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Ferdinand J O H N
Pour surveiller les efforts subis par exemple par les bâtis de machines, presses, laminoirs, etc.., il est bon d'utiliser des appareils qui .indiquent les déformations, allongements, raccourcissements ou aussi les flexions résul- tant de fatigues en service. L'emploi de mouvements d'horlo- gerie à mesurer est, par exemple, connu dans les presses à vis à excentrique, etc.., sous une forme où l'instrument de mesure est connecté avec une tige de traction attachée en un point convenable du bâti de presse, qui, par les allongements subits et fréquents de ce dernier est mis en mouvement et détermine ainsi des écarts d'aiguilles. Vu la rudesse du travail, les mouvements d'horlogerie sensibles ne sont pas, dans cette disposition, susceptibles de remplir leur rôle en présence des efforts qui se manifestent,
puisque les phéno-
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mènes de déformation ne sont à chaque opération que de très courte durée, par exemple 1/50 de seconde, et agissent sur l'instrument de mesure sous forme de chocs ; ces condi- tions, il ne se produit qu'un rapide écart de va-et-vient de l'aiguille de l'instrument. Avec cette rapidité du mouvement de l'aiguille, le mouvement d'horlogerie fatigue excessivement et n'offre d'ailleurs aucune garantie de constatation précise de la mesure de la déformation (allongement(, du bâti de ma- chine.
Le moyen auxiliaire auquel on a recours pour remédier à ces inconvénients, à savoir l'emploi d'un indicateur à frot- tement, n'est qu'un expédient, qui ne,,-.conduit pas au but, puisque pratiquement il n'est guère possible avec les efforts continuels de maintenir un tel appareil durablement en état de répondre aux conditions.
Si un appareil entrant en considération pour l'emploi en question doit satisfaire aux exigences pratiques, alors l'indication instantanée, telle que le mode d'emploi connu des instruments de mesure la rend possible, est impro- pre; des mesures doivent être prises pour que le moyen d'in- dication soit arrêté au maximum d'effort chaque fois, de sor- te qu'un contrôle après coup soit rendu possible au chef d'atelier. De plus, les chocs déformants ne doivent pas agir directement sur le moyen d'indication, mais celui-ci doit, par sa propre action, suivre les déformations et les indiquer sans être poussé.
Par une telle disposition, les indications de- viennent exactes, puisqu'un écart de l'aiguille au delà de la position correspondant à la déformation qui s'est produite est empêché. Ce n'est que lorsqu'une plus forte déformation a lieu que le moyen indicateur avance dans une mesure corres- pondante. Dans ces conditions, la surveillance de l'exploi-
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tation est particulièrement facilitée. Le nouvel appareil, qui répond aux exigences pratiques, se caractérise, dans sa construction systématique et dans sa disposition, par un élé- ment qui est connecté avec le corps de machine de façon à être m@ en proportion des déformations. Cet élément de machine règle maintenant le moyen d'indication en ce qui concerne sa position.
Il est bloqué automatiquement lorsqu'une déforma- tion qui s'est produite est achevée, et pour retenir la posi- tion d'indication, l'élément en question est connecté avec le corps de machine de façon que la rétrogradation de la déforma- tion reste sans influence sur la position dudit élément. Ce n'est que lors d'une déformation suivante plus forte du corps de machine que l'organe qui détermine la position de l'aiguil- le avance. La forme constructive de l'invention peut varier de maintes façons.
Les dessins ciµjoints représentent, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution de l'objet de l'inven- tion. Elles comportent toutes le principe sus-indiqué ainsi que d'autres particularités importantes appartenant à l'inven- tion.
Dans la figure 1, 1 désigne le corps dont il s'agit de mesurer les déformations qui se produisent en servi- ce, Sur ce corps est disposé, logé dans une boite 2, l'instru- ment indicateur qui est pourvu d'une aiguille 3, et dont la goupille 4, mobile axialement et soumise à l'action d'un ressort, s'appuie contre le coulisseau 10, c'est-à-dire l'élément ci-dessus mentionné à plusieurs reprises et détermi- nant la position de l'aiguille. Ledit élément est fixé à une tige 7, laquelle est, de son côté, réunie rigidement en 8 avec le corps ou bâti 1, et connectée avec le coulisseau 10 au moyen d'une goupille 16 et d'une fente 17.
Si maintenant le bâti 1 subit, par exemple au cours d'une opération de pres-
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sion, un allongement, cette déformation se traduit par un dé- placement axial de:la tige 7 et il s'en suit un déplacement du coulisseau 10.
Cet entrainement du coulisseau 10 qui, contraire- ment à l'exécution donnée à titre d'exemple par le dessin, peut être rectangulaire, a lieu à rencontre de la résistance de frottement entre ledit coulisseau et le sabot de frein 15, qui est tenu en contact frottant avec le coulisseau par le ressort 13. La goupille de butée 4 suit le mouvement du cou- lisseau 10 sans pouvoir le gagner de vitesse. Le mouvement de cette goupille 4 déclenche le mouvement de l'aiguille 3 dont la position correspond toujours exactement à ltallongement du bati, cela pour la raison qui vient d'être indiquée. A la fin de la déformation, la tige 7, grâce à sa connexion fixe en 8, revient à sa position de départ sans ramener aussi le coulisseau 10 à sa position de départ à lui, puisque le bou- lon 16 pourra descendre librement dans la fente 17.
Le cou- lisseau 10 est, par le frottement contre le sabot 15, retenu dans la position haute, et avec cela l'aiguille 3 reste aussi dans sa position qui indique la déformation.
Si un allongement suivant du bâti dépasse celui indiqué le dernier à tout moment, le coulisseau est entraîné plus loin dans une mesure proportionnelle, de sorte qu'il est toujours possible de faire la lecture de la mesure de la der- nière déformation la plus grande du bâti de la machine en travail ; on a ainsi créé un moyen simple de contrôle du ser- vice.
L'appareil selon la figure 2 donne la même pos- sibilité. Dans cet appareil, l'organe connecté positivement avee l'instrument à aiguille, c'est-à-dire le coulisseau cu- néiforme 19 exécute, au moment où se produit un allongement du bâti, un mouvement perpendiculaire à la tige 7. Ce coulis-
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seau 19 qui est pourvu lui-même d'une graduation et qui pour- ra don@ servir de moyen d'indication, est soumis à l'action constante d'un ressort 20 qui a la tendance à mouvoir dans le sens indiqué par une flèche, ledit coulisseau cunéiforme 19 qui, dans ce cas, détermine la position indicatrice.
Ce mouvement, - qui, contrairement à ce qui se fait dans la construction selon la figure 1, est déclenché non pas direc- tement, mais indirectement par la déformation du bâti 1.,et qui est déterminé par la grandeur de la levée de l'élément 21 faisant fonction d'organe de serrage, en combinaison avec le degré d'inclinaison des faces de coin des éléments 19 et 21-, déclenche le mouvement d'une goupille de butée 4, d'où résul- te un écart proportionnel de l'aiguille 3.
Pour fixer encore dans ce cas, comme dans la construction selon la figure 1, la position d'indication, l'assemblage de la tige 7 avec le bâti 1 au point 8 est choisi de façon que ladite tige reste arrêtée dans la position déplacée à laquelle elle a été por- tée par suite de l'allongement du bâti 1; le frottement entre les éléments 19 et 21 est engendré par le ressort 22 qui s'appuie contre le bâti 1 en 22 . Comme il a été mentionné ci..dessus, il est pratique de faire fonctionner le coin 19 aussi comme moyen d'indication, de sorte que selon la gran- deur du rapport dammultiplication des mouvements, l'un des instruments donne des indications ou mesures de précision particulière. Une telle disposition double des instruments de mesure est bienvenue dans les usines.
La figure 3 montre une construction qui, après les explications qui précèdent, se comprend sans difficulté, et qui travaille de la façon suivante :par suite de la levée de l'élément à coin 21, le coulisseau cunéiforme 19 est dé- placé à gauche par le ressort 20, comme dans ia construction selon la figure 2. Ce coulisseau qui, lui-même, est pourvu
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d'une pièce de pression cunéiforme 23, arrête le coin 24 qui sert d'organe indicateur et qui peut se déplacer verticale- ment ; lors du déplacement du: coulisseau 19, le coin 24 s'abaisse d'une certaine quantité par son propre poids ou par l'action d'un ressort ou autre moyen, indiquant ainsi la.mesu- re de la déformation fort agrandie.
L'emploi de l'appareil ainsi construit est particulièrement avantageux pour le mesu- rage de déformations relativement faibles puisque la multi- plication établie par les surfaces obliques permet des mesa- rages de la plus grande précision.
L'appareil selon la figure 4 est construit d'après le même principe que celui que est à la base des appareils précédemment décrits. L'organe qui, par .on mouve- ment, indique la mesure de la déformation, est ici prévu sous forme d'un disque excentrique 25, pourvu d'une gradu ation.
Celle-ci coopère avec un index fixe 26. Le disque est soumis à l'action constante d'un ressort 30, qui a une tendance à tourner le disque dans le sens indiqué par une flèche. Le disque 25 est empêché de tourner par le coulisseau 27 se trou vant à l'état de-repos; l'assemblage de ce coulisseau avec la tige 7 est fait par joint à boulon 16 et à fente 17, comme dans la construction selon la figure 1. Sur le -coulisseau 27 qui est soumis à l'action de ressorts 21 est placé un sabot de frein 28 qui peut osciller autour du pivot 29. Lorsque le bâti 1 s'allonge et que la tige 7 monte, le sabot de frein 28 est soulevé en même temps.
De cette façon, la force de res- sort agissant sur le disque 25 devient libre et tourne le disque 25 excentriquement d'un angle proportionné à la hau- teur de levée du sabot de frein 28, indiquant ainsi, en 26, la mesure de la déformation qui s'est produite. Grâce au montage à pivot du sabot de frein 28 sur le coulisseau 27, l'évidement concave dudit sabot s'ajuste au disque 25 dans
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toutes ses positions.
L'appareil selon les figures 5 et 6 est construit de façon semblable. On a ici renoncé à un coulisseau 27 comme celui qui est montré dans la figure 4. Ce coulisseau est rem- placé par la tige 7, qui, de même que dans la figure 2, est assemblée rigidement avec le bâti à son extrémité supérieure, de façon à ne pouvoir se mouvoir que dans le sens d'allonge- ment dudit bâti 1.
La tige 7 est, à son extrémité inf érieure, gui- dée en ligne droite dans un palier, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une botte de réglage 31. L'extrémité prend derrière le disque à graduations 25, qui se trouve ainsi guidé latéralement, Somme il est montré dans la figure 2, on a disposé à côté du disque gradué 25 un index corres- pondant 26 comme marque sur la tige 7. On a disposé encore un autre instrument de mesure (mouvement d'horlogerie 32) dont la goupille de butée 4 s'appuie contre une contre-butée 5 d'une traverse 6. Le déplacement axial de la tige 7 lors de déformations du corps de machine, se fait en réagissant contre le ressort 33 (voir fig. 6).
Par ce mouvement, le dis- que 25 et aussi l'aiguille du mouvement d'horlogerie 32 tournent, de aorte que la déformation qui s'est produite peut se vérifier par deux moyens d'indication.
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