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PERFECTIONNEMENTS AUX INJECTEURS A VAPEUR.
Il arrive, avec l'emploi des injecteurs, par exemple lorsque l'eau d'alimentation est trop chaude, ou encore lorsque la proportion de vapeur augmente, comme cela se produit avec les injecteurs à vapeur d'échappe- ment ou à vapeur à haute pression - que la température de l'eau refoulée dépasse 100'C, et qu'en même temps, en cours de fonctionnement, la pression dans la chambre de trop-plein dépasse la pression atmosphérique. Si l'on veut alors éviter des pertes de vapeur et d'eau, il faut fermer le clapet de trop-plein après l'amorçage.
On connaît déjà divers dispositifs qui assurent automatiquement cette fermeture du clapet de trop-plein.
Le plus souvent ils comportent un piston qui pénètre par une de ses extrémités dans la chambre de refoulement d'eau de l'injecteur. Ce piston, qui sera appelé dans la suite piston de trop-plein, débouche en dehors de l'appareil à travers un presse-étoupes, pour agir, lorsque la pres- sion de l'eau refoulée le chasse vers l'extérieur, sur 1' Un des bras d'un levier dont l'autre bras applique aloms
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LES MINIS@EE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET LES
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..J 1':" ..;Jr:. a;:' ::.; 4-s^¯Y =,Jc;j c.e.t 'Vu la loi du 24 mai 1854 sur les brevets d'invention, .<'.J' : "-.i..±.i.:.:rr èJB 9'I:mr:;or/ù.'1 0<r.. >I ;"\.7'r.
modifiée par les lois des 27 mars 1857, 5 juillet 1884, 11 . 2881 eud octobre 1919, 3 août 1924, 30 décembre 1925 et 23 juillet
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19329 ainsi que les arrêtés royaux du ao juin 1933 et, n" ¯ ' : 8:.:v 3'? .i: 9:'..C -31 a"'i:i.3 tu-p 85, du 17 novembre 1939 et,* spécialement, son article 22.
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Vu l'arrété-loi du 8 juillet 1946 prorogeant, en rai- . fe son des événements de guerre, les délais en matière de pro-
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": ":-i 539'ie 3' 3±0,,) -a ¯,:e;¯' priété industrielle et la durée -des brevets d'invention.
. -',7'-''IS J"n98::'(: u 3.: ¯,:.a Si 9 C 'Y9J'qM3D j3 vx l'avis du Ministre des Finances tendant à permettre ,...z c -'29 xi CC. 'ri.i.ß û 2 i et! -et. 1'. 9 v. ¯C.i " la restauration des brevets dont les annuités n'ont pas été .3r!i....... 9 ¯'..âaJ.J:is#a 3JGi:¯ 3-Ù 9V payées dans les délais fixés par l'Arrété Ministériel du 24 novembre 1947 fixant aidaterultime de prorogation des dé- lais en matière de propriété industrielle.
Vu la décision du Ministre des Finances fixant à un
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F 1.,.... sr:!f::1[:.....'..",I-,,": bzz mois le délai pour le paiement de la taxe complémentaire.
Vu la requête introduite le 28 août 1948 par alex friedmann KOIT GESELLSCHAFF, titulaire du brevet d'in- vention n 418.161 pour 'Perfectionnements aux injecteurs à vapeur-, délivré le 30 novembre 1936 pour prendre cours le 30 octobre 1936.
Considérant qu'il résulte de cette requête que ALEX FRIEDMANN KOMMANDIT GESELLSCHAFT se trouve dans les condi-
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le clapet de trop-plein sur son siège.
Lorsque l'on arrête l'injecteur, la pression disparaît dans la chambre de refoulement d'eau., et le pis- ton de trop-plein se trouve ramené vers l'intérieur par l'action d'un ressort ayant à vaincre les frottements du presse-étoupes, ce qui fait que le clapet de trop-plein est libéré et qu'à la remise en fonctionnement de l'appa- reil il peut se déplacer librement pour laisser échapper au dehors les premiers jets de vapeur et d'eau.
Lais comme la garniture du presse-étoupes peut être plus ou moins comprimée, la résistance que doit vaincre ledit ressort pour faire rentrer le piston de trop-plein dans l'intérieur de l'injecteur est différente -d'une fois à l'autre et il peut arriver que le ressort se trouve trop faible, auquel cas le levier de commande du clapet de trop-plein reste maintenu dans la position de fermeture après l'arrêt de l'appareil. Il en résulte que ce clapet n'est pas libéré, et qu'à la remise en marche l'injecteur s'amorce très mal ou pas du tout.
De plus il est évident que ce ressort neutra- lise une partie de la force transmise par le piston ; etcomme la résistance due au frottement du presse-étoupes a une grandeur indéterminée, on ne peut compter que sur l'attention du mécanicien pour que la garniture ne soit pas trop tassée, et pour qu'elle soit graissée en temps voulu.
Quoi qu'il en soit, c'est un fait d'expérience que le piston de trop-plein se trouve fréquemment immobi- lisé soit dans la position d'ouverture du clapet de trop- plein, soit dans la position de fermeture ; dans le pre- mier cas il se produit des pertes au trop-plein, et dans le second l'appareil se met difficilement en route. En ou- tre, le haut danger de rupture du ressort est un élément d'insécurité, une telle rupture provoquant la défaillance du dispositif, même lorsque le presse-étoupes est parfaite- -ment
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garni.
La présente invention rend ce ressort inutile, tout en assurant un parfait fonctionnement du clapet de trop-plein, par ce fait que le mouvement rétrograde du piston de trop-plein, destiné à libérer le clapet, est commandé par une force suffisante, fournie par l'injec- teur lui-même.
A cet effet, on utilise la pression qui subsis- te, au moment de la fermeture de l'appareil, aans la con- duite du refoulement entre la soupape d'alimentation à la chaudière et la soupape de retanue réglant, à l'injectour même, la passage de l'eau refoulée. Cn relie par une liai- son efficace un clapet ou un piston avec le piston de trop-plein, ou encore ce clapet ou ce piston constitue une partie intégrante dudit piston de trop-plein;
- de plus, on pratique une ouverture faisant communiquer l'es- pace de la conduite de refoulement avec la chambre de re- foulement proprement dite de l'appareil, la pression qui subsiste dans l'espace susdit lors de l'arrêt de l'injec- teur assurant l'obturation de cette ouverture par ledit clapet ou ledit piston et ramenant en même ternes le pis- ton de trop-plein dans la position correspondant à la li- bération du clapet de trop-plein.
On réalise une solution particulièrement simple lorsque, conformément à la présente invention, ledit cla- pet porté par l'extrémité du piston de trop-plein fait en même temps fonction du clapet de retenue usuel commandant l'orifice de passage de l'eau d'alimentation, et lorsqu, on utilise cet orifice de passage comme communication entre la conduite de refoulement etla chambre de refou- lement proprement dite de l'injecteur
Le dessin annexé représente trois modes d'exé- cation -de l'invention.
Les figures 1, 2 et 3 sont des coupes longitu- dinales d'injecteurs comportant les dispositifs conformes
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à l'invention. Dans les trois figures, les organes équi- valents sont désignés par les mêmes chiffres de référence.
Le corps 1 de l'injecteur renferme d'une façon connue la tuyère de vapeur 2, la tuyère de mélange 3 et la tuyère de refoulement 4 ; 5représente la chambre de refoulement proprement dite, et 6 la chambre de trop-plein.
L'eau d'alimentation se rend par l'espace 7 dans le sys- tème des tuyères.
Dans le mode d'exécution représenté fig, l, on a disposé un orifice 9 qui établit une communication en- tre la chambre 5 et la conduite de refoulement 8, et qu' obture un piston 10. Celui-ci constitue l'extrémité du piston de trop-plein 12, qui passe à travers le presse- étoupes 11 pour aller de l'espace 8 vers l'extérieur; ce piston 12 commande le balancier 13-13'. En cours de fonc- tionnement de l'injecteur, la pression qui s'établit dans les espaces 5 et 8 chasse le piston de trop-plein vers l'extérieur et soulève ainsi l'extrémité 13 du balancier, dont le bras 13' applique alors le clapet de trop-plein 14 sur son siège.
Lorsqu'on arrête l'injecteur, la pression dis- paraît dans la chambre 5, mais elle subsiste dans l'espa- ce 8 entre le clapet de retenue 7 de l'injecteur et la soupape d'alimentation portée par la chaudière et non-re- présentée au dessin; cette pression agit sur la face su- périoure du piston. 10, ot ramone avoc force, d'une manière certaine et nonobstant toute résistance du presse-étoupes, le piston de trop-plein en arrière, provoquant la libéra- tion immédiate du clapet de trop-plein 14, qui peut alors jouer normalement son rôle dès que l'on remet l'appareil en marche.
La fig.2 représente une variante dans laquelle le piston 10 est remplacé par une soupape 15, destinée à ob- tarer l'orifice 9 sous l'effet do la pression qui subsiste
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dans la conduite de refoulement 8 lors de l'arrêt de l'appareil. Cette soupape est reliée par une liaison efficace avec l'extrémité du piston de trop-plein 12, et elle constitue en même temps la soupape de retenue destinée à fermer le passage de l'eau de la chambre 5 vers la conduite de refoulement 8, cet orifice de passa- ge jouant lui-même le rôle de l'orifice 9 précédemment décrit. Le fonctionnement de ce dispositif est identique à celui qui vient d'être décrit pour le mode d'exécution représenté fig. 1.
Dans la variante fig. 3, le dispositif selon fig. 2 a encore été perfectionné, en ce que le plateau de soupa- pe 15 n'est pas relié en liaison efficace au piston de trop-plein 12, mais consiste en un anneau lâche dont l'a- lésage constitue l'ouverture 9 et dont la surface supé- rieure forme une surface de joint 16.. L'extrémité infé- rieure épaissie 10 du piston de trop-plein 12 est formée de telle sorte que dans chaque position de fonctionnement elle est prise dans l'ouverture 9 du plateau de soupape annulaire 15.
De plus, le piston de trop-plein 12 est muni d'un collier 17 qui vient s'appliquer hermétique- ment sur la surface supérieure de joint 16 du plateau 15 quand le piston de trop-plein atteint sa position infé- rieure extrême. -
Par ce dispositif, on obtient que la pression subsistant dans l'espace 8 à la fermeture de l'injecteur et tendant à faire pénétrer le fluide dans l'espace 5 devenu sans pression, fait immédiatement descendre sur le siège 18 le plateau de soupape annulaire 15 guidé au piston 10.par son ouverture 9.
Comme le piston 10 remplit presque entièrement l'ouverture 9, le fluide ne peut pé- nétrer de l'espace 8 dans la chambre 5 ni par l'ouverture du siège de soupape 18, ni par l'ouverture 9, et il exer- ce sur la surface supérieure différentielle du piston-
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-prolongement 10 une pression telle vers le bas que le piston de trop-plein 12 est abaissé d'une manière certai- ne, même lorsque le frottement du presse-étoupes 11 est très grand, jusqu'à ce que le collier 17 s'applique her- métiquement sur la surface de joint 16 du plateau annu- laire 15, ce qui fait que le clapet de trop-plein 14 est libéré et que l'injecteur est mis en état d'être réamorcé.
Revendications.
1) Injecteur dont le clapet de trop-plein est commandé automatiquement par la pression de l'eau d'ali- mentation, caractérisé par une soupape 15 ou un piston 10 reliés efficacement au piston de trop-plein 12 ou faisant corps avec lui, ce piston de trop-plein 12, qui va de la chambre de refoulement 5 vers l'extérieur à travers un presse-étoupes 11, étant connu en lui-même et étant des- tiné à manoeuvrer le clapet de trop-plein 14, l'invention étant caractérisée en outre par un orifice 9 établissant une communication entre la conduite de refoulement 8 et la chambre de refoulement 5 de l'appareil, cet orifice 9 étant obturé par le susdit piston 10 ou la susdite soupape 15 sous l'effet de la pression qui subsiste dans la con- duite de refoulement 8 lors de l'arrêt de l'appareil,
ce mouvement de fermeture amenant avec une entière sûreté le piston de trop-plein 12 dans la position correspondant @ à la libération du clapet de trop-plein 14.