BE421433A - - Google Patents

Info

Publication number
BE421433A
BE421433A BE421433DA BE421433A BE 421433 A BE421433 A BE 421433A BE 421433D A BE421433D A BE 421433DA BE 421433 A BE421433 A BE 421433A
Authority
BE
Belgium
Prior art keywords
bed
chambers
air
wing
machine
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Publication of BE421433A publication Critical patent/BE421433A/fr

Links

Classifications

    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B03SEPARATION OF SOLID MATERIALS USING LIQUIDS OR USING PNEUMATIC TABLES OR JIGS; MAGNETIC OR ELECTROSTATIC SEPARATION OF SOLID MATERIALS FROM SOLID MATERIALS OR FLUIDS; SEPARATION BY HIGH-VOLTAGE ELECTRIC FIELDS
    • B03BSEPARATING SOLID MATERIALS USING LIQUIDS OR USING PNEUMATIC TABLES OR JIGS
    • B03B4/00Separating by pneumatic tables or by pneumatic jigs
    • B03B4/04Separating by pneumatic tables or by pneumatic jigs using rotary tables or tables formed by travelling belts

Landscapes

  • Combined Means For Separation Of Solids (AREA)

Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
 



  "Procédé et dispositifpour le classement par densité des matières pulvérulentes". 



   Le but de l'invention est de classer par densité les minerais pulvérulents, y compris le charbon, en en permettant une séparation plus nette tout en tolérant une plus grande proportion d'humidité que les autres procédés pneumatiques. 



  En même temps. l'appareil utilisé empêche la production de poussières malsaines, et coûteuses   à   récupérer. 



   Les prooédés actuellement employés pour la sépara- tion des minerais menus présentent respectivement les incon- vénients suivantes   A.-   Procédés hydrauliques : Quand il s'agit de charbons menus par exemple, le produit lavé contient une très grande proportion d'humidité.

   Dans le cas des charbons de 0 à 5 mm. cette proportion atteint 25 %, et si lton veut rendre une valeur commerciale à ces produits, il faut évaporer cette eau, 

 <Desc/Clms Page number 2> 

 ce qui est pratiquement impossible dans des conditions éco- nomiques normales, d'où remplacement des impuretés solides par une humidité encore plus gênante (gel en hiver,   etc...)   
B.- Procédés pneumatiques: ces procédés sont actuellement de deux sortes: 
1.- Procédés à vitesse limite de chute dans l'air; ce sont par exemple les tables à rayures américaines, et de nom- breux types de tables européennes à couloirs. On utilise la vitesse limite de chute des particules solides dans   l'air.   



  Cette vitesse a été déterminée expérimentalement pour des sphères. 



   L'air est soufflé en dessous du lit de minerai, soit sous forme de courant continu, soit de oourant interrompu à inter-   valles   réguliers, mais toujours dirigé vers le haut; la vitesse du courant doit être égale à la vitesse limite de chute pour le matériau le plus léger à séparer, qui est ainsi mis en sus- pension, cependant   quees   matériaux plus lourds restent sur le crible qui supporte le lit. Malheureusement, pour des par- tioules de densités différentes D et D', mais de diamètres d et d' tels que: 
 EMI2.1 
 d = D' ?' ir la vitesse limite sera la même et, par suite, ces particules seront mises en suspension par la même vitesse de   courant   d'air. On appelle ces particules "équivalentes". 



   Les procédés à vitesse limite ne permettent donc pas la séparation nette des produits par densité; un produit d'une densité déterminée y sera toujours accompagné des particules ''équivalentes'* des matériaux de densités différentes qui   figu-   rent dans le lit à classer, à moins que la   condition     dtéqui-   valence n'ait été préalablement détruite par une classification par dimensions   (oriblage),   Par exemple pour le charbon, le criblage devra être tel que les plus grosses   parti eûtes   ne   @   

 <Desc/Clms Page number 3> 

 soient pas plus de deux fois plus grosses que les particules les plus petites.   Un   tel criblage est naturellement impossible quand on arrive aux matériaux très fins;

   on arrivera foroément   à   la dimension minima qui ne pourra plus être séparée prati- quement et pourtant comprendra une infinité de dimensions dif- férentes sur lesquelles la condition d'équivalence jouera. 



   Ces procédés ne donnent donc pas satisfaction dans le cas de minerais très divisés. 



   Un autre inconvénient consiste dans le fait qu'il faut un volume   d'air   considérable pour fournir la vitesse   "limité"     (17   mètres à la seconde pour des charbons de   1, 5     à     3 mm .,   Cet air emportera des quantités considérables des poussières les plus fines, qui se répandent dans la laverie et   oonsti-   tuent une perte nette, en même temps qu'une cause d'insalu- brité, à moins qu'on ne oonsente   à   des dépenses très considé- rables pour les recueillir. 



   2.- Procédés dits statiques : Leur principe est le suivant: créer au-dessous du lit une surpression égale ou légèrement supérieure au poids du lit par unité de surface horizontale. Le lit est alors soulevé, et l'on prétend que les produits s'y classent par densité, 
On peut cependant démontrer qu'en pratique ce procédé est défaillant, attendu qu'il est fondamentalement basé sur la densité moyenne d'un élément du lit à traiter, et que les considérations théoriques qui s'appliquent à un élément du lit pris dans son ensemble ne s'appliquent pas aux particules de cet élément, prises individuellement. 



   En fait, la mise en équilibre statique du lit ne signifie pas séparation par gravité. 



   En pratique, ces procédés opérant sur le lit par en-dessous, et par pulsations rapides, l'inertie du lit agit pour s'opposer au déplacement relatif des particules;pendant 

 <Desc/Clms Page number 4> 

 la pulsation vers le haut, le lit reste donc compact et aucune   classification   efficace ne peut se faire. On est obligé, pour   obténir   des résultats, de forcer la pression, pour obtenir la condition d'équilibre des particules isolées, mais comme le soufflage se fait par dessous, ce qui rend difficile en pratique la bonne distribution de l'air, il se produit des trous d'air dans le lit, et l'on retombe dans les inconvénients des procédés à vitesse limite. 



   On décrira maintenant le procédé et le dispositif qui font l'objet de l'invention, à l'appui des dessins annexés data lesquels: 
La figure 1 est un schéma permettant d'exposer le prinoipe sur lequel repose l'invention. 



   La figure 2 montre un dispositif simplifié propre à la démonstration de l'invention. 



   La figure 3 est une vue en coupe verticale transver- sale d'une machine permettant la mise en pratique de l'invention. 



   La figure 4 est une vue de profil de la même machine. 



   La figure 5 représente le dispositif de réglage photo-électrique appartenant à ladite machine 
Le procédé qui fait l'objet de l'invention peut être exposé à l'appui d'une expérience très simple et qui. à la connaissance du déposant, n'a pas encore été décrite. 



   Soit, dans la figure 2, un tube. en verre A de 5 cm. de diamètre, haut de 50 om, et fermé à son extré- mité   inférieure   qui est constituée par un pied qu'on immobilise solidement par le dispositif B, 

 <Desc/Clms Page number 5> 

 
On place au fond de ce tube du charbon menu   de @ à   5 mm, sur une épaisseur de 15 cm. par exemple, désignée en C, et au-dessus une bouche de 2 cm. de calcaire blanc, pulvérisé aux mêmes dimensions   approximatives, montrée   en D. 



   On introduit ensuite dans le tube un piston E constitué par   deux   cuirs incurvés en sens   inverse   de manière à assurer au piston une bonne étanchéité dans les deux sens de sa course. 



   Si on enfonce ce piston jusqu'au contact avec la couche de Matériaux menus. pour le tirer ensuite vivement vers le haut, on voit le lit de charbon se soulever. et suivre le piston pendant une partie de sa course, puis retomber au fond du tube; Après une dizaine de coups de piston, on constate que le lit a pris la composition suivante : 
1) au sommet, une mince couche (environ 5 mm.) de poussières très fines. 



   2) au-dessus, une épaisse couche de charbon non mélangé de calcaire, et où toutes les dimensions de grains de charbon sont représentées; cette oouohe est épaisse de 10 cm.   environ.   



   3) vers le fond;une couche de 2 à 3 om, d'un mélange de charbon impur et de grains blancs de calcaire, qui ont donc "sombré" à travers tout le lit de charbon qui repose maintenant au-dessus. 



   4) tout au fond, une couche de charbon de 2 à 3 cm. qui ne semble pas avoir été affectée par le mouvement général, 
On ne peut expliquer le déplacement des particules par un courant d'air, puisqu'il n'y a pas d'entrée d'air 

 <Desc/Clms Page number 6> 

 extérieur dans   l'appareil.   Comme on le verra plus loin, on doit donc attribuer le déplacement des particules et leur classement par densité, à la propagation de la dépression causée par le piston, et à l'expansion de l'air contenu dans le lit. 



   La maohine industrielle qu'on décrira plus loin ne diffère du tube d'essai précédent que par ce que le fond plein de celui-ci y est remplacé par une grille à barreaux qui permet à la pression atmosphérique de se faire sentir sur la base du lit de charbon et évite ainsi la formation de la zone morte qui été signalée en 4). Le dispositif est tel   qucette   grille présente une grande résistanoe au passage de l'air, ce qui empêche que l'appareil ne soit transformé en maohine à vitesse limite de chute, 
Cette machine est composée d'une caisse étanche, à l'intérieur de .laquelle oscille une aile battante au- dessus du lit de matériaux menus à classer, lit qui est soutenu par la grille à barreaux écartés de 1 mm. Le lit est en moyenne d'une épaisseur de 20 cm. 



   On orée ainsi au-dessus du lit une dépression variant avec la vitesse et l'amplitude de l'oscillation de l'aile; en dessous de la grille régnera la pression atmosphérique; au-dessus , une pression alternativement plus faible ou légèrement plus grande, suivant la position de l'aile dans sa course. 



   On voit que la distribution de la pression. par ce procédé, sera très régulière tout le long de la machine, la puisque l'aile   qui/orée   a la même longueur que la machine. 



   On prendra maintenant l'exemple d'un lit de charbon menu naturel, composé de particules variant par exemple de zéro à 10   mm.   Entre les particules existent des canaux plus ou moins ouverts à la circulation de l'air; si la proportion 

 <Desc/Clms Page number 7> 

 des particules très fines est grande, la circulation de l'air   à   travers le lit sera très difficile, et si les pressions mises en jeu sur les deux   faoes   du lit sont suf- fisamment petites (de l'ordre   de     20cm.   d'eau), la circulation sera pratiquement réduite   à   rien.

   Pendant le mouvement vers le haut de l'aile battante, il se crée une dépression qui dépend du volume   àtair   contenu dans l'appareil, au-dessus du lit, et de l'amplitude de   l'oscillation.   Cette dépression ne   s'étend   pas immédiatement   à   l'ensemble de l'air oontenu dans les interstices du lit, puisque la circulation de l'air sous une faible dépression - est faible également. L'air des interstices se détendra donc, mais seulement de proche en proche, et l'on verra le lit gonfler et se mettre en suspen- sion sous l'effet de cette détente. 



   Les forces mises-en jeu sont les suivantes: 
Au bout du temps t à partir du moment où l'aile a commencé son mouvement Vers le haut, l'effet de la dépression se sera propagé sur une épaisseur dE du lit (fig.1), limitée au niveau du point A où règne encore la pression atmosphérique. 



  Entre A et B on aura une pression régulièrement décroissante,   à   cause de   la   perte de charge due à la rapidité de la circu- lation de   l'air   (environ 200 pulsations par minute   en   moyenne) à travers des canaux très étroits. 



   On considérera une particule cubique de charbon, m, n, p, q, située dans la partie déjà détendue du lit, entre A et B, La différence de pression entre ses deux faces horizontales sera: 
P. mp/AB 
La force qui en   résulte   et tend à soulever la particule est: 
 EMI7.1 
 p..!1! a mp2 AB, ou: P. (mp}1 n- 

 <Desc/Clms Page number 8> 

 
La force de la gravité exercée sur la particule agira en sens inverse:   (mp)3,   1,3 (densité du charbon) 
La particule sera aspirée vers le haut si: 
P (mp)3 est supérieure à   (mp) ,   1,3 soit : si P est supérieure   à:   1,3 , AB 
Cette condition ne dépend en rien de la dimension de la particule et montre que son mouvement ne dépend que de la dépression créée. 



   Si d'autre part le même raisonnement est tenu pour une particule de roc, on trouvera que la condition, pour qu'elle ne puisse pas être soulevée, est: 
P < 2,5 . AB 
Si donc la dépression P est comprise entre ces deux va- leurs, les particules de charbon et de roc seront séparées sans que la dimension joue le moindre rôle. 



   On ne oonnaft pas   "à   priori" l'épaisseur AB de la couche détendue après un temps t mais, pour chaque composition du lit, elle est déterminée par la dépression exercée. En variant la vitesse et l'amplitude du mouvement de l'aile battante, on arrivera, pour chaque composition du   lit, à   une infinité de réglages pour lesquels on aura:   1,3   < P/AB < 2,5 
AB 
En même temps que la différence des densités, sous l'influence de la dépression, tendra à faire prendre des niveaux différents aux particules, l'air contenu entre elles se détend et les écarte les unes des autres;

     grise   à ce desserrement, les particules de roc pourront librement passer entre les particules de charbon aspirées vers le haut, et trouver le niveau qui convient   à   leur densité, Le même effet se produit   successivement   sur toutes les couches du lit, si bien qu'à la fin d'une   oscillation   vers le haut, les partiou- les de charbon se seront déplacées vers le haut d'une 

 <Desc/Clms Page number 9> 

 certaine distance, tandis que les partioules de roc auront progressé Vers le bas d'une distance équivalente. 



   Lorsque tout le mit aura été ainsi desserré au cours d'une oscillation, et que la dépression aura atteint la grille inférieure, on voit, par les fenêtres vitrées dont l'appareil est munie le lit de charbon continuer son mouvement vers le haut, se séparant de la couche de refus par un vide de 3 à 4 cm; la couche de refus reste immobile sur la grille. 



   La machine est construite de façon qu'une particule de roc, même placée au sommet du lit à l'entrée, ait amplement le temps   datteindre   sa place dans le refus, avant d'avoir atteint l'extrémité de sortie de la machine. 



   On voit que la circulation de l'air à travers le lit est réduite au minimum nécessité par la transmission de la dépression; le lit doit être   "résistant",   c'est-à-dire   contenir     suffisamment   d'éléments très fins. Un lit de charbon "classé" ne serait pas traitable par ce procédé, dar le courant d'air orée serait suffisant pour causer une différen- ciation par dimensions. 



   Dans le cas d'un lit "résistant", ce qui est le cas des minerais menus naturels, le courant d'air créé par la dépression à travers le lit est tellement léger qu'il n'entraî- ne vers le haut du lit que les particules de poussières   extrê-   mement fines qui ont pour vitesse limite la vitesse de ce faible courant. Ceci n'influence pas les résultats globaux, la quantité de poussières affectée ne dépassant pas quelques centièmes du poids total. 



   Pendant le retour vers le bas de l'aile battante, on assiste aux phénomènes inverses : lé lit dans son ensemble est rabattu vers le bas ; ses couches inférieures viennent au contact de la grille, et à partir de ce moment, chaque couche vient se serrer sur la couche inférieure. L'air 

 <Desc/Clms Page number 10> 

 contenu retrouve se pression première (la pression atmosphéri- que) et les particules, leur immobilité. Le lit est redevenu oompact, et   l'excédent   d'air aspiré par la machine   à   travers le lit, pendant la oourse de l'aile vers le haut, cause une tendance à une légère surpression au-dessus du lit, qui est annulée par l'ouverture automatique d'une soupape, comme on le verra plus loin. 



   Le cycle est alors prêt à se renouveler pendant l'oscil- lation suivante. 



   .-On voit lu différence très nette qui sépare ce procédé des procédés plus anciens: 
1)   MeLlleure   classification: le lit de matériaux à classer est   attaqué   par le haut et desserré par aspiration, ce qui assure une mise en suspension progressive et régulière, et un desserrement parfait du lit, essentiel pour que toutes les particules acquièrent la liberté de mouvement voulue. 



   2) Humidité du lit: les résultats se   manifestent   surtout meilleurs dans le   cas   de   matériau?:   humides, qui ont tendance à "faire prise" sous   l'action   d'une pression appliquée en-dessous, alors que cette tendance est annulée par l'aspiration vers le haut. 



   3)   Suppression   des poussières: comme le dispositif ne comporte pas de ventilateur, mais seulement une aile battante   placée   au   sommet   de la machine, on peut, comme le montrent les dessins   ci-joints,   aoooler deux appareils symétriques, et faire circuler l'air entre eux en circuit fermé, On évite donc toute perte de poussière, tout en obtenant une machine plus compacte. 



   Les figures 3 et 4 représentent, à titre d'exemple, une machine destinée au traitement du charbon 0-10 mm, Le dispositif est identique pour des matériaux de densités ou de dimensions différentes; seules les dimensions des diffé- rentes   parties   de la machine changent. 

 <Desc/Clms Page number 11> 

 



   Comme il a été expliqué plus haut, cette machine est composée de deux appareils symétriques entre lesquels l'air circule en circuit fermé, pour éviter le dégagement des   poussières.   



   L'emploi d'extracteurs à palettes à huit branches permet rassurer une étanchéité absolue.   lune   des difficultés de la séparation des matériaux très fins consiste dans la très grande fluidité prise par le lit une fois mis en suspension. Si l'on cherche à extraire par simple gravité la oouohe de refus formée sur la grille, on extrait en même temps les.fractions voisines des couches supérieures ("middlings" et charbon pur) qui s'écoulent par l'orifice d'extraction oomme le feraient des couches de liquides non miscibles mais superposées. 



   Pour éviter cet inoonvénient, on a utilisé la poussée   horizontale   causée sur le lit de refus par les palettes d'un convoyeur qui se déplacent sur la grille. Au point d'extraction, il ne reste que du refus entre deux palettes successives, et couverture de l'orifioe étant de même hauteur, il n'y a aucun risque d'entraîner du charbon ou des "middlings" dans le canal d'évacuation du refus, 
Les palettes se déplacent sur le grille à barreaux qui sou- tient le lit, dans le sens de la flèche marquée sur la figure 4. 



  Autrement dit, on extrait le refus immédiatement au-dessous du point d'alimentation en charbon brut. Ce dispositif donne les meilleurs résultats, bien qu'il paraisse paradoxal, C'est qu'en effet les éléments les plus denses se déposent au plus près du point d'entrée du charbon brut ; il serait donc illogique de les entraîner dans le même sens que le charbon qui s'en dé- pouille progressivement.

   Au contraire, en extrayant le refus à l'arrière de la machine, les matériaux entraînés par le convo- yeur s'enrichissent de plus en plus en éléments lourds au fur 

 <Desc/Clms Page number 12> 

 et à mesure qu'ils se rapprochent du point d'extraction; ces éléments lourds déplacent d'entre les raclettes les éléments plus légers qui n'ont pas place dans le refus, et oelui-ci est extrait précisément là où il est le plus riche en cendres, 
Extraction des   middlings.   



   Pour les charbons dont la courbe de lavabilité n'a que des courbures faibles, c'est-à-dire qui contiennent des produits de teneurs intermédiaires (ou "middlings") qui peuvent avoir une valeur commerciale, mais qui sont indésirables dans les produits de haute qualité, il est nécessaire de prévoir un procédé d'extrac- tion de ces middlings. 



   Pour les raisons exposées dans le paragraphe précédent, l'intervalle entre les différentes raclettes contient des produits à basse teneur en cendres au-dessus du point d'extraction du char- bon propre, et du refus à haute teneur au-dessous du point d'en- trée du charbon brut, et au centre de la machine, des "middlings" à teneur intermédiaire. La figure 4 montre donc en 10 au centre de la maohine un extracteur de middlings qui utilise une rainure transversale pratiquée dans la   grillon   un couloir vertical, et le mouvement de la chaîne inférieure du convoyeur. Ce procédé ne cause donc pas de "trou d'air" dans le centre du lit de   oharbon.   



   Utilisation de rainures fixes. 



   La pratique a démontré qu'on améliore les résultats en inter- calant des rainures transversales (représentées en 11 sur les dessins), et dont la hauteur et la forme sont déterminées par la nature du charbon à classer. Ces rainures, ou "riffles", découpent le long du lit une série de petits bacs élémentaires où la séparation s'effectue; les matériaux les plus denses sont retenus entre les riffles et leur progression le long de la machine arrêtée ; les éléments de densité intermédiaire se voient re- tardés, et seul le charbon le plus léger progresse librement dans la zone supérieure qui est libre de toute entrave.

   Les riffles servent ainsi d'alimentateurs en refus et en middlings au   convoye   à raclettes et arrêtent tous les   4941%ente   de densité 

 <Desc/Clms Page number 13> 

 supérieure à celle du charbon propre pour la séparation duquel la dépression de la machine est réglée. 



     L'influence   retardatrice des riffles peut être augmentée en les inclinant vers carrière, ou en augmentant leur hauteur en divers points du lit;   L'appareillage   électrique de la machine n'est pas re- présenté sur les dessins joints   où:   
1 représente l'alimentateur de charbon brut, qui est parfaitement étanche, grâce à ses huit palettes; 
2 est l'aile battante qui orée ltaspiration au-dessus du   lit.   



     Elle   est creuse. et de ce fait a une largeur suffisan- te pour qu'on puisse la munir d'un triple joint; ce joint multiple permet de compenser le jeu très grand de lmm.   laisse   entre l'aile et la paroi de la machine avec l'intention d'éliminer l'usure que les poussières causeraient sur un joint   à jeu   trop -serré, 
3 est le levier extérieur, actionnant l'aile 2, claveté sur son arbre 4 et muni d'un dispositif de réglage qui permet de déplacer le point d'attache de la bielle 5 transmettant au levier le mouvement d'un excentrique, grâce à quoi on peut va- rier   à   volonté l'amplitude du mouvement de l'aile. 



     7   est le convoyeur à palettes qui pousse le refus formé sur toute la surface de la grille 8 vers l'orifice   dextraction   situé à l'arrière de   la   machine. L'étanchéité à l'air à cet orifice et à l'orifice d'entrée de la chaîne du convoyeur à l'autre extrémité de la maohine, est assurée par la présence de nombreuses palettes qui ferment l'espaoe compris entre les tam- bours cylindriques autour desquels passent les chaînes du eonvo- yeur, et les ooquilles extérieures demi-cylindriques qui les enferment.

   Des plaques pleines 9 ferment l'espace entre la grille à barreaux 8 et les tambours du convoyeur 13, 

 <Desc/Clms Page number 14> 

 
8 est une grille à barreaux minces espaces de 1 mm. entre eux, Ces barreaux sont à seotion triangulaire, la pointe .du triangle dirigée vers le bas, de manière   qu'aucune   particule ne puisse se ooinoer. dans les intervalles, 
10 est le dispositif d'extraction des middlings décrit plus haut. 



   11 désigne les "riffles" décrites plus haut, 
12 est la soupape de décharge de l'excès d'air au moment de la phase de compression. Cette soupape est commandée, à l'ouverture, par un arbre et une bielle 17 solidaires de la soupape ; la bielle est maintenue par un ressort puissant au con- tact d'une came oalée sur l'arbre 6 qui fait un tour complet par oscillation double de l'aile battante 2. Il y a naturel- lement un arbre, une bie lle et une came séparés pour la soupape de chaque compartiment. 



   Le ressort résiste à tout mouvement d'ouverture de la sou- pape et la ramène à sa position de fermeture. 



   13 désigne les deux tambours cylindriques en tale, porteurs à chacune de leurs extrémités, d'une roue dentée sur laquelle s'enroulent des deux chaînes du convoyeur, et grâce auxquels ces deux chaînes reçoivent leur mouvement, En même temps, ces deux tambours, comme il a été expliqué plus haut, assurent, en colla- boration avec les coquilles extérieures qui les emboîtent, l'é- tanohéité des deux orifioes d'entrée et de sortie des chaînes dans les chambres de la machine, 
14 est l'extracteur à palettes, étanche à l'air, du charbon propre. 



   15 est l'extracteur à vis placé à la base de la machine, et réunissant le refus provenant des deux compartiments, et la poussière fine à haute teneur En cendres qui filtre   à   travers la grille 8. 



   16 est   la   chambre de passage de l'excès d'air qui 

 <Desc/Clms Page number 15> 

 s'échappe par les'soupapes de décharge   12   et peut ainsi circuler d'un compartiment à l'autre. 



   17 désigne les deux bielles qui transmettent le mouvement des oames aux arbres qui commandent les soupapes de décharge 12. 



   18 et 19 sont deux fenêtres vitrées qui permettent de contrôler l'état du 'lit, la machine étant en marche. 



   La qualité du charbon varie continuellement pendant le cours d'un poste, et il est par conséquent nécessaire de pouvoir faire varier la quantité du refus extrait à chaque instant. 



   A cet effet, l'extracteur de refus (convoyeur 7) est muni d'un double dispositif: la 
1.- Commande de la vitesse à main: L'extracteur de refus est commandé par un moteur à vitesse variable du type "Varidrive". En tournant un volant placé sur ce moteur, on peut faire varier la vitesse dans des limites très étendues, 
2.- Contrôle automatique par arrêt et démarrage: Le ré- glage   à   -la main n'a besoin d'être fait que rarement, et généra- lement ne servira qu'à améliorer l'effet du   contrôle   automatique. 



  Celui-ci (voir-figure 5) utilise un flotteur 21 équilibré, de densité voulue (on la modifie par addition ou soustraction de grains de'plomb   à   l'intérieur du flotteur), se déplaçant vers le haut ou vers le bas suivant les variations 'd'épaisseur du bain de refus dans lequel il est partiellement plongé. 



  Une   tringlerie   à parallélogramme articulé transmet son      mouvement, sous forme de rotation,à un'arbre 22 (fig.5) qui traverse la paroi de la machine. A l'extérieur, un autre   arbre'24     prolonge   exactement l'arbre   22;     :et   lui est relié par une lame épaisse de caoutchouc   23;   il porte à son extré- mité un miroir sphérique 27 qui réfléchit un faisceau de lumière parallèle émanant de la source 30. 

 <Desc/Clms Page number 16> 

 



   On supposera l'extracteur arrêté à un moment déterminé; le lit de refus va augmenter d'épaisseur sous le flotteur, et les arbres 22 et   24   tourneront d'une certaine quantité, au bout d'un certain temps. Le faisceau de lumière tournera de façon correspondante et, lorsque le lit de refus aura atteint l'épaisseur maxima permise, la lumière viendra impressionner une cellule photoélectrique, de modèle courant 26, qui dé- clenchera un relais 29, lequel à son tour commandera l'inter- rupteur du moteur. Celui-ci est donc mis en route par l'action directe de la lumière. 



   On voit que, par ce procédé, on élimine l'influence nuisible des frottements et de l'inertie qui serait le ré- sultat d'une commande entièrement mécanique. 



   Cependant, l'appareil ne peut pas être en pratique aussi simple que l'indique la description ci-dessus. En effet, le flot- teur 21 n'est pas seulement sensible au mouvement lent et de grande amplitude qui correspond à l'épaisseur du lit de refus. Il est aussi soumis à un   mouvement   alternatif rapide et de courte amplitude, du fait des pulsations de la machine (200 pulsations à la minute en. moyenne). Au moment où le refus a atteint   l'épaisseur   voulue, le faisceau lumineux toucherait donc la cellule, pendant la pulsation vers le haut, mais s'en écarterait immédiatement pendant la pulsation vers le bas. La cellule serait impressionnée pendant trop peu de temps et n'agirait pas. 



   Il faut donc fixer la lumière au moment où elle atteint la cellule, pour que celle-ci reste impressionnée pendant tout le temps   où.   l'on veut que l'extracteur de refus soit maintenu en marohe, A cet effet, un doigt 25 est fixé sur l'arbre 24 et rencontre, au moment voulu, une butée d'arrêt munie d'un cliquet 31 qui immobilise le doigt 25 et par consé- quent l'arbre   24.   

 <Desc/Clms Page number 17> 

 



  Grâce   à   la liaison par lamé de caoutchouc 23 entre les arbres 22   et   24, à partir de ce moment, le flotteur 21 et 1 Marbre 22 peuvent continuer à osciller librement, tandis que l'arbre 24 et le faisoeau lumineux restent fixes. L'extrac- tour fonctionnera donc sans interruption, jusqu'au moment où le lit de refus sera réduit   à   une épaisseur déterminée à   l'avance.

   A   ce moment, le cliquet immobilisant le doigt 25 sera repoussé par une came liée au déplacement angulaire de l'arbre 22 (came non représentée sur le dessin pour plus de   simplioité);   Le cliquet s'effacera et libérera l'arbre 24 qui. sous l'influence de la liaison élastique 23, reprendra vivement la même position angulaire que l'arbre   22,.La   cellule photoélectrique cessera donc d'être impressionnée et l'in- terrupteur commandé par le relais coupera le courant, L'extrac- tour de refus sera ainsi arrêté jusqu'à ce que le refus ait retrouvé l'épaisseur qui déclenchera à nouveau l'action photo- électrique. 



   La partie photoélectrique de l'appareil est naturelle- ment enfermée dans un boîtier métallique étanohe à la lumière, désigné en 28. 



   Bien que la machine soit décrite dans son adaptation au lavage pneumatique du charbon, on   conçoit   que le procédé   s'appli-   que tout aussi bien   à   la séparation par gravité (sans inter- vention gênante de la dimension des particules) de n'importe quels matériaux, pourvu qu'ils aient le degré de finesse requis. 



   Les autres prooédés pneumatiques voient justement leur efficacité diminuer lorsqu'on atteint le même degré de finesse, 
Le procédé décrit permettra dono de compléter les procédés employés jusqu'à maintenant ; mais il peut, à lui seul, assurer le traitement des matériaux de toutes densités,, et de dimensions oomprises entre 0 et 25 mm, sans criblage préalable en plusieurs dimensions comme l'exigent les autres procédés, qui laissent   dtailleurs   la dimension la plus fine à l'état brut,

Claims (1)

  1. RESUME procédé pour le classement par densité de matières pulvérulentes, caractérisé en ce que le lit à traiter exposé par dessous à la pression atmosphérique, est soumis par le haut à une succession rapide de répressions et de pressions.
    B.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant A, caractérisé par les particularités suivantes, prises individuellement ou en combinaison: 1) Il est constitué par deux chambres juxta- posées identiques, étanohes à l'air, communiquant à leur extrémité supérieure par un passage en segment dans lequel oscille une aile non jointive, et par un dispositif de sou- pape s'ouvrant pour éviter une oontrepression dans les cham- bres et assurant une circulation fermée de l'air à l'inté- rieur de l'appareil; 2) le "lit" résistant de matières traitées exposé par dessous à la pression atmosphérique, assure l'étanohéité des chambres vers le bas;
    3) un transporteur sans fin, perméable à l'air, assure le déplacement de la partie lourde du lit (située . la base du lit) vers l'arrière de la machine* 4) des chambres rotatives à palettes radiales multiples assurent de façon continue l'introduction de la matière à traiter dans l'appareil et l'évacuation hors de celui-ci des produits classés, sans nuire à l'étanohéité des chambres; 5) des traverses saillant sur le transporteur assurent l'évacuation de la couche de "refus" par un couloir de sortie de hauteur égale à celle des traverses et par con- séquent de la couche de "refus" ;
    6) un extracteur inférieur à vis assure l'éva- ouation du "refus" provenant des deux chambres, et de la pous- <Desc/Clms Page number 19> sière fine ayant traversé le transporteur} 7) l'étanchéité de l'aile battante non Jointive et animée d'un mouvement rapide, est assurée par un dispositif à labyrinthe; 8) un prévoit des moyens pour faire varier les dépressions créées alternativement dans les deux chambres en modifiant l'amplitude des battements de l'aile et pour régler -, la vitesse de passage du lit dans l'appareil; ' 9) un flotteur taré plongeant dans le lit traité commande par une tringlerie les mouvements d'un miroir réfléchissant un faisceau lumineux, destiné à impressionner une cellule photoélectrique commandant le mouvement du lit;
    10) ledit miroir est monté sur un arbre oscil- lant relié par une jonction élastique à un arbre co-axial commandé en oscillation par le flotteur, un linguet maintenant fixe l'arbre porte-miroir jusqu'à, ce qu'une came solidaire de l'arbre relié au flotteur, vienne dégager ledit linguet, lorsque cet arbre a oscillé d'un angle suffisant pour nécessi- ter l'intervention du mécanisme de commande du transporteur sanie fin.
BE421433D BE421433A (fr)

Publications (1)

Publication Number Publication Date
BE421433A true BE421433A (fr)

Family

ID=83295

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
BE421433D BE421433A (fr)

Country Status (1)

Country Link
BE (1) BE421433A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
WO2008003851A2 (fr) Procede et dispositif de nettoyage des surfaces de ruissellement d&#39;eau dans un echangeur thermique air/eau
FR2648725A1 (fr) Procede et dispositif de desaeration de liquides
FR2477428A1 (fr) Procede et dispositif destine a extraire les particules entrainees en un courant gazeux
BE421433A (fr)
WO1995035040A1 (fr) Dispositif de lavage en continu de produits, notamment de vegetaux
EP0681677B1 (fr) Essoreuse a effet centrifuge pour des produits en vrac
FR2467024A2 (fr) Procede et installation pour le depoussierage de particules
EP0333280A1 (fr) Dispositif pour la coupure de cigarettes endommagées et pour la récupération de leur tabac
BE388216A (fr)
BE373223A (fr)
BE545921A (fr)
BE461343A (fr)
CH151743A (fr) Procédé pour sécher des matières pulvérulentes ou granuleuses, notamment de la caséine, et séchoir pour la mise en oeuvre de ce procédé.
FR3004382A1 (fr) Dispositif de pressurage discontinu de fruits
BE392358A (fr)
US1777147A (en) Mineral concentrator and process
CH364740A (fr) Procédé de classement densimétrique de minerais, hydrotamis pour la mise en oeuvre de ce procédé et application de ce procédé
FR2483882A1 (fr) Machine pour effectuer l&#39;ouverture automatique de sacs, et pour les vider
FR2502031A3 (fr) Crible rotatif
BE409939A (fr)
BE405710A (fr)
CH264235A (fr) Procédé de fabrication de feuilles de mica reconstituées.
BE518811A (fr)
BE429768A (fr)
BE455897A (fr)