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"Procédé et dispositifpour le classement par densité des matières pulvérulentes".
Le but de l'invention est de classer par densité les minerais pulvérulents, y compris le charbon, en en permettant une séparation plus nette tout en tolérant une plus grande proportion d'humidité que les autres procédés pneumatiques.
En même temps. l'appareil utilisé empêche la production de poussières malsaines, et coûteuses à récupérer.
Les prooédés actuellement employés pour la sépara- tion des minerais menus présentent respectivement les incon- vénients suivantes A.- Procédés hydrauliques : Quand il s'agit de charbons menus par exemple, le produit lavé contient une très grande proportion d'humidité.
Dans le cas des charbons de 0 à 5 mm. cette proportion atteint 25 %, et si lton veut rendre une valeur commerciale à ces produits, il faut évaporer cette eau,
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ce qui est pratiquement impossible dans des conditions éco- nomiques normales, d'où remplacement des impuretés solides par une humidité encore plus gênante (gel en hiver, etc...)
B.- Procédés pneumatiques: ces procédés sont actuellement de deux sortes:
1.- Procédés à vitesse limite de chute dans l'air; ce sont par exemple les tables à rayures américaines, et de nom- breux types de tables européennes à couloirs. On utilise la vitesse limite de chute des particules solides dans l'air.
Cette vitesse a été déterminée expérimentalement pour des sphères.
L'air est soufflé en dessous du lit de minerai, soit sous forme de courant continu, soit de oourant interrompu à inter- valles réguliers, mais toujours dirigé vers le haut; la vitesse du courant doit être égale à la vitesse limite de chute pour le matériau le plus léger à séparer, qui est ainsi mis en sus- pension, cependant quees matériaux plus lourds restent sur le crible qui supporte le lit. Malheureusement, pour des par- tioules de densités différentes D et D', mais de diamètres d et d' tels que:
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d = D' ?' ir la vitesse limite sera la même et, par suite, ces particules seront mises en suspension par la même vitesse de courant d'air. On appelle ces particules "équivalentes".
Les procédés à vitesse limite ne permettent donc pas la séparation nette des produits par densité; un produit d'une densité déterminée y sera toujours accompagné des particules ''équivalentes'* des matériaux de densités différentes qui figu- rent dans le lit à classer, à moins que la condition dtéqui- valence n'ait été préalablement détruite par une classification par dimensions (oriblage), Par exemple pour le charbon, le criblage devra être tel que les plus grosses parti eûtes ne @
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soient pas plus de deux fois plus grosses que les particules les plus petites. Un tel criblage est naturellement impossible quand on arrive aux matériaux très fins;
on arrivera foroément à la dimension minima qui ne pourra plus être séparée prati- quement et pourtant comprendra une infinité de dimensions dif- férentes sur lesquelles la condition d'équivalence jouera.
Ces procédés ne donnent donc pas satisfaction dans le cas de minerais très divisés.
Un autre inconvénient consiste dans le fait qu'il faut un volume d'air considérable pour fournir la vitesse "limité" (17 mètres à la seconde pour des charbons de 1, 5 à 3 mm ., Cet air emportera des quantités considérables des poussières les plus fines, qui se répandent dans la laverie et oonsti- tuent une perte nette, en même temps qu'une cause d'insalu- brité, à moins qu'on ne oonsente à des dépenses très considé- rables pour les recueillir.
2.- Procédés dits statiques : Leur principe est le suivant: créer au-dessous du lit une surpression égale ou légèrement supérieure au poids du lit par unité de surface horizontale. Le lit est alors soulevé, et l'on prétend que les produits s'y classent par densité,
On peut cependant démontrer qu'en pratique ce procédé est défaillant, attendu qu'il est fondamentalement basé sur la densité moyenne d'un élément du lit à traiter, et que les considérations théoriques qui s'appliquent à un élément du lit pris dans son ensemble ne s'appliquent pas aux particules de cet élément, prises individuellement.
En fait, la mise en équilibre statique du lit ne signifie pas séparation par gravité.
En pratique, ces procédés opérant sur le lit par en-dessous, et par pulsations rapides, l'inertie du lit agit pour s'opposer au déplacement relatif des particules;pendant
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la pulsation vers le haut, le lit reste donc compact et aucune classification efficace ne peut se faire. On est obligé, pour obténir des résultats, de forcer la pression, pour obtenir la condition d'équilibre des particules isolées, mais comme le soufflage se fait par dessous, ce qui rend difficile en pratique la bonne distribution de l'air, il se produit des trous d'air dans le lit, et l'on retombe dans les inconvénients des procédés à vitesse limite.
On décrira maintenant le procédé et le dispositif qui font l'objet de l'invention, à l'appui des dessins annexés data lesquels:
La figure 1 est un schéma permettant d'exposer le prinoipe sur lequel repose l'invention.
La figure 2 montre un dispositif simplifié propre à la démonstration de l'invention.
La figure 3 est une vue en coupe verticale transver- sale d'une machine permettant la mise en pratique de l'invention.
La figure 4 est une vue de profil de la même machine.
La figure 5 représente le dispositif de réglage photo-électrique appartenant à ladite machine
Le procédé qui fait l'objet de l'invention peut être exposé à l'appui d'une expérience très simple et qui. à la connaissance du déposant, n'a pas encore été décrite.
Soit, dans la figure 2, un tube. en verre A de 5 cm. de diamètre, haut de 50 om, et fermé à son extré- mité inférieure qui est constituée par un pied qu'on immobilise solidement par le dispositif B,
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On place au fond de ce tube du charbon menu de @ à 5 mm, sur une épaisseur de 15 cm. par exemple, désignée en C, et au-dessus une bouche de 2 cm. de calcaire blanc, pulvérisé aux mêmes dimensions approximatives, montrée en D.
On introduit ensuite dans le tube un piston E constitué par deux cuirs incurvés en sens inverse de manière à assurer au piston une bonne étanchéité dans les deux sens de sa course.
Si on enfonce ce piston jusqu'au contact avec la couche de Matériaux menus. pour le tirer ensuite vivement vers le haut, on voit le lit de charbon se soulever. et suivre le piston pendant une partie de sa course, puis retomber au fond du tube; Après une dizaine de coups de piston, on constate que le lit a pris la composition suivante :
1) au sommet, une mince couche (environ 5 mm.) de poussières très fines.
2) au-dessus, une épaisse couche de charbon non mélangé de calcaire, et où toutes les dimensions de grains de charbon sont représentées; cette oouohe est épaisse de 10 cm. environ.
3) vers le fond;une couche de 2 à 3 om, d'un mélange de charbon impur et de grains blancs de calcaire, qui ont donc "sombré" à travers tout le lit de charbon qui repose maintenant au-dessus.
4) tout au fond, une couche de charbon de 2 à 3 cm. qui ne semble pas avoir été affectée par le mouvement général,
On ne peut expliquer le déplacement des particules par un courant d'air, puisqu'il n'y a pas d'entrée d'air
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extérieur dans l'appareil. Comme on le verra plus loin, on doit donc attribuer le déplacement des particules et leur classement par densité, à la propagation de la dépression causée par le piston, et à l'expansion de l'air contenu dans le lit.
La maohine industrielle qu'on décrira plus loin ne diffère du tube d'essai précédent que par ce que le fond plein de celui-ci y est remplacé par une grille à barreaux qui permet à la pression atmosphérique de se faire sentir sur la base du lit de charbon et évite ainsi la formation de la zone morte qui été signalée en 4). Le dispositif est tel qucette grille présente une grande résistanoe au passage de l'air, ce qui empêche que l'appareil ne soit transformé en maohine à vitesse limite de chute,
Cette machine est composée d'une caisse étanche, à l'intérieur de .laquelle oscille une aile battante au- dessus du lit de matériaux menus à classer, lit qui est soutenu par la grille à barreaux écartés de 1 mm. Le lit est en moyenne d'une épaisseur de 20 cm.
On orée ainsi au-dessus du lit une dépression variant avec la vitesse et l'amplitude de l'oscillation de l'aile; en dessous de la grille régnera la pression atmosphérique; au-dessus , une pression alternativement plus faible ou légèrement plus grande, suivant la position de l'aile dans sa course.
On voit que la distribution de la pression. par ce procédé, sera très régulière tout le long de la machine, la puisque l'aile qui/orée a la même longueur que la machine.
On prendra maintenant l'exemple d'un lit de charbon menu naturel, composé de particules variant par exemple de zéro à 10 mm. Entre les particules existent des canaux plus ou moins ouverts à la circulation de l'air; si la proportion
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des particules très fines est grande, la circulation de l'air à travers le lit sera très difficile, et si les pressions mises en jeu sur les deux faoes du lit sont suf- fisamment petites (de l'ordre de 20cm. d'eau), la circulation sera pratiquement réduite à rien.
Pendant le mouvement vers le haut de l'aile battante, il se crée une dépression qui dépend du volume àtair contenu dans l'appareil, au-dessus du lit, et de l'amplitude de l'oscillation. Cette dépression ne s'étend pas immédiatement à l'ensemble de l'air oontenu dans les interstices du lit, puisque la circulation de l'air sous une faible dépression - est faible également. L'air des interstices se détendra donc, mais seulement de proche en proche, et l'on verra le lit gonfler et se mettre en suspen- sion sous l'effet de cette détente.
Les forces mises-en jeu sont les suivantes:
Au bout du temps t à partir du moment où l'aile a commencé son mouvement Vers le haut, l'effet de la dépression se sera propagé sur une épaisseur dE du lit (fig.1), limitée au niveau du point A où règne encore la pression atmosphérique.
Entre A et B on aura une pression régulièrement décroissante, à cause de la perte de charge due à la rapidité de la circu- lation de l'air (environ 200 pulsations par minute en moyenne) à travers des canaux très étroits.
On considérera une particule cubique de charbon, m, n, p, q, située dans la partie déjà détendue du lit, entre A et B, La différence de pression entre ses deux faces horizontales sera:
P. mp/AB
La force qui en résulte et tend à soulever la particule est:
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p..!1! a mp2 AB, ou: P. (mp}1 n-
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La force de la gravité exercée sur la particule agira en sens inverse: (mp)3, 1,3 (densité du charbon)
La particule sera aspirée vers le haut si:
P (mp)3 est supérieure à (mp) , 1,3 soit : si P est supérieure à: 1,3 , AB
Cette condition ne dépend en rien de la dimension de la particule et montre que son mouvement ne dépend que de la dépression créée.
Si d'autre part le même raisonnement est tenu pour une particule de roc, on trouvera que la condition, pour qu'elle ne puisse pas être soulevée, est:
P < 2,5 . AB
Si donc la dépression P est comprise entre ces deux va- leurs, les particules de charbon et de roc seront séparées sans que la dimension joue le moindre rôle.
On ne oonnaft pas "à priori" l'épaisseur AB de la couche détendue après un temps t mais, pour chaque composition du lit, elle est déterminée par la dépression exercée. En variant la vitesse et l'amplitude du mouvement de l'aile battante, on arrivera, pour chaque composition du lit, à une infinité de réglages pour lesquels on aura: 1,3 < P/AB < 2,5
AB
En même temps que la différence des densités, sous l'influence de la dépression, tendra à faire prendre des niveaux différents aux particules, l'air contenu entre elles se détend et les écarte les unes des autres;
grise à ce desserrement, les particules de roc pourront librement passer entre les particules de charbon aspirées vers le haut, et trouver le niveau qui convient à leur densité, Le même effet se produit successivement sur toutes les couches du lit, si bien qu'à la fin d'une oscillation vers le haut, les partiou- les de charbon se seront déplacées vers le haut d'une
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certaine distance, tandis que les partioules de roc auront progressé Vers le bas d'une distance équivalente.
Lorsque tout le mit aura été ainsi desserré au cours d'une oscillation, et que la dépression aura atteint la grille inférieure, on voit, par les fenêtres vitrées dont l'appareil est munie le lit de charbon continuer son mouvement vers le haut, se séparant de la couche de refus par un vide de 3 à 4 cm; la couche de refus reste immobile sur la grille.
La machine est construite de façon qu'une particule de roc, même placée au sommet du lit à l'entrée, ait amplement le temps datteindre sa place dans le refus, avant d'avoir atteint l'extrémité de sortie de la machine.
On voit que la circulation de l'air à travers le lit est réduite au minimum nécessité par la transmission de la dépression; le lit doit être "résistant", c'est-à-dire contenir suffisamment d'éléments très fins. Un lit de charbon "classé" ne serait pas traitable par ce procédé, dar le courant d'air orée serait suffisant pour causer une différen- ciation par dimensions.
Dans le cas d'un lit "résistant", ce qui est le cas des minerais menus naturels, le courant d'air créé par la dépression à travers le lit est tellement léger qu'il n'entraî- ne vers le haut du lit que les particules de poussières extrê- mement fines qui ont pour vitesse limite la vitesse de ce faible courant. Ceci n'influence pas les résultats globaux, la quantité de poussières affectée ne dépassant pas quelques centièmes du poids total.
Pendant le retour vers le bas de l'aile battante, on assiste aux phénomènes inverses : lé lit dans son ensemble est rabattu vers le bas ; ses couches inférieures viennent au contact de la grille, et à partir de ce moment, chaque couche vient se serrer sur la couche inférieure. L'air
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contenu retrouve se pression première (la pression atmosphéri- que) et les particules, leur immobilité. Le lit est redevenu oompact, et l'excédent d'air aspiré par la machine à travers le lit, pendant la oourse de l'aile vers le haut, cause une tendance à une légère surpression au-dessus du lit, qui est annulée par l'ouverture automatique d'une soupape, comme on le verra plus loin.
Le cycle est alors prêt à se renouveler pendant l'oscil- lation suivante.
.-On voit lu différence très nette qui sépare ce procédé des procédés plus anciens:
1) MeLlleure classification: le lit de matériaux à classer est attaqué par le haut et desserré par aspiration, ce qui assure une mise en suspension progressive et régulière, et un desserrement parfait du lit, essentiel pour que toutes les particules acquièrent la liberté de mouvement voulue.
2) Humidité du lit: les résultats se manifestent surtout meilleurs dans le cas de matériau?: humides, qui ont tendance à "faire prise" sous l'action d'une pression appliquée en-dessous, alors que cette tendance est annulée par l'aspiration vers le haut.
3) Suppression des poussières: comme le dispositif ne comporte pas de ventilateur, mais seulement une aile battante placée au sommet de la machine, on peut, comme le montrent les dessins ci-joints, aoooler deux appareils symétriques, et faire circuler l'air entre eux en circuit fermé, On évite donc toute perte de poussière, tout en obtenant une machine plus compacte.
Les figures 3 et 4 représentent, à titre d'exemple, une machine destinée au traitement du charbon 0-10 mm, Le dispositif est identique pour des matériaux de densités ou de dimensions différentes; seules les dimensions des diffé- rentes parties de la machine changent.
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Comme il a été expliqué plus haut, cette machine est composée de deux appareils symétriques entre lesquels l'air circule en circuit fermé, pour éviter le dégagement des poussières.
L'emploi d'extracteurs à palettes à huit branches permet rassurer une étanchéité absolue. lune des difficultés de la séparation des matériaux très fins consiste dans la très grande fluidité prise par le lit une fois mis en suspension. Si l'on cherche à extraire par simple gravité la oouohe de refus formée sur la grille, on extrait en même temps les.fractions voisines des couches supérieures ("middlings" et charbon pur) qui s'écoulent par l'orifice d'extraction oomme le feraient des couches de liquides non miscibles mais superposées.
Pour éviter cet inoonvénient, on a utilisé la poussée horizontale causée sur le lit de refus par les palettes d'un convoyeur qui se déplacent sur la grille. Au point d'extraction, il ne reste que du refus entre deux palettes successives, et couverture de l'orifioe étant de même hauteur, il n'y a aucun risque d'entraîner du charbon ou des "middlings" dans le canal d'évacuation du refus,
Les palettes se déplacent sur le grille à barreaux qui sou- tient le lit, dans le sens de la flèche marquée sur la figure 4.
Autrement dit, on extrait le refus immédiatement au-dessous du point d'alimentation en charbon brut. Ce dispositif donne les meilleurs résultats, bien qu'il paraisse paradoxal, C'est qu'en effet les éléments les plus denses se déposent au plus près du point d'entrée du charbon brut ; il serait donc illogique de les entraîner dans le même sens que le charbon qui s'en dé- pouille progressivement.
Au contraire, en extrayant le refus à l'arrière de la machine, les matériaux entraînés par le convo- yeur s'enrichissent de plus en plus en éléments lourds au fur
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et à mesure qu'ils se rapprochent du point d'extraction; ces éléments lourds déplacent d'entre les raclettes les éléments plus légers qui n'ont pas place dans le refus, et oelui-ci est extrait précisément là où il est le plus riche en cendres,
Extraction des middlings.
Pour les charbons dont la courbe de lavabilité n'a que des courbures faibles, c'est-à-dire qui contiennent des produits de teneurs intermédiaires (ou "middlings") qui peuvent avoir une valeur commerciale, mais qui sont indésirables dans les produits de haute qualité, il est nécessaire de prévoir un procédé d'extrac- tion de ces middlings.
Pour les raisons exposées dans le paragraphe précédent, l'intervalle entre les différentes raclettes contient des produits à basse teneur en cendres au-dessus du point d'extraction du char- bon propre, et du refus à haute teneur au-dessous du point d'en- trée du charbon brut, et au centre de la machine, des "middlings" à teneur intermédiaire. La figure 4 montre donc en 10 au centre de la maohine un extracteur de middlings qui utilise une rainure transversale pratiquée dans la grillon un couloir vertical, et le mouvement de la chaîne inférieure du convoyeur. Ce procédé ne cause donc pas de "trou d'air" dans le centre du lit de oharbon.
Utilisation de rainures fixes.
La pratique a démontré qu'on améliore les résultats en inter- calant des rainures transversales (représentées en 11 sur les dessins), et dont la hauteur et la forme sont déterminées par la nature du charbon à classer. Ces rainures, ou "riffles", découpent le long du lit une série de petits bacs élémentaires où la séparation s'effectue; les matériaux les plus denses sont retenus entre les riffles et leur progression le long de la machine arrêtée ; les éléments de densité intermédiaire se voient re- tardés, et seul le charbon le plus léger progresse librement dans la zone supérieure qui est libre de toute entrave.
Les riffles servent ainsi d'alimentateurs en refus et en middlings au convoye à raclettes et arrêtent tous les 4941%ente de densité
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supérieure à celle du charbon propre pour la séparation duquel la dépression de la machine est réglée.
L'influence retardatrice des riffles peut être augmentée en les inclinant vers carrière, ou en augmentant leur hauteur en divers points du lit; L'appareillage électrique de la machine n'est pas re- présenté sur les dessins joints où:
1 représente l'alimentateur de charbon brut, qui est parfaitement étanche, grâce à ses huit palettes;
2 est l'aile battante qui orée ltaspiration au-dessus du lit.
Elle est creuse. et de ce fait a une largeur suffisan- te pour qu'on puisse la munir d'un triple joint; ce joint multiple permet de compenser le jeu très grand de lmm. laisse entre l'aile et la paroi de la machine avec l'intention d'éliminer l'usure que les poussières causeraient sur un joint à jeu trop -serré,
3 est le levier extérieur, actionnant l'aile 2, claveté sur son arbre 4 et muni d'un dispositif de réglage qui permet de déplacer le point d'attache de la bielle 5 transmettant au levier le mouvement d'un excentrique, grâce à quoi on peut va- rier à volonté l'amplitude du mouvement de l'aile.
7 est le convoyeur à palettes qui pousse le refus formé sur toute la surface de la grille 8 vers l'orifice dextraction situé à l'arrière de la machine. L'étanchéité à l'air à cet orifice et à l'orifice d'entrée de la chaîne du convoyeur à l'autre extrémité de la maohine, est assurée par la présence de nombreuses palettes qui ferment l'espaoe compris entre les tam- bours cylindriques autour desquels passent les chaînes du eonvo- yeur, et les ooquilles extérieures demi-cylindriques qui les enferment.
Des plaques pleines 9 ferment l'espace entre la grille à barreaux 8 et les tambours du convoyeur 13,
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8 est une grille à barreaux minces espaces de 1 mm. entre eux, Ces barreaux sont à seotion triangulaire, la pointe .du triangle dirigée vers le bas, de manière qu'aucune particule ne puisse se ooinoer. dans les intervalles,
10 est le dispositif d'extraction des middlings décrit plus haut.
11 désigne les "riffles" décrites plus haut,
12 est la soupape de décharge de l'excès d'air au moment de la phase de compression. Cette soupape est commandée, à l'ouverture, par un arbre et une bielle 17 solidaires de la soupape ; la bielle est maintenue par un ressort puissant au con- tact d'une came oalée sur l'arbre 6 qui fait un tour complet par oscillation double de l'aile battante 2. Il y a naturel- lement un arbre, une bie lle et une came séparés pour la soupape de chaque compartiment.
Le ressort résiste à tout mouvement d'ouverture de la sou- pape et la ramène à sa position de fermeture.
13 désigne les deux tambours cylindriques en tale, porteurs à chacune de leurs extrémités, d'une roue dentée sur laquelle s'enroulent des deux chaînes du convoyeur, et grâce auxquels ces deux chaînes reçoivent leur mouvement, En même temps, ces deux tambours, comme il a été expliqué plus haut, assurent, en colla- boration avec les coquilles extérieures qui les emboîtent, l'é- tanohéité des deux orifioes d'entrée et de sortie des chaînes dans les chambres de la machine,
14 est l'extracteur à palettes, étanche à l'air, du charbon propre.
15 est l'extracteur à vis placé à la base de la machine, et réunissant le refus provenant des deux compartiments, et la poussière fine à haute teneur En cendres qui filtre à travers la grille 8.
16 est la chambre de passage de l'excès d'air qui
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s'échappe par les'soupapes de décharge 12 et peut ainsi circuler d'un compartiment à l'autre.
17 désigne les deux bielles qui transmettent le mouvement des oames aux arbres qui commandent les soupapes de décharge 12.
18 et 19 sont deux fenêtres vitrées qui permettent de contrôler l'état du 'lit, la machine étant en marche.
La qualité du charbon varie continuellement pendant le cours d'un poste, et il est par conséquent nécessaire de pouvoir faire varier la quantité du refus extrait à chaque instant.
A cet effet, l'extracteur de refus (convoyeur 7) est muni d'un double dispositif: la
1.- Commande de la vitesse à main: L'extracteur de refus est commandé par un moteur à vitesse variable du type "Varidrive". En tournant un volant placé sur ce moteur, on peut faire varier la vitesse dans des limites très étendues,
2.- Contrôle automatique par arrêt et démarrage: Le ré- glage à -la main n'a besoin d'être fait que rarement, et généra- lement ne servira qu'à améliorer l'effet du contrôle automatique.
Celui-ci (voir-figure 5) utilise un flotteur 21 équilibré, de densité voulue (on la modifie par addition ou soustraction de grains de'plomb à l'intérieur du flotteur), se déplaçant vers le haut ou vers le bas suivant les variations 'd'épaisseur du bain de refus dans lequel il est partiellement plongé.
Une tringlerie à parallélogramme articulé transmet son mouvement, sous forme de rotation,à un'arbre 22 (fig.5) qui traverse la paroi de la machine. A l'extérieur, un autre arbre'24 prolonge exactement l'arbre 22; :et lui est relié par une lame épaisse de caoutchouc 23; il porte à son extré- mité un miroir sphérique 27 qui réfléchit un faisceau de lumière parallèle émanant de la source 30.
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On supposera l'extracteur arrêté à un moment déterminé; le lit de refus va augmenter d'épaisseur sous le flotteur, et les arbres 22 et 24 tourneront d'une certaine quantité, au bout d'un certain temps. Le faisceau de lumière tournera de façon correspondante et, lorsque le lit de refus aura atteint l'épaisseur maxima permise, la lumière viendra impressionner une cellule photoélectrique, de modèle courant 26, qui dé- clenchera un relais 29, lequel à son tour commandera l'inter- rupteur du moteur. Celui-ci est donc mis en route par l'action directe de la lumière.
On voit que, par ce procédé, on élimine l'influence nuisible des frottements et de l'inertie qui serait le ré- sultat d'une commande entièrement mécanique.
Cependant, l'appareil ne peut pas être en pratique aussi simple que l'indique la description ci-dessus. En effet, le flot- teur 21 n'est pas seulement sensible au mouvement lent et de grande amplitude qui correspond à l'épaisseur du lit de refus. Il est aussi soumis à un mouvement alternatif rapide et de courte amplitude, du fait des pulsations de la machine (200 pulsations à la minute en. moyenne). Au moment où le refus a atteint l'épaisseur voulue, le faisceau lumineux toucherait donc la cellule, pendant la pulsation vers le haut, mais s'en écarterait immédiatement pendant la pulsation vers le bas. La cellule serait impressionnée pendant trop peu de temps et n'agirait pas.
Il faut donc fixer la lumière au moment où elle atteint la cellule, pour que celle-ci reste impressionnée pendant tout le temps où. l'on veut que l'extracteur de refus soit maintenu en marohe, A cet effet, un doigt 25 est fixé sur l'arbre 24 et rencontre, au moment voulu, une butée d'arrêt munie d'un cliquet 31 qui immobilise le doigt 25 et par consé- quent l'arbre 24.
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Grâce à la liaison par lamé de caoutchouc 23 entre les arbres 22 et 24, à partir de ce moment, le flotteur 21 et 1 Marbre 22 peuvent continuer à osciller librement, tandis que l'arbre 24 et le faisoeau lumineux restent fixes. L'extrac- tour fonctionnera donc sans interruption, jusqu'au moment où le lit de refus sera réduit à une épaisseur déterminée à l'avance.
A ce moment, le cliquet immobilisant le doigt 25 sera repoussé par une came liée au déplacement angulaire de l'arbre 22 (came non représentée sur le dessin pour plus de simplioité); Le cliquet s'effacera et libérera l'arbre 24 qui. sous l'influence de la liaison élastique 23, reprendra vivement la même position angulaire que l'arbre 22,.La cellule photoélectrique cessera donc d'être impressionnée et l'in- terrupteur commandé par le relais coupera le courant, L'extrac- tour de refus sera ainsi arrêté jusqu'à ce que le refus ait retrouvé l'épaisseur qui déclenchera à nouveau l'action photo- électrique.
La partie photoélectrique de l'appareil est naturelle- ment enfermée dans un boîtier métallique étanohe à la lumière, désigné en 28.
Bien que la machine soit décrite dans son adaptation au lavage pneumatique du charbon, on conçoit que le procédé s'appli- que tout aussi bien à la séparation par gravité (sans inter- vention gênante de la dimension des particules) de n'importe quels matériaux, pourvu qu'ils aient le degré de finesse requis.
Les autres prooédés pneumatiques voient justement leur efficacité diminuer lorsqu'on atteint le même degré de finesse,
Le procédé décrit permettra dono de compléter les procédés employés jusqu'à maintenant ; mais il peut, à lui seul, assurer le traitement des matériaux de toutes densités,, et de dimensions oomprises entre 0 et 25 mm, sans criblage préalable en plusieurs dimensions comme l'exigent les autres procédés, qui laissent dtailleurs la dimension la plus fine à l'état brut,