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"PROCEDE DE PRODUCTION DE COKE EN MORCEAUX"
On sait que les. fines. et le poussier, etc.., de charbon que l'on obtient au cours da l'extraction ou du traitement de la houille: et qui, tels quels, ne sont guère vendables, sont susceptibles d'être utilisés en les agglomérant et en les distillant dans une cornue à gaz ou en les transformant en coke ou en les soumettant à une carbonisation lente dans des dispositifs appropriée. Il est vrai que cette utilisation suppose un choix minutieux des sortes de houille appropriées à ce traitement, ainsi que des modes opératoires particuliers, ) si l'on veut que le produit final obtenu soit un coke en
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morceaux résistant à la pression, c'est-à-dire du coke en gros morceaux dont la résistance à la pression soit d'au moins 75 Kg.
C'est ainsi que l'on a proposé par exemple d'agglomérer les fines de charbon en ajoutant des liants, ou de prendre un mélange de charbon collant et de charbon non collant, de- le comprimer pour en faire des briquettes en ajoutant de la poix servant de liant et de transformer ces briquettes en coke. On connaît aussi des procédés suivant lesquels l'addition de liants est rendue inutile, du fait que l'on réduit d'abord en poudre extrêmement fine le charbon qu'il s'agit d'agglomérer, puis qu' on le comprime et qu'on le transforme en coke.
Sous ce rapport, on est allé jusqu'à réduire la matière à agglomérer en poudre dont la grosseur de grain ne dépasse pas 0,08 mm. Une autre proposition concernait le broyage du charbon à l'état humide avant la compression, et sa réduction en parcelles dont la finesse allait même jusqu'à celle d'une matière collotdale
On sait aussi que le lignite qui, pris tel quel et soumis à la carbonisation à basse température ou cokéfié à tempé- rature plus élevée, donne régulièrement un coke plus ou moins fin allant jusqu'au poussier de coke, peut être, au moyen de l'agglomération, transformé en coke en gros morceaux résistant à la pression, à condition de prendre des dispositions particulières pendant la préparation de la matière à agglomérer.
C'est ainsi par exemple que l'on a obtenu du coke en forme de briquettes en partant de briquettes de lignite obtenues par l'agglomération de matière extra-sèche contenant moins de 8 % d'eau. On a déjà aggloméré aussi, puis transformé en coke, un lignite séché jusqu'à une teneur en eau de 8 % au maximum, puis concassé jusqu'à une grosseur de grain de 2 mm. au maximum. On a proposé en outre de prendre du lignite soumis à un séchage poussé jusqu'à une teneur en eau de 8 % au maximum et de le comprimer en ajoutant du brai ou d'autres liants bitumineux,
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puis de le réduire en coke.
On a également obtenu, à partir de lignite, des briquettes de coke résistant à la pression,en agglomérant, avec du brai, un mélange de lignite collant et de lignite non collant et en le transformant en coke. On a aussi décrit un procède suivant lequel on prend du lignite séché, on le transforme en demi-coke en ajoutant du brai et en chauffant modérément, après quoi on broie ce demi-coke., on le mélange avec du brai et on le comprime pour en faire des briquettes que l'on distille complètement à une haute tempé- rature pour les transformer en coke.
Suivant un autre procédé connu, on obtiendrait un coke ferme, en forme de briquettes, en partant en particulier de lignites pyropissitiques broyés et séchés, puis soumis successivement à l'épuisement au moyen de solvants, à l'agglomération et à la transformation en coke.
Enfin, on sait déjà que l'on peut aussi prendre des mélanges de houille et de lignite et les transformer, dans des conditions déterminées, en coke ferme en morceaux. On a obtenu ainsi des briquettes de coke fermes en mélangeant des fines de lignite ou du menu coke de lignite avec du poussier de charbon et du brai, en agglomérant et en transformant en coke. On a également aggloméré et transformé en coke, à l'occasion, des mélanges d'anthracites et de lignites finement concassés.
L'invention permet, en partant de toutes sortes de lignites ou de charbon bitumineux,d'obtenir du coke ferme en morceaux, c'est-à-dire du coke ayant une résistance, à la pression d'au moins 75 kg./cm2 et possédant, relativement à. l'emmagasinage et au transport, la stabilité usuelle du commerce, sans qu'il soit nécessaire d'ajouter des liants ou du charbon d'autres sortes, ni de pousser le séchage particulièrement loin, ni de soumettre le charbon à un concassage extraordinaire avant la compression,
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ni d'appliquer une température exceptionnellement élevée ou une pression extrêmement forte pour la compression ou Même un procédé de compression particulier, effectué par exemple en plusieurs étages,
comme on l'a proposé parfois pour l'agglomé- ration de lignite et de charbon.. L'invention consiste, au contraire , à établir une règle relativement simple :
Prendre du lignite ou du charbon bitumineux de nature et de provenance quelconques, suffisamment sec ou convenablement séché, le concasser pour le réduire en une matière constituée au moins par moitié par des grains de 0,2 mm. au plus, le reste étant du charbon dont la grosseur de grain no dépasse par 2 mm.
Agglomérer cette matière dans une presse à cylindres annulaires sous une pression d'au moins 1500 Kg./cm2 et à une température d'au moins 40 , de façon à obtenir des briquettes ayant une résistance à la pression d'au moins 120 Kg./cm2 et donnant, lorsqu'elles sont soumises à la carbonisation, soit à basse, soit à, haute température, du coke en morceaux allant jusqu'à la forme de briquettes et ayant une résistance à la pression d'au moins 75 Kg./cm .
Exceptionnellement, il peut être nécessaire, lorsqu'il s'agit de charbons ayant des propriétés défavorables, de pousser encore plus loin le concassage de la matière à agglomérer, par exemple jusqu'à ce que cette matière soit constituée pour les trois quarts au moins par des grains de 0,2 mm. au plus, le reste étant du charbon en grains dont la grosseur ne dépasse pas 1 mm.
On détermine la résistance à la pression des briquettes à soumettre, de préférence dans un four à cuve, avec du gaz de balayage, à la carbonisation lente à basse température ou à transformer en coke à une haute température, par le procède usité pour les matériaux de construction, pour vérifier la ré-
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sistance à la pression sur des éprouvettes en fonne de cubes, et l'on indique, en Kg./cm, la pression sous laquelle l'éprou- vette se brise.