<Desc/Clms Page number 1>
Procédé et métiers pour le filage au mouillé du lin, du chanvre et autres fibres végétales similaires
La présente invention se rapporte à un procédé ainsi qu'à une machine pour l'exédution du procédé pour la préparation sur le métier à filer à anneau, par la voie du filage au mouillé, des fibres végétales qui, à létat naturel présentent des quantités plus ou moins grandes de colle végétale,
Jusqu'ici le matériau fibreux de cette nature a toujours été, de préférence, travaillé sur le métier à filer à ailettes, parce que sa préparation sur le métier à filer à anneau, laquelle est en soi plus avantageuse et plus rationnelle, ne pouvait pas être effectuée antérieurement d'une manière sûre pour certaines raisons techniques.
En effet, les fibres de ce genre doivent toujours avant de pouvoir être filées, être soumises tout d'abord à un traitement humide, et cela dans un bain d'eau chauffée à 75-80 .
<Desc/Clms Page number 2>
Ce traitement est nécessaire pour dissoudre les parties de colle végétale et donner aux fibres la soplesse indispensable pour la préparation pendant le filage.
Il n'a pas manqué d'essais, dans la pratique, en vue d'arriver à préparer de telles fibres sur les machines à filer à anneau. Cependant pendant ces expériences, les fibres qui étaient filées par la voie humide déposaient, en particulier, sur les surfaces de glissement des anneaux, des parties de colle séparées. Tant que l'anneau se trouvait lui-même en mouvement, ces dépôts n'exerçaient pas une très grande influence défavorable. Si cependant le point de travail correspondant demeurait longtemps au repos, ces éléments collants séparés se durcissaient et encroûtaient les surfaces de glissement. Quand le travail était repris sur ces anneaux, les dépôts réduits en croûtes constituaient un obstacle si considérable qu'il devait nécessairement en résulter de fréquentes ruptures de fils.
C'est pour cette raison qu'on a toujours préféré s'abstenir de nouveau dans la pratique d'employer sur les machines à filer à anneau le procédé du filage au mouillé pour un tel matériau fibreux.
L'emploi du procédé suivant la présente invention éliminera l'intervention de ces inconvénients connus. On aura donc la possibilité d'arrêter le dépôt et le durcissement en croûte des secrétions renfermant de la colle végétale de manière à permettre la préparation du matériau fibreux humide sur la machine à filer à anneau.
A cet effet, suivant l'invention, on procède de manière que le matériau fibreux préalablement traité dans un bain d'eau chaude arrive à une machine ou un dispositif à filer à anneau dans lequel les anneaux sont r ecouverts sans
<Desc/Clms Page number 3>
interruption, pendant le filage, d'une couche protectrice qui éloigne l'eau. Cette couche protectrice peut être appliquée sous forme d'huile ou d'une masse solide, de graisse ou de pâte)par exemple.
Il en résulte que, pendant le filage au mouillé, le liqujde séparé contenant de la colle végétale ne peut plus se fixer sur les surfaces de glissement des anneaux. Par suite de la couche protectrice, le liquide npeut plus adhérer mais est constamment expulsé. Des croûtes ne peuvent également plus se former sur les sur faces de glissement, au contraire, les surfaces de glissement des anneaux restent absolument lisses et aucune résistance ne s'oppose plus à la marche du curseur tournant.
Pour l'exécution du procédé, on emploie des machines à filer à anneau dans lesquelles des moyens sont prévus pour délivrer constamment aux surfaces de glissement des anneaux un lubrifiant éloignant l'eau, soit sous la forme d'huile, soit sousforme de graisse consistante ou d'une pâte appropriée. L'amenée du lubrifiant est effectuée dans une telle quantité qu'une couche protectrice parfaitement suffisante peut être formée quand le curseur tournant se charge de lubrifiant et le distribue sur son parcours.
A cet effet est employée, suivant l'invention, une machine à filer à anneau dans Laquelle les anneaux engagés dans le banc à anneaux pour les curseurs tournants présentent un ou plusieurs points de livraison du lubrifiant, et dans laquelle le curseur se charge de lubrifiant et, pendant sa marche, l'étend et le répartit à la surface de glissement de l'anneau de la manière connue en soi.
Les points de livraison du lubrifiant ont, dans ce cas, la forme de réservoirs d'alimentation qui reçoivent l'hui-
<Desc/Clms Page number 4>
le et dans lesquels plongent les mèches d'avance de l'huile.
Un tel dispositif délivrera donc un lubrifiant liquide qui sera ensuite conduit jusqu'aux surfaces de glissement au moyen d'une mèche.
Quand il y a danger, que,pendant le filage, la secrétion de liquide soit tellement grande qua la couche de protection contre le liquide pourrait être finalement entraînée, on utilise alors de préférence des métiers à filer à anneau pour le mouillé dont les anneaux sont prévus pour une lubrification à la graisse et, par suite, pour une masse lubrifiante plus ferme et plus compacte.
A cet effet, les bancs à anneaux dans lesquels sont engagés les anneaux sont pourvus de conduits intérieurs ou appliqués qui parviennent jusqu'aux anneaux et qui, sortant des pivots, peuvent être branchés sur les jets de graisse ou bien sont directement vissés sur les bottes Stauffer connuesou autres appareils de graissage sous pre s si on .
Le cas échéant, les points de livraison de la graisse peuvent même être commandés périodiquement par la marche du métier de manière à fournir toujours une quantité déterminée de graisse à certains intervalles de temps.
En vued'expliquer plus clairementl'invention, le dessin ci-joint représente le métier qui sert pour l'exécution du procédé en deux exemples fondamentaux d'application.
L@ figure 1 montre, en omettant les parties superflues pour la compréhension, un métier à filer au mouillé avec anneaux pourvus d'un soi-disant gràissage à mèche, et la figure 2 montre, à une échelle un peu plus grande, l'exécution d'un anneau pour un métier à filer au mouillé et qui est prévu exclusivement pour une lubrification à la graisse.
<Desc/Clms Page number 5>
Dans les deux dispositifs de filage, le matériau fibreux vient des bobines verticales a, arrive par les barres de guidage b dans le bain d'eau chaude ± et, après le lavage des parties de colle végétale qui sont contenues dans les fibres, abandonne de nouveau le bain .± par l'angle c' du bac. La matière fibreuse est maintenant dirigée par un guidage de la mèche d et amenée tout d'abord à un laminoir de la manière habituelle dans les métiers à filer au mouillé. Ce laminoir se compose, de la manière connue en soi, de cylindres d'introduction et des cylindres d'étirage f.
De là, en passant par les boucles de guidage de la barre , le fil arrive sur la bobine de filage h. Cette bobine h est tenue, de la manière également connue, en rotation rapide* La bobine se projette dans un évidement circulaire du banc i. Dans cet évidement, la bobine est entourée à une certaine distance par un anneau j sur lequel glisse le curseur k. L'anneau j est pourvu, suivant l'exemple d'exécution représenté, d'une rainure de graissage 1 s'étendant tout autour et dans laquelle est amené le lubrifiant liquide n au moyen d'une mèche m. Le banc à anneaux est pourvu d'un réservoir .± qui reçoit la réserve de lubrifiant liquide n. Le dispositif 1, m, n, peut naturellement être prévu de toute autre manière appropriée pour remplir le même but.
Le banc à anneaux lui-même est soulevé ou abaissé périodiquement, de la manière connue, par une commande spéciale, autant qu'il est nécessaire pour l'apport des couches d'étendage.
Le dispositif dans lequel les anneaux sont prévus pour la lubrification à la graisse travaille d'une manière analogue.
Cette forme d'anneaux de filage présente aussi de préférence des conduits de lubrification. Le mode le plus simple d'assurer un graissage et une distribution 'du lubrifiant dans de tels
<Desc/Clms Page number 6>
anneaux consiste à remplir de temps en temps à la main les rainures de lubrification avec une pâte qui exclut l'eau.
Cependant ce procédé oblige à interrompre la marche du mé- tier.
En vue d'éviter cet inconvénient, on a prévu, suivant la présente invention, dans lea anneaux de ce genre une ou plusieurs perforations p allant de l'intérieur vers l'exté- rieur. En outre, sur le côté extérieur de l'anneau est encore entaillée une fente q qui se projette en dessous et par la- quelle le lubrifiant peut arriver au bord inférieur de l'an- neau de filage, et en face de la fente q et du trou p se trouve l'ouverture de décharge du graisseur Stauffer r ou de tout autre injecteur de graisse d'un genre connu qui est branché en ce point et peut toujours en être retiré.