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. "PROCED1!r > POUR DEBABR4SSER LES GAZ DES OXBDES DE L'AZOTE-
On s'efforce actuellement d'épurer le gaz d'éclairage, avant de la fournir au réseau de distribution., de telle ma- nière que, d'une part. on puisse réaliser une combustion ra- tionnelle aux points d'utilisation et que, d'autre part, lors. du transport du gaz. il ne se produise pas;, dans le réseau de distribution. de perturbations dues. à la. séparation de cer- tains constituants de ce gaz..
Alors qu'il est déjà connu, depuis un certain temps, d'utiliser divers moyens pour éliminer ou rendre inoffensives
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les impuretés du gaz d'éclairage tela que les vapeurs de goudron, l'ammoniaque, l'hydrogène sulfure, la naphtaline, etc.., ce n'est que tout récemment qu'on s'est préoccupé du problème de l'élimination des oxydes de l'azote, également présents dans le gaz d'éclairage. On a essayé d'employer dans ce but des sulfures métalliques.
Toutefois, l'enlèvement des oxydes de l'azote du gaz à l'aide de sulfures métalliques, tel qu'il est pratiqué de la manière connue en soi, n'est pas réalisable, du point de vue tant technique' qu'économique, avec le sulfure de. fer - lequel entre ici en première ligne de compte - déjà pour la raison que, après épuisement du pouvoir d'absorption du sulfure de fer pour les oxydes de l'azote, et lors de la ré- génération de la masse épurante par l'oxygène de l'air, avec transformation de celle-ci en oxyde de fer et soufra, ou en hydrate de fer et soufre, cette masse épuisée s'enflamme par suite de la chaleur développée pendant la revivification.
Ce procédé présente des dangers, notamment lorsqu'il s'agit de gaz combustibles., comne c'est donc le cas pour le gaz d'éclairage,et, de toute façon, est onéreux, car le sulfure de fer ne peut servir qu'une seule fois; de plus, le soufre précieux contenu dans la masse est perdu. L'oxyde de fer formé lors de cette transformation indésirable du sulfure de fer ne permet pas, même après un traitement par l'hydrogène sulfuré, d'obtenir une masse de sulfure qui serait à nouveau capable d'absorber les oxydes de l'azote.
On a constaté que, par l'addition de substances or- ganiques contenant des corps humiques., on obtient que le processus chimique de la régénération- du sulfure de fer, avec transformation de la masse épurante en oxyde ou en hydrate de fer ou en soufre élémentaire, est ralenti ou influencé de
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manière à. éviter des surchauffes locales dues à la chaleur de réaction. De cette façon, on réalise un régénération du sulfure de fer, par transformation de celui-ci en oxyde ou en hydrate de fer, sans que le soufre soit transformé en anhydride sulfureux: par combustion, après quoi, le produit ainsi régénéré, et saturé d'hydrogène sulfura, peut être! réutilise en vue de l'enlèvement des oxydes de l'azote.
Au lieu de procéder à une introduction artificielle de substances contenant des corps humiques avec les impuretés habituelles, telles que acide silicique, terra glaise, chaux, sels alcalins, phosphates, etc.. , on peut également utiliser des oxydes ou des hydrates de fer naturels appropriés, contenant des, corps humiques. La condition à observer dans chaque cas est que les matières contenant des corps humiques et qui ralentissent lamarche de la régénération ou assurent l'évacuation, ou la. répartition- de la chaleur de réaction, soient mélangées à l'oxyde ou à. l'hydrate de fer dans une proportion telle que la température d'équilibre qui s'établit entre la quantité de chaleur évacuée et la quantité de cha- leur nouvellement développée,, soit insuffisante pour enflammer le soufre .
Il va de soi que, suivant leur teneur en corps humiques, les masses en question peuvent être amenées à l'état voulu, c'est-à-dire que, dans le cas où elles contiennent déjà. plus de corps, humiques qu'il n'est nécessaire, on peut les additionner de quantités d'oxydes de fer pauvres en corps humiques.
On a également constaté qu'au lieu de faire usage de tels corps humiques, on' peut employer des masses épurantes constituées par de l'oxyda de fer ou de: la limonite, en mélange avec des substances inerte.s. Les substances contenant de l'eau, se sont avérées particulièrement avantageuses. Dans ce cas, il est préférable que l'eau contenue dans les matières inertes se présente non seulement à. l'état libre, mais soit
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fixée plus intimement, d'une manière quslcanqua. Cette fixa- tion peut même être relativement lâcha; ainsi, par exemple, on obtient un très bon résultat avec des substances inertes dans lesquelles l'eau est fixée à la manière d'un colloïde.
Les substances, contenant de l'eau de cristallisation ae prêtent également bien à l'usage spécifie. Il importe, au fond, que l'eau fixée aux supports inertes ne puisse pas être cédée facilement, ou pas du tout, au courant gazeux traversant la masse. Les matières de support ne doivent donc pas sécher facilement.
Par les matières inertes du genre décrit ci-dessus, on entend des substances qui na réagissent pas avec les oxydes de l'azote du gaz. Par exemple, on peut employer du sable, de la terre glaise, de l'argile, du kaolin. Le sable ne retient presque pas du tout l'humidité, par contre, l'argile et la terre glaise peuvent fixer plus ou moins intimement des quan- tités d'eau importantes. Les substances, d'origine végétais se prêtent également bien coma corps d'addition. Par exemple, il est avantageux d'utiliser du poussier de tourbe ou de la litière de tourbe.
Il est également utile d'ajouter à l'oxyde de fer du lignite jeun$. Dans toutes ces substances, l'eau est fixée à la manière d'un colloïde et ne peut être séparée que très difficilement.
On a constaté en outre que l'efficacité des masses épurantes en vue de l'absorption des oxydes, de l'azote, peut encore être accrue en soumettant ces masses préalablement à. l'action du gaz à traiter, en les enlevant des caisses d'épu- ration ou des épurateurs et en les désagrégeant. La masse est alors aussitôt réintroduite dans l'épurateur.
L'inertie de réaction des limonites contenant des corps humiques exerce un effet favorable en ce sens que lors
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de l' "ameublissement" de la masse èpurante, il ne se produit qu'une élimination des oxydes de l'azote, tandis que la. re- génération des sulfures métalliques en hydrates métalliques avec obtention de soufre, ne s'opère que dans une faible mesure. Lorsque les caisses d'épuration contenant la masse ainsi préparée sont ensuite remises en service normal, on constate que les oxydes de l'azote sont désormais éliminés du gaz d'une manière plus rapide et plus complète que ce n'était le cas avec la masse épurantes fraîchement introduite.
La perte de pression est également moindre que dans le cas d'une masse fraîche.
Des recherchas approfondies ont également permis de constater que, lorsqu'il est fait usage de masses épurantas telles que décrites plus haut, les oxydes de l'azote ne sont pas complètement éliminés lors de la. revivification da la, masse. Au contraire, il reste une certaine quantité résiduelle de ceux-ci, qui, lors de 1-'intercalation de la dite masse dansun courant de gaz, par exemple du gaz de ville contenant de l'hydrogène sulfuré,, est cédée à. ce dernier gaz avant que l'hydrogène sulfuré présent n'ait reconstitué le sulfure de fer, reconstitution dont l'accomplissement est cependant une condition de l'absorption des oxydes de l'azote avec formation de sels métalliques complexes contenant des oxydes de l'azote.
Afin de permettre néanmoins et même lorsqu'il s'agit de séparer les oxydes de l'azote d'un gaz contenant de l'hydro- gène sulfuré, une réutilisation des masses d'oxyde de fer régénérées da la manière décrite ci-dessus, on exécute le procédé dans deux épurateurs montés en série @ La. disposition da la. masse épurante est la marne que dans le procédé d'enlè- vement de l'hydrogène sulfuré du gaz de houille:.
De préférence, on garnit préalablement les appareils
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de masse épurante et l'on fait passer à travers celle-ci le gaz à épurer exempt d'air au possible. Au début, la masse l'absorbe pas encore les oxydes de l'azote, vu que le sulfure de fer n'est pas encore constitué. Toutefois, l'hydrogène sulfuré a aussitôt pour effet de former le sulfure de fer, A mesure que cette formation de sulfure de fer se poursuit, elle donne lieu à l'amorçage de l'absorption des oxydes de l'azote, avec formation de combinaisons métalliques complexes contenant des oxydes de l'azote. Ceci continue jusqu'au, moment où la masse du premier appareil est complètement saturée d'oxydes de l'azote et,, par conséquent, est devenue désormais inopérante pour l'absorption des oxydes de l'azote.
Le pre- mier appareil est alors mishors circuit et le courant du gaz dirigé sur le deuxième appareil, lequel est garni de masse épurante ayant un pouvoir d'absorption. On ouvre le premier appareil et l'on revivifie la masse contenue dans celui-ci, soit enlenlevant de l'appareil et en l'exposant à l'air sous couche mince, soit en faisant circuler à. travers le dit ap- pareil un courant de gaz dans lequel on introduit de l'air ou de l'oxygène, en tenant compte de la. marcha de la revivifica- tion et jusqu'à l'achèvement du processus. (voir plus loin, ainsi que Fig. 1). Lorsque les masses épurantes suivant l'invention ont été choisies judicieusement, il ne se produit, lors du dit processus, qu'un échauffement négligeable et inoffensif de celles-ci.
On a constate qu'on peut revivifier la masse épurante d'une manière avantageuse et en évitant toute élévation gê- nante de la température, lorsqu'on fait circuler, à travers l'appareil qui contient cette masse, un gaz auquel on ajoute de très faibles quantités d'air ou d'oxygène. Ces petites quantités d'oxygène réagissent, il est vrai, avec les cons- tituants de lamasse épurante, toutefois, aucuns partie da
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celle-ci ne peut donner lieu à une réaction suffisamment intense pour produire un échauffement nuisible, étant donné que l'oxygène est fortement dilué par la grande quantité de l'autre gaz.
On procède utilement de telle manière qu'on met en court circuit le récipient dont le contenu doit être régénéré, et l'on y fait circuler le courant gazeux. En amont du point de pénétration de ce dernier dans le récipient, on introduit dans le dit courant une faible quantité d'air* une quantité de gaz équivalente étant ensuite enlevée du courant en cir- culation en un point situé en aval da la. cuve d'épuration.
De cette façon, le volume dugaz en circulation reste constant.
Un mode de réalisation de l'objet de l'invention est repré- senté schématiquement et à titra d'exemple dans la Fig. 1. la masse épurante est repartie dans les cuves 4 et 6. Chacune de. celles-ci est constituée par la paroi 4 ou 6 et par une grille ou analogue b et c (voir Fig. 5).Dans la Fig. l, la-masse épurante, laquelle est désignée par les chiffres 5 et 7,, est étendue sur les tamia.
Le gaz pénètre dans l'épurateur par le raccord 1.
Suivantce mode d'exécution, on nintercale dans le trajet du gaz, aux fins d'épuration de celui-ci, qu'une seuls des caisses 4, 6 à la. fois, cependant que, dans la caisse isolée du trajet du gaz, s'opère la revivification de la masse usagée contenue dans celle-ci. On supposera, que la. cuve 4 est remplie de masse épurante fratche, tandis que la cuve 6 contient de lamasse saturée qui doit être régénérée. Les tiroirs 12 et 14 sont alors obturas, tandis que les tiroirs 11 et 15 permettent le: passaga du- gaz à. travers l'appareil, depuis le raccord 1 par le conduit 2, à travers la cuve 4, par la conduit 8 jusqu'au raccord de sortie 10.
En même temps, et comme indiqué ci-dessus, a lieu,
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dans la partie inférieure du système, lequel est parfaitement symétrique, la revivification de la masse épurante qui avait été épuisée pendant son séjour dans la cure 6. Le dispositif assurant la revivification de la masse est constitue par les tiroirs 18 et 19, les conduits 15 et 17, la soufflerie 16, le raccord d'entrée 20 ainsi que le raccord de sortie 21, tous deux pourvus de tiroirs.
La mise en marche de la soufflerie 16 a pour effet de faire circuler, dans le sens de la flèche, le gaz contenu dans la cuve 6. La. faible quantité d'air nécessaire à la revivifi- cation est aspiré par le raccord 20, tandis qu'une quantité de. gaz correspondante est évacuée en aval de la soufflerie par le raccord 21, de sorte que la pression moyenne dans l'en- semble du système de circulation reste à peu près constante.
La quantité d'air introduite dans le système, de même que la quantité de gaz évacuée de celui-ci, peuvent être facilement réglées à l'aide des tiroirs prévus dans les con- duits 20, 21.
Lorsque le contenu de la cuve 4 est épuisé et celui de la cuve 6 revivifié, on ferme les tiroirs 18, 19, 11, 13 et l'on ouvre les tiroirs 12 et 14, de sorte que le gaz en- trant en 1 traverse désormais la cuve 6. Lorsque le circuit est ainsi établi, on peut procédera la revivification du contenu de la cuve 4 à l'aide du système prévu à cet effet.
L'addition d'air peut en outre être réglée avantageu- sement d'une manière automatique par la prévision, à l'inté- rieur de la masse épurante, d'un élément de contact thermo- sensible qui indique les élévations de température. Un thermo- régulateur combiné avec cet élément peut servir à étrangler l'arrivée d'air en cas d'élévation de la température, et augmenter l'arrivée d'air en cas de chute de température.
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Un mode de réalisation de cette disposition est repré- senté à titre d'exemple dans la Fig. 2. L'arrangement dea caisses:, des tiroirs et de la soufflerie est le même que dans la Fig. 1. Les deux éléments de contact thermo-sensible 22 destinés à régler l'admission de l'air et l'échappement du gaz lors de la régénération sont montés dans la cuve 6. Ces éléments fournissent l'impulsion ou l'effort nécessaire à l'étranglement des conduits 20 où 21 et peuvent être pourvus de corps de dilatation solides., liquides ou gazeux, confor- mément à. une construction connue quelconque, ou bien, être établis suivant le principe d'appareils électriques genéra- teurs d'impulsions.
Dans l'exemple envisagé, dans lequel le contenu de la.. caisse inférieure doit être revivifie, l'élé- ment de contact thermosensible est représenté comme etant établi en une matière solide. Ces corps de dilatation 22 sont ancrés dans une masselotte, fixe 23,solidaire de la paroi de la caisse, de sorte que les modifications de. température se traduisent par des déplacements des extrémités libres de ces corps dans le sens de l'allongement ou du retrait. Les corps de dilatation traversent les parois des cuves. d'une manière étancha au gaz:, par exemple à travers une botte de bourrage.
Les extrémités à déplacement libre des parties (désignées par 24) des éléments thermosensibles situées en dehors des caisses d'épuration, attaquent les extrémités de leviers 25, 28 fixées aux: figea de comnande des soupapes d'étranglement 26, 29. Afin d'assurer un contaet positif entre 24, d'une part, et Les leviers 25, 28, d'autre part, ces derniers sont soumis repectivement à l'action de ressorts de pression 27 et 30.
En considérant le dessin, on conçoit que, lors d'une élévation de température dans les cuves,les éléments thermosensibles 22 se dilatent, en refoulant les
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leviers 25, 28 vers l'extérieur, contre l'antagonisme des ressorts 27, 30. un obtient ainsi, par la rotation des sou- papes d'étranglement 26, 29, la restriction de l'admission de l'air, d'une part, et de l'échappement du gaz, d'autre part. La caisse supérieure, pourvue d'un système de revivi- fication symétrique à celui de la caisse inférieure, peut être munie de moyens d'étranglement automatiques de conduite, analogues à ceux de cette dernière.
Les quantités de chaleur dégagées lors de la revivi- fication peuvent également être évacuées de l'épurateur par refroidissement du courant de gaz en circulation avant l'en- trée de celui-ci dans la caisse.
Un mode de realisation de cette disposition est re- présenté dans la Fig. 3, qui correspond en principe à la Fig.
1, avec la différence qu'on intercale un dispositif réfrigé- rait approprié 31 en aval de la soufflerie 16.
Si l'on observe les dispositions indiquées ci-dessus lors de la revivification de la masse, on peut abaisser no- tablement la teneur de l'oxyde de fer en corps humiques.
On a constaté en outra que les oxydes de l'azote sont séparés du gaz d'éclairage sous forme de N0, mais que les combinaisons métalliques complexes semblent contenir des azotes plus oxygénés, notamment N2O3 et N3O4.
On s'est donc aperçu que là séparation des oxydes de l'azote du gaz d'éclairage peut s'opérer d'une manière parti- culièrement favorable, lorsque le gaz servant à la revivifi- cation de la masse épurante est débarrasse, à sa sortie de la cuve, des oxydes de l'azote qu'il contient. Ceci peut être réalisé le plus simplement par un lavage à l'eau du gaz évacué', avec introduction simultanée d'oxygène, dans le but de provoquer l'oxydation des oxydes d'azote moins oxygénés
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formés lors de l'absorption de ces oxydes dans l'eau.
Lors de cette opération, il est particulièrement avantageux d'utiliser, pour le lavage des gaz d'échappement, des lessives alcalines, coma par exemple l'eau ammoniacale ou l'eau: dite 'le= concentréa" provenant de l'usine à. gaz marne. Dans ce cas, le gaz de revivification venant par exemple de la cure d'épuration est d'abord arrosé avec l'eau. concentrée en question, ensuite avec 1 "'eau du gaz' et, finalement, avec l'eau pure, ceci dans le but de le dêbar- rasser de dernières traces de combinaisons volatilea et, en outre, pour enlever le brouillard de lessive ou les vapeurs ammoniacales entraînées lors de la. première phase du lavage.
On peut également laisser une partie de l'ammoniaque dans le courant du gaz de revivification et obtenir ainsi une alcalinisation de la. masse épurante. On réalise ainsi une neutralisation des acides humiques éventuellement presents dans la masse et, de ce fait, une activation de celle-ci pour l'absorption des oxydes de l'azote. La solution de lavage concentrée peut être cristallisée par évaporation.
La Fig. 4 montre un mode de réalisation de cette dis- position. L'arrangement des caisses est analogue à celui des Figs. 1, 3. La disposition d'une partie de la canalisa- tionde mise en court-circuit 15,16 est également la même.
Par contre, dans les autres parties de cette canalisation., notamment dans la conduit 17, on intercale une série de laveurs 32, 33, 34, dont le nombre correspond au nombre de phases de lavage choisi dans chaque cas, ces laveurs étant reliés entre eux par des conduits de connexion 38 et 39.
Les laveurs sont munis de pommes d'arrosoir ou analogues 35, 36, 37, qui versent le liquide de lavage à l'état fine-
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ment divise. Le gaz pénetrant par en-dessous, à travers 19 et 17, dans le premier laveur 32, est arrosé lors de son ascension, par la chute de l'eau ammoniacale ou de 1 '''eau concentrée" venant de la pomme d'arrosoir 35. En même temps, on peut introduire par le raccord 40 une faible quantité d'oxygène. Le gaz qui s'échappe en 38 pénètre de la même manière dans le deuxième laveur 33, dans lequel il est lavé avec de l'eau du gaz venant de la. pomme d'arrosoir 36. Ici, également, on peut introduire de l'oxygène par le rascord 41.
Dans la dernière phase 34, le gaz, lequel est maintenu en circulation à travers l'ensemble du système à l'aide de la soufflerie 16, est lavé à l'eau. Les liquidas recueillis dans les laveurs sont évacués par les pompes à liquide, 46, 47 ou 48 et les conduits 43, 44 et 45, vars les évaporateurs 49,50 ou 51, qui, grâce à un chauffage approprie, provoquent la séparation entre les constituants liquides et solides. Les constituants liquides, lesquels quittent les évaporateurs sous forme de vapeurs, sont condensés dans les serpentins refroidisseurs 52, 53, 54 et sont de nouveau amenés à l'état liquide, éventuellement après addition d'eau ammoniacale, d'"eau concentrée* ou d'eau du gaz, aux pommes d'arrosoir 35, 36 ou 37.
Le sel precipité peut être extrait des évaporateurs en bô, 56, 57.
Cette disposition est particulièrement avantageuse lorsque la masse épurante saturée est revivifiée à l'aide d'un courant de gaz en circulation. Elle permet de débarrasser le courant gazeux en circulation de tous les oxydes de l'azote avant qu'ils ne pénètrent à nouveau dans la cuve d'épuration. On obtient de ce fait la revivification de la masse épuisée, en un temps particulièrement court.
Lors de l'introduction de la. masse épurante, il est
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avantageux d'observer la. disposition suivante (voir Fig. 5) :
4 désigne un récipient pour la masse épurante, lequel est pourvu, en 2 et en 8, de raccords destinés à-l'entrée et à. la. sortie du gaz. a désigne une chambre de réparti- tion du. gaz, tandis que Il et c désignent les claies sur lesquelles on étend la masse épurante.
Lorsque la. caisse épurante doit être mise en service, on procède, conformément à. l'invention, en recouvrant d'abord la. claie supérieure b d'une couche ±1 constituée par de la vieille masse épuranta revivifiée. Commeindiqué ci-dessus, cette masse contient encore des oxydes de l'azote. Sur cette couche, on étend une couchée de masse êpurante fraîche, non encore utilisée. La claie inférieure c est garnie sui- vant un ordre inverse, c'est-à-dire que sa coucha inférieure f est constituée par de la masse épurante fraîche, non encore utilisée, tandis que sa.. couche supérieure g est formée par de la vieille masse.
Au début de la mise en service, la caisse d'épuration fonctionne de telle manière que l'entrée du gaz se fait par le raccord 2 et la sortie par le raccord 8. Le gaz afflue alors dans la. direction des flèches depuis la chambre de distribution a, arrive en-dessous et en-dessus des claies c et b. respectivement, traverse les couches superposées de masse épurante et quitta la, caisse, par le raccord 8.
Dans cette phase de fonctionnement, la caisse d'épuration ne doit être soumise qu'à une faible charge. La masse épurante fraîche absorbe l'hydrogène sulfuré du gaz et se trouve ainsi activée en vue de l'absorption des oxydes de l'azote.
Au cours de cette phase, les oxydes de l'azote ne peuvent être enlevés du gaz par la. masse fraîche que dans la mesura
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de la formation de nouvelles masses de sulfures métalliques.
Les oxydes de l'azote encore présents dans la vieille masse sont retenus dans cette dernière aussi longtemps qu'il ne s'y forme pas de sulfure métallique . On travaille par consé- quent de telle manière que les 2/3 ou les 3/4 de la masse fraîche soient transformés en sulfure métallique. On obtient ainsi la certitude absolue qu'aucune formation de sulfures métalliques et, par conséquent, aucun enlèvement d'oxydes de l'azote ne peuvent avoir lieu dans la vieille masse. Dès qu'une quantité suffisante de sulfure métallique s'est for- mée dans la nouvelle masse, on renverse le sens de passage du gaz à travers la caisse d'épuration. Le gaz afflue dé- sormais par le raccord 8, traverse la vieille nasse d et la masse fraîche 1 et se dirige vers le raccord 2, devenue le raccord de sortie.
Lors de cette phase, il se'forme dans la vieille masse des sulfures métalliques qui déterminent l'enlèvement du dernier reste d'oxydes de l'azote de la, vieille masse. Ce reste d'oxydes est absorbé par la masse épurante fraîche, activée par la formation de sulfures me- talliques que le gaz rencontre ensuite sur son trajet et qui absorbe également, en les rendant ainsi inoffensifs, les oxydes da l'azote contenus dans la gaz.
La cuve d'épura- tion est désormais prête à être mise en service, à pleine marche, et peut être soumise aux fortes charges de la ma- nière habituelle. @
Toutefois, on peut egalement procéder da telle ma- nière que, une fois la masse revivifiée, c'est-à-dire lors- que le sulfure de fer est retransformé en soufre élementaire et en oxyde ou hydrate de fer et que la majeure partie des oxydes de l'azote a été enlevée, l'appareil en question est de nouveau, intercale de façon à être traversé la premier par
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le courant gazeux. Le gaz, en traversant cet appareil enlève avant tout les oxydes de l'azote encore présents dans la masse du premier appareil et les transporte dans la deuxième cuve d'épuration, où ils sont absorbés avec certi- tude. Entretemps il se forme du sulfure de fer dans la première cuve.
L'enlèvement des oxydes de l'azote du gaz s'opère dans la mesure où se poursuit la formation de ce sulfure. Linteroalation alternative de chacune des cais ses tantôt "en amont" tantôt "en aval" l'une par rapport à l'autre, se poursuit jusqu'au moment où la masse épurante dans le premier appareil atteint une teneur de soufre suffi- sante en vue de la vente de cette masse., Actuellement, de telles masses épurantes contenant du soufre ne sont mises en valeur qu'à partir d'une teneur en soufre de 35%, teneur qui ne peut jamais être atteinte après une seule utilisation de la masses Lorsque, finalement, la masse doit être rempla- cée, on garnit la première caisse d'épuration d'une masse appropriée et on y fait passer le courant de gaz jusqu'à ce que le sulfure de fer soit formé.
Cette caisse est alors intercalée "en aval" dans le trajet du gaz, où elle agit comme la caisse ayant le plus grand pouvoir d'absorption pour les oxydes de l'azote, tandis que la caisse qui se trouvait jusqu alors "en aval" est désormais intercalée "en amont" dans le dit trajet.
Cette disposition est montrée dans la Fig. 6. Ici, les deux caisses d'épuration coopèrent de la manière suivante.
On supposera que la caisse 4 est remplie de masse épu- rante ayant encore un pouvoir d'absorption élevé,. tandis que la masse contenue dans la caisse 6 est déjà complètement
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épuisée. Dans ce cas, les tiroirs 12, 14, 64 et 66, 63, 65 sont fermés, tandis que les tiroirs 11 et 13 sont ouverts.
Le gaz entre alors en 1, traverse le tiroir 11 et la caisse 4 et s'échappe par 13 en 10. Pendant ce temps, le contenu de la caisse 6 est revivifié de la manière déjà décrite, par la mise en circulation, à l'aide de la soufflerie 16, du gaz contenu dans la dite caisse et avec introduction d'air.
A ce manent le pouvoir d'absorption de la masse épu- rante contenue dans la caisse 4 est déjà fortement réduit, mais subsiste encore néanmoins.
C' est à ce moment qu'on ferme le tiroir 11 et qu'on ouvre les tiroirs 12, 66, 63. En même temps, on ferme les tiroirs du circuit 15, 16, 17. Le courant de gaz suit alors le trajet 1, 12, traverse la caisse 6, passe par 66, traverse le conduit 62, le tiroir 63, la caisse 4, et s'échappe par 13 vers 10. Les deux caisses d'épuration sont désormais reliées en série, la disposition étant telle que le courant du gaz traverse d'abord la caisse 6, contenant une masse épurante qui vient d'être revivifiée, pour traverser ensuite la caisse 4 qui contient une masse en grande partie épuisée.
Les oxydes de l'azote sont principalement absorbés dans la caisse 4 cependant que des sulfures se forment simultanément et progressivement dans la caisse 6. La formation de sulfures rend la masse fraîchement revivifiée apte à l'absorption des oxydes de l'azote. Une fois cette transformation opérée dans la mesure désirée, on procède à un nouveau changement de connexions, ceci d'autant plus que la masse contenue dans la caisse 4 a été complètement épuisée entretemps.
A ce moment on ferme les tiroirs 11, 13,63 et 66 de sorte que le gaz qui entre par 1 ne traverse que le contenu de la caisse 6, pour s'échapper ensuite en 10. Pendant ce temps, le gaz mis en circulation par la soufflerie peut
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opérer, dans le système en court-circuit supérieur, la revi- vification de la masse contenue dans la caisse 4.
Lors de l'opération suivante, le gaz est amené, par suite de la fermeture de tous les tiroirs excepté 11, 65, 64 et 14 à traverser d'abord la caisse 4 et ensuite la caisse 6, jusqu'à ce que la masse contenue dans la première caisse soit transformée en sulfures et que la masse contenue dans la deuxième caisse soit complètement épuisée. En mettant en circuit tantôt la caisse 4, tantôt la caisse 6, on peut réa- liser une marche continue et une augmentation de la teneur en soufre.
En outre,, on a constaté que, lorsqu'il est fait usage d'installations de séchage du gaz, c'est-à-dire, lorsque le gaz d'éclairage fourni au réseau de distribution est préala- blement sécher les conduites de gaz se chargent intérieurement de résines. Cette formation de résines, due à l'action des oxydes de 1 azote,, est, comme on a pu le constater, sensibles ment plus intense lorsque le gaz d'éclairage est séché.
Le chlorure de calcium employé pour cette dessication accélère plus particulièrement la formation de dépôts solides dans le réseau de conduites. ceci pour la raison que les réai... nes viennent se poser autour des fines particules de chlorure de calcium entraînées par le gaz. Il est cependant possible qu'on se trouve également en présence d'effets chimiques ou catalytiques du chlorure de calcium.
On a toutefois remarqué que même lorsqu'on emploie d'autres procédés de dessication, l'enlèvement de la vapeur d'eau du gaz d'éclairage a pour résultat de favoriser la formation de résines.
On a trouvé que ces difficultés peuvent être écartées si l'on débarrasse le gaz d'éclairage des oxydes de l'azote
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avant de la soumettre à la dessication. C'est alors seulement qu'il est possible de tirer tout l'avantage de la dessication, avantage qui, jusqu'à présent, étant annulé le plus souvent par les inconvénients, non moins importants dans l'ordre négatif, de la formation plus intense de résines.
REVENDICATIONS.
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1 - Procédé pour l'enlèvement des oxydes de l'azote des gaz à l'aide de sulfures métalliques, notamment du sul-
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fure de'fer ..caractérisé en ce que, pour éviter des tempéras tures élevées susceptibles de provoquer une inflammation. lors de la. régénération des sulfures métalliques saturés d'oxydes d'azote, avec élimination partielle de ces oxydes et transformation des dits sulfures en oxydes ou hydrates métalliques et soufre élémentaire, on ajoute à ces sulfures, qui consistent en sulfures de fer p.ex., des corps humiques ou des substances contenant des corps humiques, ou bien, on fait usage d'oxydes métalliques naturels contenant des corps humiques, @ ces produits étant employés seuls ou mélangés entre eux, ou bien,
on emploie des mélanges de produits artificiels et naturels, dosés suivant des propor- tions appropriées.
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2 m Procédé suivant reverdication 1, caractérisé en
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.