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PROCEDES DE LAMINAGE DES METAUX IL' invention concerne le laminage des plaques d'ébauche ou barres minces en vue d'obtenir des épaisseurs de tôles finies usuelles et a pour objet principal, un procédé nouveau et perfec- tionné destiné à réduire l'épaisseur des dites plaques et permet- tant d'obtenir des épaisseurs de tôles plus petites avec une ten- dance moindre au pincement. Les buts secondaires de l'invention seront exposés ci-après ou apparaîtront aux gens du métier à la lecture de la présente description, dans laquelle le nouveau pro- cédé est décrit sous une forme de réalisation choisie à titre d' exemple. Le dessin représente schématiquement plusieurs états d' avancement successif de l'opération.
Les expressions "plaques d'ébauche", "barres minces" et similaires ont été choisies pour désigner les pièces obtenues en partant de lopins sur un laminoir à chaud continu moderne, ou les pièces équivalentes obtenues par un autre procédé quelconque'-,' ces pièces peuvent être obtenues a un prix au kilogramme à peu Près égal à celui des largets obtenues au train blooming, mais sont beaucoup plus minces. On a donc envisagé que ces pièces se-
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raient avantageuses comme pièces de départ pour les opérations de réduction d'épaisseur non continues fournissant des têles minces.
Le laminoir à chaud continu peut fournir des épaisseurs différen- tes, celles qui sont citées ci-après sont indiquées à titre d'exem- ple, mais non restrictif, et dans la présente description, les produits sortant du laminoir à chaud seront désignés soue le nom de barres minces, sans que cette désignaties doive être considérée comme impliquant une restriction d'épaisseur quelconque. Il est évident que l'on peut fabriquer les barres minces, soit sur un train à feuillards à chaud, soit sur un train tandem continu, soit sur un train unique à cage.
L'emploi de ces barres soulève certains problèmes.
Etant donné que la largeur que l'on peut obtenir sur les laminoirs à chaud est limitée, dans la pratique on coupe la barre mince en éléments dont la longueur représente la largeur de la tâle finie que l'on désire fabriquer et on lamine les éléments en travers.
Par exemple, si on désire fabriquer une télé de 1,676 m. de largeur et de 2,539 m. de longueur avec une épaisseur de 0,94mm. on pourrait laminer la barre mince servant à l'obtenir à une épais- seur de 2,05 mm. et avec une largeur de 1,346 m,; puis couper la pièce ainsi obtenue à une longueur de 1,727 m.
Mais en laminant en travers une barre mince dont l'épaisseur (2,05 mm.) est aussi faible (épaisseur qui, pour un paquet de deux barres n'est que de 4,la mm.), il est très difficile d'empêcher la tôle de se pincer surtout parce que le paquet ne comporte pas de convexité dans le sens des cylindres pendant le laminage en travers et est d'un numéro ou épaisseur uniforme sur la totalité de la largeur de 1,727 m, Dans le langage du lamineur "le paquet n'a pas de milieu"
Un moyen pratique d'éviter cette difficulté a été utilisé dans l'art du laminage, mais il comporte l'emploi de bar- res minces plus épaisses.
On a laminé la barre mince à une épais- seur de 2,76 mm. et à une largeur correspondante moindre de 0,91 Buis en a coupé la barre sur une longueur de 170lm ces longueurs
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mises en paquets de deux donnent au paquet une épaisseur initiale de 5,53 mm. Ce paquet est assez épais pour qu'on puisse obtenir par le laminage en travers une forte réduction d'épaisseur à la première pas- se$! puis on fait prendre aux cylindres une flèche suffisante pour don- ner au paquet un "milieu" en le rendant de 0,10 à 0,12 mm, plus épais au centre que sur les borde, On peut ainsi finir la tôle à une épais- seur moindre avec beaucoup moins de risque de pincement.
Mais, si l'on part d'une barre mince de cette épaisseur étant donnée l'épaisseur du paquet, il faut à 9 passes pour la réduire à l'épaisseur d'une tôle N 16 et 7 à 9 passes de plus pour arriver à une tôle n 20.
Ces problèmes sont résolus par le nouveau procédé déorit ci-après, De préférence, quoique cela ne soit pas indispensable, on part d'une barre mince large, ou charge relativement épaisse, parce qu'on ne la coupe pas en éléments dont la longueur est égale à la lar- geur que l'on désire donner à la tôle finie, on emploie une barre min- ce possédant déjà une convexité due au procédé de laminage à chaud continu, ou on lui donne une convexité ou un "milieu" par un traite- ment ultérieur;
On peut y arriver commodément en lui donnant une pas- se de laminage à chaud pendant laquelle on refroidit artificiellement le centre de la barre avec de l'eau ou par un autre moyen, Ce résul- tat peut évidemment être obtenu par tout autre moyen connu dans le métier, puis on coupé la barre mince en éléments dont la longueur est inférieure à la largeur que l'on désire donner à la barre finie. puis on lamine les éléments coupés en travers pour leur faire prendre une longueur au moins égale à la longueur que doit avoir la tôle finie':
pendant ce premier laminage en travers, il n'existe pas de convexité dans le sens longitudinal du laminoir, mais la convexité longitudi- nale de la pièce n'est pas détruite, Etant donné l'étroitesse rela- tive des pièces coupées, le premier laminage en travers peut être exécuté sur un laminoir étroit, en alléant ainsi le service du la- minoir large et permettant d'utiliser d'une manière-continue l'instal- lation de laminoirs étroits que l'on possède.
En général, il suffit d'une ou deux passes pour faire prendre à la barre mince la longueur
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que l'on désire, Si ces passes sont données aussitôt après que la barre mince a été formée et cisaillée, elles peuvent d'habitude constituer une partie de l'opération de la formation de la barre mince et être exécutées sans qu'on la réchauffe, D'habitude on peut réunir les pièces des barres minces une fois cisaillées et leur faire subir le premier laminage en travers par paires.
On réchauffe les barres minces ou les paquets pour les opérations de réduction finales, qui consistent dans un second lami- nage en travers, C'est à dire que l'on tourne encore une fois les paquets de 90 degrés. On obtient ainsi un paquet ou une pièce des- tiné. à être laminé; sur un laminoir large dans le sens de la plus petite dimension du paquet, la grande dimension du paquet ayant une longueur égale à la largeur que l'on désire donner à la tôle finie., La grande dimension du paquet correspond au sens de la largeur des pièces de barres minces originales. En oonséquenoe ces paquets dif- fèrent des paquets obtenus précédemment du fait qu'au début, ils ont une convexité dans le sens longitudinal du laminoir large.
On n' a pas besoin de leur faire subir un traitement spécial pour leur don- ner cette convexité, et ils n'ont pas besoin d'être assez épais pour pouvoir subir ce traitement, On continue le second laminage en tra- vers, jusqu'à ce que le paquet ait été amené à l'épaisseur finie.
Sur le dessin, 1 désigne un laminoir à chaud eu le der- nier élément d'un train de laminoir à chaud fournissant les barres minces, ou bien 1 peut désigner un laminoir spécial ou représenter une passe spéciale exécutée pour donner une convexité à la barre min- ce, A désigne un élément d'une barre mince oisaillée, qui comporte une convexité, ses bords étant plus minces que son milieu, On fait tourner de 90 degrés la pièce A ou une paire réunie de pièces A pour les amener dans la position B et on les lamine en travers en les fai- sant passer dans un laminoir 2 (qui peut être un laminoir étroit) pour obtenir la pièce ou paquet C allongé, Ce paquet ou pièce a une convexité dans le sens dans lequel il a été laminé en travers,
mais aucune convexité dans le sens longitudinal des cylindres du laminoir 2. Sa longueur est au moins égale à la largeur que doit avoir la tôle
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finie, puis on lamine la pièce ou paquet C en le faisant passer dans un laminoir 3 dans une direction en travers ou à angle droit par rap- port à oelle du premier laminage en travers pour obtenir le produit fini D. pour mettre le procédé en application à l'aide d'un exem- ple et fabriquer des tôles de 1,676 m. de largeur, de 2,539 m. de longueur et de 0,94 mm. d'épaisseur, la pièce A aurait 1,371 m. de lar- geur et serait cisaillée à une longueur de 1,371 m.
Elle aurait une épaisseur moyenne de 2,64 mm. mais aurait par exemple 2,72 mm. d'épais- seur au milieu et 2,59 mm; d'épaisseur sur les bords.' On réunirait une paire de deux barres minces A, on les ferait tourner dans la posi- tion B, de façon à obtenir un paquet d'une épaisseur moyenne de 5,28 mm. et possédant une convexité dans le sens de la longueur du cylin- dre pendant le laminage en travers, En passant dans le laminoir 2, le paquet s'allongerait par exemple de 1,371 m.' à 1,802 m., l'épaisseur des extrémités du paquet ayant diminué de 2,59 mm. à 1,95mm. tandis que l'épaisseur de la partie centrale aurait diminué de 2,72 mm. à 2,05 mm.
pour chaque pièce du paquet, Le paquet ayant été amené dans la position du second laminage en travers, ces extrémités seraient devenues les bords du paquet, dont l'épaisseur serait de 3.91 mm., tandis que l'épaisseur de la portion centrale du paquet serait de 4,10 mm. donnant ainsi au paquet une aonvexité largement suffisante,
On amène le paquet c à la cote dans le laminoir 3 en 5 à 7 passes, qui l'allongent à 2,691 m. La convexité du paquet permet de l'amener à une faible épaisseur sans pincement.
On peut faire subir des modifications à cette invention sans s'écarter de son idée;
REVENDICATIONS
EMI5.1
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