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Appareil avertisseur et extincteur d'incendie à déclenchement automatique.
La présente invention se rapporte aux appareils avertisseurs et extincteurs d'incendie à déclenchement auto- matique, qui comprennent un avertisseur téléphonique à phono- graphe pour alerter le poste de secours d'incendie et un ou plusieurs arroseurs destinés à projeter de l'eau dans le local où s'est déclaré l'incendie, le tout fonctionnant électrique- ment.
Elle a pour but de procurer un appareil de ce genre dont la construction soit simple et robuste, et le fonctionne- ment absolument sûr en tout temps, ce qui est une condition essentielle pour un appareil appelé à ne fonctionner que rarement, à intervalles très espacés.
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On atteint ce but, suivant l'invention, en utilisant dans l'appareil avertisseur et extincteur d'incendie deux circuits électriques dont l'un, constamment sous très faible tension, se ferme sous l'action de la chaleur du foyer d'in- cendie par suite de la fusion d'un conducteur double isolé et produit par relais la fermeture de l'autre circuit,lequel est alimenté par le courant du réseau et comprend plusieurs fusibles électriques dont la fusion au passage du courant libère des organes mécaniques provoquant d'une part le fonc- tionnement de l'extincteur et d'autre part le déclenchement de l'appareil téléphonique et la mise en marche du phono- graphe. En pratique, les deux circuits électriques peuvent comprendre les mêmes conducteurs passant par les fusibles.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exem- ple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Le dessin représente schématiquement les diffé- rentes parties de l'appareil, dont l'une en coupe, ainsi que les deux circuits électriques.
L'appareil comprend d'une part l'avertisseur A et le triple relais B qui peuvent être réunis en un même poste, de préférence à un endroit de l'immeuble peu exposé à l'incendie, et d'autre part l'extincteur C qui se place avec le double conducteur fusible D dans le local à préserver de l'incendie.
Le conducteur double D se compose de deux conducteurs concentriques fusibles à basse température et peut être installé par exemple le long des murs du local à protéger.
Il fait partie d'un circuit E à faible tension, par exemple 4 volts, normalement ouvert à l'extrémité du conducteur et raccordé au secondaire du transformateur F dont le primaire est branché sur le réseau G.
Si un foyer d'incendie se déclare, le conducteur D fond et se soude en fermant le circuit E sur le secondaire
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du transformateur F et l'électro-aimant 1 du relais B qui ferme le contact 2 sur un circuit H branché sur le réseau G, ce qui alimente directement de courant à la tension du réseau les deux autres électro-aimants du relais.L'électro- aimant 3 ferme le double contact 4, tandis que l'électro- aimant 5 coupe le circuit de l'électro-aimant 1 et, par con- séquent ouvre le contact 2. Les électro-aimants 3 et 5 restent alimentés par le réseau en raison de la fermeture du double contact 4 et le courant du réseau circule alors dans le circuit E avec intercalation de la résistance 6 du relais.
La résistance 6 est réglée de façon que le courant provoque la fusion des fusibles' d'abord dans l'extincteur. C puis dans l'avertisseur A qui possède un fusible de plus fort calibre.
Dans l'extincteur C, le courant fond les fusibles 7, 7' dont la fusion enflamme deux chevilles inflammables 8, 8' qui brûlent instantanément et libèrent deux marteaux 9,9' qui, sous l'action de puissants ressorts 10, 10',frap- pent et brisent un bouchon de porcelaine 11 fermant une conduite d'eau sous pression 12, raccordée à la canalisation de distribution d'eau de l'immeuble. L'eau sous pression s'écoule par une conduite 13 vers des arroseurs disposés en des points appropriés du local, par exemple au plafond de celui-ci, qui répandent l'eau sur le foyer d'incendie. Une résistance électrique ,14 peut être prévue en amont du fusible 7' pour retarder la fusion de celui-ci et déclencher le marteau 9' après le marteau 9, en vue d'achever la destruc- tion du bouchon 11 si le premier coup de marteau n'y a pas suffi.
Les chevilles 8, 8' étant disparues, deux contacts à ressort 14, 14' qu'elles maintenaient ouverts se ferment @
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et rétablissent le circuit interrompu par la fusion des fu- sibles 7, 7'. Le courant passait alors dans le fusible 15 de l'avertisseur A provoque sa fusion et l'inflammation d'une cheville inflammable 16. Celle-ci libère la fourche 17 de l'appareil téléphonique 18 qui se lève sous la poussée du ressort 19 et établit la communication téléphonique avec le poste de secours d'incendie. En même temps, le ressort 19 déclenche le levier de mise en marche 20 du phonographe 21 dont le plateau 22 portant un disque d'appel approprié se met à tourner en entraînant un axe tubulaire taraudé 23 dans lequel se visse une tige filetée 24.
Ceci fait descendre un bras 25 qui pose sur le disque l'aiguille 26 du phono*- graphe. L'appel phono-téléphonique est alors lancé et, éven- tuellement répété plusieurs fois.
A la fin de l'émission, le bras du phonographe ferme un contact 27 dans un circuit I à résistance 28, branché sur le réseau 29 et enflamme une cheville inflammable 30 qui libère un contrepoids 31 dont la chute abaisse la fourche 17 du téléphone, en coupant la communication, et actionne le levier 20 en arrêtant le phonographe.
Eventuellement, l'appareil peut être agencé de manière à rétablir après un certain délai la communication télépho- nique et lancer un nouvel appel. On peut aussi brancher sur l'appareil plusieurs circuits E à conducteurs fusibles placés dans différents locaux, avec autant d'extincteurs C, de telle façon que ceux-ci fonctionnent successivement si l'in- cendie gagne d'un local à l'autre, et qu'éventuellement un nouvel appel téléphonique soit lancé chaque fois. D'autres modifications encore peuvent évidemment être apportées à l'appareil sans qu'on s'écarte de l'invention.