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Procédé et dispositif de pesée automatique.
Les fléaux de balances utilisés dans les machines automati- ques actuelles ont pour but de déterminer si le poids d'un objet donné ou d'une chose donnée de matière est plus grand ou plus petit qu'un poids théorique déterminé pour effectuer ensuite, en fonction de cette détermination, telle ou telle autre opération.
C'est ainsi par exemple que, dans des machines servant à peser des matières, les fléaux de balance déterminent le poids de la matière contenue dans le plateau de la balance et, si le poids de la dose de matière est inférieur à une valeur déterminée, une nouvelle quantité de matière est introduite dans le plateau. de la balance, tandis que si un poids suffisant de matière est contenu dans le plateau de la balance, la dose est envoyée à l'empaquetage (voir brevet belge ? 405.704 du 16 octobre 1934). Dans le cas de machines servant à trier des objets suivant leur poids, les fléaux
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de balances ont le même rôle que dans le cas des machines à peser, savoir, séparer les objets en objets lourds et en objets légers relativement à une limite de poids théorique quelconque donnée par exemple en grammes.
Pour assurer un triage correct d'objets en légers et en lourds, il importe beaucoup que le fléau de balance ait une sensibilité aussi grande que possible, et que cette sensibilité soit en outre utilisée effectivement au cours de la pesée. Toutefois, dans les machines actuelles, l'utilisation de fléaux de balances de la plus haute sensibilité n'assure pas encore leur action exacte, parce que les fléaux de balances sont soumis, pendant la pesée, à des conditions défavorables qui dérangent leur fonctionnement nor- mal et s'opposent, par leur action perturbatrice, à une pesée ef- fectuée dans les limites de sensibilité du fléau de la balance.
Dans certaines machines, par exemple, les fléaux de balance sont soumis, pendant la pesée, à l'influence de certains éléments se- condaires qui freinent directement leur action pendant la durée de l'arrivée de la matière et pendant la pesée, les déviations du fléau de la balance étant utilisées pour effectuer telle ou telle autre opération qui exige que la déviation soit forte et grande ; enfin, dans certaines machines, les fléaux de balances se meuvent sur un chemin sans fin, ce qui en soi exclut déjà l'utilisation de fléaux sensibles. Or, en pareil cas, il n'est pas possible d'assurer une impulsion mécanique suffisamment énergique au cours des déviations dans les limites de la sensibilité du fléau de balance.
Des conditions analogues rendent impossible, sur des balances, en particulier sur des balances automatiques, la pesée avec une précision maxima, c'est-à-dire entre les limites de poids très petits qui caractérisent la sensibilité du fléau de balance. Il faut tenir compte du fait que le fléau de balance en équilibre n'a aucune énergie cinétique et que, sous une très petite charge voisine de la sensibilité du fléau de balance, ce dernier subit
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une déviation très lente, très faible et à peine visible qui ne peut produire aucun travail mécanique ni établir un contact et fermer un circuit électrique alors que, au contraire, dans toutes les balances automatiques, lorsqu'elles doivent fonctionner avec précision, une impulsion destinée à effectuer une opération méca- nique doit,
en fonction du résultat de la pesée, être donnée même lors de petites déviations. On citera par exemple, parmi ces opé- rations, l'admission de matière, l'arrêt de cette admission de la matière, le déplacement d'un objet pour le classer dans la catégorie des objets légers ou des objets lourds, etc.
La présente invention a pour objet un procédé de pesée auto- matique au moyen d'un fléau de balance qui, pendant son fonction- nement, n'est cependant pas soumis à l'influence des éléments secondaires. Le procédé en question permet de déceler des dévia- tions minimes, à peine visibles, qui suffisent parfaitement pour qu'à la fin de la pesée, et en fonction de son résultat, une source d'énergie produise une impulsion mécanique destinée à effectuer une autre opération déterminée.
Le procédé qui fait l'objet de l'invention est basé sur l'actionréciproque du fléau de balance, de son mécanisme d'arrêt ou de verrouillage et d'un élément indicateur particulier, qui n'agit que lorsque la pesée est effectuée ou après une déviation quelconque du fléau de balance. Pour cette déviation.du fléau, on prévoit, à partir du moment du déverrouillage du fléau de ba- lance jusqu'au moment où l'indicateur agit, un certain laps de temps qui peut faire varier la position de l'élément indicateur en fonction de la déviation ou du. sens de la déviation. Ce changement de position peut constituer la source permettant d'obtenir une impulsion pour effectuer un travail mécanique ou pour empêcher ce travail, ou pour fermer ou ouvrir un contact.
La présente invention est représentée schématiquement, à titre d'exemples non limitatifs bien entendu, aux dessins ci- joints, dans lesquels :
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fig.l est un schéma du dispositif correspondant au procédé fig.2,3,4 et 5 indiquent.. les positions possibles du fléau de balance à l'expiration du laps de temps déterminé pour la pesée ; fig.6,7 et 8 sont des vues de détails du dispositif ; fig.9,10, 11 et 12 sont des vues d'une variante du dispositif de fig.l ; fig.13 est un schéma du dispositif d'arrêt secondaire fig.14 représente le montage du fléau de balance ; fig.15 à 19 sont des vues d'une variante du procédé qui fait l'objet de l'invention.
En fig.l, on a représenté une balance ordinaire comportant un fléau 1 à deux bras oscillant sur l'arête du couteau triangu- laire 2, qui repose sur un support 3. Aux extrémités du fléau 1 de la balance se trouvent les couteaux triangulaires 4 et 5, par l'intermédiaire desquels les charges à comparer P et Q agissent sur le fléau 1 de la balance. Le fléau 1 de la balance est sup- porté aux points m et n par exemple par un dispositif d'arrêt ou de verrouillage connu quelconque formant par exemple une fourche 6 qui s'appuie, par le galet 7 sur le bras d'un levier 8 qui, du fait de la coopération entre la came 9 et le galet 10, peut basculer et venir occuper la position indiquée en traits interrompus en fig.l.
Le levier 8 effectue cette déviation lors- que la came tourne dans le sens de la flèche et que le point b vient en contact avec l'arbre 10. En même temps le galet 7 des- cend, et avec lui la fourche 6, qui vient occuper la position indiquée à la fig.l en traits interrompus, position dans laquelle elle reste - lorsque la came 9 continue à tourner - jusqu'à ce que le point c vienne en contact avec le galet 10. Dans l'autre position de la fourche d'arrêt 6, le fléau 1 de la balance est entièrement libre et il peut osciller sous l'action des charges P et Q. Le temps - pendant lequel la came 9 passe, par sa cor:ca- vité b c, en dehors du galet 10 - est donc consacré à la pesée.
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Si la came 9 continue à tourner de l'angle qui correspond à la partie c d, le levier 8 dévie en arrière, revient à sa position primitive et maintient le fléau 1 de la balance immobile tant que la came 9 passe de d, par e f, jusqu'en!\. Le fléau de la balance est donc' immobilisé du point d au point a de la came et pendant ce temps la charge P ou Q peut être retirée et remplacée par une autre au moyen d'un dispositif connu, ou bien une autre opération quelconque peut être effectuée suivant le rôle joué par le fléau, de la balance et la machine à peser dans laquelle il est utilisé.
On supposera par exemple que le fléau de la balance. est sen- sible à une charge de 0,01 g et qu'il peut, à partir de cette charge, passer de la position A, B à la position C, D ou E, F dans le temps pendant lequel la came 9 tourne autour du galet 10 par son arc b c. Ce laps de temps sera appelé ci-après le temps de pesée. Pour déceler cette déviation vers le haut ou vers le bas et pour que, en concordance, une impulsion, servant à effec- tuer ou non une autre opération quelconque, soit donnée par une autre source d'énergie, on utilise, conformément à l'invention, un dispositif indicateur constitué par exemple par une aiguille 12 recourbée en forme de crochet comportant une extrémité vive et une autre extrémité obtuse, et montée à l'extrémité du levier 11, comme on le voit représenté schématiquement aux fig.1 à 8 et 13.
Ce crochet, que l'on appellera par la suite élément ou aiguille d'indicateur, peut tourner librement dans le levier 11 dans un sens (à gauche dans l'exemple repré.senté) autour de l'axe 12a (fig.6,7,8), tandis que la rotation à droite est limitée par une butée ou une vis 13, sur laquelle l'extrémité horizontale obtuse 12b de l'aiguille 12 s'appuie par gravité.
Le levier 11 oscille autour du pivot 14 sous l'action d'une came 15 (fig.l) et d'un galet 16 ; pendant le temps pendant lequel le galet 10 se déplace sur l'arc a b c de la came 9, le galet 16 se meut sur l'arc a1 bl cl de la came 15, et le levier 11 oscille de l'angle
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Óo' de sorte que, dans la position correspondant au point c1 de la came, le levier 11 vient rencontrer, au moyen de l'aiguille 12, le couteau 17 (fig.2, 6, 7), qui repose librement sur la ta- ble 18, celle-ci comportant une entaille 19 et étant fixée sur le bord du fléau de la balance. Le couteau 17 s'appuie par une arête ou tranche sur l'arête de la table 18 et par une deuxième tranche il peut dépasser le bord de la table.
Bien que la position correcte du couteau 17 sur la table 18 soit assurée par son pro- pre poids, ce couteau 17 peut cependant, pour plus de sûreté et pour empêcher tout déplacement, être assujetti par la tête d'une vis 20 fixée à la table 18 et passant à travers un espace libre suffisant ménagé dans le couteau 17 (fig.6, 7, 8). Lorsque le fléau 1 de la balance passe, après avoir été dégagé, de la posi- tion A, B à la position E, F sous l'action d'une différence de poids Q-P 0,01 g, le contact mentionné de l'aiguille 12 avec l'arête du couteau 17 ne se produit pas, et comme le levier 11 continue à osciller de l'angle Ó sous l'action de la courbe a1, cl de la came 15, l'aiguille 12 traverse librement l'entaille 19 de la table 18 en passant sous le couteau 17 (fig. 3).
Lorsque le fléau 1 de la balance, sous l'action d'une différence de poids p -Q ¯ 0,01 g, effectue une déviation à gauche et vient occu- per la position C, D, non seulement l'aiguille 12 vient rencon- trer la tranche du couteau 17 lorsque le levier 11 dévie de l'an- gle Ó. +Ó, mais elle tourne aussi elle-même à gauche par rapport au levier 11 (fig.4). Lorsqu'il se produit un contact effectif entre la pointe de l'aiguille 12 et la tranche du cou- teau 17 - ce qui n'est possible que pendant le repos du fléau de la balance dans sa position A, B - c'est-à-dire par exemple lors- que p-Q < 0,01 g, l'aiguille 12 tourne à gauche pendant que le levier 11 dévie de l'angle Ó. +Ó et elle peut le cas échéant aussi soulever le couteau 17, comrne indiqué aux fig. 5 et 8.
La po- sition de l'aiguille 12 des fig.5 et 8 est très peu probable parce que l'équilibre est rompu au point de contact pendant le soulève-
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ment du couteau 17, et que le couteau occupe,par rapport à l'ai- guille 12, l'une des positions indiquées aux fig. 3 et 4..
On peut voir, par la description qui précède, que le levier 11 n'a pas de mouvement forcé et qu'il entraîne l'aiguille d'in- dicateur 12 vers le fléau de la balance, de sorte que, si le couteau était solidaire du fléau 1 de la balance, l'aiguille 12 devrait s'appuyer sur le couteau dans le cas d'un contact direct avec celui-ci, et le fléau de la balance pourrait être soulevé et écarté du support 3, ou bien l'élément d'indicateur devrait être élastique, ce dont il sera parlé plus loin. C'est pourquoi la mobilité du couteau 17 est nécessaire pour empêcher de tels phénomènes et pour que, dans le cas d'un contact entre l'aiguil- le 12 et le couteau 17 ce soit le couteau 17 qui soit influencé, et non le fléau de la balance, ce couteau pouvant passer de la position représentée aux fig.2, 3, 4 à la position indiquée en fig.5.
On peut voir en fig. 3 que, si l'on a par exemple P < Q, l'aiguille 12 dévie librement de la totalité de l'angle Ó. +Ó , sans venir toucher le couteau 17, et par son extrémité obtuse 12b elle incline vers la droite le levier 21, qui se trouve ainsi appliqué contre le ressort de contact 22, et elle ferme ainsi un circuit électrique d'un dispositif connu, non représenté, servant à effectuer une opération déterminée, par exemple à en- lever l'objet et à en amener un autre à sa place, ou. toute autre opération analogue. Normalement le levier 21 occupe la position représentée aux fig.l et 13 et déterminée par exemple par une vis 21a portée par le bras gauche du levier 21. On a donc donné une impulsion pour effectuer une opération mécanique et ce, sans que le fléau de la balance soit intéressé à cette impulsion.
Lorsque l'aiguille d'indicateur prend la position correspondait. à fig. 4, l'extrémité 12a ne rencontre pas le levier 21 et il ne se produit par conséquent aucun contact entre ce levier et le ressort 22. Dans ce cas, la charge P est plus grande que la char- ge normale et l'objet peut être rangé automatiquement par le
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fléau, de la balance parmi les objets lourds.
Il est évident que rien n'est changé à l'invention si, par exemple lorsque l'aiguille 12 occupe la position correspondant à la fig.3, les opérations sont effectuées automatiquement sans l'action de l'extrémité obtuse 12b de l'aiguille d'indicateur 12 sur le levier 21 et sur le ressort de contact 22, etc.., et si, dans la position correspondant à la fig.4, ces opérations sont effectuées simplement par suite d'une impulsion donnée par l'in- dicateur, c'est-à-dire que l'élément indicateur agit sur une pièce quelconque telle que le levier 21 et donne une impulsion pour la fermeture du contact ou autre. Ce mode d'utilisation de l'indicateur n'est pas représenté aux dessins.
Si cependant ce mode d'utilisation, est appliqué en pratique, l'effet doit être tel que le fléau- de la balance ne soit pas intéressé à la récep- tion d'une impulsion dans le cas d'objets légers ou lourds, ou dans les deux cas.
Dans le cas de fig.5, le bras 12 ne peut pas non plus in- cliner et écarter le levier 21 pour qu'il fasse contact avec le ressort 22, et l'objet est rangé automatiquement dans le groupe des objets lourds, mais si l'aiguille 12 passe, après contact avec le couteau 17, à la position représentée en fig.3, l'objet est envoyé dans le groupe des objets légers. C'est pourquoi, lorsque le poids de l'objet diffère de sa valeur théorique d'une quantité inférieure à celle qui caractérise la sensibilité du fléau de la balance (0,01 g par exemple) ou si le fléau de la balance n'effectue aucune déviation, l'envoi de l'objet dans le groupe des objets lourds sera possible tout aussi bien que son envoi dans le groupe des objets légers, parce que ce poids se trouve à la limite théorique des deux groupes.
Les objets dont le poids diffère de la valeur théorique déterminée, d'une quantité égale ou supérieure à la valeur qui caractérise la sen- sibilité du fléau de la balance (0,01 g par exemple) seront envoyés dans le groupe caractéristique. En commençant par le point dl de la came 15, le levier 11 et l'aiguille 12 peuvent
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effectuer, sous l'action de la courbe dl, e1, f1, a1, un mouve- ment de retour à leur position initiale (fig.l) c'est-à-dire pen- dant un laps de temps pendant lequel le fléau de la balance peut déjà être immobilisé, comme on peut le voir par la came 9 en fig.l, pour qu'une opération quelconque puisse être effectuée sur l'objet pesé, pendant le blocage du fléau,
l'impulsion pro- duisant cette opération ayant été donnée par le levier 21 et par exemple par un ressort de contact 22 d'un dispositif électrique connu, ainsi qu'on l'a déjà dit.
On remarquera que le couteau 17 peut (comme déjà indiqué.)- tourner par rapport au fléau 1 de la balance, c'est-à-dire qu'il peut être soulevé, comme représenté aux fig. 5 et 8. On a vu qu'une telle construction du couteau 17 a pour but d'amortir la rencontre sur le fléau de la balance au moment du contact entre le couteau 17 et l'aiguille 12, pour empêcher ainsi la production d'un choc sur la tranche du couteau triangulaire 2 du fléau 1 de la balance. Cette disposition est indispensable si l'on veut protéger la sensibilité du fléau 1 de la balance.
S'il ne s'agit pas d'une pesée précise dans les limites de sensibilité du.fléau. de la balance, le couteau 17 peut être supprimé- et remplacé par une extrémité 17a, de forme correspondante, du fléau 1 de la balance, extrémité avec laquelle l'élément d'indicateur 11b vient en contact (fig.9, 10, 11, 12). Dans ce cas cet élément ne doit pas être monté rotatif dans l'axe 12a (fig.l), mais il peut cons- tituer un tout unique avec le levier 11, par exemple une fourche comportant les extrémités 11b, 11c, comme représenté aux fig.9 à 12.
Dans le cas du contact de l'extrémité 11b avec le fléau de la balance après le parcours de l'angle Ó o, l'extrémité 11b s'appuie sur l'extrémité lla du fléau 1 de la balance (fig.10) sous l'action du ressort 11a, tandis que le levier inférieur 11d continue à se mouvoir sur le pivot 14, comme on le voit en fig.
11, et bande le ressort 11a sous l'action de la came 15 et du galet 16. Lorsque le fléau de la balance passe de la position A,B
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à la position E, F (fig.1), le levier 11 dévie à droite de la totalité de l'angle Ó. + Ó (fig.12) et il appuie le levier 21 contre la vis de contact 22. Par conséquent, lorsque l'on n'exi- ge pas de sensibilité particulièrement grande pour le fléau de la balance, et lorsqu'il n'est par conséquent pas nécessaire de met- tre ce fléau à l'abri de l'influence de l'élément indicateur, la construction représentée aux fig.9 à 12 suffit entièrement pour donner une impulsion.
On peut aussi obtenir une précision suffi- sante avec cette construction, mais il faut remarquer qu'il n'est pas possible, avec cette construction, de capter des déviations du fléau de la balance aussi faibles que celles qui correspondent à la construction représentée aux fig.l à 8 et pour laquelle il est évident que toute déviation, si petite soit-elle, est reprise par la pointe de l'aiguille 12, qui peut passer au-dessus ou au- dessous de la tranche du couteau 17. Pratiquement on peut capter une déviation d'un angle de quelques minutes ou un mouvement de quelques centièmes de millimètre de l'extrémité du fléau de la balance.
Le dispositif indicateur décrit ne peut fonctionner sans défaut que si la déviation qui se produit immédiatement et direc- tement après le moment où le fléau 1 de la balance se trouve dé- gagé par le dispositif d'arrêt se produit du bon côté, c'est-à- dire du côté de la plus grande charge P ou Q. Toutefois, aucun des dispositifs d'arrêt connus ne peut assurer une telle régula- rité de la déviation du côté de la plus grande charge, parce que le fléau de la balance ne quittera pratiquement jamais au même moment les deux points m et n par suite du maintien (collage) des organes d'arrêt sur le fléau de la balance, maintien dû à l'humi- dité, des souillures ou d'autres raisons non étudiées jusqu'ici.
Ce phénomène peut d'ailleurs être observé aussi d'une façon géné- rale sur les balances à main dans les laboratoires de chimie ; c'est pourquoi aucune importance n'est attachée à la première dé- viation, et le poids de l'objet est déterminé par l'observation
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de quelques déviations qui suivent la première deviation à partir de la position de repos. Il résulte de tout ceci que le fléau, de la balance ne reste pas au repos après le dégagement du blocage, même pas dans le cas d'un équilibre parfait P = Q, pas plus que dans le cas d'une petite différence entre P et Q ; au contraire, il peut dévier d'un côté ou de l'autre, de sorte que le disposi- tif indicateur décrit peut donner une déviation inexacte et causer ainsi une erreur dans le fonctionnement de la machine.
En conséquence, si la charge du bras gauche du fléau 1 de la balance est par exemple (fig.l) de 0,01 g plus petite, le fléau de la balance doit venir occuper la position E, F. Du fait que le fléau de la balance "tient" au point m. sur la fourche d'arrêt 6, ce fléau peut, après dégagement, passer de la position A B à la position C,D. Si cette fausse déviation se produit à un moment où l'arc b c de la came 9 agit sur le galet 10, il est évident qu'un objet léger peut être classé comme objet lourd.
C'est pourquoi 1'utilité du dispositif indicateur est donnée par la première déviation du fléau de la balance dans le bon sens ; ce résultat est obtenu, conformément à l'invention, au moyen d'un dispositif d'arrêt secondaire représenté aux fig.13 et 14 et constitué par exemple par un levier à trois bras tournant li- brement autour du pivot 24. Le bras 23 de ce levier à trois bras est légèrement appliqué, sous l'action du poids 25, sur la pointe de la tige 26 qui est fixée au fléau 1 de la balance. Il est évi- dent que le poids 25 peut être remplacé par un ressort ou. un or- gane analogue.
Après dégagement du dispositif d'arrêt primaire 6, le fléau de la balance reste encore soumis à l'influence du levier à trois bras qui, par le frottement du bras 23 sur la pointe de la tige 25, atténue la sensibilité du fléau de la ba- lance pour un certain temps, par exemple jusqu'à ce'que le point b de la came 9 vienne en contact avec le galet 10, de sorte que le " maintien " ou " application " mentionné, aux. points m et n;, n'est pas ressenti par le fléau de la balance et que, de ce fait,
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aucune déviation du fléau de la balance n'est provoquée du mau- vais côté.
Dès que la fourche d'arrêt 6 est venue occuper la. po- sition inférieure (fig.14), indiquée en traits interrompus (fig.l) et qui correspond au point b de la came 9 (fig.l et 3), le dispo- sitif d'arrêt secondaire est mis hors d'action au moyen du levier 27 qui est monté pivotant sur le pivot 28 et qui s'appuie sur le bras du levier 8, du fait de l'application du bras 27a sur le bras inférieur 23a du levier à trois bras (fig.14) ; ceci a pour effet de dégager complètement le fléau de la balance, et ce fléau commence à effectuer un mouvement en partant de la vitesse zéro, exclusivement sous l'action de la charge P,Q. C'est donc le mo- ment du dégagement du fléau de la. balance par le dispositif d'arrêt secondaire qui est le commencement de la pesée, c'est-à- dire au point b de la came 9.
La pesée est terminée au moment où l'aiguille 12 rencontre la tranche du couteau 17. L'exactitude de la première déviation du fléau 1 de la balance est donc assu- rée même lorsque des chocs se produisent sur la tige 26, ou dans le cas d'un " maintien sur le bras 23. La suppression de l'in- fluence nuisible de ce " maintien " ou " application " est obte- nue par un montage convenable de la tige 26 sur le fléau de la balance, de telle sorte qu'il ne se produise, en cas de maintien, aucun choc dans le sens de la déviation du fléau de la balance, comme cela résulte clairement de fig.13, dans laquelle le contact entre la pointe de la tige 26 et le levier 23 a lieu sur la ligne A B, de sorte qu'un choc se produisant dans ce sens ne peut pas mettre le fléau de la balance en mouvement.
Il est évident que si la différence entre les charges P et Q est suffisamment grande, quelle que soit le " maintien " du fleau de la balance aux points ni et n, la première déviation a toujours lieu dans le sens voulu et peut toujours se produire encore avant la mise hors d'action du dispositif d'arrêt secondaire. Lorsqu'il y a de petites différences entre P et Q, et lorsque les phénomè- nes de " maintien " aux points m et n se produisent, l'exactitude
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de la déviation du fléau de la balance est assurée par l'utili- sation du dispositif d'arrêt secondaire 23 qui vient d'être dé- crit.
Pour un fléau de balance d'une très grande sensibilité, en particulier pour la pesée de très petites doses ou d'objets lé- gers, on propose, conformément à l'invention, une autre construc- tion dans laquelle l'action de 1' aiguille d'indicateur 12 sur le c outeau 17 et 1,' action du dispositif d'arrêt secondaire 23 sur l'élément servant d'appui sont dirigées en sens contraire par rapport à l'action de la pesanteur du fléau 1 de la balance lui- même.
Ces dispositifs et leur mode de coopération sont représen- tés aux fig.15 et 16, les éléments qui jouent le même rôle que ceux des fig.l et 13 portant des numéros de référence qui ne se distinguent que par l'addition de l'indice 1. C'est ainsi par exemple que le couteau 17 des fig.l à 8 et 13 est désigné par 171 aux fig.15 et 16. Le couteau- 171 (fig.15 et 16), avec une arête à l'extrémité inférieure, est monté rotatif sur le pivot 29 du support 181 qui est fixé au fléau 1 de la balance.
Le rôle du- pivot 26 des fig.l et 13 est joué, aux fig.15 et 16, par la lan- guette 261, sur l'extrémité inférieure de laquelle le levier d'arrêt secondaire 231 s'appuie sous l'action du poids 251. ce qui amortit les déviations inopportunes du. fléau-1 de la balance, déviations qui se produisent au moment du dégagement de la four- che d'arrêt primaire 61 aux points m et n au moyen du levier 81 et de la came 91, Le levier d'arrêt secondaire 231 libère le fléau 1 de la balance, du fait que la tige 271 fixée à la fourche 61 fait passer le levier 231, lorsque la fourche 61 s'abaisse, de l'extrémité inférieure de la languette 261 à la position re- présentée à la fig.16. L'action de l'aiguille d'indicateur 121,
- qui est montée rotative sur le levier 111 et qui dévie de l'an- gle Ó + ,, sous l'action de la came 151, - cette aiguille étant maintenue dans sa position par exemple par une vis 131, est tout à fait analogue à l'action de l'aiguille 12. (fig.l à 8 et 13).
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En fig.l7, on a représenté une position dans le-quelle le fléau de la balance dévie, sous l'action de la charge P et Q, avec le couteau 171, en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre, de sorte que l'aiguille 121 dévie librement, exactement comme en fig.3, lorsque le levier 111 dévie de l'angle Ó +Ó. et agit, par son extrémité 12b1, sur le levier 211,qui vient par exemple rencontrer le ressort du contact 221. En fig.18, on a re- présenté un cas dans lequel le fléau 1 de la balance dévie dans le sens opposé à celui de fig.17, de sorte que le couteau 171 vient se placer par son extrémité inférieure sur le trajet de l'aiguille 121; celle-ci change de position par rapport au levier 111 et elle n'agit pas sur le levier 211 par son extrémité 21b1.
Enfin, on a représenté à la. fig.19 la position instable de 1'ai- guille 121 par rapport au couteau 171, position qui peut se chan- ger avec la même probabilité en l'une des deux positions mention- nées (fig.17 et 18) et qui correspond aux positions, représentées aux fig.5 et 8, du premier mode de réalisation.
Les dispositifs décrits ont pour objet principal une réali- sation du procédé de pesée automatique exacte sur le fléau de balance en vue de trier des objets suivant le poids, ou d'ajouter de la matière à de petites doses, tel que décrit au brevet belge n 405.704.
La coopération du fléau 1 de la balance, du dispositif d'arrêt secondaire 23 et de l'aiguille d'indicateur 12 permet de résoudre le problème consistant à produire, au moyen d'une source d'énergie secondaire (par exemple au moyen d'un mouvement oscil- lant ou autre du levier 11 avec l'aiguille 12), une impulsion servant à effectuer des opérations mécaniques nécessaires au fonctionnement de la machine automatique à peser. Pendant la durée de la pesée, le fléau de la balance n'est soumis à aucune influen- ce secondaire ; c'est pourquoi il ne fait que jouer son rôle, c'est-à-dire qu'il pèse et qu'il provoque directement les opéra - tions voulues par sa déviation, de sorte que sa sensibilité est
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utilisée complètement.
L'impulsion, par laquelle une opération mécanique est effectuée ou non, est donnée en somme par l'élément indicateur, qui détermine la position du fléau de la balance à un moment déterminé après la pesée, c'est-à-dire qui détermine la position du fléau de la balance à ce moment et qui donne une impulsion, ou non, en fonction de cette position.
Il est bien évident que l'on peut utiliser aussi deux dis- positifs indicateurs pour un fléau de balance, par exemple pour les deux extrémités du fléau de la balance, ou pour les deux sens de la déviation, de sorte que l'impulsion mécanique peut être donnée pour P < Q aussi bien que pour P > Q et que l'on peut faire en sorte, par une disposition appropriée de l'élément indi- cateur, que l'un des dispositifs indicateurs n'entre pas en action pour de petites déviations du fléau de la balance, c'est-à-dire qu'il n'entre pas en action pour un objet dont le poids est voisin de la valeur théorique.
Il y a lieu d'insister sur la dernière combinaison.parce qu'il y a des fléaux de balances qui ne donnent aucune déviation lorsque le poids de l'objet est voisin de la valeur théorique (voir le brevet belge n 405.704 du-16 octobre 1934).
En conséquence, si le dispositif indicateur est utilisé avec un tel fléau de balance, on obtient le triage d'objets, au moyen d'un fléau de balance, en trois catégories ;en objets lé- gers et en objets lourds, pour lesquels les dispositifs indica- teurs décrits peuvent entrer en action, et en objets de poids nor- mal, c'est-à-dire en objets pour lesquels les écarts de poids par rapport au poids théorique ne dépasse pas les valeurs tolérées.
REVENDICATIONS.
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