<Desc/Clms Page number 1>
" PORTE POUR FOURS A COKE OU FOURS A CHAMBRE "
Les portes rudimentaires, lutées à l'argile, seules en usage pendant longtemps, sont à l'heure actuelle, totalement abandonnées par les constructeurs de fours à coke et de fours à chambre pour la distillation de la houille.
Pour répondre aux exigences de la technique moderne les portes de fours à coke ou de fours à chambre doivent être étanches sans nécessiter aucun lutage. En outre, le charbon en contact avec elles doit être parfaitement carbonisé.
Il est connu qu'en garnissant la face postérieure de la porte de briques réfractaires on peut réaliser ces 2 conditions. En effet, cette garniture réfractaire interposée entre le charbon et la porte métallique de la porte constitue: 1) Un volant de chaleur qui facilite la cuisson du charbon en contact avec la porte et 2) un écran calorifique qui peut empêcher que la porte ne soit portée à une température suffi-
<Desc/Clms Page number 2>
sante pour provoquer une déformation .telle que son étanchéité soit détruite.
Toutefois, jusqu'à présent, les procédés employés pour la construction et l'assemblage des garnitures en briques réfractaires des portes de fours à coke .ou de fours à chambre font que ces garnitures remplissaient le but qui leur est assigné au détriment du poids de la porte en exigeant des frais d'entretier considérables.
La présente invention a pour but, une porte de ,fours à coke ou de fours à chambre qui se distingue essentiel- lement des systèmes connus par les moyens particulièrement simples employés pour réaliser une garniture en briques, solide et légère à la fois, assurant efficacement la carbonisation du charbon en contact avec elle et évitant que la porte pro- prement dite soit portée à une température suffisamment élevée pour en provoquer leur déformation détruisant son étanchéité.
Cette porte oat caractérisée par le fait que la garniture en contact avec le charbon est constituée par des briques, ayant une longueur sensiblement égale à la largeur de la chambre, empilées les unes sur les autres et fixées à la porte proprement dite au moyen d'une ou de plusieurs cavités en forme de T, de V ou de queue d'aronde, ménagées dans leur face qui est en contact avec la porte, cette ou ces cavités s'emboitant dnns un ou plusieurs fers, de profil correspondant, faisant corps avec la porte.
Ce genre de construction évite aux parois métal- liques de la porte tout contact avec les parois du four por- tées à haute température et comme d'autre part les briques constituent un écran calorifique pour la porte, celle-ci est
<Desc/Clms Page number 3>
de cette façon, maintenue à une température suffisamment basse pour ne pas se déformer.
On peut donner aux briques une épaisseur relativement considérable de façon à ce qu'elles constituent à la fois un écran calorifique efficace pour la porte et un volant de chaleur important favorisant avec succès la distillation complète du charbon en contact avec elle.
Les cavités ménagées dans les briques servent non seulement à fixer celles-ci à la paroi métallique de la porte, mais ont, en outre, pour effet d'en réduire le poids.
On voit donc que ce mode de construction réalise parfaitement le but de l'invention énoncée ci-dessus.
Toutefois, pour réduire au minimum, le poids de la porte et l'échauffement de celle-ci, sans nuire à la solidité de la garniture en briques, on peut avantageusement construire celles-oi en un matériau réfractaire de faible densité, mauvais conducteur de la chaleur et résistant aux variations de température, A cet effet, on employera par exemple des briques diatomées, Kesselgure, Sterchamol, etc...
Pour éviter que ces matériaux réfractaires, fortement poreux, ne s'imprègnent de matières hydrocarbonées provenant de la distillation de la houille on pourra suivant un procédé connu, imperméabiliser leurs surfaces avec un enduit approprié.
Le dessin annexé montre à titre d'exemple une porte de fours à coke ou de fours à chambre établie selon l'invention.
La figure 1 donne une coupe verticale par la chambre de carbonisation et la porte.
La figure II donne une coupe horizontale transversale par la chambre de carbonisation et les carneaux de chauffage et la porte.
Conformément à l'invention des briques I empilées les
<Desc/Clms Page number 4>
unes sur les autres constituent la garniture en contact avec le charbon, ont une longueur sensiblement égale à la largeur de la chambre de carbonisation 2.
Ces briques I sont fixées à la porte proprement dite 3 par 'la cavité 4 en forme de queue d'aronde ménagée dans leur face en contact avec la porte 3, cette cavité 4 s'emboîtant dans le fer 5 de profil correspondant à celui de la cavité 4:. Ce fer 5 étant rivé ou soudé à la porte 3 de façon à faire corps avec elle.