<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnement aux fours à recuire le verre en plaques.
Cette invention est relative aux fours à recuire du type à un ou plusieurs moufles destinés à la recuisson des plaques ou autres produite de verre plats et a pour objet un dispositif perfectionné pour régler le courant d'air à l'intérieur du four.
Dans les fours à recuire dans lesquels les gaz de chauffage sont admis à l'intérieur de la chambre de recuis son, il existe un courant déterminé de gaz chaud de l'extrémité chaude vers l'extrémité froide du four, et l'on peut régler ce courant de la façon désirée en réglant le tirage à l'échappement du four. Dans les fours à moufles, toutefois, les gaze
<Desc/Clms Page number 2>
chauffage passent dans des canaux ou moufles qui ne communiquent pas avec la chambre de recuisson, et l'air et les produits que contient cette chambre sont chauffés par rayonnement et convection à partir des parois des moufles.
Comme l' air que contient la chambre derecuisson possède des températures très différentes aux deux extrémités du four, il ne peut pas rester stagnant, et l'on s'efforce de favoriser un courant d'air régulier le long du four dans un des sens, généralement de l'extrémité froide à l'extrémité chaude, à l'aide d'un ventilateur ou d'une cheminée. Ce courant ne peut pas aller de l'extrémité chaude à l'extrémité froide, comme dans les fours dépourvus de moufles, parce que ceci entrainerait une pénétration dtair froid dans l'extrémité chaude du four. Il doit par conséquent aller de l'extrémité froide à l'extrémité chaude. Ce courant doit toutefois être très lent si l'on veut maintenir la température élevée nécessaire à l'extrémité chaude du four.
Dans le cas des fours à recuire relativement courts utilisés pour les articles de verre et le verre en feuilles, il est possible de maintenir un courant très lent à l'aide d'un ventilateur ou d'une cheminée, mais s'il s'agit de fours à recuire les plaques de verre, qui ont de 75 à 90 mètres de longueur, l'influence d'un ventilateur ou d'une cheminée en un point du four ne se propage pas sur toute la longueur du four et l'on éprouve des difficultés à assurer la stabilité du courant d'air. C'est ainsi qu'une variation des conditions régnant à l'extérieur, par exemple un changement dans la direction du vent, est sujette à inverser le sens du courant, que ce soit dans la partie supérieure ou/et dans la partie inférieure du four, ce qui a pour effet de modifier les températures du four par rapport à l'échelle de températures correcte.
Suivant l'invention, on dispose une cloison destinée à diviser le four en deux extrémités, l'une relativement chaude, l'autre relativement froide, et l'on injecte des gaz dans
<Desc/Clms Page number 3>
le four sur le côté chaud de la cloison, de façon à, créer dans l'extrémité chaude une pression supérieure à l'atmosphère.
On peut installer une seconde cloison entre la première et l'extrémité chaude et injecter des gaz dans le four sur le côté chaud de la seconde cloison. Les gaz ainsi injectés peuvent être dérivés de l'espace séparant les deux cloisons. On injecte de préférence un mélange de gaz de combustion provenant du ou des moufles avec de l'air atmosphérique.
Sur le dessin annexé :
Lesfigures 1,3 et 4 sont trois coupes longitudinales verticales de diverses formes de four à recuire, avec arrachements partiels.
La figure 2 est une coupe transversale par la ligne A-A de la fig. 1.
Le four à recuire! desfigures 1 et 2 est pourvu de deux moufles, supérieur et inférieur, 2,et d'un train de rouleaux 3.
Comme représenté, les deux moufles se terminent en un point voisin du milieu de la longueur du four, mais les moufles supérieur et inférieur peuvent se terminer en des points quelconques et différents. Ces moufles présentent des orifices 5 pour l'entrée des gaz de chauffage, et les gaz de combustion s'en échappent par des orifices 6 pour passer dans une cheminée 7.
En un point situé entre l'entrée et la sortie du four, de préférence au voisinage du point médian, est installée une cloison 4. Une chambre de mélange 8 communique avec la cheminée 7 par un conduit 9 pourvu d'un registre 10 et communique aussi avec l'atmosphère par un conduit muni d'un registre II. Un ventilateur 12 aspire des gaz hors de la chambre 8 et les injecte par un tuyau 13 dans la partie du four située sur le côté le plus chaud de la cloison 4. Par le réglage des registres 10 et 11, on peut donner toute température désirée au mélange de gaz injecté dans le four.
Dans l'exemple représenté, le tuyau 13 débouche dans la partie supérieure du four, mais on pourrait disposer ce tuyau de façon qu'il injecte aussi des
<Desc/Clms Page number 4>
gaz dans la partie inférieure si le verre sépare les parties supérieure et inférieure d'une façon si effective que des différences de pression peuvent se produire entre elles.
En raison de l'injection de gaz dans l'extrémité chaude du four, la pression qui y règne est maintenue au-dessus de celle de l'atmosphère, ce qui empêche l'introduction d'air froid à l'entrée du four. Four toute pression donnée créée par le ventilateur 12, le courant de gaz allant de l'ouverture du tuyau 13 vers l'entrée du four dépendra de l'étendue de l'ouverture de sortie prévue à l'entrée du four et de l'importance des fuites inévitables du four. L'entrée peut être fermée sensiblement par une cloison 14, afin que le seul courant de gaz passant le long de l'extrémité chaude du four soit celui dû aux fuites ; bien on peut prévoir un conduit de sortie 15 commandé par un registre 16, comme représenté sur les fig. 3 et 4, ce qui permet de régler un courant très lent.
A l'aide du dispositif précédemment décrit, on peut assurer le maintien, dans l'extrémité chaude du four, sur la longueur où l'on a besoin d'un réglage précis de la température, d'un état stable et indépendant des conditions atmosphériques extérieures. Les gaz peuvent être injectés dans le four en plusieurs points de la longueur de l'extrémité chaude.
La figure 3 représente une autre disposition de four à recuire permettant le maintien d'un réglage plus divers. Une cloison 17 est installée entre la cloison 4 et l'entrée du four, et un ventilateur 18 est prévu pour aspirer des gaz hors de l'espace séparant les cloisons 4 et 17, par un tuyau 19, et les amener dans l'extrémité chaude du four, par un tuyau 20. A l'aide des ventilateurs 12 et 18 et du registre 16, on peut régler les pressions et courants de gaz régnant dans les parties du four situées à droite et à gauche de la cloison 17.
La fig. 4 représente une variante de cette disposition qui permet un réglage encore plus divers de la température.
Un conduit d'échappement 21, commandé par un registre 22, est
<Desc/Clms Page number 5>
prévu près de l'extrémité la plus chaude de l'espace séparant les cloisons 4 et 17, et un conduit d'admission 23 débouchant dans le four sur le coté le plus chaud de la cloison 17 est relié à un ventilateur 24, qui, à l'aide d'un tuyau 25 peut retirer des gaz de la chambre de mélange, dont on peut ainsi retirer des gaz à différentes températures.