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" perfectionnements apportés aux procédés et dispositifs de chauffage des fours ou étuves, notamment des fours de boulan gerie ".
L'invention est relative aux procédés et dispositifs de chauffage des fours ou ét,uves; et elle concerne plus spé- cialement (parce que c'est dans leur cas que son application parait devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusive- ment, parmi ces dispositifs, ceux à faire comporter aux fours de boulangerie ou analogues.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces dispositifs tels que le chauffage puisse être effectué dans des conditions plus favorables et plus rationnelles et avec un meilleur ren- dement thermique.
Elle consiste, principalement -- pour ce qui e st des prncédés du genre en question -- à utiliser pour le chauffage un fluide gazeux, plus spécialement de l'air, qu'on fait circuler en circuit fermé entre l'enceinte close qu'on désire
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chauffer et une source de cnaleur qui fournit au fluide les calories destinées au cnauffage de ladite enceinte; et -- pour ce qui est des dispositifs du genre en question-- à relier l'enceinte, qu'on désire chauffer, par des conduits judicieusement répartis à une capacité établie en dehors de cette enceinte et comportant une source de chaleur et à provoquer une circulation continue et forcée de la même masse de fluide gazeux (de l'air) dans ladite enceinte, lesdits conduits et ladite capacité.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions, qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application ainsi que certains modes de réalisation desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs de chauffage du genre en question, comportant application desdites dispositions, les éléments et outils spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les fours et plus spécialement les fours de boulangerie équipés avec de semblables dispositifs.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2 de ce dessin montrent, respectivement en coupe longitudinale et en coupe transversale selon II-II fig. 1, un four de boulangerie établi conformément à l'invention.
Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisation de ses a iverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu. d'accorder la préférence,se proposant de constituer un
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four de boulangerie, on s'y prend comme suit ou de f'agon analogue.
En ce qui concerne les parties massives 1 du four proprement dit on les constitue de toute manière appropriée et par exemple comme à l'ordinaire, les parois de ce four pouvant,être en maçonnerie ou en métal, toutes précautions étant prises, par exemple en donnant à ces parois une épaisseur suffisante ou en les munissant d'un revêtement calorifuge convenable, pour réduire au minimum les pertes de chaleur vers l'extérieur. De plus on ferme la chambre 2 du-four par une porte étanche 3.
Pour effectuer le chauffage, on chauffe l'air de cette chambre dans une capacité 4 établie en dehors de la chambre 2 et qui comporte une source de chaleur à combustible solide (charbon, houille), liquide (mazout, huile lourde, pétrole) ou gazeux (gaz d'éclairage) ou électrique. La même masse d'air est mise en circulation continue et en circuit fermé entre la chambre du four 2 où cet air cède des calories aux matières à chauffer et la capacité 4 dans laquelle des nouvelles calories sont fournies à l'air mis en circulation.
Pour obtenir une bonne répartition de l'air chaud dans le four on peut ménager, dans la voûte de celui-ci, un ou plusieurs conduits 5 longitudinaux qu'on fait communiquer, d'une part, par un conduit individuel ou commun 6 (convenablement calorifugé), avec la capacité 4 et, .d'autre oart, par des bouches ou tuyères 7, avec la chambre 2. Avantageusement on donne à ce conduit 5 une section transversale décroissante vers son extrémité libre afin que les pressions de l'air aux différents débouchés 7 soient sensiblement égales.
L'air quitte la chambre 2 par des passages 8 ménagés de préférence dans les parois latérales-de cette chambre 2 et qu'on fait communiquer avec un conduit collecteur commun 9, convenablement calorifugé et qu'on relie par un tube 10 àun ventilateur ou turbo-compresseur 11, entraîne par exem-
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ple par un moteur électrique 12. On fait déboucher la tuyère de sortie du ventilateur avec la capacité 4 du générateur à air chaud.
Avantageusement on établit dans chacun ou dans quelques-uns des passages 8 des volets, des vannes ou des registres de réglage 13 avec commande 14 accessible depuis l'extérieur et à l'aide desquels on peut faire varier à volonté la circulation d'air chaud dans les différentes parties de la chambre 2. Une cheminée 15 peut être prévue pour l'évacuation des produits résultant de la combustion dans le générateur à air chaud. D'autre part on peut adjoindre au four des appareils 16 pour la commande des appareils électriques, à gaz ou autres et pour surveiller le degré de température, d'hygroscopie, de pression, etc. du fluide servant au chauffage du four.
Comme le four fonctionne aved un circuit fermé et étanche de l'air, on peut si on le désire introduire à tout moment voulu dans ce circuit une quantité appropriée d'un au-
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,tre fluide, tel que de l'eau, de l' qui peut être favorable à la cuisson ou à la qualité des produits de boulan- gerie.
En suite de quoi on obtient un four de boulangerie avec dispositif dechauffage dont le fonctionnement résulte suffisamment de ce qui précède pour qu'on ne doive pas y in- sister davantage et qui présente par rapport aux fours exis- tants, les avantages suivants:
1 comme la masse d'air, circulant entre le four et le générareur de chaleur, est toujours la même, la quantité de chaleur nécessaire pour maintenir cette masse à une températu- re déterminée (par exemple 2500 à l'entrée de la chambre 2) est très minime et elle est utilisée avec un rendement tnermi- que très élevé ;
2 dans ces conditions on peut adopter un générateur de chaleur peu important et de constitution simple qui peut Être @
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allumé quelques instants avant ou après qu'on a enfourné et qu'on peut régler à volonté pour atteindre rapidement le degré de température voulu après quoi on réduit manuellement ou automatiquement par un dispositif approprié le chauffage de ma- niére à conserver cette température, de sorte que la consommation en combustible est réduite au minimum;
3 l'air ,chaud mis en circulation ne vient pas en contact avec les produits de la combustion ou les organes de chauffage du générateur;
4 on peut à volonté supprimer ou réduire la circulation d'air chaud dans certaines parties de la chambre 2 ce qui permet de réduire, en conséquence, le¯débit du groupe moto-venti- lateur'et la quantité de chaleur à fournir pour conserver une température déterminée;
5 comme les puissances du ventilateur et du générateur peuvent être relativement faibles, leur ensemble est peu encom-* brant et peut être établi à proximité'du four, par exemple en 'dessous de celui-ci, ce qui est favorable pour éviter les pertes de chaleur;
6 comme le dispositif de chauffage peut fonctionner d'une manière continue et se trouve en dehors du four, les enfournages peuvent se succéder sans interruption;
70 le dispositif de chauffage peut être appliqué, sans difficultés techniques importantes, à des fours existants.
Comme il va de soi et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à des modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus spécialement été indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.