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Véhicule destiné à circuler en terrain varié.
La présente invention a pour objet un véhicule équipé de façon à pouvoir circuler en terrain varié tout en se comportant dans la circulation sur route exactement dans les mêmes conditions qu'un véhicule ordinaire.
La particularité essentielle de l'invention réside dans le fait que le véhicule est muni de roues supplémentaires ou de rouleaux auxiliaires qui, en raison de leur position, de leur diamètre ou à la fois de leur position et de leur diamètre se trouvent normalement hors
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de contact avec le sol supposé horizontal mais sont en posi- tion d'attente pour intervenir en supportant une partie ou la totalité de la charge dès qu'ils rencontrent le sol, par exemple lorsque les roues principales se sont enfoncées dans un terrain mou ou lorsqu'elles roulent sur un terrain parse- mé d'inégalités.
Un au moins de ces rouleaux est moteur de manière à pouvoir fournir un appoint de traction ou à pou- voir se substituer aux roues principales au point de vue de la propulsion du véhicule ; si les roues principales et les roule aux sont appelésà être entraînéssimultanément, il y a intérêt à établir entr'eux un synchronisme de façon par exemple que leurs vitesses périphériques soient prati- quement les mêmes.
On comprend immédiatement qu'un véhicule réali- sé comme il vient d'être dit est capable de s'engager en des endroits non accessibles aux véhicules ordinaires, par exemple sur les terres labourées, sur des terrains sablon- neux, marécageux, etc...
Les rouleaux auxiliaires, surtout s'ils sont des rouleaux tracteurs, sont agencés en vue d'offrir le maxi- mum d'adhérence dans les terrains peu conssitants. A cet effet on peut en premier lieu les munir d'aspérités sur les parties devant venir en contact avec le sol, pourvoir ces parties de crampons, palettes et organes similaires, utili- ser pour la constitution des parties en question une matière à grand coefficient d'adhérence etc... Il y a également inté- rêt à augmenter la surface en contact avec le sol et, dans ces conditions, à donner une grande largeur aux rouleaux auxiliaires.
C'est ainsi qu'on peut les réaliser à la manière de tambours allongés qui, s'ils sont disposés de part et d'autre du véhicule, peuvent déborder par rapport aux roues ou qui, le cas échéant, peuvent s'étendre d'un côté à l'autre du véhicule sous ce dernier;
d'ailleurs au lieu d'un seul rouleau disposé sur toute la largeur du véhicule on peut
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en utiliser plusieurs, Il peut y avoir intérêt également à donner de la souplesse à la surface périphérique des rou- leaux ou tambours de manière que localement cette surface puisse se déformer pour épouser plus intimement le conteur des obstacles, Les rouleaux peuvent être pourvus de bandages en caoutchouc ou encore de bandages métalliques reliés élas- tiquement au corps de roue par exemple par une ou des garni- tures de caoutchouc. Notamment on peut constituer un large rouleau à l'aide d'une pile de roues possédant un moyeu élas- tique tel qu'un disque de caoutchouc et enfilées sur une broche commune.
Les rouleaux peuvent être portés par le véhicule en une position immuable. Cependant, il est préférable d'interposer entre eux et le véhicule une suspension élastique, par exemple une suspension à ressorts, une suspension pneumatique ou une suspension hydraulique. Dans une forme de réalisation de l'invention les rouleaux, de diamètre relativement réduit, sont groupés en un ou plu- sieurs trains danslesquels les rouleaux peuvent être re- liés de proche en proche par ressorts et balanciers d'équi- librage pour la répartition correcte de la charge, surtout sur les rouleaux tracteurs. D'ailleurs, on peut établir une liaison au point de vue de la suspension, entre ces rou- leaux et les roues principales de façon que la charge se répartisse correctement lorsque les rouleaux et les roues sont simultanément en service.
La transmission du mouvement à ces rouleaux peut se faire de différentes manières. On peut utiliser une transmission par engrenages, par chaîne, par arbre à cardan etc.... On peut notamment faire appel au mécanisme de trans- mission décrit dans le brevet Belge N 411.789 du 16 Oc- tobre 1935 au nom du Demandeur, Par exemple, on peut monter un récepteur tel que le décrit cette demande de brevet @
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sur un essieu fragmenté en deux-demi-essieux destinés à entraîner chacun un rouleau, le mécanisme comportant s'il y a lieu un différentiel.
On peut aussi réaliser le véhicule de manière qu'à possible l'aide d'une commande appropriée il soit/au gré des besoins de décharger les roues principales au profit des rouleaux auxiliaires ou inversement. Un moyen commode et avantageux consiste à utiliser, au moins pour les roues principales, une suspension hydraulique par exemple celle qui a été décrite dans le brevet Belge N 408.620 du 25 Mars 1935.
Ainsi, on peut munir le véhicule de rouleaux qui lui sont reliés par une suspension ordinaire à ressorts et appli- quer aux roues principales une suspension hydraulique éta- blie de façon telleque, si elle est mise hors service, le véhicule s'affaisse jusqu'à reposer exclusivement sur les rouleaux; dès lors, grâce aux dispositifs de réglage dont est pourvue la suspension hydraulique, le conduc- teur du véhicule peut aisément, comme on l'a dit plus haut, décharger plus ou moins les roues principales au profit des roues auxiliaires quand le véhicule se déplace en terrain varié. Bien entendu, on peut à titre de varian- te ou en même temps prévoir une suspension hydraulique pour les rouleaux.
Si le véhicule est appelé à circuler en terrain humide par exemple dans de la boue très fluide ou dans de l'eau on peut rendre étanche au moins la partie infé- fieure du véhicule. Au besoin la suspension peut en tota- lité ou pour partie être abritée par la caisse du véhicule.
De toute façon, là où des organes tels que les tiges de suspension, les arbres de transmission etc.... traversent la caisse du véhicule, on dispose des garnitures d'étan- chéité des soufflets etc...
L'invention s'applique à la construction de véhiou- les militaires aptes à circuler sur les terrains défonces.
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Si ces véhicules doivent être blindés, on peut protéger les organes de roulement par des plaques latérales, et le cas échéant, disposer la suspension à l'intérieur de la caisse blindée; les roues peuvent présenter du côté extérieur un voile plein à l'abri des balles, comporter une jante robuste formant avec le voile une sorte de ouvet- te abritant les organes plus fragiles tels que garnitures élastiques, paliers, engrenages de transmission etc...
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre de quellee manière l'invention peut être réalisée.
La fig. 1 représente schématiquement en éléva- tion, avec coupe longitudinale partielle, le châssis d'un véhicule réalisé d'après l'invention.
La fig, 2 en est une vue en plan correspondante avec coupe par les âmes des longerons et les paliers des rouleaux auxiliaires.
La fig. 3 montre, en coupe transversale, les longerons du châssis et en coupe axiale un rouleau auxiliai- re avec ses paliers.
Le châssis que montrent les fig. 1 et 2 comprend deux longerons 1 et 2 à section en U dont les âmes sont tournées vers l'intérieur et les ailes vers l'extérieur; ces longeronspeuvent être composés d'éléments assemblés suivant les règles de l'art ; les ailes des longerons sont suffisamment larges pour abriter les paliers des rouleaux auxiliaires et, le cas échéant, les éléments de suspen- sion de ces paliers si ceux-ci ont une certaine mobilité par rapport aux longerons, notamment s'ils leur sont reliés par suspension élastique.
L'aile supérieure des longerons est de préfé- - ronce droite; on peut ainsi profiter de ce que l'âme des longerons doit pour des raisons de résistance être plus haute au milieu qu'aux extrémités pour donner à l'aile
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inférieure une forme convexe qui la fait travailler à la manière d'un patin augmentant sensiblement la surface d'appui sur le sol du véhicule, si ce dernier s'est engagé sur un terrain très peu consistant.
Les deux longerons 1 et 2 du cadre du châssis sont réunis et raidis à la manière habituelle par des traverses telles que 3. Les traverses d'extrémité 4. prennent avantageusement la forme d'un bouclier trans- versal facilitant l'écrasement des aspérités du sol et venant se fusionner avec les extrémités des longerons ponr réunir en un large patin unique les deux patins mentionnés ci-dessus. Un ventre 5, en tôle épaisse et con- venablement raidie, carène le dessous du véhicule. Ce carénage remplit le même orifice que les boucliers 5.
Les roule aux ou roues auxiliaires passent dans des ouvertu- res du carénage. Les bords de ces ouvertures sont, de préférence munis de système râoleurs (non représentés) pour empêcher l'entrée de la boue dans l'espace intérieur du cadre de châssis où tournent les rouleaux.
Un plancher 6, reposant par ses deux bords sur les ailes supérieures des longerons, sépare les rouleaux de l'intérieur de la caisse.
Les éléments de suspension et de transmission, logés dans l'espace compris entre l'Orne et les ailes des longerons, sont protégés par des couvercles facilement amovibles 7 (fig. 3) qui permettent aussi l'inspection, l'entretien, la réparation et le remplacement desdits élé- ments.
Dans l'exemple choisi à titre purement illustratif, on a supposé que tous les rouleaux auxiliaires étaient moteurs et qu'en outre chacun d'eux offrait une certaine
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élasticité. En se référant à la fige 3, on décrira ci-après une manière de réaliser un tel rouleau. La jante 9, consti- tuée par exemple par un cylindre de tôle, est enveloppée d'une garniture à grande adhérence telle qu'une garniture présentant des aspérités et/ou formée par du caoutchouc et la jante est reliée à deux moyeux 8 par des bagues ou rondelles élastiques 21. La broche ou axe 13 du rouleau tourillonne, par ses portées 15 et 16, dans les paliers 11 et 12 qui, comme on l'a dit plus haut, peuvent être fixes ou mobiles par rapport aux longerons.
Dans le sens axial, la broche 13 a ses déplacements limités par un engrenage ou pignon de chaîne 14 et par un écrou.
L'entraînement du rouleau par la broche 13 qui porte le pignon 14 est assuré par des carrés ou cannelures en 17.
Grâce au diamètre donné au palier 11, on peut introduire la broche 13 à travers ce palier dans le sens de droite à gauche de la fig. 3 et la retirer par la même voie en sens contraire.
On a supposé ici que le couple engendré par le moteur 30 était transmis par arbres à cardans à une boîte de changement de vitesse 22 et de là était réparti entre les roues arrières ordinaires 20 et les rouleaux auxiliaires.
Pour la commande des roues 20, on a figuré une transmission à ehalne. Quant aux rouleaux auxiliaires, ils sont répar- tis en un train avant entraîné à partir d'un arbre 23 par une chaîne 24 qui passe sur les pignons 14 des rouleaux avant et en un train arrière commandé de façon similaire par un arbre 25 et une chaîne 26. La boîte de vitesse peut être agencée de manière que l'on puisse à volonté accoupler à l'arbre 27 venant du moteur un ou plusieurs des arbres 23,25 et 28 ce dernier étant l'arbre qui com- mandes les roues ordinaires 20. Il y a avantage à utiliser des tendeurs de chaîne tels que 29 qui allongent les arcs
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d'engrènement des pignons 14 avec les chaînes correspon- dantes.
De préférence les roues 20 et les roues 19 sont des roues à suspension indépendante.
Il va de soi que l'on peut apporter diverses modi- fications et adjonctions à la forme de réalisation décrite ci-dessus sans pour cela sortir du cadre de l'invention.
Notamment les rouleaux, leur suspension et leur commande peuvent présenter une ou plusieursdes particula- rités annoncées au début de la description et non spéci- fiées en regard du dessin.
On comprend immédiatement que le véhicule ainsi réalisé, qui se comporte sur route comme un véhicule ordinaire et qui est capable de se déplacer avec facilité sur un terrain inaccessible aux véhicules usuels, offre un grand intérêt au point de vue par exemple de l'exploitation rurale ou coloniale, des opérations militaires etc...
REVENDICATIONS.
1 - Véhicule caractérisé par le fait qu'il comporte, en plus des roues habituelles destinées à la circulation sur des routes aménagées, des roues supplémentaires ou rouleaux auxiliaires normalement hors de contact avec la route ou le chemin de roulement mais en position d'attente pour suppor- ter une partie ou la totalité de la charge dès qu'ils ren- contrent le sol soit par suite de l'enfoncement ou de l'enli- sement des roues principales soit par suite de la présence d'inégalités sur ce sol,
2 - Véhicule selon 1, caractérisé par le fait qu'un ou plusieurs des rouleaux auxiliaires sont des rouleaux tracteurs.
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