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" PROCEDE DE SEMI-COKEFACTION, APPAREIL POUR LA MISE EN OEUVRE DU @ PROCEDE ET NOUVEAU PRODUIT OBTENU".
La présente invention a pour objet principal un nouveau moyen ou procédé de semi-cokéfaction, caractérisé surtout en ce que l'on traite le combustible dans une enceinte dont les parois sont très perméables à la ohaleur et présentent une capacité calorifiques aussi réduite que possible, ladite enceinte étant chauffée par une source radiante à température aussi constante que possible.
Le résultat ou avantage industriel obtenu par ce nouveau moyen ou procédé de carbonisation consiste en une amélioration considérable de l'aspect marchand du produit solide obtenu ; amé- lioration tellement nette et distinotive qu'elle confère à ce com- bustible les caractères d'un nouveau produit industriel appelé "Carbolux".
Alors, en effet, que la carbonisation d'un mélange coke**
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fiant dans les cellules réfractaires bien connues et à température voisine de 1000 donne un coke qui se présente sous la forme d'un saumon fissuré plus ou moins homogène et comportant ce qu'il est convenu d'appeler des "choux-fleurs", le saumon obtenu par le procédé d'après l'invention offre une surface lisse, dénuée de choux-fleurs et présentant une parfaite homogénéité dans toute sa section; en particulier, la partie en contact avec la paroi ne présente qu'une légère couche un peu grise de quelque millimètres d'épaisseur. La cuisson à même température en paroi réfractaire donne des"choux-fleurs" avec une épaisse croûte de produit sur- cuit.
La cloison réfractaire que représente la paroi de la cellule d'un four à ooke ordinaire..constitue un volant de chaleur qui, au moment de l'enfournement, se vide plus ou moins de ses calo- ries dans la masse à cokéfier. Mais, comme la matière réfractai- re est relativement peu perméable à la chaleur, l'appel des ca- lories à travers cette cloison n'est pas suffisamment rapide pour maintenir une température élevée de la partie de cette paroi en contact aveo la masse de combustible enfournée.
Il en résulte qu'au moment de l'enfournement il se forme une croûte très rapidement cokéfiée au contact de la paroi, en même temps que la température tombe sensiblement et ne remontera que relativement lentement lorsque les calories appelées par cette basse température auront traversé la cloison réfractaire.
Au contraire, avec une cloison métallique, beaucoup plus perméable à la chaleur, l'appel de calories sera beaucoup plus rapide et la variation de température au contact du saumon sera bien moindre. Or, il semble que l'amorce des fissurations est en partie en rapport avec cette variation des températures, ainsi qu'on l'observe très bien lorsqu'on place le combustible à cokéè fier dans une caisee métallique soumise à une source chaude cons- tituée par exemple par une flamme. Dans ce cas, le contact des parois métalliques avec des gaz de combustion plus où moins oor- rosifs à une influence néfaste sur la. tenue de la matière.
Il
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est, en outre, extrêmement difficile de chauffer régulièrement dans ces conditions des surfaces métalliques de grandes dimen- sions : or la régularité du chauffage est un des facteurs les plus importants de l'obtention d'un produit homogène et constant.
Une autre caractéristique de l'invention consiste 4 adop- ter comme source de chaleur la paroi réfractaire d'un four, chauf- fée de l'autre côté par une flamme, l'enceinte de cokéfaction étant constituée par une chemise métallique placée à l'intérieur de ce four de manière à n'être en contact avec la paroi réfraotaire que par le minimum de points nécessaires à la stabilité de l'ensemble.
Les variations de température au contact du saumon seront d'autant moindres que la cloison métallique, soumise au rayonnement de la paroi réfrantaire qui joue vis-à-vis d'elle le rôle de source de chaleur, reçoit une quantité de chaleur pro- portionnelle à chaque instant à la différence de la quatrimème puissance des températures de la paroi réfractaire d'une part et de la cloison métallique d'autre part, La cloison métallique joue donc bien le rôle d'amortisseur des variations des tempé- ratures appliquées à la surface du saumon.
La présence du métal à l'intérieur du four à coke impli- que une température sensiblement plus basse que celles crdinairement employées dans celui-ci pour la fabrication du coke métallurgique ou du coke de gaz.
Aussi, la cuisson est-elle effectuée à une température de l'ordre de 700 , de façon à n'enlever au mélange soumis à la cokéfaction que les substances goudronneuses susceptibles de provoquer des fumées lors de la combustion, et à laisser un rési- du solide, noir brillant, très aggloméré et très dur contenant encore une notable proportion de matières volatiles, facile à allumer, très réaotif, brûlant sans fumées, et présentant des qualités si partiulières pour l'utilisation au chauffage qu'il offre tous les caractères d'un produit industriel nouveau, dénommé "Carbolux".
Le dit nouveau produit industriel formé par le semi-ooke
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obtenu à l'aide du procédé défini plus haut constitue un objet de détail de la présente invention; celle-ci comprend encore dans don cadre, également à titre d'objet de détail, constitutifs de l'ob- jet principal, tous appareils permettant la mise en oeuvre de ce dernier, et toutes formes d'exécution de ces appareils.
Celles-ci peuvent notamment différer : a) par les moyens employés pour constituer l'enceinte de trai- tement du combustible; cette enceinte peut être constituée par une simple caisse métallique, ou par un chemisage métallique interne d'un four, par exemple au moyen de dalles de fonte. b) par les moyens de support à surfaces de contact réduites entre l'enceinte de traitement et la paroi interne réfractaire;
on peut utiliser des supports ou saillies venus avec la paroi réfrao- taire ou rapportés sur elle, ou encore venus avec la paroi métal- lique ou rapportés sur elle, ou des supports indépendants interpo- sés entre les deux parois, ou une combinaison quelconque de ces moyens. e) par les moyens de chauffage du four, qui peuvent être ab- solument quelconques*
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement, et de manière schématique, une forme d'exécution d'un appareil conforme à l'invention ; figure unique est une élévation en coupe. cellule
L'appareil représenté est constitué par une, or- dinaire de four à coke 1. en briques réfractaire qu dinaire de four à coke 1 , en briques réfractaires Quelconques.
Cette cellule, chauffée par des moyens appropriés, est revêtue intérieurement d'un chemisage métallique, par exemple en fonte, qui est constitué par des dalles séparées 2, constituées et disposées pour ne toucher la masse réfractaire 1 qu'en un nombre de points aussi réduit que possible, et par des surfaces aussi réduites que possible. Par exemple, ces dalles 2 sont lisses sur la face interne, nervurées sur la face externe, et munies de piliers d'appui et de fixation d'une dimension telle, que les nervures ne touchent pas l- paroi réfractaire.
Grâce à cette disposition, comme précédemment exposé, on obtient un semi-coke tout particulier,différant profondément
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du semi-ooke obtenu direotement dans les cellules réfractaires.
REVENDICATIONS
1.- Procédé de semi-cokéfaction, caractérisé en ce que l'on traite le combustible dans une enceinte dont les parois sont très perméables à la chaleur et présentent une capacité ca- lorifique aussi réduite que possible, ladite enceinte étant chauf- fée par une source radiante à température aussi oonstante que possible.