- suite lavés soigneusement, le cas échéant avec addition d'a- moniac, et séchés.
Si l'on exécute ce traitement à des températures plus élevées, par exemple de 50 à 100 C, pendant environ une heure, on obtient des poils élastiques ayant un brillant soyeux et qui clnviennent particulièrement au filage, en n'étant pas mélangés, plus particulièrement quand ils sont à l'état bouclé, ou après avoir été mélangés avec.des poils plus souples tels que ceux obtenus par le traitement selon l'exemple III.
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On obtient ainsi des fils de fantaisie qui ont un toucher analogue ceux des fils de poils de lapin non traités mais qui, en outre, ont les qualités spécifiées plus haut.
Exemple V.- Des poils de lapin, par exemple des poil- d'angora, bouclés ou non, sont plongés dans une so-
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lutiun d'ace La te de magnésium, le cas éohéanb avec addiblun d'aldéhydes pendant quelques jours à la température am- biarite ou, par exemple, penàant 20 minutes ou même plusieurs heures à des températures de 50 à, 100 C. Quand ils sonla- vés et sèchés, comme indiqué plus haut, la tendance des poils à s'électrifier par frottement est considérablement
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diminuée. Ilssconviennent tout particulàèremeni. au filage de filsfins.
En se servant d'acétate ae calcium ou de zinc, à la place d'acétate de magnésium, on obtient des poils d'un genre analogue et qui ent également une tendance réduite à s'élcctrifier par frottement.
Si les poils sont traités à l'état bouclé, ils con- servent très bien leurs boucles.
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:4xemvle V.I Des poils de lapin, par exemple tes poils d'angora, bouclésou non, sont traitésd'une manière analogue a celle indiquée sub V et à l'aide d'une solution de sulfate d'aluminium ayant un pH de 3,5 à 4.Si on ajoute, en outre, des aldéhydes, les poils ont une tendance encore
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moindre à s'élecurifier parfroLtemeilt alors que des poils, sans l'addition d'aldéhyde, sont souvent plus aisés à fi- ler sous forme de fils fins.
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ExemÊ21,e VIII, - Des poils cle lapin, par exemple des poils d'angora, bouclés ou non, sont traites avec du formiate d'aluminium à 30- 100 C.Après lavage et sècha- ge les poils sont plus forts que les poils non'-traités.
Exemple VIII.- Des poils de lapin, par exemple
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des poils d'Angora, bouclés ou non, sont traités avec de l'acide borique à un pH de 7 à 9, régléà l'aide d'acide sulfurique et pendant une heure à 95 C. âpres le traitement les poils sont levés et sèches. Les poils ne sont .pas affectés essentiellement par la valeur relati- vement élevée du pH. Les poils bouclés conservent très bien leur bouclage.
Si l'on ajoute un traitement aux matières tannantes., par exemple du tannin végétal ou artificiel, .les poins deviennent plus forts que les poils non-traités.
Exemple IX.- En traitant les poils de lapin, déjà tra-ités par un des procédés susdits, avec de l'eau oxygé- née, ils deviennent très luisants et lisses.