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" ENGIN PERMETTANT DE MARCHER SUR L'EAU OU "SKIS
AQUATIQUES " .
La présente invention se rapporte à un engin permettant de marcher sur l'eau et désigné de "skis aquatiques 'en raison d'une certaine analogie qu'il offre avec les skis utilisés pour la marche sur la neige.
On a déjà proposé pour résoudre ce problème d'employer pour chaque pied un flotteur indépendant, par exemple, en forme de barquette et d'avancer alternativement ces flotteurs en s'aidant des avirons ou rames maniés par l'usager. Ces dis- positifs offraient de multiples' inconvénients. Ainsi, ils exigeaient des efforts musculaires exagérés de la part de l'usager non seulement pour la propulsion, mais aussi pour conserver l'équilibre et pour maintenir les flotteurs dans la direction d'avancement.
La présente invention a pour but d'obvier à ces inconvé- nients en assurant la propulsion uniquement par la force musculaire des jambes et ceci de manière que pratiquement la totalité de l'effort développé par l'usager soit utilisé pour faire avancer l'engin.
Dans ce but, selon l'invention, les deux flotteurs assurant la sustentation nécessaire sur l'eau, sont munis chacun d'un
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dispositif qui oppose une résistance, par la réaction de l'eau, à tout recul du flotteur, de manière qu'un flotteur offrant un poin d'appui plus ou moins résistant- à un pied de l'usager, tout l'effort développé par ce dernier est transmis sans perte à l'autre flotteur, les deux flotteurs étant, en outre, reliés entre eux de manière que leurs déplacements relatifs l'un par rapport à l'autre soient guidés et Unités à une certaine longueur prédéterminée.
Selon l'invention, cette liaison est réalisée de manière que l'avancement d'un flotteur par rapport à l'autre soit limi- té à la longueur d'un pas normal de l'usager de l'engin, cette liaison permettant, en outre, un écartement limité des flotteurs dans le sens transversal afin que l'usager puisse en cas de besoin écarter ses jambes en vue d'un meilleur équilibre.
Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse de l'invention, cette liaison est en outre réalisée de manière à maintenir les deux flotteurs dans un même plan quelle que soit leur position relative, ce qui permet une meilleure répar- tition du poids de l'usager sur les deux flotteurs et augmente dès lors la stabilité et la flottabilité de l'engin.
Dans une des formes de réalisation possibles du dispositif de liaison selon l'invention, celui-ci est formé par des pièces rigides comportant des coulisses fermées d'une longueur appro- priée, engagées sur des coulisseaux fixes portés par chaque flotteur et capables de se déplacer d'un bout à l'autre des coulisses susdites.
Selon l'invention, le dispositif empêchant le recul d'un flotteur au moment de l'avancement de l'autre, est avanta- geusement constitué par une série de volets ou clapets suspen- dus, de préférence à la face inférieure de chaque flotteur, de manière à pouvoir pivoter chacun librement autour d'un axe transversal du flotteur, jusqu'à décrire un angle de 90 à partir de cette face, les dits volets étant reliés aux flotteurs @
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de manière que pendant l'avancement du flotteur, ces volets sont maintenus appliqués par la résistance de l'eau contre la face du flotteur, mais lorsque ce dernier est au repos ou bien poussé en arrière, ces volets viennent occuper leur posi- tion perpendiculaire à cette face et sont empêchés de dépasser cette position,
en pivotant davantage vers l'avant du flotteur, de sorte à former des surfaces pouvant provoquer une résistance de la part de l'eau au recul du flotteur.
D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description du dessin ci-annexé, qui repré- sente schématiquement, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'engin selon l'invention.
Dans ce dessin :
Figure 1 représente en plan l'engin au repos, les flotteurs ou."skis" étant dans leur position écartée.
Figure 2 représente les mêmes, rapprochés.
Figure 3 représente en plan la position des deux "skis" dans laquelle celui de gauche est à la limite de son avance- ment.
Figure 4 représente la position relative des mêmes, le "ski" de droite étant poussé à son tour vers l'avant.
Figure 5 est une vue latérale d'un "ski" dans sa position d' avancement .
Figure 6 est une vue en perspective avec une coupe lon- gitudinale d'un "ski" avec ses volets dépliés.
Figures 7 et 8 représentent en coupe transversale :; deux variantes de "skis" selon l'invention.
Figure 9 est une canne associée aux "skis" et dont l'emploi permet de faciliter les virages.
L'engin selon l'invention comporte essentiellement deux ..flotteurs 1 et 1' réalisés de manière à pouvoir flotter en supportant ..'ensemble un poids du moins égal au poids moyen
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d'une personne adulte.
Dans ce but, ces flotteurs ont leurs dimensions détermi- nées en fonction du poids spécifique de la matière employée.
Leur forme peut être variable. Ainsi, les flotteurs représentés aux figures 1 à 6 ressemblent aux skis terrestres étant formés chacun d'une longue planche amincie vers l'avant et délimitée d'un côté par une ligne droite. Dans la variante de l'inven- tion représentée à la figure 7, le flotteur a la forme générale d'une barquette, et dans la variante selon la figure 8, il se présente sous forr.ie d'un corps creux aplati.
Les flotteurs peuvent être réalisés en toute matière appropriée tel que liège, bois, métal léger (figures 7 et 8), d'une même espèce ou bien en matières d'espèces différentes, est ainsi que cela/représenté à la figure 8, où la partie supérieu- re du flotteur est en liège-recouvert éventuellement d'un re- vêtement impérméable- alors que sa partie inférieure est en bois, ce qui diminue le .frottement lors du mouvement du flotteur dans l'eau.
Afin de permettre d'avancer sur l'eau uniquement par la force musculaire des jambes, selon l'invention, les flotteurs sont réalisés de manière à ce que l'usager désirant avancer un pied puisse trouver pour son autre pied un point d'appui permettant ci'appliquer la totalité de l'effort déployé à dépla- cer un seul flotteur à la fois.
Dans ce but, la face inférieure de chaque flotteur porte des volets ou clapets mobiles 2, fixés au flotteur par exemple, par chanières, de manière à pouvoir décrire chacun un angle pouvant aller jusqu'à 90 autour d'un axe 3 perpendiculaire à l'axe longitudinal du flotteur , le déplacement angulaire de chaque volet vers l'arrière du flotteur étant limité par la face susdite (figure 5), et vers l'avant du flotteur, par une butée arrêtant le volet dans sa position perpendiculaire à la dite face du flotteur (figure 6).
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Grâce à ce dispositif, dès qu'un flotteur est poussé en avant par l'usager, la résistance de l'eau fait basculer auto- matiquement tous les volets 2 vers le haut, de manière à les appliquer contre la face du flotteur (figure 5) . Mais aussitôt que le flotteur s'arrête, ses volets retombent dans leur posi- tion représentée à la figure 6 et, lorsque le flotteur tend, sous l'action du lied de l'usager, à reculer dans la direction de la grande flèche de la figure 6 ses volets empêchés de se retourner agissent à la manière de "nageoires" de poisson et offrent le point d'appui nécessaire pour que l'usager puisse faire avancer l'autre flotteur.
Les dits volets peuvent évidemment être réalisés en toute matière appropriée et avoir des dimensions adéquates. Il va de soi que leur emplacement n'est pas uniquement limité à la face inférieure du flotteur, car ils peuvent aussi bien être placés latéralement au flotteur et pivotés autour d'axes verticaux 3', auquel cas ces volets ne s'ouvrent qu'après un léger mouvement de recul du flotteur (figure 8).
Afin de limiter l'angle d'ouverture des volets 2 et de les maintenir rigidement dans leur position ouverte contre la réaction d'eau s'exerçant suivant les flèches -b- de la figure 6, dans la forme de réalisation représentée, les volets 2 compor- tent des talons 4 qui, butant contre la face du flotteur, empê- chent les volets 2 de pivoter au delà de 90 .
Il va de soi que ce dispositif d'arrêt peut être aussi réalisé de toute autre matière appropriée.
Selon.l'invention, les flotteurs 1 et l' sont reliés entre eux de manière que leurs déplacements relatifs l'un par rapport à l'autre soient limités aussi bien dans la direction de l'a- vancement que dans la direction perpendiculaire à celle-ci, ce qui offre l'avantage d'épargner l'effort musculaire dépensé en pure perte dans les dispositifs connus pour maintenir les flotteurs dans la position convenable pendant la marche.
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Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse de l'invention, cette liaison est, en outre, réalisée de manière à pouvoir maintenir les flotteurs 1 et 1' constamment dans un même plan. Dans ce but, dans la forme de réalisation représentée, le dispositif de liaison est constitué par des coulisses fermées 5 engagées sur des pivots 6 portés par les flotteurs 1 et 1' et formant coulisseaux, grâce auxquels les flotteurs peuvent, d'une part, être écartés l'un de l'autre par une translation dans la direction transversale (figure 1) ce qui facilite l'équilibre en repos, et d'autre part, être déplacés alternativement en longueur en vue de la propulsion (figures 2, 3 et 4).
Il est à remarquer que les coulisses étant d'une longueur déterminée en fonction du pas normal de l'usager, l'amplitude de l'avancement d'un flotteur par rapport à l'autre s'en trouve limitée à la longueur susdite, de manière que l'usager soit dispensé de faire un effort musculaire pour freiner le flotteur après l'avoir avancé de la longueur de son pas habituel, ce qui évite tout mouvement d'arrêtde l'engin en pleine course.
D'autre part, les coulisses 5, étant rigides, maintiennent les deux flotteurs dans un même plan, ce qui augmente la stabilité de l'engin et contribue à mieux répartir le poids porté par ce dernier sur les deux flotteurs, au cas ou, pour une raison fortuite, l'usager appuierait plus fortement sur un pied.
Il va de soi que la liaison entre les flotteurs peut aussi être réalisée de toute autre manière aaéquate, et, par exemple, à l'aide d'une chaîne sans fin courant sur un certain nombre de Galets fixés sur chaque flotteur, cette chaîne présentant dans le sens vertical une rigidité transversale suffisante pour maintenir les deux flotteurs dans un même plan.
Un fixe-pied 9 est aménagé sur chaque flotteur de '!lanière à permettre au pied de s'y glisser et d'en sortir instantané-
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ment et sans la moindre difficulté, et à présenter en avant et en arrière du pied des butées recevant l'effort déployé par l'usager de l'engin.
La présente invention prévoit d'associer aux flotteurs une longue et légère canne 7 (figure 9) dont les deux bouts portent une masse de liège, par exemple, en forme d'un ellipsoïde 8, cette canne, manière par l'usager, permettant de virer et de corriger la direction.
Il va de soi que la présente invention n'est nullement limitée à ses formes de réalisation décrites -et représentées car ces dernières peuvent être modifiées selon lés exigences de la pratique et de la construction, sans se départir de ce fait du domaine de l'invention.
R E V E N D I C A T A IONS.
1.Engin permettant de marcher sur l'eau à l'aide de deux flotteurs avancés alternativement par l'effort musculaire dé- veloppé par l'usager, caractérisé é en ce que chaque flotteur est muni d'un dispositif qui provoque une résistance, par la réaction de l'eau, à tout recul du flotteur, de manière qu'un flotteur offrant un point d'appui plus ou moins résistant à un pied de l'usager, tout l'effort déployé par ce dernier est.transmis sans perte à l'autre flotteur, les deux flotteurs étant en outre reliés entre-eux de manière que leur déplacement relatif l'un par rapport à l'autre, soit guidé et limité à une certaine longueur prédéterminée.