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Procédé et dispositif pour tremper ou auto-comprimer verres, cristaux, ou autres matières, notamment en plaques ou feuilles de toutes sortes.
La présente invention se rapporte à un procédé et à un dispositif pour la trempe du verre ou d'autres matières, notamment-de matières en plaques ou en feuilles d'épaisseurs quelconques et de préférence de plaques de verre mince. Le principe sur lequel est basée.l'invention consiste à tremper les plaques à l'aide d'un jet d'air ou d'autres gaz, vapeurs, ou bien de mélanges de fluides, immédiatement par rapport à la sortie de ces plaques du four et avec un maximum de mé-
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lange d'air ou d'un autre gaz destiné à être dirigé en jets sur la plaque chauffée au préalable, de manière àne pas at- teindre, en le ventilant, le Blême point de la plaque, mais à former avec le jet lui-même un ensemble de mouvements entre- lacés compris dans une sorte de cercle (fig.7).
L'invention a pour but de modifier,tout en les aug- mentant considérablement, toutes les qualités de résistance mécanique - flexion, torsion, résistance au choc, etc. - du verre ainsi traité aussi bien pour les épaisseurs minces, ver- re poli et moulé ou granulé en relief, avec provocation d'une brisure caractéristique en grains très petits et inoffensifs.
L'invention consiste essentiellement à faire en sorte, de quelque manière que ce soit, que des chambres pour- vues de dispositifs de soufflage convenable (ou encore d'as- pirateurs) une fois qu'elles se trouvent tout près du verre, ou autre matière à tremper, soient animées de mouvements ac- couplés de n'importe quelle manière, sans nécessité de dépla- cer la plaque en trempe; ces dispositifs de soufflage doivent être très près l'un de l'autre.
On prévoit encore un simple appareil dont le but est de permettre à la plaque de sortir du four et d'être in- troduite immédiatement entre les éléments de soufflage fangés d'une façon égale et se faisant face des deux cotés, avec des orifices qui sont parallèles à la plaque ou bien qui sont pla- cés autrement ou qui possèdent des fentes droites ou inclinées, ou bien encore une seule fente placée à proximité de la sortie du four.
Une seule manoeuvre est effectuée pour obtenir la sor- tie de la plaque et son transport entre les éléments de souf- flage, ainsi que le commencement de l'action de l'air ou fluide mis en mouvement par un ventilateur ou un compresseur ou un aspirateur, aussi bien que l'actionnement de l'appareil d'os- cillation. L'invention porte également sur différentes opéra- tiens qui suivent immédiatement.
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Les dessins annexés montrent schématiquement un exem- ple du dispositif dans son ensemble, lequel peut encore être différent dans sa réalisation mécanique, pourvu que l'action de la plupart des éléments soit simultanée,ou à peu près, sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention.
Sur ces dessins :
La figure 1 montre schématiquement, vu de face, l'en- semble du dispositif.
La figure 2 montre, à part, une moitié de l'appareil d'oscillation en vue de face, et l'autre moitié en section lon- gitudinale.
La figure 3 est une vue en plan du dit appareil.
La figure 4 estme section transversale par la ligne A-B dans la figure 2.
La figure 5 montre à part l'un des axes donnant à l'appareil le mouvement de translation.
La figure 6 montre, également à part, l'un des axes donnant à l'appareil le mouvement de révolution.
La figure 7 est une vue séhématique du mouvement ob- tenu pour chaque tuyère, c'est à dire pour le centre de chaque sortie d'air ou d'un autre fluide.
Conformément à l'exemple représenté, le dispositif , destiné à obtenir une prompte sortie et une présentation immé- diate de la plaque devant le jet d'air pour le refroidissement, comprend une seule manivelle a -ou tout autre moyen- pour la manoeuvre d'ouverture du four, d'avancement du chariot portant la plaque, d'ouverture du jet d'air, et de commencement du mou- vement de rotation et de translation de l'élément de souffle.
En faisant tourner la manivelle µ le chariot b -portant sus- pendue d'une manière appropriée la plaque e à traiter- se dé- place. Par un tel déplacement, on met en action une vis sans fin d laquelle engrène avec une autre vis sans fin e au moyen d'un pignon de type fixe ou bien fou. La vis e commande l'o,u-
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verture de la porte f du four f1.
Aussitôt que le chariot a porté la plaque dans le dispositif de refroidissement g,il rencontre un contact électrique h lequel ferme le circuit de l'électro-aimant h1 qui à son tour dégage la soupape de fer- meture du ventilateur électrique h; ce dernier est mis immé- diatement en action et il envoie de l'air, ou d'autres fluides, dans les éléments de soufflage qui peuvent être constitués soit par par des caissons pourvus de tuyères se faisant face, soit/un sys- tème de tuyaux pourvus eux aussi de tuyères appropriées se faisant vis à vis, lesquelles tuyères peuvent être remplacées par des orifices ou des fentes destinés à projeter cet air ou autre gaz ou mélange contre les faces de la plaque. Ces dispo- sitifs de soufflage doivent être disposés bien l'un près de l'autre.
On pourrait prévoir un mécanisme convenant pour une @ manoeuvre de bas en haut ou bien de haut en bas (Sur vertical).
Ces caissons ou éléments de tuyaux -dans les deux cas pourvus de préférence de tuyères, ou bien d'orifices ou de fentes - sont portés par un appareil à oscillation suivant les ligures 2 à 6. Les éléments dont question ci-dessus peuvent être convenablement déplacés et être réglés rapidement à volon- té en vue de les rapprocher plus ou moins des plaques à trem- per, même pendant l'opération de trempe. ntre les organes de soufflage et la plaque sont disposés des fils minces métalliques de préférence en acier, suscepti- bles d'empêcher la plaque de toucher les tuyères ou les cais- sons percés, était donné qu'il y a une distance très petite entre les faces de deux dispositifs, de soufflage.
Les deux bâ- tis supportant les fils peuvent, eux aussi, être déplacés de sorte qu'ils peuvent être rapprochés aussitôt que la plaque a pénétré entre les deux dispositifs de soufflage. peut
L'appareil/de préférence être constitué par une embase i sur laquelle est placé, au moyen de supports appropriés, un axe central portant à l'une de ses extrémités un volant k1, et à l'autre extrémité une roue dentée k2.
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Deux axes 1 à exentriques (fig.5) portés par des supports appropriés, sont placés de part et d'autre d'une car- casse i (voir fig.4) de telle sorte toutefois que sur les deux excentriques 11 -12 sont placés -sur des paliers à billes - deux bielles doubles m-m ou des excentriques,,tandis que sur la partie faisant saillie 1 3 de l'arbre est calée une roue dentée 14.
Les deux roues dentées 14 portées par les arbres 1 engrènent avec la roue dentée k2 (voir fig. 2 et 3). Les dou- bles excentriques m, ou bielles, sont réunis entre eux par des traverses m1-m2,formant ainsi un parallélogramme parfait.
Au-dessus des traverses m1 les bielles m portent deux arbres n -pouvant tourner dans des paliers à billes appropriés- (voir fig.6) et pourvus eux aussi de deux excentriques n1- n2.
Ces excentriques sont destinés à pénétrer dans les bielles m comme déjà dit, avec des paliers à billes appropriés, tandis que l'excentrique n2 sort des bielles de façon à porter une roue dentée o solidaire avec lui. chaque roue dentée engrène avec un petit pignon 1- 3 dont chacun est porté par les deux arbres 1-1 mentionnés ci-dessus.
Si, au moyen d'une commande par poulie, on imprime au volant k1 un mouvement de rotation, la roue dentée k impri- mera aux deux roues dentées 14, et donc à ses propres axes 1, un mouvement de rotation ; mais, eu égard aux deux excentriques 11-12 les axes -1- détermineront un mouvement de translation;, il en résultera que le parallélogramme formé par les biellesm- m prendra lui aussi un mouvement de translation. Ce mouvement est reporté aux petits pignons 15 lesquels obligeront les roues dentées o à tourner ; mais ces dernières étant fixées ainsi que les axes n correspondants, elles obligeront à leur tour les axes n-n à tourner de façonà produire -en vertu de leurs excen- triques n1-n2,sur les axes eux-mêmes, un mouvement de révolu- tion.
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Si les éléments de soufflage reposent sur,ou bien s'ils song fixés d'une manière appropriée, sur les arbres n, ces élé- ments prennent part en même temps aux mouvements des arbres 1 et n , par suite des roues dentées o engrenant avec les petits pignons 15..Les éléments de soufflage 8 accoupleront et combine- ront ensemble, le mouvement de translation, aussi bien que celui de rotation.
De cette façon, chaque tuyère ou orifice ou fente de l'élément de soufflage décrira un mouvement constitué par un certain nombre de courbes aplaties et entrelacées entre elles comprises à l'intérieur d'une sorte d'anneau comme indiqué par la fig. 7. Ce mouvement complexe permet au jet d'air de ne pas atteindre la plaque au même endroit, mais de former, au contrai- re, un mouvement d'air ou d'un autre fluide, de façon que .l'en- trelacement de ces jets constitue un entremêlement régulier et parfait de l'air destiné à êtrejeté contre la plaque ou lien à être aspiré par la plaque elle-même.
Sur la figure , on a re- présenté la ligne formée par chaque tuyère, mais comme, en fait, les lignes des tuyères voisines s'entrelacent en ces points, l'entrelacement est encore plus serré. il va de soi que des mouvements semblables qui n'ont pas été représentés, peuvent être employés avec un résultat analogue.
La fig. 2 montre comment les'éléments de soufflage constitués de préférence par des systèmes ou des groupes de tuyaux, peuvent être disposés sur les axes n et par conséquent au-dessus de l'appareil d'oscillation donné comme exemple. il est clair que les éléments de soufflage en ques- tion peuvent être fixés à l'élément d'oscillation par dif- férents moyens qui n'ont pas été indiqués par le dessin, par exemple, quand l'élément d'oscillation est latéral.
il est entendu que le mode de réalisation décrit et représenté n'est donné qu'à titre d'exemple seulement et comme exemple de réalisation pratique de l'invention, et qu'on peut
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modifier les détails d'exécution, sans s'écarter de l'esprit de l'invention laquelle peutêtre utilisée complètement ou en parite selon les nécessités, c'est à dire qu'elle peut être limitée au mouvement double du caisson ou bien à la seule manivelle pour ren- dre les actions simultanées.
Le système en question sert, comme déjà dit, notamment à la trempe deplaques minces, c'est à dire aux,plaques dont l'é- paisseur est même inférieure aux 3 ou 4 mm.: pour des plaques pa- reilles, il peut être nécessaire de prévoir opportunément un éti- rage des plaques elles-mêmes au moyen de bâtis, de contre-poids, etc..
Les plaques peuvent également être imprimées en relief ou être rendues non lisses d'une autre manière.
Les éléments de soufflage ou d'aspiration avec tuyères, peuvent encore être pourvus de moyens procurant des possibilités de mouvements permettant de les écarter ou bien de les rapprocher de la plaque. Ce déplacement, même quand il est continu, combiné avec les autres mouvements des éléments de refroidissement, rend possible la variation de l'intensité du jet d'air ou d'un autre fluide. Encoutre, il aide à la formation rapide des couches ex- térieures comprimées, pourvu que les éléments de soufflage soient fortement rapprochés de la plaque,en ordre principal pour aug- menter l'intensité du jet aussitôt que la plaque a été extraite.
Il sera avantageux de disposer un seul dispositif de soufflage entre deux fours, de façon à pouvoir transporter al- ternativement les plaques de l'un des fours au dispositif de soufflage, et de ce dernier, les transporter par soulèvement.